Salut ! Comment allez-vous ? Moi je suis malade. Et oui, j'ai écris alors que j'étais secouée par d'énormes quintes de toux. Je suis gentille, hein ? Même si vous êtes encore plus gentilles avec vos superbes encouragements.
Le chapitre qui suit risque d'être un peu... crut. Mais je pense qu'il va vous plaire.
Désolée pour les fautes.
Bonne lecture.
Chapitre 11 :
Félicity tournait en rond dans l'immense salon d'Oliver tandis que ce dernier, nonchalamment appuyé contre le comptoir de sa cuisine la dévisageait, les bras croisés sur le torse, une expression sombre sur le visage.
- Je ne vois vraiment pas pourquoi tu t'emportes.
- Tu ne vois pas pourquoi je m'emporte, rugit-elle en se tournant vers lui pour lui faire face. Tu avais promis que je serais en sécurité ici. Que je n'aurais rien à craindre et que tu me protègerais au lieu de quoi tu baises ta secrétaire !
Oliver poussa un long soupir exaspéré en se pinçant l'arrête du nez.
- Franchement je ne vois pas ce que je peux faire de plus. Ni en quoi l'abstinence pourrait aider.
- Tu n'ai qu'un sale égoïste ! Un incapable ! J'aurais mieux fais de rester là-bas et de me démerder seul !
Oliver avança vers elle, esquissant un léger sourire tout à fait détestable, alors qu'il la regardait de haut, prenant avantage de sa grande taille :
- Tu es certaine qu'il ne s'agit pas plutôt de jalousie ?
Oliver adora la rougeur qui s'installa sur les joues de la jeune femme alors qu'elle se mettait à bégayer en martelant son torse de l'index :
- Jalouse ?! De quoi ? De Ta pouffiasse décérébrée ? Tu rêves mon pote. Tu prends même carrément tes désirs pour la réalité tu ne crois pas ? Qu'est ce que je devrais lui envier ? Ses seins en plastique ? Ses extensions bas de gamme ? Son nez refait ?
- Vraiment ? Moi je perçois un soupçon de jalousie.
Oliver souriait, goguenard. Il devait avouer qu'il aimait bien ça.
- Et puis pourquoi je serais jalouse ? Je veux dire ce n'est qu'une secrétaire.
- Mais elle couche avec moi.
Félicity lâcha un ricanement amer et croisa les bras sous sa poitrine la faisant pigeonner. Oliver ne put s'empêcher d'y jeter un coup d'oeil et, inconsciemment se lécha les lèvres.
- Oliver, tu couches avec tout ce qui porte une jupe. Je crois même qu'il existe une MST à ton nom, rétorqua-t-elle d'un ton méprisant.
- Sauf avec toi.
- Que Dieu me garde !
Oliver qui souriait toujours se pencha légèrement sur la jeune femme qui ne recula pas. Elle resta droite et fière à le défier du regard. Il adorait ses yeux. Bleu comme un ciel d'été. Et tout aussi joyeux. La plupart du temps. À l'instant ils étaient plus sombres. Plus mystérieux. Un peu comme après une tempête. Envoûtant.
- Tu es vraiment mauvaise menteuse. Je sais que je te fais de l'effet. Je sais que si je t'embrassai là... souffla-t-il en laissant ses doigts glisser le long de sa nuque gracile souriant aux frissons qui la secouèrent, tes yeux se révulseraient et tu te mordrais les lèvres. Je sais que si je détachais tes cheveux... il joignit le geste à la parole avant de laisser courir ses mains dans ses longues mèches blondes, tu te collerais contre moi exactement comme tu viens de le faire et je sais aussi qu'à l'instant même où je poserais mes lèvres sur les tiennes tu seras à moi. Définitivement.
Félicity se rendit alors compte qu'elle avait les mains enroulées autour de la nuque du Justicier, les ongles enfoncés dans sa peau. Son souffle était court, son visage brûlant et ses veines pulsait d'anticipation. Mais elle était une grande fille et ne comptait pas se laisser faire aussi facilement alors avec son sourire le plus séduisant elle se haussa sur la pointe des pieds en prenant bien garde à faire glisser sa poitrine contre si torse et se fut à son tour de murmurer, mutine :
- Le truc, monsieur Queen, c'est que je suis loin d'être l'une des petites blondes écervelées que tu baises en temps normal et, qu'en temps normal je suis plutôt celle qui prend les choses en main. Tu ne saurais pas tenir la distance avec moi.
Il enserra sa taille de ses grandes mains et la pressa contre lui savourant avec bonheur la sensation de si petit corps chaud et tonique contre lui. Elle semblait parfaitement s'imbriquer avec lui. Comme si elle avait était faite sur-mesure pour lui.
- Je paris le contraire.
Félicity se mordit la lèvres inférieur. Elle était furieuse après lui. Vraiment. Mais elle pourrait lui faire des reproches demain. Ou après demain. Ou jamais. Après tout il faisait ce qu'il pouvait pour l'aider non ? Même si elle était franchement en colère. Même si elle n'était pas fan de la situation. Ce n'était pas censé ce dérouler de cette façon. Pas comme ça du moins.
- Je suis certain que je parviendrais à te faire perdre le contrôle. En l'espace de quelques secondes tu gémiras et ronronneras comme une chatte et en moins de deux minutes tu seras nue, sous moi, à me supplier de te faire jouir, encore et encore.
Félicity décida de prendre les devant et, avant même qu'il n'ai le temps de réaliser, elle lui lécha le cou depuis l'arrête de sa mâchoire jusqu'à la base de la nuque. Il ferma les yeux l'espace d'une seconde et ne pu retenir un gémissement rauque. La jeune femme sourit, fière d'elle.
- Tu es sûre que je serais celle qui supplie ?
Oliver accrocha son regard et y trouva exactement ce qu'il y cherchait. Le parfait écho du siens. Tempétueux. Envieux. Affamé. Impatient. Désireux. Il la voulait et maintenant. Et elle le voulait aussi. Elle lui avait toujours plu. Mais la tension accumulé depuis cette foutue vidéo deux jours plus tôt... non. Pas deux jours. Cette tension, ce besoin était là depuis l'instant où il était entré dans son bureau.
Elle était différente des autres. Elle l'avait toujours été. Elle le défiait, le remettait en question, constamment. Elle ne le jugeait pas, ne se servait pas de lui et n'attendait rien de lui. Elle souhaitait juste qu'il soit lui-même. Et heureux. C'est ce qui la rendait si particulière. Si remarquable.
Sans plus attendre il fondit sur ses lèvres comme un rapaces sur sa proie. Il se saisit de ses cheveux d'une main pour la rapprocher plus encore de lui alors que l'autre caressait sa chute de reins. Ils gémirent tour deux à l'unisson, et, alors que les mains d'Oliver découvraient les courbes de son corps la jeune femme n'était pas en restes non plus puisqu'après s'être faufilée sous son t-shirt elle prenait un malin plaisir à laisser ses ongles glisser contre son dos, savourant le roulement de ses muscles.
Puis, soudainement, l'heure n'était plus à la découverte. Ils étaient possédés, comme pris de frénésie. Ils en voulaient plus et ils le voulaient tout de suite. Félicity s'arracha à ses lèvres pour parsemer son cou de baisers tandis que ses mains à lui agrippaient son cul pour la serrer contre son bassin. Il la souleva contre lui et retrouva le chemin de sa bouche sans la moindre difficulté. L'embrassant et plus encore. Il l'emporta jusqu'à la chambre de la jeune femme tandis qu'elle se mettait à onduler contre lui.
Elle le rendait fou.
Il ferma la porte derrière lui, l'y plaqua et l'embrassa plus profondément, intiment un nouveau rythme au baiser. Plus tendre. Plus amoureux.
Avant qu'elle ne le repousse. Il se fixèrent un long moment, les yeux dans les yeux, le silence pesant seulement troublé par leurs souffles hérétiques.
- Tu crois que c'est bon ?
- Oui, souffla-t-il et elle eut l'impression qu'il parlait de tout autre chose.
Félicity ferma es yeux et le repoussa. Elle détestait ça. Elle avait l'impression de se retrouver un an en arrière dans le hall du manoir Queen alors qu'il se servait d'elle et de ses sentiments pour piéger son rival. Elle alla se poster devant ses fenêtres, ignorant totalement le fait que la vue était obstruée par d'épais rideaux.
Voilà. En quoi consistait le plan de Lyla. Se servir de Phobos contre lui. Félicity avait retirée les logiciels espions des ordinateurs, prenant garde à laisser une brèche dans son système et avait sagement attendue qu'il se piège en réinstallant son cheval de Troie bas de gamme sur les ordinateurs. Ce qu'il avait fait le jour même, elle avait prit soin de toujours laisser un des ordinateurs dans le salon et les rideaux de sa chambre tirés. Ensuite tout n'avait été que comédie. Ils avaient fait semblant de laisser la tension monter même si cela n'avait pas été aussi dur que ça, et, ensuite, ils s'étaient servit de la vidéo comme sujet de dispute. Il l'a considérait comme sa chose. Savoir que son action l'avait précipité dans les bras de son "rivale" alors qu'il cherchait l'effet inverse allait le rendre fou, et, elle l'espérait, le pousserait à se montrer imprudent et peut-être même à sortir de sa cachette.
Mais la situation lui faisait un mal de chien. Elle était partie parce qu'il s'était servie d'elle et voilà qu'ils remettaient le couvert d'une manière infiniment plus douloureuse. Parce qu'après elle s'en irait et lui reprendrait sa vie avec sa pimbêche alors qu'il ne lui resterait plus que des souvenirs. Ses lèvres, ses mains, son odeur.
Elle secoua la tête pour s'éclaircir les idées.
Elle ne devait pas se laisser aller. Ce n'était qu'un rôle.
De don côté Oliver ne lâchait pas la nuque de la jeune femme des yeux. Elle l'avait transportée et il savait pertinemment que tout n'était pas faux.
Il laissa sa tête retomber contre le battant. Il fallait que tout cela se termine vite avant qu'il ne perde définitivement son calme.
- D'ici trois heures j'enverrai un sms à Érika pour lui demander de venir.
- Je suis désolée que tu ne sois obligé de rompre à cause de moi.
Il balaya sa remarque de la main avant de se laisser tomber sur son lit. Elle faisait toujours face aux baies vitrées.
- Elle reviendra à la seconde où je l'appellerai.
Félicity se tourna vers lui, les sourcils froncés :
- La vanité est un sale défaut. Comme l'orgueil.
Elle détestait cette part de la personnalité d'Oliver. Lorsqu'il agissait comme si le monde lui appartenait.
- Ce n'est pas ça. Elle est réellement aussi superficielle. Avoir Oliver Queen à son bras c'est le must. Je suis un accessoire très prisé, fit-il avec une expression pincée qui lui prouva à quel point il haïssait ça.
Elle rit un peu avant de venir s'allonger à ses côtés. Ils restèrent dans un silence presque confortable pendant quelques minutes avant que Félicity ne pouffe comme une gamine.
- Quoi, demanda Oliver en tournant la tête vers elle.
- J'imagine la réaction d'Érika. Elle me détestait déjà alors que je n'étais qu'une connaissance alors maintenant que tu vas la larguer pour moi...
Elle explosa de rire en rejetant la tête à l'arrière et, très vite, il la suivie. Presque heureux pour la première fois depuis longtemps. Il se sentait léger.
- Lorsqu'elle est arrivée, lui expliqua-t-il une fois son calme retrouvé, il y avait des rumeurs qui circulaient. Tu connais QC, tu sais comment ça marche. Elle était au courant de tout avant la pause déjeuner.
- Quelle rumeurs ?
Elle était inquiète. Elle n'avait entendue parler de rien et elle espérait qu'il n'en avait pas tri souffert.
- Qu'on avaient rompus, qu'il s'agissait de la raison de ton départ. De mon humeur de chien...
- Tu es toujours d'une humeur de chien.
Oliver esquissa un sourire nostalgique mais ne dit rien. Il était de meilleur avant, lorsqu'elle était là et qu'elle refusait de lui servir son café ou de faire ses photocopies. Quand il l'entendait chanter et que ses robes mettaient de la couleur dans le décor aseptisé de son bureau. Mais il ne dit rien. Il ne voulait pas gâcher la fragile entente qui régnait, parce qu'il avait l'impression qu'une part de vérité non négligeable avait été dite lors du simulacre de dispute et il ne tenait pas à ce que le reste explose. Pas tout de suite du moins. Quand tout cela sera réglé ils parleraient et il rampera pour lui demander pardon. Et si son orgueil le lui permettait il la supplierait de revenir aussi.
- C'est une blague ?!
Érika était venue presque immédiatement après le sms que lui avait envoyé Oliver. Dans une robe affreusement vulgaire. Félicity était assise sur le canapé, sa tablette à la main, n'en loupant pas une miette. Ils devaient jouer leur rôle alors depuis qu'ils étaient sortis de la chambre ils avaient des gestes tendres. Pas encore le grand amour mais les prémices. La découverte des sentiments, de leur ampleur. Donc la séparation d'Oliver et de sa bimbo était une part obligatoire du plan.
- Érika. Tu sais bien que toi et moi, s'est pas du sérieux. S'était pour passer le temps.
- Pour passer le temps, hurla-t-elle comme une folle, y'a pas trois jours tu me baisais dans la pièce à côté en me jurant qu'elle n'était rien pour toi et maintenant tu me largue pour cette garce ?!
Félicity baissa les yeux, blessée. Oliver s'approcha d'elle et, tendrement, lui serra l'épaule pour la réconforter.
- Ne rend pas les choses plus difficiles. On ne se verra. Dorénavant notre relation restera strictement professionnel.
Elle ricana méchamment :
- Tu veux dire que tu ne me sauteras plus dans la salle de réunion ? Ou sur ton bureau ? Je te connais Oliver, tu ne pourras pas me résister. Et tu ne voudras pas.
Oliver pointa la porte du doigt :
- Dehors !
Elle esquissa une moue boudeuse :
- Le grand monsieur Queen est en colère ! La vérité fait mal, hein ? Tu verras Oliver tu seras de retour entre mes jambes avant la fin du mois.
- Sauf s'il est trop occupé avec les miennes, commenta simplement Félicity sans prendre la peine de lever les yeux de sa tablette.
- De quoi je me mêle salope ?
La jeune femme souffla, posa l'appareil et se leva :
- Tu devrais vraiment te respecter un peu plus et partir d'ici la tête haute. C'est dans ton intérêt de conserver ce qu'il te reste de fierté.
Oliver se mordit les lèvres pour ne pas sourire. Il avait toujours su que Félicity n'était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds mais le constater était... grisant. Et assez excitant.
- Part Érika. Nous nous verrons demain au travail, ordonna le Justicier.
Le regard de la blonde se durcit :
- Vous allez le regretter.
Félicity tenta de ne rien dire. De toutes ses forces mais, comme d'habitude elle parla avant de réfléchir.
- Comme chacun de tes ex après s'être rendu compte que tu leurs avait filée des morpions.
La secrétaire quitta la pièce, verte de rage alors que Félicity et Oliver riaient.
Alors ? Satisfaites ? Comme vous vous en doutez le rapprochement que vous attendez toutes ne saurait tarder...
Laissez-moi vos avis.
Merci !
