Je ne possède aucun des personnages des films ou des livres.
Un recueil de textes courts sur l'univers de Tolkien et de la Terre du Milieu nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire.
C'est une douleur brûlante, l'impression de sentir de la lave couler dans vos veines. Une lave incandescente qui vous consume de l'intérieur pendant que votre estomac se tort et vous donne la nausée…
Ce texte a été écrit pour la Nuit du FoF sur le thème "Veine"
(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
C'EST DE LA LAVE QUI COULE DANS VOS VEINES
- C'est une douleur brûlante, l'impression de sentir de la lave couler dans vos veines. Une lave incandescente qui vous consume de l'intérieur pendant que votre estomac se tort et vous donne la nausée… et puis, après la brûlure, au moment où vous avez l'impression que vous allez vous embraser, c'est le froid qui s'empare de votre corps, qui vous fait trembler et vous donne l'impression que votre sang se fige, qu'il ne peut plus circuler et que vos organes vont cesser de fonctionner. Les premiers qui vous lâchent sont vos poumons, vous privant d'air et vous épuisant chaque seconde un peu plus. Chaque inspiration est de plus en plus difficile, chaque inspiration est une victoire sur la douleur et l'engourdissement fatal. Après les poumons, c'est votre cœur qui palpite bizarrement, qui vous fait mal et que vous sentez sur le point de s'arrêter. C'est une sensation terrifiante de comprendre que chaque battement peut être le dernier. Ensuite, la douleur revient plus aigüe, plus violente que jamais. Votre sang circule à nouveau dans vos veines, mais vous sentez malade, affaibli, au bord de l'évanouissement et là… Juste à ce moment précis, elle se dresse au-dessus de vous avec sa gueule immense et puante. Elle a des dards acérés en guise de crocs et vous savez… oui, à ce moment précis vous savez que vous allez mourir… que plus rien ne pourra vous sauver… et mourir de cette manière, dévoré vivant par l'une de ses maudites descendantes d'Ungoliant, c'est un sort que je ne souhaite à personne, pas même aux Orcs.
A genoux devant le cadavre de la compagnie d'Orcs qu'il venait de découvrir totalement décimé par une colonie d'araignées géantes, Elrohir, l'un des deux jumeaux d'Elrond, ne put réprimer un frisson. Le guerrier elfe ne craignait pas grand-chose, mais la description de cette longue agonie décrite pas son ami, suffit à le faire frémir. Peu sûre de ses jambes, il se redressa, tournant un regard intrigué en direction de Legolas.
- Tu sembles savoir ce que l'on ressent avec beaucoup de précisions.
Legolas ne dit rien, mais se tourna un peu vers lui.
- Disons que, je le sais par expérience.
- Par expérience ? Tu as déjà été piqué par une de ces monstruosités ?
Le prince de Vertbois, devenu le Bois de l'Effroi depuis plusieurs décennies, eut un léger rire et poussa du pied le cadavre de l'araignée qu'il venait de mettre à mort pour la mettre sur le dos.
- Piquer est un joli euphémisme, mellon nin (mon ami). Regarde la taille de ce dard, elles ne te piquent pas, elles t'empalent comme un vulgaire gibier.
- Oui, c'est impressionnant.
- Si tu connaissais la douleur quand elle transperce tes chairs.
- Je ne peux que l'imaginer, mais toi, tu n'as pas répondu à ma question.
- Ta question ?
- Tu as déjà été infecté par leur venin ?
- Oui, une fois, admit Legolas.
- Et alors ?
- Je n'aurais pas survécu si on ne m'avait pas sauvé. Une seule de ces maudites araignées peut faire plus de 10 victimes par jour et la forêt est de plus en plus recouverte de leurs toiles.
- Ne t'en fais pas. Je suis sûr que nous les éliminerons définitivement un jour ou l'autre. Cet effroi ne peut être permanent.
- Un jour mais quand ? Aujourd'hui ce sont des orcs, mais demain ce sera peut-être un village d'Humains ou une patrouille d'Elfes et nous ne pourrons pas les arrêter parce qu'elles se reproduisent plus vite que nous formons des guerriers pour les chasser.
- Il ne faut pas désespérer.
- Ça te va bien de dire ça ! Imladris est protégé de ce type d'horreur. Ce carnage est réservé aux Elfes Sylvains, comme toujours.
- Legolas, ne me fais pas de mauvais procès.
Le jeune elfe redressa la tête croisant le regard de cet ami qui était presque comme un frère. Elrohir avait raison, ce n'était pas de sa faute.
- Amin hirathea (je suis désolé) Elrohir.
- Ce n'est rien, je comprends. Mais à ton avis, pourquoi crois-tu que je suis là honeg (petit frère), lui répondit Elrohir en lui tapant doucement dans le dos. C'est pour t'aider à les chasser.
- Oui, renchérit Elladan qui venait de les rejoindre. Commençons par brûler ce nid !
