Titre : Errare humanum est, perseverare diabolicum.
Disclaimer : Les personnages et lieux de cette fictions appartiennent à J.K R.
Le titre est une phrase de Sénèque (vous allez le voir fréquemment, je pense) qui a toute son importance dans cette fiction ! Je sais que le titre peut paraître long et un peu pompeux mais cela est nécessaire et puis, je n'ai pas envie d'en changer maintenant que la fiction est lancée !
Rating: ça n'a pas tellement changé depuis le premier chapitre, si ?
NDA : Je remercie les personnes qui m'ont ajoutée dans leur favoris/alertes ainsi qu'à ceux qui m'ont laissés des commentaires sur les chapitres précédents ! Je ne réponds pas souvent aux Rewiews (presque jamais plutôt…) mais cela m'encourage et me permet de continuer cette fiction, alors merci infiniment ! D'ailleurs, je viens de remarquer qu'il était interdit de répondre aux Rewiews sur les chapitres, je répondrai donc sur mon profil pour les non-inscrits, merci.
Je ne prends pas en compte les tomes d'Harry Potter à partir de la fin du tome 5. Mais il y a risque de spoiler sur tous les tomes d'Harry Potter.
P.S : C'est perseverare diabolicum, au lieu de persevare…
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« Les rewiews sont la récompenses et la motivation d'un auteur. »
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C'est en sautillant presque de joie qu'Harry Potter arriva en cours de Potions ce jour-là. Ce qui, entre nous, avait bien de quoi surprendre. Depuis quand leur Gryffondor national était-il heureux d'aller en cours de potions ? Certains essayaient de se raisonner, affirmant que le Survivant avait juste passé une très bonne nuit de sommeil et avait eu un petit-déjeuner particulièrement agréable. D'autres encore disaient qu'il l'avait aperçut avec sa petite amie -qui était-elle d'ailleurs ?- et que c'était cela qui le rendait aussi jovial. D'autres encore, principalement des Serpentard, plus terre-à-terre, affirmèrent que l'Héritier Potter avait des tendances au masochisme encore insoupçonné à ce jour. Comme cette explication était la plus probable, elle fut adopté par presque toute la majorité des élèves qui attendait, la « Terreur des Cachots ».
N'ayant pas fait attentions aux rumeurs, le Survivant rait gaiement avec ses deux amis. Ron Weasley et Hermione Granger étaient heureux de voir leur ami aller mieux mais s'interrogeaient sur la raison. Après tout, cela pourrait être aussi une autre crise d'hystérie latente…
Prenant leur courage à une main –ils se tenaient par la main de l'autre-, ils se décidèrent à interroger leur ami. Etait-il souffrant pour se réjouir ainsi à la perspective d'un cours de Potions avec Severus Rogue ?
D'abord surpris, Harry leur répondit avec un grand sourire qu'il était simplement heureux d'être là et qu'après tout, les remarques de Rogue ne l'embêtaient plus. En réponse à sa déclaration, il reçut une étreinte amicale de la part d'Hermione, de même qu'une tape sur le dos de la part de Ron.
Et c'est en souriant tout les trois (comme de parfaits idiots de Gryffondor, dirait de mauvaises langues), que le Golden Trio pénétra dans l'Antre de la Chauve-souris des Cachots.
Ce fut un cours de Potions anormalement calme. Aucun chaudron en ébullition, finissant par exploser, de la part de Neville. Aucunes remarques acerbes de la part du Maître des Potions. Aucuns coups bas orchestrés par les Serpentard. Et finalement, aucune dispute entre Severus Rogue et Harry Potter.
Le vieux fou qui leur servait de Directeur aurait déclaré que finalement les miracles existent, avant d'enfourner avec gourmandise, un Fizwizbiz au citron dans sa bouche, ses yeux pétillant plus qu'à l'ordinaire.
Quelque chose n'allait décidément pas dans cette école.
L'on avait également pu noter le retour de Quintus Fabius. Celui-ci semblait, mort. Tout simplement. Le Directeur de Poudlard ainsi que les autres Professeurs avaient plaidés en sa faveur mais le Serpentard semblait vide, comme si son corps ne bougeait plus que part automatisme. Contrairement à ce qu'affirme les rumeurs populaires, Serpentard est probablement la Maison la plus soudée de tout Poudlard, de part sa réputation. Ce n'est pas parce que Quintus avait eu quelques accroches avec Crabbe et Goyle, qu'il fallait le laisser tomber. Il était un Serpentard après tout, et il avait tout à fait sa place auprès d'eux.
Son trafique de drogue avait par ailleurs cessé. Les marchandises avaient disparus subitement, comme si elles n'avaient jamais existées. Par ailleurs, les Professeurs et Gryffondor avaient pu notés que les Serpentard étaient particulièrement joviaux ces temps-ci. Ils s'esclaffaient et gloussaient plus que de coutumes. S'il n'avait pas eu tant d'expériences, Severus Snape aurait eu peur.
Harry lui, avait eu peur. Il se rappelait du regard inquiet que lui avait lancé le Serpentard blond lors de sa « petite » crise d'hystérie, qui l'avait par ailleurs conduit à l'infirmerie. Il avait recroisé Drago dans les couloirs, celui-ci ricanant comme un forcené, l'avait plaqué contre le mur avant de l'embrasser. Trop choqué, le Survivant n'avait pas réagit et le Serpentard s'en était allé, ne semblant pas reconnaître son pire rival.
Heureusement pour eux deux d'ailleurs. Harry avait cauchemardé presque toute la semaine à cause de cela. Il n'aurait jamais imaginé que Malefoy puisse l'embrasser. Il avait alors retourné la scène dans son esprit, bon nombres de fois, avant de se souvenir d'un petit détail.
Drago sentait l'opium.
Il semblerait que Quintus n'ait pas vraiment pris de bonnes résolutions vis-à-vis de cette drogue, vu le comportement de la Maison de Salazar. Il ricana en pensant que le vieux sorcier au visage simiesque se retournerait probablement dans sa tombe s'il avait eu vent de la décadence de sa Maison, et ce, à cause d'un Serpentard ! Ironie du sort, semble-t-il.
Quoiqu'il en soit, il devrait en toucher quelques mots à Quintus. Pas seulement parce que le geste de Malefoy l'avait choqué mais aussi parce que les pauvres Pouffsoufle étaient terrorisés. Le Directeur finirait bien par se poser des questions et Harry ne voulait pas que son… Sa connaissance amicale soit définitivement virée de Poudlard. Vu tout les ennuies qu'il avait actuellement. La drogue n'était pas une solution, non mais.
Rassuré, il s'allongea sur son lit en pensant que les lèvres de Severus avaient la douceur de l'hydromel.
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La fin de l'année approchait et avec elle suivait les examens. Notamment les ASPIC. Il appréhendait quelque peut les épreuves, notamment en potions. C'est ainsi, qu'il se retrouvait actuellement devant le bureau de son cher Maître des Potions. Et puis, il n'avait pas trop eu le temps de le voir depuis leur « accord commun ». Si cela satisfaisait ce misanthrope de Severus, lui avait également son mot à dire. Se tutoyer et s'appeler par leur prénom respectif était déjà bien mais… Probablement un peu trop lent. Il savait qu'il ne devait pas brusquer l'homme, c'était tout nouveau pour lui après tout. Sous sa carapace noire et impénétrable, Rogue était un petit être sensible et brisé.
En douceur donc.
Oui mais… Lui n'avait pas tellement le temps de prendre sn temps, s'il pouvait s'exprimer ainsi. Après tout, son propre Sablier de Vie s'écoulait rapidement et il ne savait même pas s'il sortirait vivant de sa confrontation avec Voldemort. S'il mourrait, qu'adviendrait-il de Rogue ? Son petit Severus, seul avec sa noirceur et son mal-être ?
Doucement, un sourire tendre se dessina sur les lèvres du Survivant. Il ne pourrait pas laisser tomber Rogue, il avait… Quelqu'un à protéger. Oh bien sur, il y avait ses amis et toutes les personnes qu'il aimait et qu'il ne souhaitait pas voir mourir mais Rogue… Lui, ce n'était pas pareil. Lentement, il frappa les trois coups caractéristiques, et n'attendit pas la réponse de son cher Severus avant de pénétrer dans ses cachots. Il devrait songer à revoir la décoration, ce n'était pas tellement accueillant, tout était si sombre, si sinistre, si… Médiéval…
Après tout, Tom était peut-être réellement l'Héritier de Salazar Serpentard. Il avait hérité de ses goûts en matière de décoration. Rien que pour cela, il était heureux d'avoir incité le Choixpeau à l'envoyer chez Gryffondor. Il comprenait mieux pourquoi ils étaient ennemis maintenant….
Un jour, s'il survivait, Severus et lui achèterait une belle maison sorcière qu'ils décoreraient selon leurs goûts communs et où ils pourraient vivre en sureté, loin de tout dangers, de tout risques. Il n'y aurait qu'eux deux, l'un pour l'autre. Qui sait, il arriverait peut-être à inciter ce vieux ronchon de Severus de procéder à une union sorcière ? S'il acceptait… Eh bien… Harry serait comblé, heureux, tout simplement.
Il sourit doucement à sn cher Maître des Potions lorsque celui-ci le sermonna sur l'importance des portes fermées.
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Une chevelure rousse, de grandes et brillantes émeraudes, un petits nez, un visage juvénile. La première fois qu'il l'avait vue, Lily Evans était en pleure. Elle venait de découvrir qu'elle était sorcière et sa sœur, la rejetait, tout simplement. Il se souvenait encore de son doux visage baignés de larmes et c'est cela qui le poussa à aller vers elle, outre le fait qu'il était également seul, avec ce don. Ce don, que les moldus ne pouvaient comprendre et qui les différenciaient tout deux de la société. Bien sur, il savait que cette Pétunia ne comprendrait jamais le lien qui l'unissait avec Lily.
Son père, Tobias Rogue, non plus ne comprenais pas. Seule sa mère et Lily…
Maintenant, il n'avait plus ni l'une ni l'autre. Bien que Lily ait laissé une part d'elle avant de quitter cette Terre.
Severus Rogue laissa distraitement sa main caresser les cheveux d'Harry Potter tandis qu'il feuilletait un livre important pour la composition de ses potions. Il était en train de travailler sur une nouvelle potion, peut-être la plus importante de sa carrière. Quoiqu'il en soit, elle allait grandement aider la Société Sorcière. Refermant son livre en un claquement sourd, Severus pencha la tête et admira le visage endormie de son élève. Malgré tout, il ne pouvait nier qu'il était le portrait craché de son si détestable père…
Il laissa sa tête retomber contre les coussins de son lit. Les apparences sont souvent trompeuses. Lui qui prenait le garçon qui un faible jeune homme avec autant d'énergie qu'un Véracrasse, il avait été agréablement surpris ce soir. Enfin, plus choqué qu'autre chose au départ. Le sal gosse s'était présenté devant lui, un sourire insolent plaqué sur le visage, son livre des potions encore neuf en main. Evidemment, il n'avait pu refuser, en bon professeur qu'il était, de l'aider pour ses révisions. Ce ne fut qu'après que les choses se compliquèrent. Harry l'avait tout simplement pousser sur son lit en lui affirmant de but en blanc qu'il le voulait, maintenant et tout de suite.
Cela avait évidemment de quoi surprendre si l'on se penchait un peu plus sur les deux protagonistes. Ils étaient Harry Potter et Severus Rogue tout de même… Le Harry normal n'aurait jamais eu, ne serait-ce que, l'audace de prendre de tels initiatives. Si on lui avait dit cela quelques mois plus tôt, il se serait contenté de rire au nez de l'impudent. Potter, prendre les devants !
Eh bien, Salazar, il n'avait pas été déçut ! Ce gosse avait plus de ressources qu'il n'en laissait paraître. Bon, le Quidditch devait y être pour quelque chose car l'image du petit garçon, les cheveux noir en batailles, maigres, les vêtements débraillés et trop grand pour lui, les genoux noueux et les lunettes rafistolés, restait fortement présente dans son esprit. Il faut croire que seuls les imbéciles ne changent pas. Comme se plaisait à le répéter leur cher Directeur, pour évoluer, ils se devaient de changer. Les choses ne pouvaient rester en place, cela était vrai. Mais trop de changements… Il ne fallait pas non plus faire n'importe quoi !
Il soupira, ce sal gosse lui avait pris toute son énergie et pourtant, seul lui dormait comme un bienheureux !
« - Severus…, marmonna la masse informe qui lui servait désormais d'amant, tu ne dors pas ? »
Tiens, il ne dormait pas celui-là ? Foutu Gryffondor, avec sa foutue énergie.
« - Non gamin, ce ne sont pas tes petites performances qui me feront dormir. Lui assena-t-il, un sourire moqueur aux lèvres. »
Outré, Harry Potter se redressa du mieux qu'il put et foudroya son amant du regard.
« - Comment ça mes petites performances ? Dois-je te rappeler, qui criait tout les noms de Merlin dans cette même chambre il n'y a pas moins d'une heure ? »
Severus grommela. Ce sal gosse se souvenait toujours de ce qu'il ne fallait pas et jamais de ce qu'il fallait.
« - Oh je t'en prie, tu étais à peine conscient !
- Mais quelle mauvaise foi ! Je rêve ! »
Hein ? C'était la meilleure ! Lui ? De mauvaise foi ?
« - Aurais-tu oublié à qui tu t'adresse ?
- A un vieux ronchon qui ne veut pas admettre qu'il a ressentit beaucoup de plaisir ! »
Touché.
« - Tu peux parler. Et d'ailleurs, puis-je savoir pourquoi tu t'es ainsi jeté sur moi ? Nous avions encore le temps tu sais. Il aurait peut-être été préférable d'y aller doucement plutôt que de se jeter sauvagement dessus. »
A ses mots, Harry baissa la tête. Il savait qu'il n'aurait pas du brusquer Rogue mais… mais s'il ne le faisait pas maintenant ? Quand aurait-il le temps ? Car cela était bien beau de rêver de Maison à la Campagne mais les faits étaient là. Il ne survivrait probablement pas à sa prochaine confrontation avec Voldemort.
« - Enfin bon, cela ne m'as pas dérangé outre mesure. »
Un sourire étira les lèvres du Survivant. Tout allait bien donc ?
« - Tu as apprécié ?
- … Un peu. »
Un peu ? Cela revenait à dire que l'acariâtre Maître des Potions avait été comblé ! Il pouvait être fier de lui, après tout.
« - En réalité Severus, j'ai peur. Peur de ne pas avoir le temps. Peur que chaque discussion, chaque parole ou même chaque mot échangé, soit le dernier. »
Les caresses reprirent doucement dans les mèches folles d'Harry. Ainsi, le problème se situait là… Severus comprenait mieux, mais il ne savait comment réagir face à cette situation, à part serrer le Survivant tremblant dans ses bras. Mieux valait ne pas en parler. Tout deux savaient ce qui allait bientôt se passer et ils n'étaient pas certains d'en ressortir vivant. Il valait mieux profiter de l'instant présent et de se préparer pour la Grande Bataille dont la date se rapprochait inévitablement. Avant cela…
« - Harry… ?
- Oui Severus ?
- Sais-tu d'où vient ton prénom ? »
Il fronça les sourcils. Quelle était donc cette étrange question ? Harry, c'était Harry, James le nom de son père et Potter, son nom de famille.
Il se souvient que pendant longtemps, avant son arrivée en primaire, il ignorait tout de lui. Son nom, et même son prénom ! Ce n'est que lorsque la maîtresse appela le nom d'Harry Potter et que personne ne répondit, qu'il se rendit compte que c'était lui.
« Ainsi, je suis donc Harry Potter…»
« - Je ne vois pas trop où tu veux en venir…
- Tu ne t'es jamais demandé pourquoi tes parents t'avaient prénommé ainsi ? »
Harry hocha négativement la tête. Pourquoi, aurais t'il du ?
« - Eh bien, je me souviens que ton père n'avait pas eu l'air vraiment enjoué lorsque Lily lui avait proposé Harry.
- Ah bon ? Pourquoi donc ?
- Eh bien, j'avais confié à ta mère qu'il y avait un membre de ma famille que j'affectionnais particulièrement, autre que ma mère. L'oncle Harold Prince. »
Harry cligna des yeux tandis que la Lumière se faisait peu à peu dans son cerveau de Gryffondor.
« - Attend, tu veux dire que…
- Je t'aime Harry. »
Et Severus embrassa, sans plus de cérémonies, le pauvre Gryffondor dont les révélations lui donnaient mal à la tête.
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Petit mot de la fin : Et voilà. Pour la prochaine fois, le chapitre final ! Il y aura peut-être un épilogue, qui sait ? Enfin, j'espère que vous apprécier ce chapitre.
