Traduction française de « You Get Me Closer To God » par BaaBby-x3. Cette histoire appartient à americnxidiot.

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Chapitre 10 : In A Manner of Speaking

Edward

J'étais un putain d'idiot.

J'étais devant sa maison, un lundi à deux heures du matin parce que j'étais un putain d'idiot.

J'étais un idiot d'avoir tripoté Tanya.

J'étais un idiot de m'être laissé emballer par une fille indisponible sentimentalement parlant.

Et j'étais un idiot parce que j'allais encore le faire.

J'avais été tellement en colère contre Bella. En colère et frustré et le cœur brisé à cause de Bella. Ça m'avait blessé quand elle avait embrassé quelqu'un d'autre, mais je savais que je ne pouvais pas lui en vouloir. Mais ce qui m'avait tué, c'était qu'elle ait ressenti le besoin de résister activement à l'idée de tomber amoureuse de moi. Etais-je aussi horrible que ça pour discuter avec, ou être avec ?

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Mon Dieu, la première fois que je l'avais vu, j'ai pensé que j'hallucinais. Elle marchait dans le hall avec ma sœur jumelle et elle était tout sourire avec des rougeurs sur les joues et elle était carrément adorable. J'étais un petit peu plus calme quand nous nous sommes finalement rencontré au déjeuner. Mon cœur avait presque arrêté de battre quand nous nous étions serrés la main. La combinaison de sa magnifique voix et les étincelles de l'électricité qui semblaient jaillir de nos mains était renversante. Ses yeux marrons étaient tellement grands et expressifs, ses lèvres étaient pleines et délicieusement hors des proportions. Bella semblait tellement innocente et mignonne. J'avais été tant embarrassé que j'en étais resté bouche bée, mais elle faisait la même chose que moi.

Ensuite quand je lui ai vraiment parlé pour la première fois, elle m'étonna encore. Elle regardait les films de Brando, elle était aussi drôle, et l'attraction sexuelle entre nous était indéniable. Elle me faisait sentir comme un adolescent rempli d'hormones pour la première fois de ma vie. Je veux dire, je chantais cette putain de chanson de Nine Inch Nails dans son oreille, et j'étais presque venu dans mon pantalon quand elle eut un frisson. Elle était intentionnellement sexy.

Nous avions discuté et badiné en Biologie pendant un mois, et je tombais de plus en plus amoureux d'elle chaque jour. Mais elle ne me montrait aucun signe qu'elle pensait à moi de la même façon. Je savais qu'elle était attirée par moi, mais concernant le reste j'étais paumé.

Et puis j'étais parti retrouver Emmett ce jour de Novembre. Et Bella avait ouvert la porte avec ce boxer qui couvrait à peine ses guillerettes petites fesses, et un vieux marcel qui rendait très évident qu'elle ne portait pas de soutien-gorge. Et quand elle m'a fixé avec ses yeux allumeurs et qu'elle m'a dit avec cette voix rauque et sexy en diable que nous avions la maison pour nous ? Et bien, je ne pouvais plus me contenir.

Nous nous étions attaqués l'un et l'autre, premièrement avec nos bouches puis avec nos mains, et oh Seigneur, ses mains. Une petit voix dans ma tête m'avait chuchoté que nous avancions bien trop rapidement, mais ça ne nous avait pas stoppé.

Ça n'avait qu'intensifier la situation. La première fois que nous avions vraiment couché ensemble, j'avais juré être au Paradis. Rien ne pouvait arrêter ce sentiment.

Nous ne parlions jamais de ses choses là, elle m'avait clairement fait comprendre que nous ne sortions pas ensemble. Quand j'étais avec elle, c'était facile de prétendre qu'elle partageait mes sentiments. Mais c'était toujours différent en dehors de ces moments. Elle ne montra aucun signe de remords après qu'elle ait fricoté avec Mike Newton en face de moi à une fête. J'avais réussi à me forcer à rire, cachant combien ça m'avait blessé.

Mais je n'avais jamais blâmé Bella pour quoique ce soit. J'avais trop peur de lui dire ce que je ressentais, alors j'acceptais juste son système. Je préférais l'avoir à moitié que pas du tout.

Alors je trouvais mes propres distractions, ignorant l'irrationnelle culpabilité que je ressentais quand Lauren s'était mise à mes pieds dans les toilettes du lycée. Ou quand j'avais roulé une pelle à une amie de la famille à minuit pour le Nouvel An. J'apaisais ma culpabilité en m'assurant que Bella se sentait mieux que jamais elle n'avait été avant, alors peut être que quelque part elle saurait que c'était ce que je voulais. Qu'elle était ce que je voulais.

Je ne pouvais pas m'impliquer dans une relation sexuelle avec quelqu'un d'autre.

Rien que d'y penser me rendait malade.

Ce jour-là dans ma chambre aurait du être l'ouverture vers tout ce que je désirais. Nous avions papoté pendant des heures, à juste en apprendre un peu plus sur l'autre. J'étais, comme toujours, complètement absorbé par elle. Mais cette fois était différente. Elle semblait réellement intéressée par tout ce que je racontais. Je ne voulais pas me faire de faux espoir, alors j'avais laissé passer. Nous étions amis. Bien sur nous avions adoré parlé ensemble.

Et puis Bella a vu ce suçon de Jessica … et elle a été jalouse. Je ne pouvais pas penser à une autre explication. Son expression était passée de l'embêtement, à la détermination et à cette attitude incroyablement sexy dans une durée de dix secondes. Nous avions séché le cours suivant, et le sexe avec Bella était infiniment meilleur qu'aucune maladroite branlette par ces autres filles. Je n'aimais pas la laisser partir après, alors je l'avais embrassé brutalement, priant pour qu'elle s'en irait avec cette sensation.

Je devais seulement senti, l'embrasser, toucher sa peau pâle le reste de la journée.

C'était fantastique, mais une fois encore, je considérais ça pour un moment passager.

Mais je ne pouvais expliquer ailleurs l'intensité et les sentiments quand nous avions fait l'amour dans ma voiture. Mon speech avait jailli sans contrôle de ma part, et les yeux de Bella s'étaient noircis à chaque mot que je disais. Je me sentais connecté à elle à chaque niveau. Si j'arrêtais de la regarder dans les yeux ou de la toucher, j'en mourrais surement. Et après Rosalie m'avait énervé et je l'avais en fait blessé, elle m'avait pourtant calmé en mettant la musique parfaire. Elle m'avait même fait une blague, en y repensant je pouvais dire qu'elle était beaucoup plus nerveuse qu'elle ne l'avait laissé paraître.

J'avais essayé subtilement de lui proposer un rendez-vous un soir, juste deux copains qui trainaient à Port Angeles, mais elle devait partir à Phoenix. Je ne pouvais pas la laisser s'en aller sans au moins lui montrer ce que je ressentais, même si je ne pouvais pas le dire. Donc je l'ai embrassé aussi doucement et aussi amoureusement que je pouvais. Je ne voulais jamais arrêter de l'embrasser. La chaleur qui s'échappait de moi était indescriptible. Elle paraissait un peu éblouie et confuse lorsque je l'avais finalement relâchée, mais sans rompre notre contact visuel. Si je voyais son visage à nouveau, j'aurai rougi, et souri, et je l'aurai probablement encore embrassé.

La semaine d'après était agonie. J'étais resté cloîtré dans ma chambre la plupart des vacances, envoyant des messages à Bella occasionnellement. Alice était embêtée, mais Jasper capturait son attention la majeure partie de son temps.

J'étais juste sorti de la maison une fois pour aller au Blockbuster (Ndlt : Chaine de location de vidéos la plus répandue aux Etats-Unis). La caissière flirtait ouvertement. Tanya avait une réputation à Forks, belle mais facile. Son tee-shirt de travail unisexe et sans forme faisait catin sur elle, les boutons de son polo ouverts aussi loin qu'ils le pouvaient, ses nichons cherchant désespérément à s'échapper. Elle me souriait et battait des cils. Je répondais quand elle parlait, par pure politesse, et elle m'avait glissé une carte avec son numéro. Je devais me battre avec mes yeux pour me retenir les faire lever en l'air quand elle me promit « du bon temps » avec un clin d'œil. Penser à Christine Taylor (actrice américaine, femme de Ben Stiller) dans « Demain on se marie » (comédie de 1998 avec Drew Barrymore) était plus qu'évident.

Une fois rentré chez moi, j'avais abandonné son numéro sur ma table de nuit et c'était aussitôt oublié. Je n'avais que d'œil pour Bella. Et j'étais retourné à ma préoccupation principale, me morfondre jusqu'au lundi matin.

La minute où je l'ai vu dans le parking, j'étais de nouveau entier. Je m'étais brièvement demandé si Alice avait deviné la raison de changement drastique mais elle était déjà hors de la voiture et pourchassait Bella beaucoup plus rapidement que je ne l'imaginais. J'étais resté assis dans la voiture une minute, admirant Bella et me préparant à lui parler.

Je ne pouvais qu'avancer vers elle, et je n'en fichais si je l'avais touché en l'appelant «Jellybean » devant Alice. Elle rougit, et je souris avant de partir en classe. Cette image hantait mes pensées pendant le déjeuner, où Bella me faisait du pied, souriant légèrement. Honnêtement, je me sentais maître du monde. Elle m'avait manqué jusqu'à la mort, et il semblait que je lui avais manqué aussi. J'avais attendu ce sentiment des mois entiers.

Jusqu'à ce que Rosalie ne mentionne un Jacob.

Et que Bella se figea.

J'entendais seulement quelques morceaux de la conversation. Je bouillonnais juste dans ma rage, séchant le cours de biologie de façon totalement immature pour aller me réfugier dans la voiture. Me complaire dans du Elliot Smith était une manière facile d'ignorer mes problèmes.

Mon cœur s'était soulevé un peu quand elle me retrouva, mais j'étais trop mal en point. Je lui avais répondu comme un petit ami jaloux, la poursuivant jusqu'au lycée. Je l'avais pratiquement traité de salope, alors que tout ce qu'elle avait fait avec lui c'était de l'embrasser.

Par la suite elle m'avait dit tout ce que je voulais qu'elle dise, que je faisais battre son cœur, que je consumais ses pensées, mais elle ruina le tout en décrivant comment, et avec quelle force, elle avait essayait d'ignorer tout ça. Même après que je lui ai dit, avec tant de mots, combien c'était facile de l'aimer, tout ce qu'elle avait pu faire était de m'embrasser. Et bien sur c'était merveilleux. Mais ce n'était pas juste. Pour une fois, nous avions pleuré ensemble, parce qu'apparemment j'étais une mauviette quand j'étais amoureux. Et enfin Alice était arrivée, et Bella m'avait repoussé, revenant sur le territoire connu.

Mais j'en avais fini avec ce qui m'était familier.

J'avais espéré que Bella se rétracterait, je le pensais vraiment. J'essayais de ne pas être en colère après elle pour son réflexe d'e m'avoir repoussé, mais le jour d'après, elle ne m'adressa pas la parole. Et le jour d'après encore. Et aucun des autres jours de la semaine. Elle tressaillait à chaque fois que je la regardais, alors c'était décidé.

J'avais dit à Bella que j'étais tombé pour elle, et elle m'avait rejeté.

C'était fini.

Il n'y avait pas clairement de mises au point de toute manière mais ça semblait plutôt simple comme ça.

J'étais dans cet état d'esprit quand j'appelai Tanya. Elle pouvait me faire oublier, me faire sentir quelque chose d'autre que cette écrasante tristesse. Et elle le fit, en quelque sorte. Elle était tout ce que Bella n'était pas- blonde, plastique, fausse, vide. Elle savait ce qu'elle faisait, mais ce n'était pas aussi bien. J'avais seulement réussi à enlever son tee-shirt, et essayé de repousser ses mains loin de ma ceinture pendant qu'on s'embrassait. C'était de trop, c'était trop tôt. Bella avait toujours cette partie de moi.

Je tenais à pleine main ses seins en plastique, et j'essayais toujours et désespérément de ne pas penser à Bella, quand elle ouvrit la porte avec un air découragé sur son magnifique visage.

Et puis, parce que j'étais confus et énervé et que, bordel, c'était trop dur de la suivre, j'avais agi comme le putain d'idiot que j'étais, et en la renvoyant aussi vite qu'elle était arrivé. Tanya avait essayé de me réconforter et m'avait traîné de nouveau au lit, mais je conclus en étant horrible avec elle aussi et elle s'en alla en faisant la moue, vexée.

Bella et Alice devaient avoir parlé finalement, puisqu'aussitôt Tanya partie, ma sœur me criait après, en me giflant et me donnant des coups de poing. Elle me maudit et jura et fit un million de choses que je ne l'avais jamais vu faire avant. Et enfin elle me dit les mots qui m'avaient presque achever.

« Elle était venue te dire qu'elle t'aimait, toi, espèce d'hypocrite trou du cul ! Comment as-tu pu lui faire ce putain de truc ?! »

Il n'y avait pas de mots pour comprendre ce que je ressentais à ce moment. Je me répugnais moi-même.

Pourquoi ces choses devaient être aussi compliquées ? Pourquoi les gens ne pouvaient pas dire simplement ce qu'ils ressentent et n'en avoir rien à foutre des conséquences ? Pourquoi je ne lui avais pas fait simplement entendre raison ?

Des questions du genre me hantèrent toute la semaine. Je noyais mon chagrin en me détestant et avec pitié pendant les deux jours suivants. Mais voir son visage le lundi m'avait fait cesser de me morfondre. Elle ne me regardait toujours pas, mais elle ne semblait plus nerveuse. Elle paraissait juste brisée.

Et c'était ma faute.

Elle était brisée à cause de moi.

Mais Bella n'était pas Humpty Dumpty (personnage de comptine anglaise en forme d'œuf, apparu dans Alice aux pays des merveilles dans le rôle de la victime). Et j'allais nous rassembler à nouveau.

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Et voilà où j'en étais, à 2 heures du matin un soir d'école, devant la maison de Bella à l'appeler pour la septième fois. Elle ne répondait pas au téléphone. J'espérais qu'elle allait répondre au bout du troisième, quatrième ou cinquième essai si elle détectait mon insistance, mais elle était aussi entêtée que moi. Ca me renvoyait encore sur sa messagerie.

« Bella, s'il te plait, je sais que je t'ai déjà dit ça, mais je suis devant chez toi et je ne m'en irai pas tant que tu ne m'auras pas parlé. S'il te plait. »

Je raccrochai, laissai trente secondes, puis composai encore une fois son numéro.

« Tu ne vas pas arrêter de m'ennuyer, n'est-ce-pas ? »

Je levai la tête en face de la maison, et elle était là. Portant un bas de jogging qui était trop grand pour elle et ce même vieux marcel du premier jour où j'étais venu ici. A croquer.

« Non. Je ne m'arrêterai pas. »

Bella m'observa pendant une minute. Je pouvais à peu près voir ses yeux dans la pénombre, mais ils semblaient vides et tristes, ce qui a serré mon cœur. C'était silencieux pendant un long moment. Je me concentrai sur sa profonde inspiration, qui était seulement masqué par les bruits de la nuit.

« Et bien tu ferais mieux de venir sous le porche avec moi. Nous ne pouvons pas parlé dans la rue. »

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Et voilà comment laisser planer le suspense sur la suite des évènements, un peu comme à la fin du film Tentation hihi ! Et donc un chapitre du point de vue de notre cher Edward ! Il ne sert pas vraiment à grand-chose, je suis bien d'accord:)

Les études sup' c'est super galère à gérer mais je me suis quand même accordée une petit pause traduction entre révisions et recopiage de notes … Merci à toute pour vos commentaires qui me réjouissent & à très vite.