La suite, avec une petite surprise pour Sesshomaru. Une bonne dans un premier temps, une autre plutôt déplaisante.

Merci à ceux qui suivent, et bonne lecture ^^


« Wow quel luxe ! » commenta Tanéko.

Elle et Rin logeraient dans la même suite, située dans l'aile est du château.

« Oui, le lit est grand et confortable. » fit Rin.

Elle était montée sur un grand lit recouvert de soie, entouré de rideaux faits de la même matière. Vue la grandeur de la couche, elles auraient largement de la place pour dormir sans se gêner. Les murs étaient ornés de scènes de batailles, menées sans doute par la famille propriétaire de l'endroit. Des sculptures en bois complétaient la décoration ici et là.

« La mère de Sesshomaru a dit qu'il y aurait une fête demain soir. Me demande ce qu'on va faire en attendant. » reprit Tanéko.

Elle s'assit au bord du lit. Rin se rapprocha d'elle à quatre pattes, avant de se mettre sur le ventre, les pieds balançant.

« Je ne sais pas. Peut-être que toi tu pourras y aller. » avança Rin.

« Tu plaisantes ! C'est pour la haute ce genre de réception, je n'y ai pas ma place. Et je n'ai rien à me mettre, alors bon. »

Des coups frappés à la porte interrompirent leur discussion. Tanéko donna la permission d'entrer. Sesshomaru parut, vêtu d'un kimono vert.

« Je viens vous chercher pour vous conduire au temple. » annonça-t-il.

« Ah très bien, on arrive. » fit Tanéko.

Elle et Rin sautèrent du lit, et le rejoignirent. Il s'effaça pour les laisser passer.

« Vous êtes très mignon comme ça. » glissa Tanéko.

Sesshomaru sentit son cœur s'accélérer à ce commentaire. Il referma la porte, et mena ensuite les jeunes filles dans le dédale du palais. Jaken suivait toujours flanqué de son nintôjo. Les serviteurs qui croisaient leur route s'arrêtaient pour saluer leur maître d'une profonde révérence. Une fois dehors, tous quatre prirent le chemin de la forêt domaniale.

« C'est vraiment grand chez vous. » commenta Tanéko.

Elle s'arrêta soudain devant la statue d'un youkai portant une armure dotée de pointes aux épaules. Sesshomaru remarqua son arrêt, et se retourna. Il s'approcha ensuite de la démon chat.

« Qui est-ce ? » demanda la brune.

« Mon père, InuTaisho. » répondit Sesshomaru.

« Oh. C'est aussi celui d'InuYasha je me trompe ? »

« En effet. Mais Tanéko, je n'aime guère que l'on prononce ce nom en ma présence. » précisa Sesshomaru en lui coulant un regard.

« Pour quelle raison ? »

« Nous ne sommes pas en bons termes. » répondit le blanc en la regardant droit dans les yeux.

« C'est triste. » fit simplement la brune.

Sesshomaru haussa les sourcils. Triste … il fit demi-tour, l'incitant à reprendre ce pourquoi ils étaient là. Tanéko suivit sans poser plus de questions. Sesshomaru mena son monde dans la forêt. Après deux bonnes heures de marche, un temple usé apparut devant eux. Des soldats étaient disposés devant. Ils inclinèrent la tête à l'approche de Sesshomaru.


« C'est ici. » fit ce dernier à l'adresse de la jeune femme.

Cette dernière s'avança alors et le dépassa. Les gardes amorcèrent un geste pour l'arrêter.

« Laissez-la passer. » ordonna Sesshomaru.

Tanéko entra dans le temple. Curieux, Sesshomaru la suivit. La youkai semblait savoir où elle allait, puisqu'elle tournait dans tel angle sans hésitation. Elle déboucha finalement dans une grande salle, au fonds de laquelle se tenait une grande rosace avec une flèche d'or pointée vers l'ouest. Tanéko joignit les mains, avant de mettre un genou à terre, tête baissée et la main droite tendue, index et majeurs seuls visibles. Sesshomaru l'entendit prononcer une phrase dans une langue inconnue.

Ceci fait, la brune se mit à genoux devant la flèche.

« Tu sembles connaître cet endroit. » fit le youkai.

« La flèche de l'ouest se trouve dans la direction dont elle porte le nom. » répondit simplement Tanéko.

Elle s'était donc contentée de suivre cette direction. Logique. Soudain, le bracelet de perles que la brune portait au poignet droit se mit à briller. Tanéko le mit à hauteur de ses yeux. Des rayons sortirent pour former une sorte d'écran. Une prêtresse en position du lotus apparut.

« Tanéko, mon enfant as-tu trouvé un point cardinal ? » demanda la femme.

« Nadeshiko. Je me trouve actuellement devant celui de l'ouest. Que me vaux l'honneur de ton appel ? » répondit la brune.

« J'ai reçu de mauvaises nouvelles. Les pointes du nord et du sud ont été dérobées. » annonça la prêtresse en mettant une main sur le cœur.

Le visage de Tanéko se ferma. Deux points cardinaux en possession de l'ennemi.

« Tu dois te hâter de reprendre le manuscrit, avant que les quatre points ne soient réunis. L'au-delà renferme des secrets qui ne doivent pas tomber entre de mauvaises mains. »

« Entendu, je ferais tout mon possible. »

« Je te fais confiance. Prends soin de toi. »

L'image de la prêtresse disparut. Tanéko laissa retomber sa main, et garda la tête baissée.

« Merde. Nous avons passé des jours à traquer ce fichu gamin, et tout ça pour rien. Que faire ? Je ne peux pas être à la fois à l'ouest et à l'est. Dois-je attendre qu'il vienne par ici ? Ce serait une idée, mais si entre-temps il mets la main sur un troisième point, cela va compliquer encore davantage les choses. Les flèches peuvent faire énormément de dégâts. » pensa-t-elle.

Tanéko se creusait la tête pour déterminer quelle était la meilleure option. Elle entendit Rin s'approcher d'elle.

« Nee-san ? » appela-t-elle.

Celle-ci lui jeta un regard. Rin s'accroupit et posa une main sur son épaule.

« On a pas le cul sorti des ronces. » soupira Tanéko.

« Les youkais de l'ouest sont réputés pour leur maîtrise du combat. La flèche est en sécurité ici. » informa Sesshomaru.

« Et on parle d'une incarnation d'un très puissant démon. Les flèches … elles peuvent être utilisées comme arme. En comparaison une volée de flèches de prêtresses équivaudrait à une chiquenaude. Nadeshiko ne me l'a pas dit, mais je parie que les tribus du nord et du sud ont été éradiquées. » révéla Tanéko.

Sesshomaru fronça les sourcils. Voilà qui était autrement plus préoccupant. Il ferait mieux de tenir sa mère au courant de ce genre de détail. Tanéko se releva enfin, et sortit du temple. Toujours plongée dans ses pensées, elle arriva jusqu'à la statue d'InuTaisho. La brune leva la tête vers l'ancien maître des lieux. Au bout d'un moment, elle se laissa glisser contre la pierre. Sesshomaru s'approcha d'elle. Il avança une main vers son épaule, mais se ravisa, incertain. Un peu plus loin, sa mère avait surprit le geste et haussa les sourcils. Tiens ? Voilà du nouveau. Il faudrait qu'elle fasse plus ample connaissance avec cette youkai chat.


« Hé Sesshomaru ! » fit une voix.

L'intéressé tourna la tête, pour découvrir un démon blond qui le saluait.

« Toru. » fit Sesshomaru.

Ledit Toru s'approcha de lui, puis le salua de manière conventionnelle.

« Heureux de vous revoir, monseigneur. » reprit Toru en s'inclinant.

« Voilà qui faisait longtemps, comment vas-tu ? » demanda Sesshomaru.

« Très bien, j'ai ajouté une nouvelle victoire au tableau de nos terres. Et de ton côté ? »

Un geste attira le regard de Toru. Tanéko s'était relevée, et leur tourna le dos pour rentrer.

« Tiens qui est-ce ? »

« Tanéko, une de mes suivantes. » répondit Sesshomaru en la regardant s'éloigner par-dessus son épaule.

« Une youkai chat hein ? Intéressant. »

Le sourire et le regard que Toru dardait sur la brune ne plurent guère à Sesshomaru. A l'intérieur du palais, Tanéko croisa la mère du youkai.

« Vous avez l'air proche de mon fils, à ce que j'ai pu constater, jeune Tanéko. Comment est-il ? » lança-t-elle.

« Honnêtement ? »

La dame acquiesça.

« Je sais toujours pas par quel bout le prendre. »

La youkai eut alors un rire clair.

« Moi non plus figurez-vous. La seule chose qui l'a toujours intéressé c'était de jouer au petit chef, et ce depuis qu'il est en âge de marcher. »

« Je connais ça. J'ai un cousin qui était la terreur des bacs à sable. » répondit Tanéko avec un air blasé.

« Tiens donc, j'ai l'impression d'entendre l'histoire de Sesshomaru. »

La châtelaine l'invita à faire un bout de chemin avec elle. Tout en marchant, elles devisèrent sur le comportement de Sesshomaru.

« Ah bon ? Il a couru comme ça tout nu dans le palais ? » fit Tanéko avec un grand sourire.

« Oui, avec la fourrure de son père. Il était fier d'être arrivé à la lui prendre. »

« Héhéhéhé ! Il devait être mignon en étant petit non ? » rit la youkai chat.

« Oui, j'ai des estampes à vous montrer si vous le souhaitez. »

La dame ordonna qu'on lui apporte les rouleaux représentant Sesshomaru enfant. Elle invita ensuite la youkai à prendre place à ses côtés sur un divan. Pendant ce temps-là, Sesshomaru était lui aussi rentré avec Toru, suivi de Rin et Jaken. Il découvrit sa mère aux côtés de Tanéko, assises sur un divan, un parchemin sur leurs genoux.

« Oh qu'il était mignon ! Quel âge avait-il ? » s'extasia la féline.

« Un an tout rond. InuTaisho avait demandé au peintre de la cour de faire le portrait de Sesshomaru pour son anniversaire. »

Le concerné pila, yeux ronds. Il venait de comprendre ce que les deux femmes étaient en train de regarder. Toru pouffa de rire. Une mère restait une mère, youkai ou pas.

« Maman ! » s'exclama Sesshomaru les joues rouges.

« Oh Sesshomaru tu es là. Je montrais justement à cette jeune démon quelques images de famille. » fit la mère.

Il marcha vivement vers elle, arracha le parchemin de leurs mains et le roula en vitesse, mort de honte.

« Ooooh non ! » gémit Tanéko.

« N'as-tu donc rien de mieux à faire ? » demanda Sesshomaru à sa mère.

« Allons, pour une fois que je peux discuter de toi avec une personne extérieure, qui me comprends bien en plus. Mais soit, je quitte les lieux puisque je t'embarrasse. » fit la mère d'un ton tragique.

Elle quitta dignement la pièce, ses rouleaux sous le bras. Sesshomaru soupira. Il coula un regard à Tanéko, qui le dévisageait d'un air narquois.

« Brrrm. Et donc Toru, tu me disais que tous nos vassaux seraient présent à cette fête demain soir ? »

« Oui en effet. Nul doute que plus d'une essaiera d'accaparer ton attention. » répondit l'autre, amusé.

Chic alors. Il avait bien besoin d'un ramassis de pintades en train de lui piailler dans les oreilles. Toru pour sa part, reporta son attention sur Tanéko, qui lui retourna un regard interrogateur.

« Sesshomaru, nous n'avons pas été présenté avec ta servante. » fit Toru.

« Quoi ? Je vous arrête je ne sers que moi-même. » répliqua la brune.

« Et elle a du caractère, elle commence à me plaire cette fille. » pensa le blondinet.

« Tanéko, voici Toru un de mes vassaux. Il sera notre invité d'honneur demain soir. » répondit Sesshomaru d'un ton légèrement las.

Ils se saluèrent de la tête.

« J'espère vous y retrouver charmante Tanéko. » lança Toru.

« Euh … c'est que je ne possède pas de tenue appropriée pour ce genre d'évènement. Qui plus est, je ne crois pas être digne d'y paraître. » fit la jeune femme un peu gênée.

« Si ce n'est que cela, je peux aisément y remédier. »

« Bien, dans ce cas. »

Ce dernier point réglé, Sesshomaru demanda à une domestique de raccompagner son monde à leurs appartements.


Le lendemain soir eut lieu la fameuse réception. Sesshomaru et sa mère s'y trouvaient en premier pour accueillir leurs invités. Le seigneur de l'ouest s'ennuyait déjà. Il était habillé d'un kimono noir orné de dragons d'or assortis à ses yeux. Beaucoup de dames le trouvaient magnifique ainsi vêtu. Ce serait à qui serait sa cavalière pour la soirée. Soudain, plusieurs youkais se retournèrent.

« Voilà Toru, on va enfin pouvoir commencer. » pensa Sesshomaru en levant les yeux.

Il afficha toutefois une expression de stupeur en découvrant sa cavalière. Tanéko s'avançait au côté du guerrier, son bras passé dans le sien. Elle était habillée d'un kimono rouge aux superbes motifs fleuris. Mais la coupe était différente de l'ordinaire : celui-ci épousait en effet sa taille fine, soulignait ses formes féminines. Ses cheveux libres étaient parsemés de papillons scintillants. Ses yeux ourlés de noir ressortaient davantage, et sa bouche devenue plus rose était plus que tentante.

« Magnifique. » pensa Sesshomaru.

Le couple s'avança vers les maîtres des terres de l'Ouest, devant lesquelles ils s'inclinèrent avec grâce.

« Messeigneurs. » fit Toru.

« Capitaine Toru, bienvenue sur nos terres. Vous avez combattu avec honneur pour les couleurs de notre maison, et nous vous offrons ce soir un gage de notre reconnaissance. » fit la mère de Sesshomaru.

Du reste ce dernier ne pouvait détacher son regard de la youkai chat. Elle lui était apparue incroyablement belle ce soir. Toru exprima un remerciement, puis s'éloigna en compagnie de la brune.

« Impressionnant. Cette youkai n'est pas de haute naissance, mais on n'en croirait rien en la découvrant ainsi. Elle a la démarche et la grâce qui seyent à une noble dame. » fit la mère du youkai chien.

« Hm hm. » répondit évasivement son fils.

Sa mère lui glissa un regard, avant d'afficher un sourire amusé. Elle alla ensuite se mêler à la foule. Sesshomaru revint sur terre, puis alla lui aussi se fondre parmi les invités. Tout en papotant de ci de là, il repéra la brune dans la foule. Visiblement, elle était à l'aise parmi ces sangs bleus. Concentrant son ouïe, il parvint à saisirent des bribes de conversation. Cela discutait d'art et de littérature. La brune donna un avis pertinent qui plut à ses interlocuteurs. Le couple se faufila ensuite pour rencontrer d'autres huiles.

« Seigneur Sesshomaru, voilà longtemps que nous nous sommes vus. » entendit-il.

Une femme à l'allure charmeuse venait de l'aborder. Il fouilla un instant dans sa mémoire pour retrouver son identité.

« Dame Yuzuri. » répondit-il en inclinant la tête.

Elle avança d'un pas conquérant vers lui. Pintade n°1 en action. Sesshomaru accepta le verre qu'elle lui tendait, mais n'écouta que distraitement son discours. Il cherchait encore Tanéko du regard. Ce fut à peine s'il entendit l'arrivée d'une autre youkai, décidée elle aussi à tenter sa chance. La maîtresse des lieux annonça que le repas était servi. Sesshomaru délaissa sans plus attendre ses deux prétendantes. Toute la foule des courtisans se dirigea vers la grande salle où la table était mise.

« Tout va bien ? » glissa Toru à sa compagne.

« Jusque là oui. » répondit la brune.

« Vous êtes parfaite, continuez comme ça et vous allez tous les conquérir. » sourit le blond.

« Vous me gênez, seigneur Toru. » rougit la youkai.

« C'est pourtant la vérité. »

Sesshomaru les observa se rapprocher pour parler. Toru était installé près des maîtres, ce qui rassura le démon blanc. Il sentait qu'il préférait les avoir à l'œil. Le signal du début du repas fut donné. Si Sesshomaru donnait l'impression d'ignorer le couple, il n'en était rien. Toru était occupé à présenter les courtisans qu'ils n'avaient pas encore approchés à la jeune femme. Glissant une pointe d'humour de temps à autre, il la fit sourire et même pouffer de rire. Ce qui ne manqua pas d'agacer l'héritier.

« Je te sens tendu mon fils. » fit sa mère.

« Tout va bien mère. Je n'aime tout simplement pas ce genre de faste. » répondit Sesshomaru.

« Hééé. » commenta-t-elle.

Sesshomaru la soupçonnait de bien s'amuser, au vu du ton qu'elle venait d'employer. Vers le milieu de la soirée, arriva le tour des danses. Moment d'excitation pour les dames de la cour : laquelle aurait le privilège de danser avec le séduisant seigneur de l'ouest ? Mais Sesshomaru ne bougea pas de sa place, se contentant de contempler les évolutions des couples, la tête appuyée sur une main. Et un en particulier. Il observa son capitaine et la youkai chat virevolter sur la piste. Leurs mouvements s'accordaient parfaitement, comme s'il n'y avait qu'eux au monde. Sesshomaru serra les dents en les voyant aussi près à la faveur d'un tour. Ses yeux flamboyèrent en voyant la main de son vassal se poser sur la taille de la brune.

« Ils forment un joli couple je trouve. » lança la mère du démon chien.

Son fils retint une exclamation d'énervement. Quand est-ce que cette fichue musique allait s'arrêter ? Ça s'éternisait cette histoire. Sesshomaru planta les griffes dans l'accoudoir de sa chaise en voyant Toru chuchoter à l'oreille de sa cavalière et elle rire.

« Je t'avais prévenu. Est-ce que tu commence à comprendre maintenant ? » résonna sa petite voix.

« Comprendre quoi bon sang ? »

« Que t'es amoureux tête d'âne ! »

Il écarquilla les yeux. Pardon ? Qu'entendait-il ? Qu'ouïssait-il, qu'accoustiquait-il ? Lui amoureux ?

« Ça ne s'arrange pas toi. » rétorqua-t-il.

« C'est à toi qu'il faut dire ça ! Pourquoi crois-tu que tu aimes l'entendre chanter, sentir son odeur, manger avec elle ? Pour quelle raison est-ce que tu la regardes plus que les autres ? Et là, pourquoi tu t'énerves en la voyant dans les bras d'un autre ? »

Sesshomaru se raidit. Non il ne pouvait pas … c'était forcément autre chose. La vision d'eux au bord d'une rivière, dans ce rêve où il avait été plongé lui revint. Il s'était senti bien, apaisé, en accord avec le reste du monde. Il frissonnait quand elle lui parlait, ou sentait son cœur s'accélérer. Quand il se réveillait, Tanéko était généralement la première chose qu'il voyait. Cela voulait-il dire que …


« Rends-toi à l'évidence, tu t'en porteras mieux crois-moi. »

Tout à sa réflexion, Sesshomaru ne se rendit pas compte que la musique avait cessé, et que son capitaine et Tanéko se retiraient de la piste de danse. Sa main serra son kimono, à l'endroit du cœur.

« Quelque chose ne va pas Sesshomaru ? » interrogea sa mère.

Il papillonna des yeux.

« Si … tout va bien. » assura-t-il en s'appuyant sur le dossier de sa chaise. Son regard se porta vers le plafonds.

Sa mère haussa un sourcil, pas convaincue.

« Suis-je vraiment tombé amoureux ? » se demanda son enfant.

Plusieurs images de la youkai chat défilèrent devant ses yeux : riante, joueuse, combattante, chantante, dans un rayon de soleil …

« Tanéko ... »

Son cœur pulsa plus fort, pourtant ce n'était pas douloureux. Plutôt agréable, comme les papillons dans son ventre et la joie qui inondait son être. Était-ce cela l'amour ? Tout à coup, un soldat l'appela lui et sa mère. Sesshomaru le reconnut comme étant un de celui qui était posté près du temple.

« Seigneurs … le temple a été attaqué. » lança-t-il tout à trac.

« Et ? » demanda la châtelaine.

« Mademoiselle Tanéko elle ... »

« Elle quoi ? » demanda Sesshomaru qui sentit une vague d'inquiétude l'envahir.

« Elle a disparu poursuivie par l'ennemi ! »