Auteur : Athey
Traductrice : Emiiliya
Disclaimer : Cette fanfiction est une traduction de Rebirth de Athey, qui m'a donné l'autorisation de traduire sa fic. Les personnages sont la propriété exclusive de l'auteur J.K. Rowling.
Salut ! Voilà le chapitre 11 !
Merci aux reviewers anonymes : Chickiri, Artemis, et Guest.
Chapitre 11 –
Les mois continuèrent de passer et l'été arriva. Avec lui, arrivait aussi le dixième anniversaire d'Harry – de nouveau négligé et célébré par personne. A l'automne, Harry tomba sur la personne du cercle intérieur qu'il avait interrogée au printemps précédent et questionna l'homme une nouvelle fois, mais il n'y avait pas eu de changement. Tom n'avait toujours pas fait d'apparition et n'avait convoqué aucun de ses Mangemorts.
Il semblait qu'un bon nombre d'anciens Mangemorts – surtout ceux qui avaient était dans le cercle intérieur, étaient maintenant conscients par rapport à lui à un certain niveau. Ceux qui avaient été capturés et questionnés par Harry avaient averti les autres. C'était probablement mieux de cette façon, car si Tom venait à eux, ils seraient tous en mesure de transmettre le message d'Harry. Plus tôt Tom réaliserait que Heri avait réussi dans son plan pour la renaissance, plus tôt ils se retrouveraient.
Les semaines se déroulèrent sans nouveaux développements. Harry s'ennuyait et essayait de garder son impatience à distance en se concentrant sur ses études. C'était une existence solitaire qu'il menait, et il trouvait que cela commençait à le déranger. La plus grande partie dans sa vie d'avant avait été vécue en compagnie d'une autre personne. Lui et Tom étaient presque toujours ensemble, alors même si Heri n'avait pas eu beaucoup de gens qu'il considérait comme « amis », il avait été rarement seul. Mais il était presque entièrement seul depuis une décennie, maintenant.
Il y avait des gens qu'il connaissait. La plupart d'entre eux le connaissaient uniquement sous ses glamours, et sous le nom de Lucan. Il y avait un couple de sorciers de la bibliothèque locale et de la société de l'histoire magique avec qui il avait sympathisé, et bien qu'il ne se considère pas comme proche d'eux, le simple fait de conserver avec d'autres gens était toujours un répit bienvenu.
Pourtant... ce n'était pas Tom. Tom lui manquait. Enormément...
La partie la plus difficile à l'heure actuelle était de savoir que l'homme était là, quelque part, en vie, et qu'Harry ne savait pas où il se trouvait, et comment le retrouver. Donc très, très frustrant.
–
Très peu de choses furent accomplies cette année. Les seules choses remarquables étaient quelques livres extrêmement rares qu'Harry avait réussi à acquérir. Il y avait un marchand de livres rares et anciens qui avait un petit cagibi minuscule dans l'Allée des Embrumes qui avait beaucoup de connexion avec de vieilles familles, et aidait souvent les gens à revendre des biens immobiliers et autres. Harry lui rendait souvent visite depuis quelques années maintenant et ce fut au cours de cette année qu'Harry le mit à la tâche de trouver de vieilles familles qui avaient des livres dans leur bibliothèque personnelle écrits en Fourchelangue.
Le marchand de livres fut surpris par la requête, mais se mit rapidement à la tâche. Au printemps, il avait réussi à trouver deux livres en Fourchelangue pour Harry, et celui-ci était encore plus qu'heureux de payer le prix plutôt scandaleux que les familles avaient demandé, pour les avoir.
Harry ne s'en souciait pas – il pouvait se le permettre.
L'un de ces livres était très vieux, écrit sur un étrange papier roseau et relié par la peau d'un murloc brun. Il était rempli d'illustrations pittoresques de petits serpents et il comprit rapidement que c'était un recueil de contes de fées, des enfants de Naga. Harry était étonné par la valeur historique d'un tel texte et même s'il n'avait pas de valeur magique, il l'adorait. Les Naga étaient issus d'une très ancienne et puissante race de créatures magiques, et qui étaient également très secrètes. Ils avaient tendance à garder leur distance avec les sorciers, et les sorciers de la Grande-Bretagne n'avaient presque aucune interaction avec eux.
Ils vivaient principalement dans des régions en Inde, et interagissaient avec les sorciers de cette région, il y a quelques années, mais le manque de compréhension et les préjugés sur les créatures magiques conduisirent à des relations tendues.
Le Fourchelangue était la langue des serpents et de manière générale, les serpents n'avaient pas de main. Ils n'avaient aucune capacité pour l'écriture et en tant que telle, beaucoup de personnes étaient surprises que le Fourchelangue ait un langage écrit. Mais il l'avait, et c'était entièrement grâce à des races telles que les Naga d'Inde, les Gorgons de Grèce, et les Yuan-ti de Chine.
Le second livre qu'Harry avait acquis était plus un livre de magie théorique, et il semblait provenir des Yuan-ti. Il parlait beaucoup de magie astronomique, et de la lecture des étoiles, et de certaines techniques très anciennes de divination. Ce n'était pas un domaine dont il se préoccupait, mais c'était néanmoins une lecture intéressante.
Il était fasciné par la façon dont les gribouillis étranges semblaient onduler dans la position où ils apparaissaient soudainement écrits dans un anglais normal. C'était un langage magique intrigant et il pouvait comprendre pourquoi Tom avait été si fasciné par sa capacité à le lire et le parler.
Au printemps, il rendit visite à deux Mangemorts qu'il avait déjà interrogés – l'un membre du cercle extérieur et l'autre du cercle intérieur. Rien de nouveau de leur côté. Il n'y avait pas eu de changement dans la nature de leurs marques. Elles étaient toujours actives et vives et la magie contenue à l'intérieur était très forte. Plus forte que la dernière fois qu'il avait vue l'un d'entre eux, en fait.
Mais aucun ne fut appelé, ni entendu le moindre murmure sur le retour du Seigneur des Ténèbres.
Alors que l'été approchait, Harry sentit son anticipation et son anxiété augmenter. Il allait avoir onze ans en juillet, ce qui signifiait qu'il allait recevoir la lettre de Poudlard cet été et commencer l'école en automne.
Harry était plutôt en conflit avec cela. Une partie de lui se demandait s'il y avait une raison vraiment valable pour y retourner. Il n'aurait pas accès à plus d'informations à Poudlard – et s'il y avait quelque chose, il serait encore plus isolé et limité, car il n'aurait pas accès librement au Chemin de Traverse et à l'Allée des Embrumes quand il le voudrait.
Il avait déjà fait quelques petites recherches pour savoir quels autres enfants sorciers seraient à Poudlard, et un assez bon nombre d'enfants de Mangemorts y serait, mais Harry doutait qu'être proche d'eux fasse une différence significative dans sa chasse pour Tom. Etre à Poudlard limiterait sévèrement ses chances et son temps dans la recherche de Tom, et cela l'ennuyait. Mais il savait que s'il n'y allait pas, les gens le remarqueraient. Albus Dumbledore, notamment, le remarquerait. Les gens le rechercheraient. Finalement, il était forcé d'y aller. Il était ce foutu Garçon-Qui-A-Survécu. Il était célèbre. Il n'y avait pas une sorcière ou un sorcier en Angleterre qui ignorait son nom.
Comme ils savaient qu'Harry Potter avait été envoyé secrètement dans le monde moldu, il ne s'inquiétait pas pour lui, mais le monde sorcier s'attendait à ce qu'il fasse son grand retour cette année, et il n'y avait vraiment rien qu'il puisse faire à ce sujet.
Mais il savait qu'il lui faudrait une stratégie pour son retour officiel en tant qu'Harry Potter. Devra-t-il jouer selon leurs attentes, ou être lui-même ?
Le monde pensait « Harry Potter » en tant que garçon-héros. Sauveur du monde des sorciers de la Lumière. Ses deux parents avaient été des Gryffondor et il n'y avait aucun doute sur le fait que le monde s'attendait à la même chose pour lui.
Une partie de lui doutait sévèrement qu'il ait une chance d'atterrir à Gryffondor, même s'il le voulait... ce qui n'était pas le cas.
Mais s'il le faisait, il pourrait facilement gagner des partisans là-bas. Tout le monde était déjà anxieux et se brouillait pour rencontrer et saluer le célèbre Harry Potter. Il avait appris facilement cela en écoutant certaines conversations dans quelques bars durant le dernier mois tandis que les commerçants se préparaient pour les foules de l'été et les clients de l'école.
Tom avait déjà ses partisans, et il n'y avait pas vraiment de défi à ce que les Serpentard le suivent, mais avoir des adeptes de Gryffondor ? Voilà ce que serait un accomplissement. Un vrai challenge.
Un dont Harry n'était même pas sûr de réussir. Mais il dut se rappeler qu'il avait déjà un nom. Il était déjà célèbre. Donc peut-être que cela ne serait pas vraiment difficile.
Pourtant, Harry n'était pas convaincu d'avoir la patience de supporter la maison Gryffondor, ou de passer tout son temps en compagnie de Gryffondor. Il préférait aller dans la maison Serpentard. Mais celle-ci voudrait-elle de lui ? Il était celui qui avait détruit leur Seigneur... à quel point serait-elle hostile, s'il atterrissait là-bas ?
Et bien sûr, il y avait le souci supplémentaire de Dumbledore. Harry était sûr que s'il était réparti à Serpentard, Dumbledore garderait un œil sur lui. Un regard très proche. Et ce serait extrêmement embêtant.
Mais peut-être qu'il pourrait obtenir un peu des deux ? Viser Serdaigle à la place. Les Serpentard toléraient les Serdaigle plus que les autres maisons. La fraternisation entre Serpentard et Serdaigle n'était pas mal vue. Et, bien que les Gryffondor fussent souvent intimidés par les Serdaigle sur le plan scolaire, ils ne les considéraient pas instantanément comme étant mauvais, comme ils le faisaient avec les Serpentard.
Il avait eu beaucoup de succès en travaillant le rôle d'un prodige dans son école primaire moldue. Jouer le rôle d'un rat de bibliothèque pourrait aider à expliquer sa connaissance magique avancée. En y réfléchissant bien, c'était probablement la meilleure option qu'il avait.
Il convenu finalement qu'il pourrait faire une centaine de plans pour chacune des trois maisons, mais en fin de compte, ce sera le Choixpeau qui le placera. Il pourrait demander Serdaigle, mais il n'y avait aucune garantie. Mais qui sait ? Cela pourrait fonctionner.
Il savait tout sur la façon dont le choixpeau fonctionnait. Tom avait fait beaucoup recherches sur celui-ci, car c'était un artefact créé par Godric Gryffondor lui-même, et Tom avait, à un moment donné, envisagé d'essayer de l'utiliser pour qu'il soit un Horcruxe. Contrairement à la croyance populaire, le chapeau ne pouvait lire entièrement l'intégralité de l'esprit de la personne. Il pouvait lire les pensées se trouvant à la surface, au moment où il se trouve sur la tête, et pouvait lire la personnalité, mais c'était tout. Donc, il ne saurait pas réellement qui était Harry – ou ce qu'il était. Il était à l'abri de ce regard, au moins. Il peut dire si vous êtes enthousiasmé par les livres et l'apprentissage, ou si vous êtes un travailleur acharné, ou si vous êtes loyal, ou rusé, ou courageux... mais il n'avait pas le contexte de cette connaissance. Il ne pouvait avoir accès à vos souvenirs ou vos connaissances. Apparemment, les fondateurs avaient pensé qu'une telle chose serait une trop grande invasion de la vie privée – de plus il était incroyablement difficile de créer un tel objet.
En fin de compte, il irait probablement de nouveau à Serpentard, mais il demandera Serdaigle et verra si cela fonctionnera.
Quelle que soit la maison dans laquelle il finirait, il ferait que cela marche. Il avait toujours été fier d'être très adaptable.
–
Harry endura Privet Drive la quasi-totalité de Juillet pour plus de prudence. Il ne voulait pas prendre le risque que sa lettre d'acceptation de Poudlard soit adressée à sa maison à Godric's Hollow. Il savait que les lettres étaient supposément écrites automatiquement par une plume enchantée, créée par Rowena Serdaigle, mais le hasard pourrait faire que quelqu'un mette la main sur sa lettre, en particulier, avant qu'elle ne soit envoyée.
Toutes les lettres destinées aux élèves de première année Né-Moldus étaient automatiquement séparées en une seconde pile de sorte qu'un membre du corps professoral puisse leur rendre visite en personne. Et puisqu'Harry avait été entièrement élevé dans le monde moldu par des moldus, il était totalement possible qu'il reçoive une visite de l'école. S'ils s'attendaient à ce que sa lettre soit adressée à Little Whinging, mais qu'elle l'est à Godric's Hollow à la place, cela soulèverait sûrement quelques questions.
Les Dursley remarquèrent évidemment que quelque chose se passait puisqu'il passait une quantité de temps inhabituelle dans leur maison durant l'été. Mais ce n'était pas parce qu'il vivait dans leur maison que cela signifiait qu'il passait son temps avec eux, il fut donc un peu surpris lorsque Pétunia apporta son petit-déjeuner dans sa chambre un matin – un évènement assez étrange, car habituellement elle n'apportait seulement que le diner, et lui permettait de préparer son propre repas le reste de la journée – et amena avec elle, une lettre.
Elle avait un air renfrogné, son regard se balançant entre son air interrogateur et le plateau de nourritures dans ses mains avant de le poser et de le pousser, mettant la lettre dans ses mains.
Harry cligna des yeux et les dirigea vers la lettre, ses yeux s'élargissant tandis qu'un petit sourire se formait sur ses lèvres.
« Cela veut-il dire que tu nous quittes ? » demanda-t-elle avec raideur.
Harry releva les yeux et lui lança un regard ennuyé. « En gros. J'ai besoin de passer une nuit toutes les deux semaines pour tenir les protections actives. Je ferai probablement la même chose l'été prochain, mais je pourrais prendre d'autres dispositions. »
« Si tu ne reviens pas, qu'arrivera-t-il à Vernon ? » questionna-t-elle froidement.
Harry haussa les épaules. « Rien. Il a perdu quelques années à cause de ses transgressions, mais une fois que je serais parti, je doute que je sois concerné par ton mari. »
« Et si tu meurs ? Il mourra ? »
« Pour le moment, oui. Cependant, je n'ai pas pour objectif de mourir de sitôt, et une fois que j'aurai dix-sept ans, et que je serais garanti que je n'aurai plus jamais à traiter avec toi ou ta baleine de mari, je romprai les liens et il sera libre de moi. Satisfaite ? »
Elle lui donna un court signe de tête avant de se retourner et de disparaître dans le couloir.
Harry roula les yeux, déplaça le plateau de nourriture sur son lit et s'assit. Il brisa le sceau de sa lettre et l'ouvrit rapidement.
Il était stupéfiant de voir à quel point elle était peu différente de sa première lettre d'acceptation. Seulement, celle-ci n'était pas écrite par Dumbledore, mais par Minerva McGonagall. Il fut légèrement surpris de ne pas avoir de visite de la part d'un professeur. Il doutait fortement, s'il n'avait pas pris le contrôle de la situation lui-même, que les Dursley lui auraient appris à propos des sorciers. Il était aussi étrange que sa lettre soit postée normalement. Il n'avait pas de hibou à sa disposition pour envoyer sa réponse. Peut-être que le hibou de l'école se trouvait toujours là...
Il fit une pause, escalada son lit pour regarder à travers la fenêtre. Là, perché sur la clôture en bois entre le numéro 4 et le numéro 5 de Privet Drive, se tenait un hibou brun. Eh bien, cela répondait à la question. Il ouvrit sa fenêtre et siffla la chouette. Celle-ci leva les yeux vers lui et pencha sa tête sur le côté, l'observant quelques instants avant de prendre son envol et de venir se reposer sur le rebord de la fenêtre.
Harry saisit un morceau de bacon de son assiette et nourrit l'oiseau alors qu'il retournait à sa lettre.
La liste des fournitures était presque exactement la même que celle qu'il avait eue durant sa première année, ce qui était un véritable témoignage de la façon dont le monde sorcier avait très peu changé au fil des années, sachant que cela faisait cinquante putains d'années.
Le livre des Sorts et Enchantement, Niveau 1, allait encore être l'un de ses manuels de première année, bien qu'il espérait que ce soit une version nouvelle. Il serait vraiment triste si c'était le même fichu bouquin. Ce n'était pas comme si la magie n'avançait ou ne changeait jamais. Les gens fabriquaient de nouveaux sorts tout le temps, et d'autres faisaient des ajustements ou des améliorations aux sorts déjà existants, en tenant compte des nouvelles découvertes, et faisaient la réalisation du sort plus efficace.
Harry attrapa un cahier moldu ayant des lignes ainsi qu'un stylo pour préparer sa réponse. Comme il était attendu qu'il eut été exposé seulement aux moldus, il serait étrange qu'il utilise un parchemin, ou qu'il écrive avec une plume.
Il s'assit à son bureau, et s'arrêta, se demandant comment il pourrait commencer. Serait-il étrange s'il ne demandait pas de confirmation, ou qu'il n'a aucune question sur la façon d'aller sur le Chemin de Traverse ? Il était probable que Pétunia avait été dans le quartier magique plusieurs fois. Elle avait deviné l'endroit où Harry voulait aller, quand il avait cinq ans et qu'il lui avait demandé de l'amener à la rue Charing Cross, donc elle savait de toute évidence, au moins vaguement, où se situait le Chemin de Traverse. Pourtant... sa famille était des moldus, et il était censé être un garçon de onze ans sans aucune expérience du monde sorcier.
Il relit sa lettre et sa liste de fournitures. L'enveloppe contenait son billet de train pour le Poudlard Express, mais il n'y avait aucune indication dans sa lettre qui expliquait comment accéder à la plateforme 9 3/4. Ce serait raisonnable de demander quelques éclaircissements. La lettre omettait même de mentionner le Chemin de Traverse.
Il souffla et commença à écrire sa réponse. Il commença en acceptant sa place à Poudlard avec le bon enthousiasme d'un jeune garçon, sur le point d'aller à Poudlard pour la première fois. Il posa ensuite des questions qu'il supposait être ignorantes. Où acheter ses fournitures, où était-il censé obtenir de l'argent pour acheter ses fournitures, et comment se rendre sur cette plateforme curieusement numérotée.
Quand cela fut fait, il l'a plia, écrit « Directrice Adjointe Minerva McGonagall » sur le dos et l'attacha à la patte de la chouette.
Il soupira légèrement lorsqu'il réalisa qu'il devra rester quelques jours de plus à Privet Drive afin de recevoir sa réponse.
–
Plusieurs jours passèrent sans réponse et Harry commença à devenir rapidement agacé par cela. Il avait des choses à faire avant de fermer sa maison à Godric's Hollow pour l'année scolaire, et il perdait son temps précieux dans sa chambre à Privet Drive. Au moins, il avait quelques livres, donc il ne s'ennuyait pas totalement.
Il était allongé sur son lit, lisant, lorsque son estomac lui rappela qu'il avait sauté le petit-déjeuner et qu'il était presque midi. Il ferma son livre, se leva du lit et se dirigea hors de la chambre vers les escaliers. Il venait juste d'atteindre la dernière marche et se tournait vers la cuisine lorsqu'un bruit sourd résonna contre la porte derrière lui.
Harry sursauta, surprit par le bruit inattendu et se tourna pour faire face à la porte. Un autre bruit retentit dans le hall et la porte trembla comme si elle avait été frappée par une force énorme. De nouveau, elle fut frappée, et Harry sortit de sa torpeur et se précipita vers la porte.
« Quel est donc ce vacarme ? » entendit-il de Vernon depuis les escaliers, il tourna la tête et son regard se dirigea vers l'homme qui observait Harry et la porte avec un mélange de rage et de peur.
La baguette d'Harry était cachée dans la ceinture de son pantalon, dans son dos, et sa main se démangeait alors qu'il s'approchait de la porte, mais il savait qu'utiliser la magie à Privet Drive maintenant, quand il était si près de franchir la ligne, serait stupide. Si c'était contre lui, il pourrait riposter avec ses pouvoirs en Nécromancie pour se défendre contre cette chose derrière cette porte.
Un autre grand bruit sourd retentit dans la maison et Harry atteint rapidement la porte et l'ouvrit avant qu'elle ne sorte de ses charnières. La silhouette massive qui se tenait debout de l'autre côté avait soulevé son poing comme si elle se préparait à frapper une nouvelle fois. Il était immense – beaucoup plus grand et plus large que tout autre homme. Son visage était également englouti sous une énorme crinière bouclée et brune et une barbe aussi désordonnée et bouclée.
La reconnaissance tomba sur Harry lorsqu'il réalisa qu'il connaissait cet homme, et il dut se battre pour rester impassible.
« Eh bien, bonjour ! Désolé pour la porte. N'étais pas sûr que vous avez entendu frapper. »
Harry cligna des yeux. « Nous vous avons certainement entendu, » dit-il de manière impassible. « Euh... qui êtes-vous ? » demanda-t-il, sachant qu'il était préférable de jouer les ignorants.
« Mon nom est Rubeus Hagrid. Gardien des Clés et des Lieux à Poudlard. Tu connais Poudlard, bien sûr. »
« Oh... l'école d'où j'ai reçu une lettre l'autre jour ? » répondit Harry.
« C'est exact. »
« Donc euh... Mr. Hagrid, voulez-vous entrer ? » demanda Harry, essayant de paraître un peu timide.
« Juste Hagrid. Pas de "Monsieur". Merci. » Hagrid entra, se baissant sous l'encadrement et ferma la porte derrière lui avec un grand clac.
Le visage de Vernon était rouge de colère, mais il se tint parfaitement immobile et ne dit pas un mot. Harry l'avait bien entraîné et il retint un sourire narquois.
« Venez dans le salon, Hagrid. Voulez-vous un peu de thé ? »
« Nan, merci, Harry. Tu es Harry, n'est-ce pas ? La dernière fois que je t'ai vu, tu n'étais qu'un bébé. »
Harry lui lança un regard surpris. « Je vous ai déjà rencontré ? »
« Tu peux en être sûr. Je connaissais tes parents. Je t'ai emmené ici, en fait. Cette nuit... eh bien, nous devons en parler de ça. Donc le Professeur McGonagall dit que tu as écrit une lettre pour avoir un peu d'aide, donc je suis ici ! »
« Oh. Eh bien, je ne m'attendais pas vraiment à ce que quelqu'un vienne en personne. Une lettre aurait été suffisante pour une réponse. J'ai juste demandé quelques clarifications sur certaines choses. Il n'y avait pas besoin que vous vous donniez la peine de vous déplacer. »
« N'importe quoi, Harry ! Cela ne me dérange pas et je serais ravi de te montrer le Chemin de Traverse et de t'aider dans l'achat de tes fournitures scolaires ! »
Harry dut se battre difficilement pour garder un visage vide d'expression. Il voulait jeter un regard noir et grogner envers l'homme qu'il n'avait pas besoin d'une telle aide et qu'il préférerait que l'homme parte, mais il doutait qu'il pût faire cela sans attirer l'attention donc il céda.
Il échangea quelques banalités avec le géant quelques instants tandis que sa famille restait aussi loin que possible. A un moment, Hagrid tira un paquet écrasé de son manteau de fourrure surdimensionné et le tendit à Harry sans remarquer qu'il s'était assis dessus. Harry fut plutôt perplexe, et encore plus confus lorsqu'il l'ouvrit et vit que c'était un gâteau. Ou du moins, il avait l'air de ressembler à un gâteau. Il leva les yeux vers Hagrid, confus, et le demi-géant lui fit un grand sourire avant de lui souhaiter un bon anniversaire. Harry cligna des yeux quelques instants avant qu'il ne réussisse à récupérer ses sens et de remercier l'homme. Finalement, lui et Hagrid quittèrent la maison et ce dernier appela les Magicobus en sortant un parapluie rose ridicule, à la place d'une baguette, comme cela était nécessaire pour faire venir le bus.
Harry savait que durant leur cinquième année, à lui et Tom, quand celui-ci était parvenu à résoudre le fiasco de la Chambre des Secrets sur le dos d'Hagrid, le géant avait eu sa baguette cassée en punition. Harry avait le vague sentiment qu'il avait gardé les restes de ladite baguette et pouvait toujours l'utiliser.
Le trajet du Magicobus était toujours aussi instable et chaotique. Ils furent tous les deux soulagés de descendre de ce bus rouge à deux étages aussitôt qu'il s'arrêta devant le Chaudron Baveur.
Harry fronça légèrement les sourcils à l'idée d'entrer dans le Chemin sans aucun de ses glamours pour la première fois depuis sa première visite presque six ans plus tôt. Il n'avait pas vraiment planifié de faire une apparition publique dans les allées en tant qu'« Harry Potter », mais il semblait qu'il n'ait plus le choix désormais.
Hagrid fit une brève explication sur la façon dont les moldus ne pouvaient voir le bar alors qu'il menait Harry à l'intérieur. Ils entrèrent dans le bar et Hagrid fut accueilli aussitôt par le barman, qui lui demanda s'il voulait la même chose que d'habitude.
« Pas aujourd'hui. Affaires officielles pour Poudlard. Je dois montrer l'endroit à Harry, et l'aider pour ses fournitures scolaires. »
Les yeux du barman se fixèrent sur Harry et s'élargirent d'une façon qui aurait été comique s'il n'était pas la raison de l'élargissement des yeux de l'homme. Ceux-ci se dirigèrent directement sur le front d'Harry et celui-ci plissa ses yeux d'agacement.
« Bon Dieu, ce n'est pas... est-il ? » bafouilla le barman tandis qu'il regardait Harry, incrédule. « Bénissez mon âme. Quel honneur. Harry Potter ! »
Alors que les mots sortaient de la bouche presque édentée, le reste des occupants du bar regardèrent instantanément dans leur direction. En une fraction de minute, Harry fut complètement submergé par les sorcières et sorciers et même par deux vieilles sorcières, tous se battant pour avoir la chance de lui serrer la main.
Harry combattit son envie de grommeler et grogner contre eux et endura cela environ... une minute. Finalement, sa limite fut atteinte et il s'esquiva hors du groupe, se cachant derrière la forme massive de Hagrid. Le demi-géant reçut le message et commença rapidement à chasser les sorciers et sorcières gênants. Il conduisit Harry vers la porte arrière, vers une petite cour vide et un mur de brique.
Harry poussa un petit soupire de soulagement à l'air frais alors qu'Hagrid sortait son parapluie rose et tapotait la série sur le mur en brique, l'amenant à se replier sur lui-même, exposant l'arche menant au quartier commerçant magique.
« Eh bien, Harry, bienvenu au Chemin de Traverse ! » dit Hagrid avec un grand sourire rayonnant.
Harry fit semblant d'agir de manière impressionnée. Il fit un cri de surprise et resta bouche bée tout en gardant un œil attentif sur la foule et essayant de garder son front caché.
Hagrid commença à conduire Harry à Gringotts. Il le mena au guichetier et sortit la clé d'Harry qui venait apparemment de Dumbledore. Harry échangea un regard avec quelques gobelins qui avaient reconnu sa présence. Il semblait que sa requête silencieuse fut assez pour faire passer le message, car ils agirent tous comme s'ils ne le connaissaient pas.
Harry ne pouvait rien faire, mais prit note qu'Hagrid ne mentionna jamais le coffre familial, ou ne donna pas la clé du coffre de sa famille. Harry ne pensait pas que l'intention réelle d'Hagrid était de le tromper – il doutait que ce balourd puisse en être capable – non, le scénario le plus probable était qu'Hagrid ne savait vraiment pas. Dumbledore avait seulement dit à Hagrid sur le coffre d'Harry et rien à propos de l'autre.
Ils allèrent au coffre avec Griphook et Harry ramassa une quantité appropriée de Galions. Dumbledore continuerait sûrement de vérifier les relevés de compte, donc Harry pris seulement assez pour acheter ses fournitures scolaires et pour l'année scolaire.
Après qu'ils eurent fini avec le coffre d'Harry, Hagrid fit un détour vers un autre coffre, chuchotant « Affaires de Poudlard ». Apparemment, il faisait une faveur pour Dumbledore en allant chercher quelque chose pour lui. Harry n'était pas intéressé par cela jusqu'à que le gobelin ouvre la large porte lourdement protégée, permettant à Hagrid d'entrer, et la Vue d'Harry décela une magie extrêmement puissante à l'intérieur. Il se redressa, son attention fixée sur un petit paquet qu'Hagrid ramassa d'un petit piédestal au centre de la voûte, d'ailleurs vide.
Harry eut un petit grognement frustré alors que le petit paquet était mis dans une poche intérieure du manteau d'Hagrid, et hors de la vue d'Harry. Il n'avait aucune idée de ce que c'était, mais c'était clairement un artefact incroyablement puissant. Son aura contenait une puissante magie Blanche, et sa Vue déchiffrait difficilement les subtilités de cette branche particulière. Il aurait pu comprendre, s'il avait l'opportunité de voir l'objet et de l'examiner avec certains sorts, mais il était enveloppé et rangé rapidement. Harry fronça les sourcils sous la frustration tandis que sa forte curiosité rageait. Il souffla doucement et tenta repousser cela de son esprit.
Le chemin du retour vers la surface ne fut manifestement pas très bien pour Hagrid, et au moment où ils quittaient la banque, le grand homme avait le visage vert. Il conduisit Harry jusqu'à Madame Guipure, Robes pour Toutes les Occasions, et demanda à Harry si cela le dérangeait qu'il aille au bar pour un « remontant » pendant qu'Harry essayait ses robes.
Evidemment, cela ne dérangeait pas du tout Harry. Hagrid retourna dans l'allée vers le Chaudron Baveur et Harry se dirigea à l'intérieur de la boutique de robes.
« Poudlard, mon cher ? » demanda une sorcière, souriant lorsqu'elle l'aperçut.
« Oui, madame, » dit Harry, donna un sourire poli et charmant à la sorcière.
« Alors, viens ici. Il y a un autre jeune homme qui essaye. »
Elle le dirigea à l'arrière-boutique où un garçon pâle avec un visage pointu étrangement familier était en train de faire des mesures avec une autre sorcière.
Harry dut se mettre sur un tabouret à côté du garçon, et Madame Guipure glissa une longue robe sur sa tête, et commença à la piquer à la bonne longueur.
Il observa le garçon pâle du coin de l'œil. Ses traits de visage étaient étonnamment familiers et Harry soupçonnait qu'il connaissait ses parents ou grands-parents dans sa vie d'avant. Il avait la couleur des Malefoy, mais les yeux, la mâchoire et les lèvres d'un Black. Il rappelait beaucoup à Harry Cygnus lorsqu'il avait 11 ans, en fait.
« Poudlard ? » dit le garçon d'une voix traînante.
« De toute évidence, » répliqua en retour Harry, parce – vraiment ? C'était une question assez évidente. Il essayait des robes d'école pour Poudlard pour l'amour de Merlin.
« Première année ? »
« Oui. »
« Pareil. Bien que, mon père étant un membre du conseil d'administration, j'ai pu visiter l'école l'année dernière donc ce ne sera pas la première fois que je la verrai. »
« Il est dans le comité ? » demanda Harry, suspectant de plus en plus que son hypothèse concernant l'héritage du garçon soit juste. Les familles Malefoy et Black détenaient toutes les deux un siège au conseil d'administration.
« Oui. En ce moment, il est en train d'acheter mes livres dans le magasin d'à côté et Mère est allée me chercher une baguette de l'autre côté de la rue. Ensuite, j'irai voir les balais de course. Je ne vois pas pourquoi les premières années ne peuvent pas avoir leur propre balai. »
« Je n'ai jamais été particulièrement friand de voler, honnêtement. Cela peut être agréable, bien sûr, mais c'est loin d'être le moyen de transport le plus efficace. »
« Pour le transport, bien sûr, mais pour le Quidditch ? »
« Je suppose que je n'ai jamais été un grand fan de ce sport, » dit Harry avec un haussement d'épaules dédaigneux. Le garçon au teint pâle le regarda avec un choc incrédule.
« Quel sorcier n'aime pas le Quidditch ? »
Harry sourit. « Ce sorcier, je suppose ? »
« Tu dois être vraiment dingue et certainement pas normal. »
Harry étouffa un rire et haussa les épaules. « Je ne vais pas argumenter avec toi. »
« Eh bien, j'aime voler et je ne comprends pas pourquoi ils ne permettent pas aux élèves de première année d'apporter leur propre balai. »
« Ils n'ont pas confiance aux élèves de onze ans qui ont accès aux balais quand ils le veulent. Ils veulent être sûrs que nous puissions voler que lorsqu'ils supervisent, » dit Harry, roulant les yeux.
« Eh bien, je pense que c'est stupide. Je vole depuis des années et je n'ai certainement pas besoin de baby-sitter. Je convaincrai mon père à m'en acheter un et je m'arrangerai pour le faire passer en douce. »
« Tu n'as qu'à demander à ton père de le rétrécir et de le mettre au fond de ton coffre. As-tu déjà acheté un coffre ? »
« Pas encore. »
« Achètes-en un avec un faux fond ayant un espace agrandi. Mets-le dedans. »
Les yeux du garçon pâle s'allumèrent d'excitation et il sourit béatement. « Je vais faire ça. »
« Comment t'appelles-tu ? » demanda Harry, impatient de savoir s'il avait juste.
« Drago Malefoy, » répondit le garçon, tendant la main.
Les yeux d'Harry s'éclairèrent et un sourire suffisant apparut sur ses lèvres. « Je le savais. Est-ce que ta mère est une Black, ou est apparentée à eux ? A en juger par le nom de constellation, je pense que j'ai raison sur cela aussi. »
Drago cligna des yeux alors qu'Harry acceptait sa main et la secouait. « Tu as raison. Ma mère est Narcissa Black. »
« Narcissa ? La plus jeune des filles de Cygnus, n'est-ce pas ? »
« C'est cela, » répondit Drago avec un froncement des sourcils, confus.
Harry rit et remit sa main à la place initiale de sorte que la sorcière puisse reprendre son travail. « Toi et moi sommes en fait lié, alors. »
Les yeux de Drago s'écarquillèrent avant de se plisser. « De la même famille ? Comment ? »
« Je crois qu'on est cousin au second degré ? Quelque chose comme ça... Donc ton grand-père est Cygnus Black, non ? Son père est Pollux Black. Ma grand-mère du côté de mon père est Dorea Black, la sœur de Pollux Black. »
« Alors tu es relié aux Black ? »
« C'est ça, » dit Harry avec un signe de tête.
« Quel est ton nom, alors ? »
« Oh, pardon ! C'est plutôt impoli de ma part. J'ai demandé ton nom, mais je n'ai jamais donné le mien. Je m'excuse. Je suis Harry Potter. »
Drago semblait sur le point de lancer une réplique prétentieuse sur la « grossièreté » d'Harry jusqu'au moment où Harry dit son nom. Ensuite, les yeux de Drago s'élargirent considérablement et sa mâchoire tomba.
« Harry Potter ? » s'exclama Drago.
Harry remarqua que même les deux couturières s'étaient arrêtées de travailler et le regardaient avec des yeux énormes.
« Tu vas avaler des mouches, si tu continues d'être comme ça, » dit Harry et Drago referma sa bouche.
Une sorte de réalisation sembla traverser l'esprit de Drago, car ses yeux s'allumèrent un peu plus. « Je suis relié à Harry Potter ? »
Harry eut un rire moqueur. « Je suis relié à Drago Malefoy ? »
Drago fronça les sourcils, confus, avant qu'il ne finisse par reconnaître le sarcasme d'Harry et lui lança un regard noir quelques instants. Cependant, cela passa rapidement et son regard fut remplacé par un tas d'émotions différentes. Confusion, euphorie, perplexité, un sourire un peu dégoûté, puis euphorique de nouveau. Harry pouvait presque voir les rouages tourner dans sa tête sur toutes les choses qu'il pensait savoir d'Harry Potter.
« J'ignorais que les Potter étaient liés aux Black, » dit finalement Drago.
Harry fredonna et hocha légèrement la tête. « Je ne suis pas vraiment sûr de comment c'est arrivé, mais mes grands-parents sont Charlus Potter et Dorea Black. Ça pourrait être un mariage arrangé, mais j'ai du mal à le croire puisque le père de Dorea ne s'est jamais entendu avec les Potter, même s'ils sont une vieille famille de Sang-Pur... » La voix d'Harry un instant avant qu'il ne secoue la tête et qu'il hausse les épaules. « Mais qui sait. Peut-être que Charlus et Dorea travaillaient ensemble et sont tombés amoureux. Défiant la politique familiale et tout ça. Une sorte de bêtise romantique. Qui sait. »
Drago hocha la tête légèrement, mais Harry eut le sentiment que le garçon n'avait pas entièrement suivi la totalité de ce qu'il avait dit. Pas que cela importait.
« Donc ton père est Lucius Malefoy ? » demanda Harry, changeant un peu de sujet.
« Oui, c'est ça, », répondit instantanément, se redressant et semblant se gonfler un peu d'orgueil.
« Je crois que j'aimerai rencontrer ton père. J'ai beaucoup entendu de grandes choses sur lui. Par curiosité, ta grande tante Astraea est-elle toujours en vie ? »
« Grande tante Astraea ? Oui, elle l'est. Pourquoi ? »
« Sans raison. Je suis juste curieux. Tu as dit que ton père est allé acheter tes livres ? Il viendra ici après ? »
« Oui, normalement. »
Harry chantonna et acquiesça. « Voudras-tu me présenter à lui ? J'ai entendu tellement de choses sur ton père. C'est un homme très puissant et influent. »
« Bien sûr. Je suis sûr que père serait très intéressé de te rencontrer. » Drago sourit doucement et Harry lui rendit son sourire. Drago savait sans doute que son père serait très heureux de lui s'il établissait une sorte de relation amicale avec le Garçon-Qui-A-Survécu.
Un moment passa en silence, tandis que les couturières finissaient d'épingler, enlever leur robe d'essayage et les apportèrent sur les mannequins magiques pour commencer à lancer les sorts qui cousirent automatiquement les ourlets.
« Bon Dieu, quelle est cette horrible créature à la porte ? » ricana Drago et Harry relava la tête pour regarder.
« Oh... » dit Harry, réprimant un gémissement quand il vit Hagrid se tenir à la porte de la boutique et regarder à l'intérieur. « C'est mon escorte. »
« Ton escorte, » s'exclama avec horreur Drago.
Harry ricana. « Oui, malheureusement. Je suis sûr que tu le sais, je suis orphelin. Mes gardiens légaux ne sont pas en position de pouvoir m'accompagner sur le Chemin de Traverse. Je m'attendais à ce que l'école m'envoie un membre professoral, mais au lieu de cela, j'ai eu un satané gardien de jardin. Je suppose que cela aurait pu être pire... eh bien, je vais continuer de me dire ça. C'est seulement pour aujourd'hui, au moins. J'aurai parfaitement été capable de venir ici par mes propres moyens, mais ce gros lourdaud est venu me chercher et n'a rien voulu entendre. »
« C'est affreux. Etre vu en public avec, avec... ça. »
Harry supprima à peine un grognement. « Oui... mais comme je l'ai dit, c'est juste pour un jour. Je survivrai. »
« C'est ridicule. Tu pourrais tout simplement venir avec nous. Père et Mère seraient très heureux de t'escorter sur le Chemin. Père est membre du comité de Poudlard, donc il est bien qualifié pour être ton escorte. Plus que ce satané gardien, » termina Drago avec un ricanement.
Harry rit doucement, mais secoua la tête alors qu'il se penchait pour murmurer au blond. « Crois-moi, ton offre est incroyablement tentante. Le truc c'est que j'essaye d'attirer le moins d'attention que possible de quelqu'un, Albus Dumbledore. Comme je suis sûr que tu peux comprendre cela, être qui je suis, signifie beaucoup de chaînes. Il y a beaucoup de gens puissants qui veulent mettre leurs mains crasseuses sur moi et Dumbledore est probablement le plus puissant parmi eux tous. Tout ce qui se passe ici au Chemin de Traverse est sûr d'être rapporté à cet homme, grâce à son animal de compagnie géant. »
« Le regard de l'homme est déjà déposé fermement sur moi, donc je dois être prudent de ce que je fais en public, et avec qui je suis vu. Je doute également très fortement qu'Hagrid me laisse volontiers aux soins de ton père, sachant qui est ton père et le genre d'opinion des gens ignorants tel que Dumbledore ont sur lui. Mais peut-être que l'on peut s'arranger pour se rencontrer une autre fois ? »
Drago cligna des yeux, mais récupéra rapidement son masque et donna un hochement de tête. « Ça devrait être possible. Je suis sûre que Père sera encore plus heureux de répondre à ton désire de discrétion. »
Harry sourit. « Je savais que je pouvais compter sur ta compréhension, Drago. Les Malefoy ont toujours été une grande famille. »
Drago gonfla de suffisance à cela, visiblement heureux de la façon dont il gérait la situation.
Harry observa la sorcière qui faisait un ourlet à l'une de ses robes d'école correspondant aux premières mesures épinglées un peu plus tôt. La sorcière qui s'occupait de Drago faisait maintenant la même chose.
« Auriez-vous un morceau de parchemin que je pourrais utiliser ? Et une plume ? » demanda Harry aux deux sorcières.
L'une d'elles leva les yeux et lui sourit. Elle agita sa baguette et un bout de parchemin ainsi qu'une plume volèrent du comptoir, et il les attrapa. Il sauta de la petite plateforme sur laquelle il se tenait debout et utilisa un comptoir à proximité pour écrire une note rapide. Il regarda rapidement par-dessus son épaule Hagrid observait depuis la porte ouverte de la boutique d'un air plutôt inquiet.
Harry tendit le parchemin à Drago, qui le prit et le lut vivement avec un petit froncement des sourcils.
« Une boîte aux lettres ? » demanda Drago, relevant les yeux.
« Ouais, j'ai eu recours à la location d'une boîte aux lettres privée pour avoir mes courriers. Dumbledore a mis un sort pour intercepter tout courrier adressé à Harry Potter. »
« Il vole ton courrier ? » s'exclama Drago, clairement offensé par l'idée.
Les yeux d'Harry se plissèrent sous la colère et il acquiesça. « Oui. C'est un sujet assez difficile pour moi, en fait. Mais je n'ai rien fait par rapport à cela parce qu'il le saurait tout de suite et je ne veux pas qu'il sache que je sais ce qu'il fait. »
« Il n'a aucun droit de faire une telle chose ! Attends que père entende ça... »
« Il est mon tuteur magique, de cette façon il peut dire qu'il a ces droits. Je suis sûr qu'il utiliserait une sorte d'excuse ridicule comme me protéger de mon courrier de fans, et la possibilité de lettres maudites. Ce genre de non-sens. Il a obtenu cela assez facilement et c'est une bataille dont je ne me donne pas la peine de m'exposer, donc je la laisse de côté. Qui qu'il en soit, dis à ton père de m'écrire à cette adresse, je devrais être en mesure d'avoir cette lettre immédiatement. J'essaie de vérifier la boîte au moins une à deux fois par semaine. »
Drago hocha la tête. « Très bien. »
« Peut-être que nous pourrons organiser une visite au Manoir Malefoy, » dit Harry avec un grand sourire. Cela faisait longtemps depuis sa dernière visite de la grande maison ancestrale des Malefoy. Il se demanda à quel point elle avait changé depuis le temps d'Abraxas. « Si tu parviens à convaincre ton père d'avoir un balai, tu pourras me le montrer, » conclut Harry avec un petit sourire qui donna à Drago un sourire prétentieux.
« Je ferai ça, » dit Drago avec un sourire béat, son nez relevé un peu dans les airs.
Après une minute, la sorcière couturière finit de préparer les robes et le manteau d'école d'Harry, il paya, dit au revoir à Drago, et quitta la boutique. Ce ne fut que lorsqu'il fut dans la rue qu'il réalisa qu'Hagrid portait une large cage avec une chouette plutôt belle à l'intérieur.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-il, un peu abasourdi.
« Une chouette, bien sûr ! Joyeux Anniversaire ! » dit Hagrid en remettant la cage à Harry qui eut de la difficulté à la saisir sans faire tomber son sac de la boutique des robes.
« Anniversaire ? Mais... mais vous m'avez déjà offert euh... un gâteau. »
« Ah, maintenant c'est un cadeau plus présentable, Harry ! En plus, je pense que tu pourras utiliser une chouette. De cette façon, tu pourras envoyer des lettres à tes proches quand tu seras loin à Poudlard ! »
Harry l'observa avec un regard vide d'expression quelques instants avant de soupirer légèrement et de se forcer à sourire. « C'est vraiment gentil de votre part, Hagrid. Merci. »
« Je t'en prie, Harry ! »
Ensuite, après la suggestion d'Hagrid, ils allèrent à la boutique de bagage pour qu'Harry achète une malle d'école, et avoir un endroit pour ranger tous ses autres achats pour le reste de la journée. Il prit une malle très basique puisqu'Hagrid était là. C'était plus prudent de cette façon, car il pourrait simplement mettre ses propres sorts d'expansion et de sécurité sur la malle, mais elle ne ressemblerait à rien d'autre qu'au modèle que la plupart des premières années avaient.
Le seul charme qu'il demanda au commerçant fut de faire apparaître des roues à l'une des extrémités du coffre et une poignée à l'autre extrémité. Ce sort exigeait la tape d'une baguette et puisqu'Harry cachait le fait qu'il en avait déjà une, il demanda à Hagrid d'activer le charme avec son parapluie rose. Ils quittèrent la boutique, Harry faisant rouler sa malle derrière lui, la tenant d'une main, tandis que la cage de la chouette était tenue par l'autre main.
La boutique de papeteries fut la suivante où Harry acheta des parchemins, des plumes et des classeurs pour organiser son travail scolaire. La suivante fut l'apothicairerie où il acheta tous ses ingrédients de potion, un chaudron, une balance, et des fioles de cristal. Dans la boutique d'après, il acheta un télescope et un ensemble de cartes du ciel. Finalement, ils allèrent à la boutique Fleury et Botts et Harry acheta l'ensemble complet des manuels de première année. Depuis qu'il avait décidé de donner l'image d'un élève brillant et rat de bibliothèque pour expliquer certaines de ses connaissances supplémentaires, il acheta quelques livres en supplément appropriés pour un enfant de onze ans. Hagrid donnerait probablement un rapport complet à Dumbledore une fois de retour à l'école, donc Harry n'acheta rien de vraiment intéressant.
La dernière boutique était celle dont Harry était le moins impatient d'y aller. Harry le mena jusqu'à Ollivander et Harry ne put s'empêcher d'être un peu nerveux. L'homme l'avait toujours fait flipper, et il ne pouvait s'empêcher de penser que l'homme n'était pas totalement humain étant donnée la façon dont il observait avec un regard ancien Harry quand il était venu en tant que Heri, il y a cinquante ans de cela, et des brefs regards qu'il avait pris au cours des dernières années dans les allées, il apparaissait comme un ancien, maintenant.
Hagrid arriva à l'entrée de la boutique de baguettes d'Ollivander, et fit entrer Harry. Il le suivit, se baissant pour passer la porte et regarda nerveusement autour de lui quelques instants avant de choisir de s'assoir sur un fauteuil filiforme dans le coin. Harry l'entendit gémir de protestation sous le poids de l'homme de grande taille, mais ce fut tout. Il décida instantanément qu'il avait dû être enchanté de sorte qu'il ne s'effondre pas sous l'homme dès l'instant où celui-ci s'était assis dessus.
Harry tourna son attention vers la boutique en apparence vide. Il savait que cela n'était pas vrai. Il pouvait sentir chatoiement de la présence d'une autre sorcière dans la boutique, même s'il ne pouvait pas voir l'homme. Des milliers de boîtes étroites contenant des baguettes étaient empilées jusqu'au plafond du magasin, sur tous les murs, et tout l'endroit avait une fine couche de poussières. Sa Vue s'embrasait avec toute cette magie dans l'air. Les baguettes avaient toujours une lueur puissante de magie et être dans une pièce qui contenait autant de baguettes était un peu écrasant.
« Bonjour, » retentit une voix familière, derrière lui. Harry soupira légèrement agacé que l'homme ait réussi à éviter sa détection et pire, se placer juste derrière lui sans qu'il le remarque. Mais comment faisait-il cela ?
Définitivement pas humain...
Harry tourna doucement, refusant de montrer à l'homme le choc et la surprise, qu'il voulait sans doute obtenir en réponse. Il sourit à l'homme poliment bien que son regard était un peu froid. Les sourcils blancs broussailleux d'Ollivander se levèrent légèrement avant que ses lèvres ne s'étirent en un sourire amusé.
« Bonjours, » répondit simplement Harry.
« Ah, oui... oui. Je pensais bien que j'allais vous voir bientôt. Vous avez les yeux de votre mère. Je me souviens quand elle est venue chercher sa première baguette, » déclara Mr. Ollivander. « 25,6 centimètres, souple et rapide, bois de saule. Excellente baguette pour les enchantements. »
Il s'approcha d'Harry, et celui-ci refusa de réagir, même si le fait que l'homme le faisait encore ciller commençait à l'énervé, considérablement.
« Votre père, en revanche, avait préféré une baguette d'acajou, » continua le vieux sorcier avant de déverser toutes les spécifications exactes de la baguette de James Potter. La mémoire bizarre et parfaite de l'homme s'additionnait comme un poids aux soupçons d'Harry sur le fait qu'il n'était pas humain.
Tandis qu'il parlait, Ollivander avait continué de s'approcher si près que leurs nez se touchaient presque, et Harry devint rapidement très irrité.
« Ah, c'est ici que... » fit la voix calme de l'homme qui tendit la main comme s'il voulait toucher la cicatrice d'Harry.
Harry eut un mouvement brusque, regardant fixement le vieil homme étrange, fortement. « Je n'aime pas être touché, » dit-il d'un ton coupant tout en lançant à l'homme un regard cinglant.
« Ah, mes excuses. Parfaitement compréhensible, » dit-il, se tenant droit. « Je suis désolé, mais c'est moi qui ai vendu la baguette responsable de cette cicatrice. 33,75 centimètres. En bois d'if. Une baguette puissante. Très puissante. Et entre de mains maléfiques... » il frissonna et soupira. « Si j'avais su ce que cette baguette allait faire en sortant d'ici... » Il secoua la tête.
Un moment plus tard, Ollivander sembla soudainement remarquer la présence d'Hagrid dans la boutique – ce qu'Harry trouva difficile à croire parce qu'il était sacrément impossible de ne pas remarquer Hagrid en toutes circonstances.
Ollivander décrit la baguette d'Hagrid, pour ensuite faire la remarque qu'elle avait été cassée. Hagrid – le gros balourd qu'il était – mentionna qu'il avait gardé les morceaux de ladite baguette, et Ollivander lui lança un regard réprimandeur, vérifiant qu'il ne l'utilisait pas, et Hagrid insista rapidement qu'il ne le faisait pas. Harry eut un sourire suffisant quand il remarqua qu'Hagrid s'agrippait à son parapluie rose atroce.
« Bien, revenons à nous, Mr. Potter. Voyons un peu... », commença Ollivander en se reconcentrant sur Harry.
Il demanda à Harry de quelle main il tenait la baguette, et Harry tendit sa main droite. Le ruban magique d'Ollivander prit vie et mesura chaque centimètre du corps d'Harry alors qu'Ollivander poursuivait en décrivant quels types de bois et des noyaux étaient utilisés et le fait qu'il n'y a pas deux baguettes semblables.
Il marcha dans la salle et commença à collecter des boîtes des étagères et revint finalement avec une pile assez décente qu'il posa sur le comptoir. Il prit l'une des boîtes, l'ouvrit et présenta une baguette à Harry.
« Allez-y. Agitez là, » dit-il avec une voix excitée d'encouragement.
Harry observa la baguette avec une appréhension croissante, totalement incertain du déroulement de cette journée. Il donna un petit soupir et tendit la main. Avant même qu'il l'a saisisse, Ollivander lui arracha et murmura doucement alors qu'il attrapait une boîte différente.
Harry voulut fusiller du regard l'autre homme, mais garda son visage impassible.
Cela continua assez longtemps, du point de vue d'Harry. Ollivander lui avait fait agiter quelques baguettes, mais il les arrachait avant qu'Harry n'ait eu une chance.
Alors que l'impatience d'Harry augmentait, l'excitation d'Ollivander grandissait.
« Client difficile ? Pas de problème, nous trouverons la bonne quelque part... »
De plus en plus de baguettes furent essayer, mais aucune de se connecta réellement avec Harry. Il en sentit deux avec lesquelles il aurait probablement pu utiliser, mais Ollivander les avait arrachés aussitôt. Il était dans la boutique depuis à peu près une heure quand Hagrid se leva et étira on dos, après s'être contorsionné pour éviter de heurter sa tête à une étagère.
« Euh, Harry ? Cela ne te dérange pas si je sors une minute ? Je voulais simplement faire quelques achats à côté, » demanda Hagrid, l'air confus.
« Oh, non, c'est bon, Hagrid. Pas besoin que vous restiez assis ici pour ça. »
« Ouais, eh bien, je serais en face de la rue si tu as bientôt fini. »
Harry baissa la tête et se dirigea hors du magasin, et fut rapidement englouti par la foule de gens dans la rue.
Harry se retourna et fut un peu surpris par les yeux argentés brumeux étranges perçants d'Ollivander sur lui, assez sévères.
« Dites-moi, Mr Potter – depuis combien de temps avez-vous une baguette ? »
« J'ai bien peur de ne pas savoir de quoi vous parlez, » répondit facilement Harry sans perdre un instant, malgré sa légère surprise.
« Oh, je suis sûr que oui. Vous ne devriez pas vous inquiéter, mon garçon. Je ne tiens pas compte du point de vue du Ministère sur l'utilisation des baguettes par les mineurs. Si je pensais qu'il y avait un combat contre cela et que j'ai une chance de gagner, je me battrai bec et ongle contre cette ridicule trace qu'ils mettent sur mes baguettes. »
Harry continua d'évaluer Ollivander avec une expression neutre alors qu'il débattait ses prochains mots.
« Pardonnez ma curiosité, Mr. Ollivander, mais qu'est-ce qui vous fait penser que j'ai déjà une baguette ? »
« Il y a un certain nombre d'indices. Vous tenez la baguette avec l'expérience de ceux qui ont une depuis de nombreuses années. Vous savez comment contrôler votre magie quand elle parcourt une baguette, même si cette baguette ne vous a pas choisi. Vous en avez également une cachée sous votre chemise dans votre dos. »
Les sourcils d'Harry se levèrent minutieusement sur son front, mais il réalisa qu'il ne devrait pas être vraiment surpris. Il pouvait voir la signature magique d'une baguette, même si elle était cachée sous des vêtements, et Ollivander pouvait clairement Voir quelque chose dans la façon dont la magie d'un jeune sorcier réagissait avec le noyau des baguettes magiques.
« Si vous saviez que j'avais une baguette depuis tout ce temps, pourquoi m'avez-vous permis de tout déranger ? »
« Je n'étais pas encore sûr si cette baguette vous avez choisi comme maître. Il y avait toujours une chance que l'une de mes baguettes vous choisirait à la place. Mais je vois maintenant que rien ne se passe. Vous déjà le maître d'une baguette parfaite, et toutes mes baguettes voient cela très clairement. »
Harry cligna des yeux, maintenant un visage impassible. « D'accord... » dit-il lentement, se sentant de plus en plus curieux envers l'homme au fil des minutes.
« Puis-je la voir ? »
« Voir quoi ? »
« Votre baguette. »
« Oh... Non. Je ne pense pas. »
« Vous ne voulez pas ? »
« Non. Tout est bon. »
« Est-ce parce que c'est l'une des miennes ? »
« Qu'est-ce qui vous fait dire cela ? »
« Je reconnaîtrai toutes mes propres créations, même si je ne pouvais la voir pleinement. »
Harry pencha légèrement la tête sur le côté alors qu'il observait l'étrange vieil homme avec curiosité. « Si vous découvrez quoi que ce soit sur ma baguette, le diriez-vous à quelqu'un ? » demanda Harry prudemment.
« Non. »
« Non ? Juste Non ? »
« Pourquoi le devrais-je ? Ce ne sont pas mes affaires. Je ne choisis pas de côtés, Mr. Potter. Je fabrique simplement des baguettes. »
« Oui, mais si vous pouviez revenir en arrière et empêcher la vente de votre baguette au Seigneur des Ténèbres ? Vous avez dit un peu plus tôt "si j'avais su ce que cette baguette allait faire en sortant d'ici" – eh bien, qu'auriez-vous fait ? Souhaitez-vous empêcher cette vente ? Pensez-vous honnêtement que cela ferait quand même une différence ? »
« Ah, c'est la question, n'est-ce pas ? Cela aurait-il fait une différence... je pense sincèrement que non. S'il n'avait pas obtenu de baguette de ma part, il l'aurait eu ailleurs. Pour répondre à votre question, je ne changerai pas cela. Aussi horribles que les choses ont été faites par Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, elles étaient également de grandes choses. Terrible. Mais grandes. Avoir l'une de mes créations dans les mains de l'un des plus puissants sorciers de ce monde... »
Harry hocha doucement la tête. « Si je vous montre ma baguette, pourriez-vous répondre à une ou deux questions ? »
« Une question à propos de quoi ? »
« Qu'êtes-vous ? Quelle sorte de Vue utilisez-vous pour voir la magie de vos baguettes ? »
« Ah... des questions intéressantes, que vous avez. C'est un signe de votre clairvoyance qui vous pousse à les demander. »
« Y répondrez-vous ? »
« Je suppose que je peux jouer avec votre curiosité si vous jouez avec la mienne. Je suis à trois quarts un sorcier, cependant ma grand-mère maternelle était une Dryade. »
« Nymphe des arbres, » dit Harry. « En plus d'avoir une forte connexion naturelle avec les magies naturelles de base, et de longues vies surnaturelles, on dit qu'ils ont des pouvoirs de divination et la capacité de voir l'énergie magique dans la plupart des matériaux naturels. » Harry donna un petit de tête impressionnée. « Lignée assez impressionnante. »
« Merci. Vous êtes assez bien informé. »
« J'essaie. »
« Donc, puis-je voir votre baguette ? »
« Jurez-vous de n'en parler à personne ? » dit Harry, donnant à l'homme un regard prudent, mais pointu.
« Je le jure. Si j'étais enclin à en parler devant les autres sur le fait que vous avez une baguette, je l'aurai simplement mentionné devant Hagrid. »
Harry haussa un peu des épaules, en accord avec le point de vue de l'homme. Il passa sa main sous la chemise et attrapa la baguette hors de la ceinture de son pantalon. Sa baguette fredonna chaleureusement dans sa main, comme elle l'avait toujours fait. Parfaitement assortie avec lui et heureuse de l'avoir choisi il y a de nombreuses années. »
Harry présenta la baguette et Ollivander la prit délicatement. Ses yeux s'écarquillèrent quand il l'a reconnu.
« Où l'avez-vous eu ? » chuchota-t-il alors que ses doigts dansaient doucement sur le bois, avec révérence.
« Est-ce vraiment important ? Le précédent propriétaire est mort. Elle m'a choisi. »
« Cette baguette n'a eu qu'un seul maître... » parla Ollivander, sa voix à peine plus forte qu'un murmure.
Les yeux d'Harry se plissèrent. « Vous voyez des choses particulières, Mr. Ollivander. »
« Oh, je ne discuterais pas de cela, mon garçon, » concéda Ollivander tandis qu'il rendait gentiment la baguette à Harry. « Je dois dire, Mr. Potter... que ceci est curieux... »
« En quoi ? »
« Cette baguette qui vous a choisi, ce fut sa sœur qui contient le même noyau qui vous a fait cette cicatrice... »
« La magie fonctionne de manière mystérieuse, » commenta Harry légèrement, mais il y avait un avertissement dans son ton.
Les yeux étranges d'Ollivander restèrent rivés sur Harry alors qu'il acquiesçait doucement. « Oui... Mystérieux... »
–
Harry fut content de quitter la boutique d'Ollivander peu de temps après, et se dirigea vers le magasin d'en face pour trouver Hagrid. L'homme ne fut pas difficile à trouver, compte tenu de sa taille massive, et finalement Harry put quitter l'allée pour la journée.
Hagrid le ramena chez les Dursley par le Magicobus et le déposa à Magnolia Crescent, juste au carrefour de Privet Drive. Harry lança un au revoir au géant lourdaud et attendit jusqu'à que le Magicobus fut loin pour pousser un soupir épuisé et s'accroupir près de la cage du hibou et ouvrir la petite porte.
« Bonjour, jolie fille, » roucoula Harry alors qu'il caressait de la main la tête du harfang des neiges. « Je suis sur le point de transplaner, et je doute sérieusement que tu apprécies l'expérience donc je vais te laisser voler à la place, d'accord ? »
La chouette claqua du bec doucement et pencha un peu la tête en réponse.
« Très bien, maintenait tu dois voler jusqu'à Godric's Hollow, tu peux faire ça ? »
La chouette fit un cri aigu qu'Harry prit comme une affirmation. « Bien. Tu seras capable de me trouver là-bas ? » Un autre hululement, et Harry se bougea pour permettre à la chouette de sortir. Avec la chouette bien sur son chemin, Harry prit de manière solide le coffre et la cage d'oiseau et transplana dans sa maison familiale désespérément soulagé d'être éloigné des Dursley pour un temps qu'il espérait très long. Bien qu'il aurait à y retourner brièvement pour récupérer les quelques livres qu'il avait laissés dans sa chambre. Rien qu'il ne pouvait pas faire plus tard. Maintenant – il était épuisé et voulait faire une sieste.
Je vous traduis également une note de l'auteur Athey : Voldemort est capable d'avoir quelque chose dans les années antérieures. Dans les livres, Quirrell voyagea à l'étranger l'été où Harry eut 11 ans. Étant déjà un professeur à Poudlard, il est déjà au courant, à ce stade, que la pierre va être cachée dans Poudlard à partir de la rentrée. Je pense que sa présence pratique dans la forêt d'Albanie cet été-là, sa position à Poudlard en tant que professeur, et sa connaissance sur le fait que la pierre Philosophale allait être mise dans Poudlard fut ce qui séduit Voldemort à posséder l'homme.
Tom, dans cette histoire, a réussi à réaliser quelque chose un et demi plus tôt, donc il est peu probable qu'il ait possédé Quirinus Quirrell. Quand Tom a ressuscité dans cette histoire, Quirrell travaillait toujours en tant que professeur d'études moldues à Poudlard, et n'était pas à proximité de la forêt d'Albanie.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! :)
