Blabla de l'auteur : Hello à tous. Non je vous avais pas oublié il s'avère simplement que j'ai changé les règles mais on en reparle après le chapitre. Merci à marine (Hello. Tu m'étonnes que tu aies adoré ce chapitre, il est… C'est le chapitre clé en fait :p Celui-ci devrait aussi te plaire. Bisouilles), SirineLovatic, Solen (Hello la revenante. =) Bon comme tu t'en veux assez, je te fais pas la morale (genre j'ai le droit de te la faire tu sais :p) Ouais j'avoue c'est un peu la crise sur cette fiction parce que je l'ai écrite pour vous, pas pour moi du coup… Oui je me doutais que personne n'imaginait que Jake ait demandé à Shane… Encore plus qu'il ait accepté quand on sait qu'il est amoureux mais bon… Mais en fait Shane pensait qu'elle allait juste l'envoyer chier (ou tout du moins se refermer et ne pas lui parler) et qu'il allait partir lassé mais non… Enfin on ne va pas lui en vouloir grâce à ça, Mitchie s'est ouverte donc… Bah écoute si t'as d'autres questions sur comment Shane vit… Quoique ce soit… Je prie pour que ce soit les passages demandés par les lecteurs pendant le sondage sinon… Sinon tant pis :p Bisouilles), Angele (Hello miss. J'avoue c'est la scène que j'ai eu le plus de mal à imaginer… Se mettre dans la tête d'un mec c'est facile (plus que tu peux le croire en fait) mais devoir reprendre ses réactions (que j'avais imaginés sans savoir comment un mec réfléchit)… C'était difficile mais je crois que je ne m'en suis pas trop mal sortie :p Bah en fait Shane est surpris oui mais ce qui est troublant c'est qu'il y avait pensé… Bon ok il avait abandonné l'idée mais il y a pensé donc… Enfin c'est perturbant d'entendre ce genre de chose. Je parle en connaissance de cause ! Mais oui il aurait préféré se tromper (je précise je sais plus si je l'ai mis dans ce chapitre ou après ^^) Ouais l'avantage c'est qu'il aura une excuse pour se rapprocher d'elle et éloigner les autres gars. Pas obligé d'avoir qu'il est amoureux :p Bisouilles), et Julie72 (Salut. Ravie que cette fiction te plaise. J'avoue je préfère la version Mitchie :p Bises) pour leurs reviews. Rendez-vous après le chapitre
Disclaimer : L'univers, ainsi que ses lieux, et ses personnages, ne m'appartient toujours pas ! (Hélas) C'est toujours la propriété de Disney ! Je ne fais que l'emprunter un court instant ! Et naturellement, je ne touche absolument rien, mais vous avez le droit de me laisser votre avis ! :p Quant aux commentaires de nouna, je les garde pour moi, d'accord ? :p
Fiction se passant UNIQUEMENT dans les yeux de Shane
RéactionS
Je rentrais chez moi pour dix-neuf heures et ma mère sourcilla en me voyant pensif.
« - Un problème Shane ?
« - Hein ? Euh non, mentis-je. Juste… Une contrariété sans plus. Euh je n'ai pas très faim ce soir, ça t'ennuie si je monte directement dans ma chambre ?
« - Je te rappelle que tu dors très mal le ventre vide.
« - Ouais je sais, admis-je, mais j'ai un cours de bio à réviser et une disserte sur « Une bouteille à la mer » et j'ai du lire les trois premières pages donc…
« - C'est une très belle histoire, me dit-elle en souriant. Bon, je te montrerais quelque chose pour que tu te cales l'estomac au moins. File faire tes devoirs.
« - Merci maman, t'es la meilleure.
Elle sourit et je montais pour faire mes devoirs. Je n'avais pas envie de les faire, je voulais penser à Mitchie, imaginer comment elle vivait ça et comment elle le gérait au quotidien, je voulais lui écrire une chanson et la lui chanter juste pour la voir sourire, l'entendre rire. Un texte pour qu'elle sache qu'elle n'était plus seule seulement, si j'avais un mauvais bulletin, ma mère risquait de m'obliger à aller à l'université donc… Je m'installais à mon bureau et sortit de quoi travailler sérieusement.
Ma mère monta une demi-heure après et déposa une coupe de fruit ainsi qu'un hamburger et je la remerciais avant de lui demander son avis sur le livre. L'histoire est mignonnette mais je devais décrire ce qu'elle m'évoquait et hormis que les sms allaient plus vite que les bouteilles…
« - Il faut se mettre dans le contexte Shane, soupira-t-elle quand je lui avouais mon point de vue.
« - Mais pourquoi mettre une bouteille à la mer ? Ecrire n'aurait pas été plus simple ? Enfin je veux dire, avant de la lui envoyer par la poste ou l'équivalent de l'époque.
« - Tu n'as pas été assez loin dans ta lecture pour poser ce genre de questions, sourit-elle. Mais jeter une bouteille c'est comme mettre sa vie dans les mains de Dieu. Bon, soupira-t-elle en s'asseyant voyant que je ne comprenais toujours pas l'intérêt, quand tu écris un sms, tu l'écris pour une personne en particulier, ou deux éventuellement, n'est-ce pas ?
« - Bah oui. La conversation ne regarde personne d'autre.
« - Bon maintenant imagine que tu aies le cœur brisé, non que je ne te le souhaite mon chéri, s'empressa-t-elle d'ajouter me faisant sourire. On imagine que c'est le cas, et que tu ne veuilles pas que tes amis sachent combien ça te fait souffrir. Au lieu de le mettre dans une des chansons que tu ne fais écouter à personne, tu écris une lettre sans qu'elle n'ait de destinataire précis. Le fait de la jeter à la mer signifie que tu veux simplement évacuer ta colère, ou ton ressenti, sans que personne ne puisse le lire.
« - Et si quelqu'un la lisait ?
« - C'est ça qui est beau dans cette idée. Imagine que des années plus tard, une personne souffre énormément et tombe sur ta bouteille ? Elle s'apercevra qu'elle n'est pas la seule à souffrir ainsi, et peut-être même qu'avec la technologie de maintenant, cette personne prenne contact avec toi via un réseau social et te dise « J'ai trouvé ta bouteille. Tes mots m'ont touchés. Je vais faire comme toi, tout déballer sur papier pour aller mieux. Merci » ça ne te ferait pas plaisir ?
« - Ce serait surtout bizarre, reconnus-je septique… Mais je comprends. C'était un moyen de faire le vide ou d'envoyer un message en espérant que Dieu soit clément et le livre à la personne aimé ? Dans le livre, je veux dire ?
Elle sourit et haussa les épaules avant de me laisser seul. Je pris une feuille et, sans plagier ma mère, j'expliquais mon point de vue, que pour moi c'était comme un appel. Une façon de laisser le destin choisir si on pouvait ou non vivre avec le destinataire de la bouteille, puis je fis mes maths avant de passer à la biologie. J'avais beaucoup de mal avec le génome, n'ayons pas peur des mots, c'était une horreur. C'était concret pourtant j'avais beaucoup de mal à me représenter l'ADN et tout ça. Je me demande comme Mitchie fait pour se passionner pour ce genre de chose. Mon esprit divagua rapidement et tout en picorant les fruits, je pensais à mon amie. Comment avait-elle fait pour que personne, dans son entourage, ne s'aperçoive de ça ? Ils n'avaient pas vu qu'elle allait mal ? Qu'elle se renfermait ? Je n'arrivais pas à comprendre comment ses parents avaient fait pour ne rien voir. C'était leur fille, elle était joyeuse et du jour au lendemain, elle ne l'était plus, elle souriait moins, ne parlait plus, se renfermait… Ça avait du être flagrant, pourtant… Pourtant personne n'avait rien vu ! Et personne ne verrait rien tant qu'elle continuerait de ne rien montrer. Il fallait qu'elle en parle à ses parents, à sa mère surtout. Je devais la convaincre de parler, de tout dire, que ce Dylan ne puisse pas recommencer… Ses deux cousines, les terribles jumelles auraient bientôt quatorze ans, l'âge de Mitchie quand… Je secouais la tête, je devais la convaincre de parler, mais comment ? Comment lui faire comprendre que c'était son devoir. Elle avait déjà souffert, et elle allait devoir parler. Tout déballer en public. Le revivre une autre fois très probablement et en pleurer revoyant les images défiler dans sa tête. Je commençais à la connaître assez pour deviner qu'elle allait penser qu'elle n'était pas assez forte pour parler, pour assumer son rôle de victime et reprendre sa vie là où elle l'avait laissé deux ans auparavant. Pourtant il le fallait. Il fallait qu'elle redevienne cette jeune fille vive, pleine de joie, aimant parler ou faire la folle. J'étais persuadé qu'elle était ainsi avant ce viol et je me promis d'être présent pour l'aider. Je ne voulais plus revoir cette jeune femme que j'avais vue au café. Son visage ruisselant, ses yeux rouges mais plein de douleur et de souffrance, à l'âme brisée. Cette fille sans sourire, presque sans vie. Elle semblait brisée, non elle était brisée de l'intérieur et j'avais été flatté qu'elle se confie à moi, même si j'aurais préféré autre chose, mais elle en avait parlé. A un garçon qui plus est. Une personne du même sexe que celui qui lui avait fait si mal. Certes, elle n'avait pas prononcé le mot viol mais elle n'en avait pas eu besoin pour que je comprenne. Et à présent que j'avais toutes les cartes en main, je comprenais mieux ce petit oiseau tombé du nid de l'innocence, bien trop tôt. Sa manière d'agir et de réagir avec l'extérieur, son besoin d'espace, son aversion pour les contacts physiques, et sa réserve. Son besoin de paraître invisible aux yeux du monde. Tout ça, ce n'était qu'un moyen de se protéger. De veiller à ne pas revivre pareille souffrance, pareil traumatisme. Elle force l'admiration ! Malgré elle, je veux dire. Elle est tellement forte, malgré ce qu'elle pense d'elle, tellement… Mon Dieu et tellement belle ! Avec son regard de petit animal apeuré qui accentuait son côté fragile que je mourrais d'envie de protéger. Je voulais la serrer contre mon cœur et lui promettre à l'oreille que je ne laisserais plus personne lui faire du mal. Que j'allais veiller sur elle comme le trésor qu'elle était.
« - Shane tu as terminé, demanda ma mère en entrant dans ma chambre me faisant sursauter.
« - Hein ? Euh non. Enfin pas mes devoirs… Ni mon hamburger désolé. Il est tard, demandais-je en regardant ma montre. Ah oui déjà vingt-trois heures… Bon bah on va dire que j'ai assez révisé quoi. Je terminerais demain.
Elle acquiesça et prit le plateau presque intact alors que je me déshabillais, laissant mes vêtements sur le sol. Je rangerai demain ou… Ou plus tard. Je me couchais et m'endormis rapidement. Je devais manquer de sommeil puisque je n'entendis pas mon réveil et le temps que je me prépare, je ratais le bus aussi mon père me proposa de m'emmener. Cool, je n'aurais pas à courir jusqu'à chez Mitchie… Même si j'aurais préféré avoir de ses nouvelles ce matin autrement que par sms. « Plus jamais on va boire un verre après le lycée, je suis morte et je n'ai pas fait la moitié de mes devoirs. Sache-le je te hais ^^ » J'avais voulu répondre à son message et si j'avais bien commencé plusieurs réponses, aucune n'était satisfaisante et au final, je lui répondis de vive voix quand elle arriva, après moi. Je m'excusais de ne pas avoir fait parti du voyage et bien qu'elle dise le contraire, je voyais que ça l'avait peiné. Je résistais à l'envie de la prendre dans mes bras pour qu'elle me pardonne et on discuta tous les quatre… Enfin tous les trois alors qu'elle nous écoutait.
Etrangement, me parler, me raconter son passé, me montrer ses blessures, lui fit du bien. J'ignore si elle en avait conscience mais elle sembla plus vive. Elle demanda les numéros de Nate et Jason, fit la conversation avec nous et partagea même son repas avec notre clown quand il avoua que son repas, à l'aspect ragoûtant, était infect. Sans compter qu'elle me laissait la prendre dans ses bras durant la pause du matin et son attitude nouvelle, ainsi que mes réactions, ne laissèrent personnes indifférents. J'étais à peine chez moi que mon portable m'avertit que j'avais un sms. Je l'ouvris pour voir qu'il venait de Nate. « Il s'est passé quoi avec Mitchie ? Elle n'est pas comme d'habitude ! » Je commençais à y répondre quand Jason s'y mit. « Dis-moi t'as droguée Mitchie hier ou quoi ? Je ne l'ai jamais vu si vive ! Et si câline ! » Soupirant, je montais dans ma chambre, tout en leur répondant. « Il s'est passé qu'on a parlé à cœur ouvert de pas mal de choses. Elle en avait gros sur la patate hier après que Jake l'ait lourdement dragué. On a été boire un chocolat pour décompresser et une chose en entraînant une autre, elle m'a parlé de son passé, et moi du mien. » Je l'envoyais puis je répondis au second. « Non je n'ai pas drogué Mitchie, je l'ai écouté. Elle avait besoin de vider son sac. Jake a tenté de la draguer mais plutôt que de renoncer au premier non, il a persisté… Elle était montée en boucle ! » Satisfait de mes mensonges, j'ouvris mes cours pour commencer à travailler quand je reçus de nouveaux messages. « Jake a dragué Mitchie ? Alors qu'il sort avec mon ex ? Le con. Elle t'a dit quoi sur son passé ? » m'envoya Nate alors que Jason se moquait de Jake me promettant de lui casser la figure si jamais il s'approchait, à nouveau de Mitchie. J'aime l'idée !
Je passais une partie de la soirée à discuter par sms avec eux, tout en songeant au rendez-vous de vendredi. On devait se voir avec Mitchie, pour manger et parler. Je ne la comprenais pas. Avant, elle sautait sur toutes les occasions pour nous fuir et là, j'avais réussi, sans insister, à passer la soirée avec elle uniquement, alors qu'il m'avait fallu vingt minutes d'insistance pour un repas en septembre… Etait-ce parce qu'elle me considérait comme un ami qu'elle avait accepté si vite ? Ou avait-elle encore des choses à me confier ?
Je terminais mes devoirs tout en réfléchissant à cette histoire et puis j'envoyais un sms à ma cousine. « T'es dispo là ? Je suis perdu. Les nanas c'est trop compliqué, j'ai besoin de tes lumières. » Je notais qu'il devait être minuit ou presque mais Christie me répondit aussitôt. « Salut mec. (Au passage la politesse tu connais ?) Et ouais je suis dispo. Envoie tes questions, je vais y répondre. Ciao. » Je souris et répondis « Salut ma cousine préférée. Comment vas-tu en cette presque fin de semaine ? Le ciel était toujours aussi beau à New York ? Première question : Pourquoi une fille te confie un secret ? Bonne fin de soirée bella. Fais de doux rêves (j'ai été assez poli là ?) » Je l'envoyais en riant puis j'eus le temps d'enfiler mon pyjama avant qu'elle ne me réponde. « T'as vingt sur vingt en politesse. Bravo tu passes en classe supérieure. Et pour répondre à ta question, c'est soit parce qu'elle a confiance en toi, soit parce que tu lui plais, ou alors parce que t'es le premier qu'elle a croisé alors qu'elle avait envie de parler. Tout dépend du contexte. » Je soupirais et observais l'écran me demandant si je pouvais en parler à ma cousine puis je décidais que non. « Ouais, tu m'aides pas. En l'occurrence, j'ai du lui poser des questions pour qu'elle m'avoue son secret. Ça rentre dans quelle catégorie, dans ce cas-là ? Elle a confiance ? Je lui plais ? » Tout en attendant sa réponse, je pris une feuille et je commençais à écrire sans but, je voulais seulement me vider la tête.
Tu es la force qui m'inspire / Celle pour qui je veux sourire / Je sais que tu as peur de l'amour / De sentir qu'un jour / Tu perdes le contrôle de toi / Que tu t'abandonnes à moi. / Je voudrais tant te promettre / De tout mon être / Que je serai toujours là / Pour veiller sur toi. Que tu n'as plus à avoir peur / Ces mots ne sont pas un leurre. / Tu peux ne pas croire en moi / Continuer à avoir peur de toi / Mais je sais qu'un jour / Je te dévoilerai mon amour / Que ce que je ressens pour toi / Ce n'est pas qu'une pulsion / C'est plus que ça pour moi / C'est le début d'une passion…
Un message arriva et je lâchais ma feuille au profit de mon portable. « Encore une fois, ça dépend, mais de son attitude. Elle cherchait à se coller à toi, à avoir un contact tactile ? Elle te fixait avec un regard doux mais fixe ? Ou elle restait à sa place, et parlait alors que son regard était plutôt fuyant ? » Bon sang, c'est si compliqué que ça une fille ? Secouant la tête, je lui expliquais qu'elle avait eu du mal à parler, qu'elle fixait souvent ses mains, qu'elle balbutiait, qu'elle avait pleuré en prononçant certains mots, puis j'attendis sa réponse espérant qu'elle serait claire. « Alors là non tu lui plais pas tombeur. Mais c'est clair qu'elle a confiance en toi (je la comprends tu dégages un truc protecteur c'est pas croyable). T'as d'autres questions ? » Je fixais l'écran. Ainsi donc, elle me voyait comme un bodyguard ? Voilà un rôle qui peut me convenir pour le moment. Et quand elle sera prête, je lui avouerais que j'aimerais être plus. « Et le fait qu'elle veut qu'on se revoit. Cette fois-ci pour manger et discuter un vendredi soir. Je l'interprète comment ? Comme un rencard amoureux ? Ou comme une soirée pour se distraire ? » Observant l'heure, je notais que minuit avait sonné et je me promis de me coucher rapidement. « Tout dépend du secret ? Il est de genre « Mon copain m'a quitté après qu'on ait couché ensemble et mes parents ne sont pas au courant » ou plutôt « mon père me bat depuis que je suis enfant » ? Si c'est le premier cas de figure, y a de grandes chance qu'elle se sent proche de toi et qu'elle veut voir si y a possibilité de plus malgré ses confidences. Si c'est l'autre cas… » Un second message arriva et je souris. « (Foutu limite de caractère) y a de fortes chance qu'elle veuille juste s'assurer que la vie continue. Qu'il n'y a pas de conséquences directes sur sa vie. Désolée si je fais court mais j'ai cours demain et après un shooting pour des jeans… D'ailleurs si tu connais une fille qui met des destroys, dis-lui que tu as quelqu'un qui en vend. J'en ai au moins une trentaine. Bisous et tiens-moi au courant. » Je fixais mon téléphone puis je souris « Ok donc c'est pas un rencard. Merci pour tes lumières cousine. Et pour les jeans… T'as conscience que je parle qu'à des mecs ? (Bon et à une fille qui ne mets pas de destroy. Elle cherche à être invisible donc… Revends-les sur internet.) Bises » Je l'envoyais puis je me couchais bien décidé à ne pas me lever en retard, une nouvelle fois.
J'eus la réponse de ma cousine qu'au réveil. « Je peux pas. Si jamais les agences voient que je revends leurs cadeaux, je suis grillée. Mais merci du tuyau. Bonne journée. » Je souris et lui répondis. « Envoie-les à la maison et poste l'annonce en mettant l'adresse de ta tante. Tu n'auras pas de problème et je te promets de ne pas prendre de commission sur tes recettes. » Je me levais sur ce message et pris ma douche avant de descendre pour prendre mon petit-déjeuner.
« - Je t'emmène ce matin, demanda mon père en passant.
« - Euh non je dois voir Mitchie donc… Je prendrais le bus.
« - Dis donc, tu passes pas mal de temps avec elle, non ?
« - Ouais comme avec Nate et Jason. Ça pose problème ?
« - C'est une fille.
« - Oui, ris-je. C'est une fille papa, tu es un grand observateur, me moquais-je.
« - Ce que je veux dire c'est qu'on pourrait penser que ce n'est pas qu'une fille parmi d'autres pour toi. Comme Judith par exemple.
« - Attends confonds pas. Mitchie c'est une fille adorable et très gentille. Judith c'est une plaie à tendance glue qui s'incruste plus vite que de la moisissure. Ne mélange pas les serviettes et les torchons !
« - Amoureux ?
« - Non, mentis-je. C'est juste que Mitchie a… Comment dire ? Elle est plus profonde que les autres gamines superficielles du lycée. Je veux dire, elle ne parle pas de mode ou de Johnny Depp. Tout ça, ça ne l'intéresse pas, elle préfère parler psychologie et sociologie, mentis-je une seconde fois. Et étrangement, c'est plus intéressant. Ça me repose des autres qui ont comme unique but, une grosse soirée pour fêter la fin du lycée puisqu'elle voit après le lycée.
« - Je vois… T'es amoureux mon fils, dit-il en se levant.
Il passa près de moi et m'ébouriffa les cheveux comme à un gamin de cinq ans et je soupirais cherchant à comprendre comment faisaient mes parents pour réfléchir. Bon certes, elle me plait, c'est un fait indéniable mais vu son passé, je ne sortirais pas avec avant au moins son entrée à la fac donc… Pourquoi dès qu'un mec et une nana parlent ensemble, ils sont forcément amoureux ? Je me posais cette question à voix haute et ma mère, qui passait par là y répondit.
« - Parce qu'il a été prouvé qu'il est psychologiquement impossible qu'un garçon et une fille soit amis sans que l'un ou l'autre ne ressente à un moment ou à un autre, une attirance pour l'autre… Et vu le regard que tu as quand tu parles de Mitchie, c'est plus qu'évident mon chéri.
« - Ouais, bon j'arrête d'essayer de vous convaincre, visiblement c'est peine perdue, soupirais-je en me levant. Je file au lycée.
« - Shane ?
« - Oui maman, demandais-je en revenant dans la cuisine.
« - C'est Mitchie qui t'a fait ça ?
« - Fait quoi ?
« - Je ne sais pas, tu sembles bien plus mature et réfléchis depuis avant-hier soir et je m'en demande la raison. Comme c'est la dernière personne à être entrée dans ta vie… Tu veux en parler ?
« - Non. Il n'y a rien à dire maman. Mitchie et moi sommes simplement amis. Il se trouve qu'on a beaucoup parlé récemment et on a plusieurs points en commun, c'est tout. Mais elle est également amie avec Nate et Jason. Et eux, on ne les ennuie pas en leur disant qu'ils sont amoureux.
« - Oui mais Mitchie est le genre de fille qui te plait habituellement. Discrète, gentille, bien éduquée, sérieuse. Sandy était comme ça aussi.
Sérieuse ?… En surface seulement puisqu'elle m'a convaincu, très facilement je le reconnais, de coucher avec au bout d'un mois, alors qu'avec Mitchie, ça ne serait pas pour tout de suite, dans l'hypothèse où je lui plairais mais bon… Je soupirais, cachant mes pensées à ma mère et montais prendre mon sac. J'en profitais pour me recoiffer rapidement et me brosser les dents puis je rejoignis l'arrêt de bus pour le voir arriver.
Etonnement, moi qui crus que je serais tranquille, ce ne fut pas le cas. Même si Mitchie ne me posa aucune question aussi débile que « t'es amoureux ? » Nate me harcela, durant le cours de sport, pour savoir de quoi nous avions parlé avec Mitchie l'autre soir et Jason fit de même quand il fut en biologie où il regarda un film sur le génome, comme il me l'expliqua par sms. Je devais avoir changé puisque chacun leur tour, mes proches me demandèrent ce que j'avais, pourquoi je semblais si pensif, à qui je pensais, et j'en passe. Notons que même mes camarades de cours me posaient la question. A croire qu'ils n'ont jamais vu un mec réfléchir… Même si c'est rarement mon cas. Les filles pensèrent que j'étais tombé amoureux, ou que je m'étais pris un râteau, et qu'il fallait qu'elles me consolent. A plusieurs reprises, durant les cours, je reçus des boulettes de papiers de nanas qui me proposaient d'aller boire un verre pour oublier mon chagrin. Tout comme mes parents. Bien que ma mère semblait avoir une idée bien arrêtée sur la question.
Je la surpris au téléphone, en rentrant de mon rendez-vous avec Mitchie, à discuter avec Marley, la mère de Christie soit dit en passant. Toutes les deux cherchaient visiblement à comprendre pourquoi je semblais si calme.
« - … Non mais je pense qu'il est amoureux de sa nouvelle camarade. La petite Mitchie. … Oui voilà. … Oh non voyons, elle est adorable. Discrète, gentille, polie, sérieuse, même s'il préfère dire qu'elle est bêcheuse. … Oui bonne idée, je suis sûre que ça ne ferait pas de mal à Christie… Ni à Shane d'ailleurs. … Je vais voir avec sa mère, rit-elle, peut-être que leur fille déteindra sur nos gamins.
Ok ça fait plaisir. Secouant la tête, je rejoignis ma mère au salon et lui tapais sur l'épaule. Elle se tourna et me regarda cherchant à savoir ce que je lui voulais et je pris le téléphone que je mis en haut-parleur.
« - Bien que je pense que Christie et moi sommes parfaits tels quel, je ne pense pas que nous obliger à passer du temps avec Mitchie ne nous change… Surtout qu'elle est un pied en math. Crois-moi tatie, tu y perdrais au change. Au fait, ajoutais-je pour ma mère qui souriait, je suis rentré. Mitchie te passe le bonjour. Je file.
Sur ces mots, je rejoignis ma chambre en repensant à la soirée qu'on avait passé elle et moi. Gretchen et Judith m'étaient tombées dessus dès la fin des cours et j'avais cru que j'allais être obligé d'annuler la soirée mais non, j'avais réussi à m'en dépêtrer avant de rejoindre Mitchie qui s'était changé… Le blanc est décidément une couleur qui lui va bien, songeais-je en me souvenant que l'immaculée de son manteau relevait son côté mexicain.
Secouant la tête, je me laissais tomber sur mon lit pour penser à la conversation. On avait parlé de tout et de rien. J'avais découvert qu'elle semblait encore apeurée par les groupies qu'on avait, bien qu'elle ne montre rien. Enfin tant qu'on ne se disputerait pas avec elle au lycée, elle serait tranquille. Les filles ont tellement peur de nous décevoir en s'attaquant à elle, qu'elle a la paix. Je souris en me souvenant qu'elle m'avait demandé si elle ne devenait pas trop collante… Alors qu'il faut qu'on lui précise qu'elle est invitée si on mange dehors ou si on change de table… Comment avait-elle cru qu'elle pourrait être collante ? Certes, elle acceptait de se blottir contre moi quand elle avait froid mais hormis ça, il n'y avait pas vraiment de changements. Mais sa question en avait engendré une autre. Est-ce que ça l'ennuyait que j'ai changé d'attitude vis-à-vis d'elle. Je lui avais promis de ne rien changer seulement, c'était un fait, je ne pouvais pas m'empêcher de lui proposer un câlin quand elle avait froid, ni de lui servir d'oreiller si elle était fatiguée. Dans ces rares moments où elle se collait à moi, je sentais la subtile odeur de fruits rouges et de menthe qui émanait d'elle. Et quand elle n'était pas dans mes bras, je ne pouvais m'empêcher de l'observer m'assurant qu'elle n'avait aucun regret. Sur ses aveux ou les gestes qu'elle avait envers moi. Heureusement, elle ne les regrettait pas, bien au contraire. Ça l'avait soulagé de parler, elle avait l'impression que son secret était moins lourd et je souris ravi de pouvoir l'aider. Je songeais brièvement à orienter la conversation afin de la convaincre d'en parler à sa mère mais quand elle me parla de Connie qui la trouvait différente, je changeais d'avis. Je décidais de lui laisser quelques semaines de répit avant de lui soumettre l'idée. Le tout avec subtilité… Ce que je ne sais pas faire… Bah, j'emprunterais un livre sur le sujet à la bibliothèque de ma mère. La conversation avait ensuite dérivée sur Nate et Jason et les conversations qu'on avait quand elle n'était pas là. Je pensais lui avouer le harcèlement que je vivais depuis ce fameux lundi mais je renonçais. Je ne voulais pas qu'elle regrette ses aveux et qu'elle ne veuille plus me parler de ses problèmes. Même si l'entendre dire qu'elle était notre seul sujet de conversation me fit rire. Je lui avais assuré qu'on parlait autant de voiture, que de musique ou de littérature.
La conversation s'était faite toute seule, et loin des cours, seul sujet que je pensais qu'on pourrait aborder. Au contraire, c'était les relations qu'on avait qui avait prédominée. Elle m'avait demandé si on avait des copines ou des filles en vue, et j'avais menti. Je ne pouvais pas, dans l'état actuel des choses dire que oui, une me plaisait et qu'elle mangeait face à moi, elle l'aurait mal pris. A la place, je l'avais rassuré. Ayant vu à quel point, elle supportait mal les incursions dans son cercle mental, je la préviendrais à l'avance si une fille me plaisait… Ce qui ne risquait pas d'arriver. Je songeais cependant à prévenir Nate et Jason de ce point de détail. Histoire qu'elle ne se sente pas prise au dépourvu. Cela étant j'étais curieux de savoir si, de son côté, quelqu'un lui plaisait. La réponse ne m'avait plus qu'à moitié. J'étais rassuré de savoir que pour le moment aucun ne lui plaisait, je n'avais donc aucun concurrent seulement voilà, aucun signifiait que même moi, elle ne me voyait que comme un ami. Et ça, je trouvais pas moins cool. Cela dit je découvris quel genre de garçon lui plaisait et j'avais les qualités pour. Je m'entendais bien avec ses amis, logique c'était les miens, j'aimais la musique, et comme n'importe quel mec, je n'éprouvais pas le besoin de parler sans arrêt. Seul bémol… Je ne connaissais pas beaucoup de gars de notre âge qui n'aime pas coucher avec leur copine… Bon au moins ça signifie que pour le moment, je n'ai pas de soucis à me faire. Et ça c'est une bonne nouvelle pour mon ego. Elle me retourna la question et je dus me retenir de ne pas dire que pour le moment, seule elle me plaisait. A la place, j'avais tenté de la décrire, sans faire trop précis afin qu'elle ne se reconnaisse pas.
Flash-back
« - Et toi, qu'est-ce que tu recherches chez une fille ? Un cerveau, me demanda-t-elle amusée.
« - En partie oui, ris-je avant de reprendre sérieusement. J'y ai jamais réfléchi, en fait ! Il faudrait qu'elle aime la musique, puisque comme toi, c'est une partie importante de ma vie, qu'elle s'entende avec Jay, Nate et toi, naturellement, après… Qu'elle ait de la conversation, et qu'elle aime rire, et surprendre, surtout ! J'ai toujours apprécié les personnes qui ne se dévoilent pas ! Tu sais, comme toi. Qu'il faut interroger pour en savoir plus, quoique toi, t'es pire, parce que même avec un action ou vérité, t'as réussi à garder un épais mystère sur toi. Une enquête digne d'Hercule Poirot.
Fin du flash-back
Le reste de la soirée avait été reposant. Sachant qu'elle me voyait que comme un copain, je ne m'étais pas senti obligé d'être parfait et même si j'avais envie de l'embrasser, ou de lui tenir la main, je n'avais rien fait, préférant prendre ce dîner pour ce que c'était. Une pause dans nos emploi du temps de lycéen. Il n'y avait aucun flirt, aucune séduction ou tentative de drague derrière nos mots, ou nos gestes et je découvris que c'était agréable. Ma poche vibra et je vis que Christie m'envoyait un message. « Alors ça en es où ? C'est quand ce rencard ? Je veux savoir ! En plus ma mère vient de me dire que t'es amoureux d'une dénommée Mitchie. C'est qui ? Je la connais ? Elle est mignonne ? Elle ne veut pas un jeans destroy ? » Je pouffais en l'entendant parler de ses jeans et tapais une réponse. « Hello mal polie. Le rencard c'était ce soir, je viens de rentrer. Et y a rien à savoir. On est ami, elle n'est pas prête à avoir un copain et si la dénommée Mitchie me plait (si tu le dis à ta mère, je brûle ta garde-robe), je ne suis pas amoureux. Tu connais mon avis sur la question. Et c'était avec elle que j'étais ce soir. C'est une camarade de lycée que tu ne connais pas et oui elle est mignonne mais elle ne met pas de jeans destroy. » Allongé sur mon lit, je repensais à la fin de la soirée. Quand j'avais remercié l'hiver d'être froid. Elle s'était blottie dans mes bras, sans rechigner et j'avais croisé le regard envieux d'une nana de notre âge qui était avec son gars qui semblait plus intéressé par son portable qu'elle. Et ouais pas de bol, je suis un exemplaire unique. La réception d'un message m'empêcha d'aller plus loin dans mes pensées et j'ouvris le message de Christie. « Chacun son tour d'être mal polie ^^ C'est quoi que je ne dois pas dire à ma mère ? J'ai oublié héhé Et alors ça c'est passé comment ? Vous avez discuté tranquillement ? Flirté ? Elle t'a raconté sa vie ? Tu as passé la tienne au scanner… Allez dis-moi, je veux savoir. Ça me plait l'idée d'avoir un cousin amoureux. D'après ma mère (qui le tient de la tienne) la Mitchie en question est toute parfaite alors je veux TOUT savoir…. Et au fait t'es sûre qu'elle n'est pas prête à avoir un copain ? Parce qu'elle peut très bien t'avoir dit ça pour ne pas te vexer. » Je sourcillais et répondis « Ça c'est bien passé. Comme si j'avais mangé avec toi. Sauf que Mitchie est plus jolie. Et oui elle a beaucoup de qualité mais elle a un passé plutôt chargé. Et je ne peux pas t'en dire plus parce que ça risque de revenir aux oreilles parentales et ça… C'est exclu » Je l'envoyais persuadé d'avoir le temps de me changer mais elle me répondit plus vite et j'enfilais mon tee-shirt avant de regarder sa réponse. « Non JE suis la plus belle. C'est mon papa qui me l'a dit et toc. Et si je te promets de rien dire aux adultes, tu m'expliques ? » Je regardais le message perplexe. D'un côté, je sentais que j'avais besoin d'en parler, mais d'un autre côté… Je lui avais promis de ne rien dire. Je soupirais et m'excusais mentalement auprès de Mitchie. « Ok appelle et répète-moi ton serment. » Je l'eus à peine envoyé qu'elle m'appela.
« - Oui, souris-je. Je te jure de ne jamais répéter ce que tu m'enverras par sms, fusse-t-il que je meurs pour préserver ce secret… Je peux savoir maintenant ? Ouais, soupirais-je, je te raconte par sms mais tu l'effaces dès que t'en a pris connaissance.
Elle le promit et raccrocha et je soupirais. « Bon je te passe les détails mais y a deux ans son con de cousin l'a violé. Et elle n'en a parlé qu'à moi lundi. Elle n'est pas prête pour avoir un copain… Déjà qu'elle bute sur les mots ayant attrait au sexe alors… » Je l'envoyais puis effaçais le message aussitôt afin qu'il n'y ait pas de trace. « Oh mon Dieu mais quel connard ! Non mais sérieux ? Il a osé ? (j'ai effacé le message t'inquiète) tu m'étonnes qu'elle n'est pas prête… Attends elle avait quinze ans ? C'était sa première fois ? » Je soupirais mais répondis « Ouais malheureusement il a osé… Et retenté sa chance cet hiver… Non elle avait quatorze ans et oui c'était ses premières fois. Du premier baiser à la première fois. Un conseil pour lui faire comprendre qu'elle doit parler si elle veut guérir ? » Je m'allongeais en soupirant, me promettant d'en parler à Mitchie quand elle serait plus à l'aise avec le sujet. De préférence avant qu'elle rencontre Christie. Je reçus un message et je m'empressais de le lire. « Euh non pas de conseil malheureusement et je vois pas vers qui je pourrais en demander donc… Désolée. N'empêche la pauvre… » Je la remerciais pour son sms inutile puis la prévins que ma semaine avait été longue. Sans compter que demain j'avais une répète avec mes potes. Elle me souhaita bonne chance et je me couchais pour m'endormir rapidement.
Seulement quand j'arrivais chez Nate, on ne prit pas nos guitares. Au contraire, je fus littéralement harcelé. Tout y passa. Du Elle t'a raconté quoi Mitchie pour que vous soyez si proches ? au Je paris que vous êtes secrètement ensemble. J'avais beau leur assurer qu'on n'était qu'amis et que ce qu'elle m'avait dit était protégé par le sceau du secret, rien n'y fit, ils refusèrent qu'on joue. A la place, chacun assis dans un coin, on réfléchit. Moi à une solution pour aider Mitchie à en parler, Jason pour savoir comment avoir les réponses à ses questions et Nate… Je ne sais pas mais il ne parlait pas non plus.
« - Au fait, dis-je soudainement. Mitchie apprécierait que vous la préveniez à l'avance si une fille vous plaisait.
« - Pourquoi, demanda Nate perplexe.
« - T'es au courant qu'elle a un cercle mental large ? Bon et bien, elle accepte l'idée qu'on tombe amoureux mais elle voudrait le savoir avant pour se préparer psychologiquement pour ne pas être froide ou s'éloigner de nous… Je ne vais pas vous apprendre qu'elle est parfois bizarre, souris-je.
« - Ok… Je la préviendrais si un jour je tombe amoureux, rit Jason.
Je hochais la tête satisfait d'avoir fourni l'information seulement il me demanda comment j'étais au courant de cette histoire et je fus obligé de leur avouer que j'avais passé la soirée avec elle au Colibri. Cachons le fait que je lui ai fait plein de câlins pour la réchauffer et qu'une de mes groupies perso a tout vu. Ils sauront tout ça lundi.
La semaine passa rapidement, jusqu'au mercredi où j'appris que Mitchie était invitée à manger vendredi. Cool. Encore une soirée presque tous les deux. Je lui en parlais le lendemain seulement elle semblait gênée et je lui en demandais la raison. Elle garda les lèvres closes, m'assurant que ce n'était rien et je dus attendre la fin de la journée pour savoir quel était le problème.
J'arrivais à l'arrêt le premier et j'attendis que Mitchie m'y retrouve seulement, le bus passa avant qu'elle ne vienne et je sortis mon portable pour lui demander où elle se trouvait seulement elle arriva et lâcha un gros soupir qui me fit rire. Elle leva les yeux et me demanda ce que je faisais encore à l'arrêt. Je lui rappelais qu'on s'était dit qu'on rentrerait ensemble tous les soirs me retenant de justesse de l'appeler « ma belle ». Manque de chance, elle entendit le « ma » et me demanda comment je voulais l'appeler et je soupirais avant de lui répondre.
« - J'allais dire ma belle, mais je ne suis pas sûr que tu apprécierais cette marque d'appartenance.
« - En fait… ça me plait bien. J'adopte, enfin, je te donne l'autorisation de m'appeler comme ça, dit-elle en souriant ce qui me rassura.
Je ris puis l'invitais à prendre place à côté de moi, ce qu'elle fit rapidement. Dès que ce fut bon, je lui demandais, une nouvelle fois, quel était son problème. Depuis ce matin elle était en pleine réflexion et ça me tuait de ne pas savoir. Elle ne semblait pas ravie de m'en parler mais je découvris que Dylan, cette parodie de cousin serait là tout le week-end et qu'elle ne savait pas comment expliquer à ma mère que sa famille recevait. Je réfléchis quelques minutes puis je lui demandais si sa mère serait contre le fait qu'elle mange chez moi, insistant sur la présence non désiré de son cousin. Elle me rappela, en soupirant, que j'étais le seul au courant et je songeais à Christie. Heureusement l'une et l'autre ne s'étaient encore jamais rencontrées. Je l'observais ramener ses genoux contre sa poitrine comme si elle voulait se protéger, tout en me parlant de Marc le gars qui l'avait invité à la fête à laquelle elle aurait dû aller somme toute. Je découvris qu'il avait dû lui plaire puisqu'elle se laissait séduire, pour reprendre ses propres mots. J'ignorais le pincement que je ressentis et voyant le bus arriver je lui fis signe. On y monta rapidement ne nous arrêtant que lorsqu'on fut près du Colibri. Elle décréta qu'elle m'invitait et j'eus beau plaider que ce n'était pas gentleman ou que je n'aimais pas qu'on m'invite, rien y fit et je rendis les armes sous le regard amusé de Brian. On monta à notre table et assis en silence, on réfléchit à une solution pour le dîner. Nos boissons arrivèrent et quand on fut seul, je souris.
« - Ecoute, je vais le dire à ta mère en expliquant qu'il est difficile de dire non à ma mère et le tour sera joué.
« - C'est gentil, mais ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus, m'avoua-t-elle. Ils arrivent vendredi, et ne repartent que dimanche. Tu sais ce que ça veut dire ? Deux nuits sous le même toit que lui. Insurmontable !
Elle soupira longuement puis on repartit dans nos pensées. C'est vrai que la journée ça ne posait pas de problème mais la nuit… Si ça ne tenait qu'à moi, je l'inviterais chez moi sachant qu'elle y serait en sécurité mais comment faire dire oui à ma mère sans expliquer pourquoi elle ne pouvait pas dormir chez elle… Le problème se situait ici. Durant les heures qui suivirent, on chercha un moyen infaillible sans y parvenir et voyant l'heure, je lui proposais de rentrer. Je serais bien resté mais j'ai une disserte à terminer pour demain et vu que je rame…
Durant le trajet, elle se montra curieuse de ma vie et je lui parlais de ma famille, de mes passe-temps, de tout et de rien avant de lui demander pourquoi elle me posait toutes ces questions. Elle éluda en décrétant qu'elle faisait la conversation et lorsque son arrêt arriva, on descendit. Je la raccompagnais jusqu'à chez elle, pour prévenir ses parents seulement lorsqu'on fut devant la porte, elle me prévint que ses parents pensaient qu'on sortait ensemble.
« - C'est pas les seuls, soupirais-je.
Elle me demanda qui d'autres croyaient à cette fable et je souris.
« - Et bien tes parents visiblement, les miens, Jake, les oiseaux, Michael avec qui t'es en sport et qui est un des amis de Jason. Et naturellement mon oncle et ma tante puisque ma mère leur en a fait part téléphone. Bon ma cousine sait que c'est faux mais ses parents… Oh et Jason aussi.
« - Et Nate ?
« - Pourquoi t'es amoureuse, demandais-je en priant qu'elle m'affirme que non.
« - Euh, non. Je l'aime comme un ami, je vous aime tous les trois de la même façon, mais comme je connais également ton avis la question, et qu'il est contraire à celui de Jay, je m'interroge.
Je ris et lui assurais que Nate lui avait compris qu'on n'était pas ensemble. Il sentait qu'il y avait un truc qui nous liait mais il n'avait pas encore trouvé. Malgré ses nombreuses hypothèses. Il pensait que je l'avais protégé suite aux avances trop prononcés de Jake et que c'était pour cette raison qu'elle était plus proche de moi. Tout en parlant on alla au salon et je grimaçais en voyant ses parents s'embrasser… Enfin eux au moins ne se bouffent pas le nez comme les miens. Ils s'éloignèrent et son père me demanda ce que je voulais.
« - Excusez-moi de vous déranger, mais maman a invité Mitchie à manger chez nous, ce vendredi, et comme il est impossible de dire non à Heather Gray, votre fille a accepté ! Je sais que vous recevez de la famille ce week-end, mais je me disais qu'avec un peu de chance, vous accepteriez de me prêter mon petit… Mitchie, pour une soirée. Je vous promets de la ramener intacte, plaidais-je avec sincérité.
Mais faudrait vraiment que j'apprenne à mettre un filtre. J'ai failli leur dévoiler comment j'appelle leur fille… Bon ce n'est pas insultant d'être un oiseau, sauf s'ils savent que pour nous un oiseau c'est surtout une fille sans cervelle qui fait plein de bruits pour rien mais bon. Je notais que Mitchie avait les joues rouges mais avant que je ne puisse m'interroger sur ce point, ils acceptèrent et je les remerciais au nom de ma mère. Voyant l'heure, je m'excusais de les avoir déranger puis je commençais à repartir quand Mitchie me proposa de me raccompagner jusqu'à la barrière blanche au bout de son allée. Décidément, ce soir c'est elle qui fait preuve de galanterie, songeais-je en ouvrant la porte.
Quand on arriva au bout de l'allée, elle me prit dans ses bras, et embrassa ma joue avant de me remercier de lui avoir retirer une épine du pied. Je plaisantais en la prévenant que je gardais ma pince à épiler sous la main pour la prochaine fois.
« - Mais t'as fini de te moquer de moi comme ça ?
« - Qui aime bien, charrie bien, me défendis-je amusé.
« - Non, c'est châtie en logique, me reprit-elle.
« - Ouais, mais je n'ai pas envie d'être blessant. Qui sait ? Libérée comme tu es, tu serais capable de nous tourner le dos, et je n'ai pas envie que tu t'éloignes de moi, soufflais-je en la fixant plus que nécessaire.
Elle se tut quelques secondes puis embrassa, une nouvelle fois ma joue, avant de me renvoyer chez moi si je ne voulais pas être puni. Je ris sachant que ma mère ne me punirait pas mais je lui donnais rendez-vous dans le bus dès le lendemain matin.
Et voilà. Après trois semaines à être bloquée dessus et avoir effacé trois versions, j'ai enfin terminé ce chapitre. Il était franchement temps, j'en avais assez. Bref, qu'en avez-vous pensé ? Bon je sais, ce n'est pas le chapitre le plus important mais j'aime bien la réaction de Shane, le harcèlement qu'il subit de partout et sa relation avec sa cousine qui me fait rire à vouloir refourguer ses jeans tout neuf. Bon et vous qu'avez-vous aimé ? La manière que Shane a de réagir sur le moment ? Leur différents rendez-vous au Colibri ? La relation que Shane a avec Christie ? Leurs nombreux démentis sur leur histoire d'amour secrète ? J'ai hâte de savoir.
Miss Tagada (L)
PS : Pour en revenir à mon retard de post, je vous en explique les raisons. Tout d'abord c'est de la faute de ma meilleure amie qui m'a convaincue de lire la saga « Fifty shade… » Ensuite, ma sœur est descendue et j'ai préféré passer du temps avec ma citrouille et sa petite sœur qui ne sait pas parler (mais qu'est-ce qu'elle hurle ^^) plutôt que derrière mon ordi. Enfin la raison principale, la plus réelle, ce que vous voulez est celle-ci : Si j'ai écris cette version de « Rencontre sous la pluie » ce n'est pas pour moi. Honnêtement je n'en vois pas l'utilité. Mais pour vous ! Pour vous faire patienter en attendant la suite et parce que quand j'ai proposé l'idée de cette version plus de 12 personnes m'ont dit qu'ils voulaient la lire… Donc je l'ai écrite ! Seulement depuis quelques temps, les reviews baissent sur cette fic donc je pose un dilemme. Les chapitres seront, comme toujours, prêts à temps pour le post. Si j'ai 5 reviews (minimum) je poste le chapitre, sinon je poste la semaine prochaine (Et soyons fou, si j'ai 10 reviews au moins, je poste le chapitre quelque soit le jour ahah). Comme je l'ai dit, pour ma part, je connais la fin (sans blague) et je n'en voyais pas l'utilité donc…. Bref, j'espère que vous ne m'en voudrez pas, vous pouvez venir vous plaindre sur ma page facebook (« Miss Tagada » Le lien est dans ma biographie) ou via mon compte twitter (« CherriesPower ») sans problème. Je répondrais à vos récriminations avec plaisir (même si c'est pour lire vos insultes ^^) Voilà à la semaine prochaine, peut-être =)
