Questionnaire

Pour ce chapitre, j'ai fait un peu n'importe quoi, à vous de voir...

En plus comme j'avais un nouvel effaceur que je trouvait génial, j'ai barbouillé ma feuille avec et j'ai utilisé la partie qui réécrit pour tout le chapitre... Résultat, il fonctionne plus. Dégoutée...

Bonne lecture.

Cela faisit une bonne demi-heure que les sujets avaient été distribués, une bonne demi-heure que les élèves parlaient doucement entre eux, se demandant l'un l'autre ce qu'ils avaient répondu à telle ou telle question. Il régnait dans la classe un clima de décontration porpes auxcours d'Ochi -seulement lorqu'elle est de bonne humeur. Celle-ci avait décidé de prendre sur elle pour ne pas les traiter d'imbéciles abrutis à la première question. Elle trouvait ses questions assez simples pour que même le plus idiot d'entre eux puisse comprendre. Cependant, questions et remarques fusaient tout de même, mais plus pourle fun que pour autre chose.

Du haut de son bureau surélevé (ah, l'estrade qui fait gagner des centimètres aux profs : ), Ochi pouvait surveiller chaque élève. Elle s'installa plus confortablement dans sa chaise de pdg en cuir qu'elle avait spécialement fait venir pour elle, c'était sa place, la place maîtresse.
Elle ferma les yeux, inpira et expira à fond, profitant d'un rayon de soleil venu lui carresser le visage. Elle rouvrit un oeil derrière ses lunettes et inspecta les visages des jeunes gens en face d'elle. Certains étaient rouge devant quelques questions indiscrètes (il y enn avait beaucoup, mais Ochi ne se sentait pas gênée le moins du monde), d'autres riaient en trouvnt les questions sans interêts. Ochi pensait que, parti comme c'était, rien ne pourait lui miner le moral.

Ou presque.

-Madame, pour la n°20... commença Mizuhiro en levant la main d'un air distrait.

-Mmh, laquelle? demanda la jeune prof en sortant de ses rêvasseries.

-Celle qui dit "Etes-vous collectionneur?"...

-Il me semble qu'elle assez simple à comprendre, j'vois pas où est la difficultée grommela la jeune femme pour elle-même. Tu voulais savoir? ajouta-t-elle plus fort.

-Eh bien, je voulais savoir, est-ce que les nanas comptent? se risqua-t-l en se composant le plus innocent dont il était capable

Alors que tous se retournaient sur lui -personne n'ignorait qu'il étit un tombeur invétéré et l'on ne comptait plus ses conquêtes- qui avait eu le courage de poser une telle question à Ochi-san et que Keigo s'était remis à pleurer en le traitant de monstre et de traitre, Ochi, elle, s'était llentement levée en s'agrippant au bureau. On ne pouvait pas savoir quele expression cachaient ses lunettes, mais les poings tremblantsde la prof laissait paraître son niveau de colère- apparement très élevé.

Rein ne devait gâcher sa journée, pensait Ochi. En théorie

Elle releva lentement la tête et lança le regard le lus noir et le plus haineux à Kojima.

-Kojima, les femmes ne sont pas des objets, de vulgaires jouets dont vous vous servez un certain temps et que vous oubliez ensuite. La femme est un être humain! Vous lui devez le respect, espèce d'ingrat! explosa-t-elle.

Ochi était furieuse. Elle voyait dans la question de Mizuhiro des propos machistes, ce qu'elle detestait par-dessus tout.

-Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire... enta se s'expliquer le jeune hopme gêné.

-Ah booon? Eh bien moi, je sais ce que je dis Demain, pas de maths, educatin civique. Semaine prochaine, devoir sur la place des femmes dans la société! cracha-t-elle, heureuse d'avoir trouvé une 'punition utile' et admira les mines déconfites de ses élèves. Maintenant, continuez votre travail. Et pour répondre à votre question, non ,les "nanas" ne comptent pas.

Mizuhiro reporta son attention, feignant de ne pas remarquer les regards furieux de ses camarades et tous les signaux chargés de colère que lui envoyait télépathiquement Keigo (c'est-à-dire en gesticulant comme un malade).

Mizuhiro sentait juste un peu mal à l'aise. Il attendit quelques secondes que la jeune femme leur servant de prof se soit rassise -et éventuellement calmée- pour lever la main à nouveau. Celle-ci l'interrogea d'un oeil noir.

-Ben, et leurs numéros de téléphone alors?

-...

Tous les élèves jugèrent bon de se précipiter sur la prof pour la retenir, avant qu'elle n'assassine pour de bon.

Seul assis au milieu de la classe, Kojima ne comprenait vraiment pas pourquoi la prof se mettaitdans un état pareil pour une simple question.