Salut, voici le onzième chapitre tout beau tout chaud, j'espère que vous allez atteindre les cent reviews ! En attendant, je vous souhaite une bonne lecture, amusez-vous bien.

Chapitre 11 : Première semaine de retour à Poudlard.

« Par Merlin, Black, je ne suis pas invalide ! » fit Harry, assis sur son coffre et regardant fixement son parrain. « Je vous ai dit que je ferais mes bagages - et non, je ne veux pas de cette abominable chiffon que vous appelez une veste ! »

« Mais elle va t'aller parfaitement ! » fit Black. « Et elle s'accorde à la couleur de tes yeux ! Et comment as-tu fait tes bagages si rapidement, au fait ?

« Honnêtement, Black, je ne suis pas un de ces imbéciles qui ne prennent pas soin de leurs affaires. » fit Harry, croisant les bras et fixant Black dangereusement. « Je suis un Serpentard, pas un Griffondor incompétent et stupide. Et mes yeux ne sont pas de la couleur de quelqu'un qui a vomi ses épinards. »

« Mais - »

« Mettez-la vous-même si vous l'aimez tant ! » dit Harry. « Black, laissez-moi seul. »

« Harry - »

« Black, à moins que vous ne vouliez me voir Apparaître directement à Poudlard au lieu de prendre avec vous cette pathétique imitation de train que vous appelez le Poudlard Express, je suggère que vous vous la fermiez, vous en alliez, et vous teniez prêt vous aussi. »

« Bien, vérifie quand même que tu n'as rien oublié quelque part. » fit Black, choisissant de se retirer dignement. James sembla le regarder fixement, l'avertissant de s'en aller avant qu'il ne soit vraiment en colère et ne le souffle hors de la maison. Les yeux de Lily clignèrent comme une menace. « Je te verrai plus tard… »

Harry ouvrit son coffre. Les vêtements ordonnés, pliés, sa boîte à potions, ses livres…aucune erreur ici. Il avait envoyé son rapport par hibou depuis le village le plus proche ou la lettre serait prise par les Stchorlei, et sa baguette - la baguette d'entraînement qu'il n'avait pas rendu à Mac Gonagall, alors que sa remplaçante lui avait maintenant été envoyée et se trouvait en sécurité dans sa poche.

Il passa sa main dans ses cheveux, irritable, avant de s'assoir sur son lit. Revenir à Poudlard. Maudit endroit.

Ils arrivèrent à la gare de King's Cross. La conversation, comme d'habitude était forcée. Harry répondit, comme d'habitude, en un ou deux mots par question quand ils lui posaient des questions. Après avoir poussé son coffre dans la soute à bagage, Harry dit de façon tranchante qu'il n'avait pas confiance en ce moyen de transports particulier.

« Ne t'inquiète pas. » fit Lupin. « Il y a des renforts supplémentaires, en plus de quelques Aurores. Oh, et de toute manière, tu es censé être questionné sur ce qui c'est passé sur…le trajet la dernière fois. »

« Pourquoi maintenant ? » fit Harry. « Par Merlin, que des lâches à ce Ministère. »

« En fait, Dumbledore est intervenu et a indiqué que tu avais besoin d'un break. » fit Lupin, observant attentivement Harry pour voir sa réaction.

« Comme je lui en suis reconnaissant. » fit Harry sarcastique, pas vraiment sincère mais ils n'avaient pas besoin de le savoir… « Quand serai-je interviewé ? »

« Durant le trajet jusqu'à Poudlard. » fit Lupin. « Le Ministre pense que ce sera un gain de temps. »

« Bien. » fit Harry. « Et qui va parler avec l'assassin ? »

« Kingsley Shackelbolt. » fit Lupin. « C'est un Auror."

"Un autre des précieux Pions en Or ? » fit Harry.

« Des Pions en Or ? » fit Lupin.

« Oh, vous savez, les habituelles marionnettes boiteuses sous le commandement de Dumbledore. »

« Harry, même si j'admets que le Directeur est un peu retors il ne joue pas aux marionnettes avec nous. » fit Lupin.

« Un peu retors qu'il dit. » murmura Harry. « Un peu retors puisqu'il est si commodément devenu mon tuteur sorcier, m'a spolié de la moitié de mon héritage, m'a mit dans cet abominable labyrinthe que vous appelez une école comme ça il peut me pousser à être de son côté et faire de moi un de ses pions… »

« Tu vas trop loin avec tes comparaissons d'échec. » fit Lupin. » Et il ne t'a pas spolié, d'après ce que j'ai entendu dire, une bonne partie est de retour. »

« Et quand je serai assez âgé, je trouverai un moyen de lui faire faire faillite. » fit Harry, démoniaque, frottant ses deux mains avec une mine réjouie. C'était surtout pour le spectacle et le fait qu'il savait qu'un Aurore l'observait âprement mais sans discrétion avec une paire de filles idiotes.

« Tu ne le feras pas. » fit Lupin optimiste.

« Je le ferais. » fit Harry. « Si j'ai assez de temps et de patience. »

« Oh, voilà Kingsley. » fit Lupin de son horrible voix claire. « Hey ! »

Un grand homme à la peau noire s'avança vers eux. Les gens s'écartaient de son chemin. Son visage était comme du granite. Harry le regarda fixement, impassible. Les yeux verts rencontrèrent les yeux noirs, et ils s'évaluèrent l'un l'autre.

Quelques secondes passèrent. Lupin déglutit comme Harry souriait, plutôt méchamment.

« Bien, c'est l'heure de l'interrogatoire maintenant. » fit Harry. « Pourquoi ne commencez-vous pas ? »

Shackelbolt le regarda, légèrement secoué. Le sourire du garçon l'énervait. Légèrement.

« Tu me rejoindra plus tard. » fit Lupin sur un ton plus soumis.

Après que les deux se soient éloignés, Rémus soupira et mit ses mains dans ses poches. Harry était vraiment différent de James - son sens de l'humour était si… roguien que c'en était effrayant. L'insigne de Serpentard sur ses robes lui ressemblait trop bien. Et le fait qu'il semblait incroyablement naturel ne faisait rien pour que Rémus se sente mieux.

« Bonjour professeur. »

Hermione Granger se tenait devant lui, avec Ronald Weasley, Neville Londubat et Ginny Weasley.

« Mesdemoiselles Granger et Weasley, Messieurs Weasley et Londubat. » les salua Rémus cordialement.

« Je viens juste de voir Harry aller avec Kin- Je veux dire, l'Auror. » fit Ginny, changeant le terme familier pour le terme Auror comme Hermione lui écrasait le pied.

« Ah, tu es proche d'Harry ? » demanda Rémus avec un certain intérêt.

« Non, elle ne l'est pas. » murmura Ron.

Ginny sourit, délibérément toxique. « Je pense qu'Harry est sympa. » fit-elle. Ron prit une couleur rouge brique, ce qui Rémus en était certain était le but de Ginny.

« Est-ce que Potter a des ennuis ? Est-ce que c'est pour ça que K- l'Aurore est parti avec lui ? fit Ron. Rémus ne pu manquer la trace d'enthousiasme dans sa voix.

« Non, il est simplement allé avec lui pour le questionner sur ce qui s'était passé pendant le voyage. » fit Rémus légèrement, d'un air agacé.

« Oh. » fit Neville. « Um- Comment s'est-il échappé, au fait ? »

« Harry était entraîné. » fit Rémus en gesticulant. « Je suppose… que ça a suffit. »

« Mais, je pensais qu'il y avait cinquante Mangemorts. » fit Ron assez fort, s'attirant des regards étranges d'autres étudiants. « C'est impossible ! Je parie qu'ils l'ont incités à les rejoindre et il va espionner ce que chacun va faire à Poudlard ou pour l'Or- je veux dire, vous savez quoi. »

Rémus réprima l'envie de rétorquer quelque chose de grossier à Ron. Précisant qu'Harry n'était pas inclus dans les réunion de l'Ordre, personne de l'Ordre excepté lui Sirius, Minerva et Dumbledore n'étaient à Poudlard et il n'y avait rien d'intéressant qui se passait à Poudlard. Concernant la guerre quoi qu'il en soit. « J'en doute, Mr Weasley. » fit-il entre ses dents.

Ron compris l'avertissement.

« Comment vous êtes-vous échappé ? »

Harry roula ses yeux et fit cliqueter ses ongles, quelque chose qui embêtait immensément Kingsley Shackelbolt, même si le seul signe d'irritation soit un léger mouvement convulsif de son œil gauche . « Ben, j'ai couru. » fit Harry.

Shackelbolt soupira et se pencha au dessus de lui, bloquant toute la lumière du soleil. Harry n'était pas intimidé. « Potter, coopérez. »

« Je réponds à toutes vos questions. » fit Harry indifférent. « Je crois que c'est de la coopération. »

Shackelbolt soupira. Il restait encore cinq heures de voyage. Ils en avaient déjà épuisée une. Harry était toujours plein d'endurance.

« Premièrement, » fit Shackelbolt menaçant. « Je ne suis pas ici pour jouer sur les mots ave vous, deuxièmement, j'ai plusieurs sortilèges désagréables dans ma manche et je n'hésiterai pas à les utiliser. »

« Je me plaindrai à mes parents. » fit Harry, croisant les bras. « Oh, attendez. » fit-il comme si une pensée l'avait soudain frappé. « Je les ai perdu il y a quelques années. J'avais presque oublié. »

Shackelbolt regarda fixement Harry. Harry ne s'en préoccupait pas. Il était énervé, plongé dans de sombres pensées, et il revenait à cette école trois fois maudite. Il était de mauvaise humeur. Harry le fixa en retour, arquant un sourcil dans une imitation fâcheusement précise de Rogue.

Harry avait des façons assez étranges de relâcher la pression, bien qu'il n'ait jamais essayé l'une d'entre elles sur Reuel. Destan avait ironiquement appelé cela des humeurs d'adolescent avant qu'Harry ne lui jette un livre. L'une d'entre elles était - Harry entrait souvent dans des humeurs comme cela.

« Bien » fit Shackelbolt, regagnant son calme. « Mr Potter combien y avait-il de Mangemorts ? »

« Ouais, comme si j'allais les compter alors que j'étais tenu en joue avec des baguettes. » fit Harry.

« Une approximation, alors. »

« Une approximation ? fit Harry dégoûté. « Vous êtes un Aurore, oui ou non ? Est-ce que c'et la meilleur chose à laquelle vous pouvez pensez, ''une conjecture'' ? Le manque de réactivité peux vous faire tuer, vous savez ? »

Shackelbolt ferma les yeux et respira.

« Je dirai environ trente ou quarante. » fit Harry.

« Quarante ? Et avez-vous utilisé la magie pour vous échapper ? »

« Non, en fait, j'ai creusé la terre à main nu. » fit Harry.

Shackelbolt fit tiquer quelque chose avec son stylo. Harry écouta. Un rapide V formé pas le bruit de la course et un léger slash. Y. Un mouvement en rond. E. une légère courbe, premièrement à gauche, puis à droite. s. Lire les mouvements des stylos était un art qu'il avait maîtrisé à l'âge de dix ans. C'était une pratique qu'il avait voulu connaître peu importe la catégorie où elle était. Bien sur, Reuel le lui avait enseigné plus tard, mais il était déjà très bon à ce moment-là.

« Avez-vous vu Vous-Savez-Qui ? »

Harry résista à l'envie de ricaner. « Qui ? »

« Vous-Savez-Qui. »

Shackelbolt soupira. « Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. »

« Qui ? » fit Harry, brillamment.

« Mr Potter - »

"Je ne peux vraiment pas répondre à vos questions si je ne sais pas qui c'est." Fit Harry. « Quel est son nom ? »

Shackelbolt ferma les yeux et inhala de nouveau Harry attendit patiemment. « Voldemort. »

« Qu'est-ce que c'est ? Je n'ai pas entendu. Ce doit être ma surdité. »

« Voldemort. »

« Oh, lui. » fit Harry pensivement. « Nan, j'sais pas. Je n'ai jamais vu son visage avant, et ne le saurais pas si je l'avais vu. Décrivez-le moi et je vous dirai si je l'ai vu ou pas. »

Shackelbolt grinça des dents. Ses mains tenaient le stylo en équilibre au dessus du parchemin, hésitant, irrésolu.

« Répondez-moi, Potter. »

Harry fit de nouveau cliqueter ses ongles. Shackelbolt pinça les lèvres.

« Il a des yeux rouges et il est chauve, Potter. »

« Alors, il est chauve, maintenant. » fit Harry, se penchant en arrière pensivement. « Un syndrome commun parmi les Mangemorts - ce doit être le stress, je veux dire, servir sous les ordres d'un maniaque. Les yeux rouges maintenant, c'est commun, ça aussi. Le stress. Les yeux tirés, rouges. »

« Je parles d'iris rouges, Potter. »

« Désolé. » fit Harry dédaigneusement. « Je n'étais pas assez près pour admirer ses yeux. Très vilain de ma part. La prochaine fois, je vérifierai s'ils ont des marques de varicelle aussi. »

La baguette magique de Shackelbolt fut à sa gorge en un moment, Harry prit un air effrayé approprié sur son visage et poussa un ''eep'' comme dans son esprit, il décidait de ne pas dire à Shackelbolt que Voldemort y était. Cela soulèverait des rumeurs - déjà que tout le monde entendait parler du gamin qui avait échappé à quarante Mangemorts et Voldy.

« Répondez-moi Potter. » fit Shackelbolt, un air de satisfaction croissant sur son visage endurci. « Un visage reptilien. Des yeux rouges. Chauves. »

« Une tête chauve comme un œuf ? » fit Harry, permettant à un certain intérêt de transparaître dans sa voix soigneusement terrifiée. « Nan, j'ai jamais vu quelqu'un comme ça. »

Shackelbolt soupira, le relâcha, et bougea son stylo de haut en bas, de haut en bas dans un mouvement circulaire. Harry entendit le stylo passer au dessus du parchemin pendant que Shackelbolt tenait son stylo top fermement.

« Nous avons fini, Potter. »

« Quoi ? » fit Harry prétendument indigné. « Je pensais que vous voudriez des détails sur qui était présent ! »

« Je présume. » fit Shackelbolt ; soupirant d'un air fatigué. « A ce taux-là, je présume qu'il y a une meilleur façon de savoir que de vous écouter, Potter. »

« Vous êtes sage de le réaliser. » fit froidement Harry.

« L'exaspération fait des ravages » annonça Harry, ouvrant la porte du compartiment d'un coup violemment. Lupin et Black le regardèrent effrayés. « Vous pouvez commencer à la punir (l'exaspération !) pour avoir poussé l'Aurore Shackelbolt à la folie. »

Il réalisa qu'ils n'étaient pas seuls. Les Weasley - tous les quatre- Fred, George, Ron et Ginny étaient ici. Et Granger. Quelle joie. Il s'assit à côté de Lupin, aussi loin que possible, et soupira théâtralement. « J'en ai fini avec Shackelbolt, je veux dire. »

« Tu veux dire que Kingsley n'en a pas fini avec toi ? » fit Black.

« Oh, non, Black. » fit Harry. Lupin le regarda fixement. Harry admettait qu'il marquait un point ici - ses sautes d'humeur pouvaient être perturbantes. Spécialement quand il était stressé. « Nous avons juste eu une plaisante conversation sur les cheveux de Voldemort - ou du moins, son absence. Je ne pense pas qu'il ait pensé cela, il était complètement décomposé à la fin de l'interrogatoire.

« Génial. » fit l'un des jumeaux. « Tu l'as déconcerté. »

« Très inhabituel. » fit l'autre.

« L'Aurore stoïque. » « Est-ce que Vous-Savez-Qui est vraiment chauve ? »

« Comme un œuf. » fit Harry d'un air suffisant.

Fred et George grimacèrent.

« Je me demande si Voldemort reçoit beaucoup de lettres de haine… » fit Harry. « Hey, Black, de toute façon - comment ce fait-il que je ne reçoive pas de lettre de haine. Je veux dire, le genre habituel - ''Comment oses-tu aller à Serpentards alors que tes parents étaient à Griffondor''. En y réfléchissant, c'est vraiment bizarre que je n'en ai reçu aucune.

Black et Lupin échangèrent un regard.

« Tu ne les veux pas, n'est-ce pas ? » fit Lupin appréhensif.

« Non, je veux vraiment cinq cents chouettes par jour me poursuivant et me donnant les avis sur ma Répartition et ma formations que je ne veux pas. » fit Harry. « Remerciez Dumbledore d'être un idiot indiscret. »

« Je vais lui transmettre sans la partie sur l'idiot. » fit Black.

« Mettez quand même ''indiscret'', voulez-vous ? » fit Harry. « En fait, ouais, dites ''la chèvre indiscrète'' à la place… »

Harry sortit un livre sur la Magie Noire de la poche de son manteau [qui était très grande (note de l'auteur, pas de la traductrice) et prétendit le lire avant que l'un d'entre eux ne puisse répliquer pour défendre du Directeur.

« Ce livreb- » fit Lupin, en fronçant les sourcils.

« Qu'y a-t-il, Lupin ? »

« Il est dans la Réserve - comment y es-tu rentré ? »

Harry soupira à l'idiotie finie de cet homme. Il était maintenant dans son humeur la plus sarcastique- être enfermé dans la même maison que Black et Lupin semblait lui avoir fait cet effet.

« C'est le mien. » fit Harry, effleurant une page. « Je l'ai acheté. »

« Où as-tu eu l'arg- non, je ne veux vraiment pas savoir… » fit Black.

Harry répondit quand même à la question. « Le coffre de mes parents, Black. Il reste encore considérablement d'argent dedans, en dépit des tentatives de Dumbledore de - »

Lupin referma précipitamment la bouche d'Harry. Harry n'essaya pas de lutter et permit à sa bouche de se fermer en un sourire narquois que Lupin put sentir. « Vous ne voulez pas qu'ils sachent ? » dit-il du bout des lèvres quand Lupin enleva sa main.

« Mais ça doit être illégal. » fit Weasley, s'accroupissant sur le sl pour essayer de voir le titre. « C'est un livre sur la Magie Noire ! »

Black blanchit à ses mots et essaya de voir ce qu'Harry lisait. Harry plia sans à-coup la page, ferma le livre et le remit dans sa poche.

« De la théorie, Weasley, de la théorie. » fit Harry. « Ce n'est pas illégal. Dumbledore ne peux rien faire contre ça. »

« Tu sembles terriblement suffisant. » fit Ginny désapprobatrice.

« Oui, j'admets que j'ai une rancune contre Dumbledore. » fit Harry, une main reposant sur l'endroit ou était le livre.

« Pourquoi ? »

« Pour plusieurs raisons. » fit Harry. « Dont aucune que je souhaite - ou plutôt Dumbledore, Black et Lupin ne souhaitent pas que je divulgue. »

« Pourquoi ? »

« Parce qu'ils ne veulent pas que Dumbledore aille à Az- oomph ! » la main de Lupin, pour la seconde fois de la journée avait fermé la bouche d'Harry. Harry ne l'avait pas apprécié.

« Pourquoi Dumbledore irait à Azkaban ? fit Ron, plissant son front. « C'est…Dumbledore ! »

« Ouais, ouais, et ça garantit qu'il est au dessus des lois, hein ? fit Harry, sortant prudemment son livre. Black lut le titre ''Les Inferis Mineurs ( Petits démons de bas étages) et la Résurrection, et les Autres Rituels, la Théorie. » Charmant et simple.

Lupin soupira. « Harry, Dumbledore est un homme bien - »

« Ok. » fit Harry. Il ouvrit son livre de nouveau.

L'écrivain était plutôt porté sur les préjugés - son ton était vraiment supérieur, sous-entendant que la Magie Noire était un grand et noble art que les Sangs de Bourbe ne devraient jamais être autorisés à utiliser. Mais, sans tenir comptes des commentaires insérés, il était correct. La mémoire d'Harry se réveilla - il se rappelait des incantations ; et s'aperçut amusé qu'ils n'avaient pas réalisé que le rituel d'Avaji nécessitait le sang de deux ennemis. C'était évident pourtant.

Et ils n'avaient pas réalisés que si vous ne vouliez pas être dévoré par la Magie Noir, vous deviez faire un sacrifice ? Un sacrifice qui rendrait la magie attentive aux autres choses plutôt qu'à l'âme du praticien. Du sang.

Du sang vivant. Le sang vivant de cinquante personnes serait assez pour vous garder d'être dévoré pendant un mois.

Harry pouvait tuer. Il était assez puissant, il était assez compétant. Il ne s'était jamais interrogé sur sa volonté jusqu'à maintenant - sa résolution, son habileté à le faire, impitoyablement, sans s'inquiéter. Il se demanda -

Pourrait-il tuer Black ou Lupin ?

Il se rassura vivement en se disant que c'était juste une pensée creuse - mais le pourrait-il ? La question était demeurée. Il jeta un regard subtil et rapide au visage aimable et fin de Black. Puis à celui de Lupin. Il pouvait trop clairement voir leurs visages s'il s'avançait vers eux avec une baguette levée… trahis..

Pourquoi se sentiraient-ils trahis, de toute manière ? Il ne se sentirait pas comme ça si les positions étaient inversées. Il fixa son livre, sans cligner des yeux. C'était vraiment la première fois qu'il pensait à la possibilité de tuer Black ou Lupin. Bien sur il l'avait pensé sous la forme d'une plaisanterie, mais il ne l'avait pas sérieusement pensé. Dumbledore, il pouvait le faire, sans cligner des yeux. N'importe qui qu'il ne connaissait pas, il pouvait…

C'était la raison pour laquelle les Stchorlei avaient comme règle de ne s'attacher à personne qui pouvait être une future victime.

Damnation, il n'avait jamais pensé qu'il se ramollissait…mais, en y repensant, peut-être que c'était juste parce qu'il savait qu'ils croyaient en lui. Ils savaient qu'il ne les aimait pas, ne faisait pas attention à eux, mais ils ne pensaient pas il pouvait les blesser. Ils croyaient en lui, pour des raisons stupides et sentimentales de Griffondors.

Il regarda la page, fronçant les sourcils. C'était sur le rituel de Saliz- le premier de plusieurs rituels qui étaient le processus de création d'un Inferi. Il n'était pas intéressé par ça. Il tourna la page.

Il était damné, il en avait pour un an. Et ensuite il serait capable de s'en aller de tout cette situation idiote, sentimentale et grotesque. Il espérait qu'il ne tomberait pas de nouveau sur eux.

Vraiment ?

Il grinça des dents et mémorisa en grimaçant les mots permettant d'effectuer le rituel final de création d'un Inferi. Pas qu'il le ferait jamais, bien sur, mais il avait besoin de faire quelque chose.

Après avoir imprimé les mots dans son esprit, il tourna la page, conscient de ce que Black et Lupin laissaient traîner leurs yeux sur lui d'une manière qu'ils trouvaient sans doute discrète.

Il y avait un rituel de liaison qui exigeait le sang de deux personnes. Les deux devaient être disposés. L'une deviendrait un esclave réduit au statut d'elfe de maison, l'autre…un maître. Harry le considéra en grimaçant, se demandant s'il pouvait duper Dumbledore et l'amener à le faire. Ou Black. Ce serait plaisant - « Black, nettoyer mes bottes ! Black, vous devez vous repasser les doigts pour avoir fait légèrement brûler mon toast. »

Il jeta un autre coup d'œil à Black. Son visage était éteint tandis qu'il regardait ses mains. Non, il ne pouvait pas faire ça. Pas même à Black - ce serait injuste et stupide. Harry soupira et tourna la page. La faiblesse de l'âme. Avjuzera Hona .Rien qui l'intéresse. Il tourna de nouveau la page et réalisa qu'il était à la fin du livre.

Se maudissant mentalement, il retourna au début du livre et commença à mémoriser de nouveau les mots pendant que Lupin, et R. Weasley jouaient à un jeu d'échec. Black, F et G Weasley commencèrent à parler en chuchotant à propos de quelque chose. Harry les ignora tous. Quelqu'un le regardait fixement - il pouvait sentir ses yeux sur sa tête, cintré au dessus de son livre, ses yeux verts rétrécis par l'irritation. Ne pouvaient-ils pas arrêter de le regarder ?

Ses yeux se relevèrent. Elle le fixait d'un air absent comme un mur devant lui, il roula des yeux et retourna à son livre. Ça ne pouvait pas être le syndrome de l'auditoire imaginaire. Il n'était pas cette sorte de personne égocentrique.

Elle ? Oh, ouais. Harry se rappela. Ginny Weasley. Ses yeux étaient près de sa tête - il avait développé une sorte d'instinct pour ça, savoir quand quelqu'un le regardait. Tous les Stchorlei l'avaient. Elle devait s'ennuyer. Tous des hommes à part elle.

Anet, Calet, Derhan, des sorts presque maléfiques mais légaux. Il fronça les sourcils. Ils envoyaient des lames d'argents vers des cibles. Calew les stabilisait. Ferhan les visaient. Les pensées d'Harry étaient disjointes, mélangées se clarifiaient comme il se concentrait sur son livre de nouveau. Quelque chose n'allait pas avec lui. Il n'arrivait pas à se concentrer. Il roula des yeux et regarda de nouveau le compartiment à travers sa frange.

Fred, George et Black, étaient assis ensemble. Un des jumeaux posait son doigt sur un morceau de parchemin. Black émit un rire. Lupin et Weasley étaient immergés dans leur jeu - le visage de Weasley était aussi expressif que de la pierre. Il restait Ginny. Elle était toujours dans sa pose ennuyée, ses yeux bruns regardant le mur.

Rien d'anormal, n'est-ce pas ? Mais il se sentait toujours incommodé.

Anet, Calew, Ferhan. Il les avait appris quand il avait quatorze ans. Ils étaient à nouveau abordés dans le livre - ils étaient utilisés car ils avaient fait une version plus puissante de l'Inferi. L'image d'un cadavre mobile, ses yeux sans vie regardaient en arrière. Harry fronça les sourcils en regardant fixement en arrière. Il ne pouvait pas imaginer tuer n'importe qui. Amusant. Il l'avait tenu pour certain qu'il pourrait tuer sans cligner des yeux, comme Reuel ou Tanaga. Maintenant, il n'était plus aussi certain

Pourquoi avait-il des doutes maintenant ? Il était un Stchorlei…

Harry regarda par la fenêtre. Il y avait une chouette, une chouette noire avec un symbole familier gris sur le buste. Elle luttait pour suivre le train. Il reconnu la marque sur son buste, celui que portait toutes les chouettes des Stchorlei. Il se leva et ouvrit la fenêtre.

Le volatile vola à l'intérieur et se posa fièrement sur le poignet d'Harry pendant que celui-ci prenait le paquet attaché à sa patte. L'oiseau lui enfonça ses serres dans le bras. Un peu de sang coula, mais Harry ne s'en aperçut pas. Il ouvrit le paquet, s'asseyant pendant qu'il le faisait, et il sut ce que c'était avant qu'il ait arraché le papier - il pouvait sentir la palpitation douce de la magie non personnalisée. Une baguette magique.

C'était une baguette magique parfaitement indéfinissable, pas trop courte, pas trop longue et la couleur du bois était une nuance vague de brun clair. Il n'y avait pas de noyau juste une trace de canal magique. Harry la fit tourner pour l'essayer, et envoya un flash de couleur argenté ers Ron Weasley, qui recula et fixa Harry quand il réalisa que le sort n'avait eut aucun effet.

« Parfait. » fit-il, et il sortit la baguette d'entraînement de Mac Gonagall. « Nom Minerva Mac Gonagall, apparence - cheveux grisonnants, des yeux froids, une allure réprobatrice, une bouche pincée, destination - Poudlard, aile ouest, sixième étage, ou la Grande Salle au centre. » fit-il à la chouette. « Pas de notes. » ajouta-t-il comme une autre pensée. D'un mouvement de sa baguette, l'autre baguette fut attachée à la patte de la chouette, et elle tassa sa tête, attendant quelques secondes de plus pour d'autres ordres. Quand aucun de vint, elle s'en alla, s'envolant dans l'obscurité

« Qu'est-ce que c'était ? » fit Black ?

« Une chouette. » fit Harry comme une évidence.

« Je sais, quel hibou ? » fit patiemment Lupin. « De qui ? »

« Ce n'est pas vos affaires. » répondit Harry, absent, triturant sa baguette comme s'il essayait de prendre une décision. En fait, il réfléchissait à son retour à l'école, cela semblait comme si sa baguette était un grand mystère sur lequel il réfléchissait. Ensuite, d'un mouvement brusque, il la replaça dans son étui.

« Est-ce que c'est la tienne ? Oh, j'ai oublié, elle a été confisquée par les M - »

« Silencio. » fit calmement Lupin. » Les murs ont des oreilles, Sirius. »

« Ah, c'est vrai. » fit Black quand Lupin annula le sort. « Désolé. Donc - c'est celle de remplacement ? Elle a mit un temps considérable pour arriver, n'est-ce pas ? »

Harry jeta un regard dangereux à Black. Black déglutit. Harry vit son reflet dans le miroir et fronça les sourcils, et le regard s'évanouit. Pendant une seconde, son visage lui avait parut étranger - juste un masque avec des trous pour les yeux et une grimace sinistre pour la bouche. Il ne ressemblait pas du tout un adolescent.

Mais Black insista. « Tu dois avoir été désarmé, et j'ai entendu dire que tu avais utilisé la baguette d'entraînement tout le temps - c'est terriblement négligent ! Elles ne sont pas très utiles. »

« Je répète ce que j'ai dis dans les donjons : je peux tuer quelqu'un à main nu aussi facilement que je peux désarmer un e personne. » fit Harry, appréciant le soudain changement de couleur de Black . « Peut-être même plus facilement… »

« Arrête ça. » fit Ginny Weasley. « C'est effrayant.

« J'énonce juste un fait, Miss Weasley. » fit Harry, gardant ses yeux dans ceux gris de Black. « Rien d'insultant. »

Il regarda au loin et ouvrit de nouveau son livre à un chapitre aléatoire et commença à lire.

Le voyage ne dura pas longtemps. Harry passa son temps à mémoriser des incantations, mais la plus utile qu'il trouva dans le livre était une incantation qui vous empêchait de parler pendant votre sommeil. Reuel s'était assuré de ça avec de nombreux exercices terriblement ennuyeux d'Occlumencie. Mais ça pouvait être utile donc il la mémorisa.

Quand ils arrivèrent, Harry ferma son livre d'un claquement, et le mit dans ses robes, laissant désinvoltement flotter la partie moldue de son attirail- les Stchorlei avaient toujours des vêtements moldus sous leurs robes, qui étaient doublé comme des manteaux moldus si on les retournait - Avant que les Weasley ou Black ou Lupin ou aucun d'entre eux n'ait pu dire quelque chose, il était sorti du train. Il mit une capuche - il pleuvait ici, ce dont il était ravi. Il avait une excuse pour faire des efforts pour ne pas être reconnu.

Malheureusement, ça ne fonctionna pas.

Une longue main pâle lui toucha l'épaule. Harry se pencha presque, tourbillonnant pour casser le nez de la personne mais il s'aperçut juste à temps et afficha un regard froid sur son visage.

« Draco Malfoy ? » fit-il.

Malfoy arborait une expression différente sur son visage depuis la dernière fois qu'il l'avait vu - avant, il arborait une pauvre imitation d'amitié polie sur son visage. Maintenant, son visage était retourné à une expression plus naturelle de haine froide.

« Potter. » fit-il. « J'ai entendu dire que tu avais rejeté notre offre. »

« Oui. » fit Harry, donnant à Malfoy un sourire refroidi.

« Ce n'était pas très malin, Potter. » fit Malfoy.

« Peut-être. » fit Harry. « Mais je n'ai aucun désir de me colleter avec cette guerre stupide, Malfoy. Je suis neutre. »

« Nous verrons ça plus tard. » fit Malfoy. « Potter, je vais être franc. Rejoint-les - » et il n'y avait aucun doute sur les personnes auxquelles il pensait- « Et je te tuerai. Rejoint-nous, et tu seras du côté des vainqueurs. »

Harry se sentit soudain étourdi, et son cerveau se sentit comme s'il avait été jeté en l'aire. Quel était la raison de cette petite guerre ? Pourquoi était-ce important si quelqu'un gagnait ou perdait ? La vie continuerait. Les gents mourraient et naîtraient. Il revint sur terre et il comprit de nouveau comment le monde marchait. Mais il n'aimait pas ça. Tout ça était si injuste.

« Je vais y penser. » fit Harry. Pendant ce temps, la plupart des étudiants étaient partis. Les cheveux roux des Weasley brillaient même dans l'humidité de l'obscurité. Il pouvait voir Black à côté d'eux et commença à se dépêcher vers eux, et pensant à une meilleure solution, il leur jeta un coup d'œil préoccupé et se détourna. Il les suivit jusqu'aux calèches.

Il embarqua dans une calèche remplie de Poufsouffles de troisième année qui ne le reconnurent pas et continuèrent de rire bêtement. Harry sortit son livre et continua de le lire, pensant qu'il devrait bientôt en acheter un nouveau. Celui là commençait à être ennuyeux.

Ils arrivèrent devant l'entrée, et Harry sauta loin des autres, haïssant Poudlard comme jamais.

Félix le rencontra à la porte, bien que peu de monde l'ait remarqué.

« Le MV était fantastique ! » chuchota-t-il à Harry. « Je sais exactement ce que je vais en faire, mais je vais utiliser le MV à la dernière étape, donc ce n'est pas encore prêt. »

« Qu'est-ce que c'est ? » fit Harry.

« C'est une surprise. » fit Félix avec un sourire satisfait. « Je te montrerai plus tard. »

Ils se traînèrent après les étudiants, discutant. C'était un soulagement de parler avec un autre Stchorlei. Harry lui raconta à propos de la maison de Black, et en retour, Félix lui raconta les conversations qu'il avait surpris entre les élèves et les professeurs.

« Je les ai entendu une fois parler de toi. » fit-il, pendant qu'il marchaient vers la Gange Salle. « Mac Gonagall t'aime bien parce que tu ressemble à ton père, je pense. La plupart aussi, en fait, excepté Rogue. Il est resté bouche cousue sur son opinion sur toi, mais je pense qu'il approuve. Va savoir pourquoi. »

Harry pu voir Félix lui jeter un regard subtil. A la différence des regards fixes de Black et Lupin, il méritait le nom de subtil. Il se rappelait probablement ce qu'il avait lu sur Rogue dans son dossier. Il avait détesté le père d'Harry.

« Je pense que c'est parce que vos personnalités sont assez semblables. » fit Félix quand ils entrèrent. « Vous êtes tout les deux des petits sournois et vos sens du sarcasme sont similaires. »

« Je ne suis pas sournois. » fit Harry, en marchant vers la table des Serpentards. « N'est-ce pas ? »

Il devint bientôt apparent que les Serpentards lui battaient froid. Malfoy lui jeta une rapide regard entre la conversation avec ses amis et le discours de Dumbledore passa par une oreille et s'échappa par l'autre pendant qu'Harry jouait avec son hachis parmentier. Aucun Serpentard ne parlait avec lui, ce qui attira rapidement l'attention de la plupart des professeurs. Harry prétendit ne rien remarquer.

De toute façon, il était presque heureux d'être de retour. Les vacances avaient été longues. Il était de retour, et bien que la réception soit loin d'être amicale, il préférait cela à la maison de Black. Il n'y avait pas de restrictions entre eux - lui, et les Serpentards.

Des restrictions ?

Il but son jus de citrouille et se demanda pourquoi il avait pensé qu'être ennemis avec les Serpentards et Black et Lupin était différent.

L'explication la plus rationnelle était que, tandis que les Serpentards le haïssaient, Black et Lupin… il détestait employer un mot aussi sentimental…faisaient attention à lui. Et cela ne faisait aucun bien de le nier - ça avait un effet sur sa capacité à les haïr froidement.

Ah, des choses comme ça. Harry poignarda un morceau de poulet et pensa à cela. Il était content que son humeur idiote soit passée, et maintenant, il était libre d'être lui-même, à la normale. Son hésitation à blesser Black ou Lupin venait évidemment du fait qu'il savait qu'ils ne le blesseraient jamais - ce qui était extraordinairement stupide. C'était une faiblesse que n'importe qui pourrait exploiter s'ils la trouvaient. Harry vit Malfoy prendre un peu de poulet et espéra machinalement qu'il s'étoufferait avec…

La vie de l'école, en effet.

Harry s'enferma dans sa chambre quand le dîner fut fini. Dumbledore n'avait pas réussi à parler beaucoup avec lui - ''J'espère que tu as apprécié ton séjour dans la maison de Sirius, Harry ? » fut ce qu'il avait réussit avant que Harry ne prétende se rappeler quelque chose d'urgent avant de s'en aller précipitamment. Comme si Dumbledore ne l'avait pas vérifié tout les trois jours, l'un ou l'autre venant pour une réunion de l'Ordre, qui, par coïncidence eurent lieu de plus en plus souvent à la maison de Black depuis qu'Harry y était, ou pour un dîner amical tous ensemble. Harry posa un sort sur sa porte - (l'ancien était déchargé) et le fit de telle manière que celui qui essayait d'entrer sans sa permission se retrouve soufflé contre le mur. Il ajouta un signe sur la porte, au dessus de ''frappez, s'il vous plait'', ''pas d'accueil amical''.

Il arpenta la pièce avec agitation une fois qu'il fut enfermé à l'intérieur. La perspective de passer encore sept mois inutiles dans cette école ne le réjouissait pas. Il savait que les sorts autour de Poudlard étaient excellents. Ils n'avaient pas besoin de lui. Que diable faisait-il ici de toute façon ? Qu'est-ce qui lui avait pris d'accepter ?

Il avait été stupide ? C'est tout ce qu'il pouvait se dire.

Il soupira et retira son amulette. La balançant, il ferma un œil et la laissa partie. Elle tournoya, refléta la lumière pendant une seconde, et atterrit à seulement un demi centimètre de son insigne de Stchorlei, qui avait été placé au centre de son manteau de Stchorlei soigneusement plié. Harry soupira, fronça les sourcils, la fit revenir et lui donna un nouveau petit coup. Cette fois, elle atterrit directement sur le lit. Toujours insatisfaite, Harry grimpa sur le lit, revérifia les sorts, et invoqua une bande plastique et s'entraîna à viser le miroir jusqu'à ce qu'il tombe endormi.

Harry se réveilla à l'aube, comme d'habitude. Il se demanda brièvement s'il n'allait pas retourner de nouveau dormir, car il avait fait un rêve très plaisant sur la transfiguration de Malfoy en fouine et qu'il jouait au ping-pong avec. Après cinq secondes, il décida à contrecœur qu'il ne pouvait pas retourner à ce rêve, maintenant qu'il était réveillé et roula hors du lit.

Il se réhabitua aux couloirs enchevêtrés de Poudlard, ignorant les gargouillements de son estomac qui accompagnaient sa marche. Il cesserait dans quelques minutes. Il erra dans le château jusqu'à la tour d'Astronomie, espérant qu'il pourrait avoir des aperçus des étoiles qu'il avait mémorisé et avec lesquelles il s'était familiarisé depuis il avait dix ans.

Et il passa du temps en haut, jusqu'à ce que le soleil se lève et que les étoiles, une par une, s'effacent devant la lumière du matin. Soupirant, il descendit et se rendit dans la Grande Salle pour prendre son petit déjeuner.

Des personnes étaient déjà là, incluant Félix, deux filles de Poufsouffle et un garçon de Poufsouffle. Comme il marchait vers la table des Serpentards, il réalisa que Malfoy était assis à sa place favorite, la place qui permettait à Harry de ne pas rencontrer accidentellement le regard des professeurs et d'éviter de bavarder avec les autres étudiants. Juste par dépit. Malfoy lui lançait des regards noirs.

Harry lui renvoya son regard.

Félix s'en aperçut. « Hey, Harry ! » fit-il. « Assieds-toi avec nous. »

Cela donnait à Harry une porte de sortie, une retraite digne. Il fit à Malfoy un regard hautain, fait d'autant plus exaspérant par le fait qu'il savait qu'il pourrait donner un coup de pied à Malfoy chaque fois qu'il le voulait, et il marcha vers la table des Poufsouffles.

Les amis de Félix le regardaient, légèrement circonspects, mais plutôt intéressés. Celle qu'Harry reconnu comme Hannah Abbott lui tendit la main.

« Hannah Abbott. » fit-elle.

« Ravi de te rencontrer. » fit Harry.

« Je suis Susan Bones. » fit l'autre fille. « Voici Ernie. Mac Milian. »

« Oui, je sais. » fit Harry sans prendre la peine de feindre l'ignorance.

Il pouvait voir Dumbledore le regarder, semblant heureux. Il pouvait quasiment entendre les pensées du vieil homme - '' Enfin ! Une interaction avec les autres Maisons, même si ce n'est pas Griffondor. Enfin des progrès ! »

Harry lui envoya un regard dur, mais Dumbledore sourit simplement, une étincelle d'inspiration scintillant soudain dans son regard. Harry eut un mauvais pressentiment, mais décida qu'il s'en occuperait quand le temps viendrait, comme le faisaient les Stchorlei, et se reconcentra sur la conversation à peine commencée avec les Poufsouffles.

« Donc, tu es déjà allé en France ? » fit Hannah. « Félix dit que vous avez été partout »

Harry regarda Félix. « Oui. »

« Tu es déjà allé en France ? » fit Susan. » J'y suis allée une fois. »

C'était une conversation stupide et sans intérêt dans laquelle les deux parties ne gagneraient rien et s'ennuieraient. Mais Harry joua son rôle. « Oui. » fit-il. « Une fois. »

Il y eut un bruit d'étouffement et une agitation à leur droite. Harry et Félix tournèrent tous les deux la tête à une vitesse surprenante, leurs mains allèrent automatiquement vers leurs baguettes.

Malfoy s'était levé, et se tenait la gorge. Harry avait toujours pensé que se tenir la gorge quand vous étiez empoisonné faisait mélodramatique. Cependant, il ne semblait pas que Malfoy essaierait de faire du mélodramatique alors qu'il était au bord de la mort. Parce que c'était probablement ou il en était. Félix jeta un coup d'œil à Harry, ses yeux bleus foncés remplis de panique et d'indécision.

« Restez tranquille, Monsieur Malfoy ! » hurla Mac Gonagall, comme si ça pouvait l'aider. Rogue était déjà là, il avait couru jusque là en deux secondes. Dumbledore regardait sans intervenir, pour une fois, sachant que ça le dépassait complètement.

La mâchoire d'Harry se serra légèrement. Même si personne ne le blâmerait s'il n'agissait pas, et personne n'attendait de lui qu'il fasse quelque chose, cela restait son boulot de garder l'école - plus spécifiquement, s'assurer que les étudiants ne soient pas blessés s'il pouvait intervenir.

Harry soupira.

« Vérifie sa nourriture, Félix. » fit-il.

« Ok. » fit Félix, en se dépêchant vers la table des Serpentards, poussant de côté la foule inutile qui s'était rassemblée autour de Malfoy.

« Accio kit de potion. » fit Harry. La mousse de Polystyrène était renforcée avec une couche d'acier, comme ça les potions ne pouvaient pas éclabousser n'importe et tuer quelqu'un.

« C'est du poison de Loari. » fit Félix et Rogue, en même temps. La foule se calma, le silence fut rompu par les sifflements de Malfoy.. « Ça empêche une personne de respirer. Je n'ai pas d'antidote. » fit Rogue.

Loari…Loari. Le Bézoard l'aiderait, mais ne guérirait pas totalement Malfoy. Harry fut soulagé d'entendre son kit siffler vers lui par les portes ouvertes.

« Le Bézoard. » fit-il comme explication pendant qu'il ouvrait le couvercle, empêchant sévèrement ses mains de trembler. Dumbledore se tourna vers Harry, ses yeux bleus brillants. Il lança la pierre à Félix, qui sauta et la rattrapa facilement. Harry ferma le kit et le renvoya dans sa chambre, heureux d'avoir reprogrammé ses sorts pour qu'il puisse faire venir ou renvoyer des affaires dans sa chambre. Seulement par magie, bien sur.

« Bien, qu'est-ce que vous faite ? » grogna-t-il quand il vit que tout le monde le regardait. « Le Bézoard va le garder en vie pendant environ quarante minutes. Et l'antidote peut être préparé pendant ce temps par un Maître des Potions compétent. »

« Bien alors. » fit Rogue, et sans rien ajouter d'autre, marcha hors de la Grande Salle. « Appelez Madame Pomfresh pour le garder en vie pendant que je prépare l'antidote. »

Harry jeta son toast, et après une réflexion, le repris. Il avait à peine mangé. Dumbledore était sur le point de dire quelque chose. Ignorants les regards fixes, il mordit dans le toast et marcha vers les donjons. Il n'avait vraiment rien d'autre à faire.

Rogue était profondément attentif à la potion qu'il préparait. « Sortez, Potter. » grogna-t-il sans un regard. « Vous ne pouvez pas m'aider. »

« J'étais juste ici pour vous dire que l'antidote marcherait mieux si vous ajoutiez de ma mantamite. » fit Harry. « Cela annulera la plupart des effets secondaires de l'antidote. »

"Je sais cela." Fit Rogue, acide. Après une minute : « Pourquoi êtes-vous là, Potter ? »

« Pensez-vous vraiment que j'allais rester avec tous ces… » Harry fit un mouvement que Rogue ne pu voir comme il lui tournait le dos. « Après ce qui s'est passé ? »

« Hé bien, non. » fit Rogue d'une voix traînante pensive. « Vous êtes un Serpentard, après tout…Je me demande ce que Black et Lupin vont dire quand ils entendront parler de ça. »

Harry grimaça. « Par l'enfer. » fit-il triste. « Je n'avais pas encore pensé à ça. »

Rogue lui sourit d'un air affecté et arrogant.

Harry se leva du bureau sur lequel il était assis. Il allait sortir quand Rogue dit quelque chose.

« Eh ? » fit-il. « Je n'ai pas entendu. »

« J'ai dit ''Merci''. » fit Rogue, donnant à Harry un regard sombre qui disait clairement qu'il n'avait pas apprécié de le dire deux fois. « Lucius Malfoy n'aurait pas été assez indulgent pour me laisser vivre alors qu'il a des ressources qui lui permettrait de me tuer avec un effort, mais il est trop paresseux. Il ne m'aurait pas épargné si son fils était mort alors qu'il avait clairement indiqué que ma vie dépendait de sa sécurité dans ces murs. »

Les yeux foncés de Rogue rencontrèrent ceux d'Harry avant qu'il ne retourne à son chaudron.

« Il pourrait vous tuer ? » fit Harry. « Comment ? »

« Il y a de nombreux moyens, Mr. Potter, contre lesquels je suis impuissant. » fit Rogue catégorique.

Harry vit la résignation sur son visage, et la connaissance que la lutte était futile. Et il réalisa qu'il y avait une autre personne qu'il ne pouvait pas tuer.

« Je vois. » fit Harry. Il ne dit rien d'autre. Il vérifia sa montre en s'en allant - il était temps d'y aller et de voir allait Malfoy.

« Drago, tu es un idiot. » disait Pansy Parkinson les larmes aux yeux au corps immobile de Malfoy. « Comment as-tu pu ? »

« Va-t-il mourir ? » fit Goyle d'une voix profonde et lente.

« Non. » fit Parkinson. « Le Professeur Rogue prépare l'antidote. »

« J'ai entendu dire que le - Potter - il l'avait sauvé ? » fit Millicent Bulstrode. Harry se passa la main devant les yeux et soupira. Son visage affectait une grotesque impression d'ennui.

« Ouais. » fit Parkinson à contre cœur, après une pause.

« Mais pourquoi ? » fit Crabbe.

« J'sais pas. » fit Parkinson. « Je veux dire, c'était son père qui avait essayé de le tuer lors de l'attaque du Poud- »

« Muto ! » siffla une autre voix, et la conversation tourna en murmures d'au moins cinq voix. Soupirant, il s'en alla.

Lucius Malfoy. Bien sur, il connaissait l'homme. Il lui avait donné un coup de pied, après tout, et ils s'étaient combattus. Harry se gratta la tête et se dirigea de nouveau vers la Grande Salle. Il devait parler à Félix.

Félix, étonnamment, était à la table des Serpentards, inconscient ou juste ignorant les regards admiratifs que la plupart des filles et quelques garçons lui envoyaient. Il avait sorti son kit de potion - Félix avait battu Harry en Potions de deux points - et prenait tous les gobelets, les numérotant avec un stylo, et marquait l'endroit ou il était avec le même numéro et prenant un échantillon de chaque tasse après les avoir agité et avoir mit dedans une fiole de liquide clair qu'Harry reconnu comme un détecteur de potion.

« J'ai dit aux autres de rester loin pendant que j'essaye de savoir ce qui s'est passé. » fit Félix sans le regarder quand Harry s'approcha. « Jusqu'ici, je pense que la tasse de Malfoy était la seule visée. »

Félix ne dit rien d'autre. « Et ? » fit Harry.

« Tu t'assieds ici d'habitude, pas vrai ? » fit Félix, balançant ses jambes sur le banc et retombant à sur place. Harry cligna des yeux.

« Oui. La plupart du temps. » fit Harry.

« Tu était assis là hier ? »

« Ouais. »

« Tu t'assieds toujours ici ? »

« Si je peux. » fit Harry

« Et où était assis Malfoy ce matin ? »

Harry vira au blanc.

« Tu ne penses pas - »

« Si. » fit Félix. Il conjura un large seau et y versa tout le contenu des fioles qu'il avait testé puis le fit disparaître. D'un mouvement de sa baguette, il nettoya les marques de stylo qu'il avait fait sur la table et sur les tasses. Il réorganisa son kit de potions, les sourcils inconsciemment foncés comme d'habitude quand il réfléchissait profondément. Il ferma le couvercle et l'envoya dans sa chambre, peu importe ou elle était. « Je me demande qui a un motif pour te tuer ? »

« Tu veux dire sans compter le Seigneur des Ténèbres et tous les Mangemorts ? » fit Harry.

« Pas Voldemort. » fit Félix. « Voldemort pourrait utiliser un autre Serpentard ou un autre moyen pour te tuer. Il ne prendrait pas le risque d'empoisonner un de ses futurs - ou peut-être présent partisan. Et c'était très mal planifié. »

Harry fronça les sourcils. « Une personne désespérée, alors ? »

« Probablement pas. » fit Félix. » Ou il est vraiment stupide. Mais le fait qu'il utilise tes propres habitudes contre toi - et tu as été stupide sur ce point, Harry, Reuel t'a appris à ne pas être régulier dans tes habitudes - cela veux dire qu'il t'a observé pendant un certain temps. »

« Ça peut être n'importe qui. » fit Harry.

« Bien, retient-le. » fit Félix, « Et essaye de ne plus être aussi prévisible. Fait attention. »

« J'aurais senti ce poison, de toute manière ! »

Je sais que tu l'aurais senti. » fit Félix donnant à Harry un froncement de sourcils désapprobateur digne du Membre du Conseil Tanaga. « Mais ce n'est pas le problème. »

Harry sentit ses épaules se tasser.

« Je sais. » Il s'entendit murmurer. « Par l'enfer. »

« Mais tu vas bien. C'est la bonne partie. » fit Félix vivement, en lissant ses robes. « Et si tu fais attention à partir de maintenant, ce genre de chose n'arrivera plus. »

« Oui. » fit Harry. « Merci. »

La cloche sonna. Harry sauta et se rappela que la première période était libre le mardi. La prochaine serait Enchantements. Jetant un regard à la table des Serpentards, il revint à la Salle Commune des Serpentards, pensant, s'inquiétant.

Il avait été trop laxiste. Et il n'avait rien remarqué. Merde, merde, merde. C'était arrivé parce qu'il se sentait invulnérable. Il devait faire attention.

Il saisit fermement son livre d'Enchantement et s'assit simplement sur son lit, sans bouger jusqu'à ce que la cloche sonne et il savait qu'elle sonnerait de nouveau dans cinq minutes, et à ce moment il devrait courir en classe d'Enchantement pour ne pas être en retard.

Drago Malfoy fut sur pied le jour suivant, mais Félix pensait qu'Harry avait été plus perturbé par l'incident que ne l'avait été Malfoy, bien que Malfoy feigne toujours d'avoir des rechutes et échappa ainsi deux fois aux cours de Métamorphose. Il n'aurait pas du dire cela. Il n'aurait vraiment pas du dire ces remarques désagréables sur la sécurité d'Harry, mais cela avait été nécessaire. Harry le savait bien.

Et Félix connaissait quelque chose que peu d'autres personnes savaient - en fait, il le savait lorsque lui et Harry étaient tous les deux enfants, mais il ne s'en était jamais inquiété jusque là. Il avait été un garçon très petit, après tout et si il s'en était inquiété, il avait toujours pensé qu'Harry allait se développer. Harry ne pourrait pas blesser quelqu'un qu'il ne détestait pas, et pensait mériter de mourir.

Et il semblait qu'Harry n'ait pas grandit (sur ce point en tout cas)

Félix gribouilla sur la table tandis que Black arriva et leur parla d'anciens tueurs de Dragons et des lois sur eux. Le croquis pris la forme de Lisa Turpin, une cinquième année Serdaigle. Il jeta un rapide regard vers Black, décidant qu'il ne le remarquerait pas, il continua à dessiner.

Art. Potions. Botanique. Invention. Gymnastique. C'étaient les matières où il était vraiment bon - à la différence de Harry qui utilisait la force pure. Personne ne l'avait remarqué bien sur. Harry semblait modeste au premier abord. Ensuite, vous regardiez ses yeux.

Mais bien sur, Harry avait ses faiblesses. Sa magie. Harry l'avait aussi remarqué, quand ils étaient enfants, mais était passé dessus ce problème qui lui paraissait négligeable.

Est-ce que Harry savait ? Bien sur qu'il le savait. Harry ne pouvait pas ne pas savoir, n'est-ce pas ? C'était si évident. Félix ajouta un point d'encre minuscule à côté de la bouche de Lisa transformant le tout en un léger sourire. Il rallongea un peu les mèches. Peut-être qu'il l'idéalisait, mais ça n'avait pas d'importance.

Ce poison. Loari. Il avait été bien préparé, mais pas de façon experte. Le travail assez bien exécuté mais pas avec cette sorte de soin et d'attention d'une personne vraiment dévouée aux Potions. C'était environ la moitié des préparateurs d'Angleterre. Il soupira, et fit les yeux de Lisa un peu plus étoilés, reflétant plus de lumière. Après quelques réflexions, il la fit se prendre les mains.

Mais il évitait la question, là. Le fait de savoir qui avait préparé la potion. Il était certain de pouvoir retrouver celui qui l'avait préparé. C'était une potion de Magie Noire, et le préparateur avait violé la loi. Peut-être l'Allée des Embrumes ou un lieu moins fréquenté. Il pouvait être n'importe où.

Félix soupira calmement et ajouta quelques boucles aux cheveux de Lisa. Il pensait que probablement l'assassin - il se sentait étrange, parce que eux, lui et Harry, étaient des assassins - avait acheté une potion au lieu d'en préparer une. Pour deux raisons - 1. L'assassin pouvait être un mauvais préparateur. 2. Si la personne était un bon préparateur, il y avait une chance que l'on reconnaisse son style.

Satisfait de sa logique, Félix fit des ailes écartées des épaules de Lisa. Cela signifiait que celui qui avait essayer de tuer Harry n'avait pas fait la potion. Sa bonne humeur disparut. Ça ne l'avançait pas. Ça ne l'avançait pas du tout ?

Qui pourrait vouloir tuer Harry ?

Voldemort lui vint en premier à l'esprit. Personne d'autre. Dumbledore - mais Dumbledore pensait à Harry comme à un outil, une arme qu'il avait toujours une chance de tourner à son avantage. Un sourire qui ne semblait pas naturel pour un visage de quinze ans étira la bouche de Félix. Si Dumbledore pensait cela, il avait sérieusement sous estimé la volonté d'Harry.

Bien sur il ne pouvait pas non plus sous estimer Dumbledore. Les échecs n'avaient jamais été le point fort d'Harry. C'était l'adresse et la stratégie de Dumbledore contre la volonté d'Harry. Mais il était sur que les deux étaient prêt à relever le défi.

Mais que ce passait-t-il quand une force irrésistible rencontrait un objet immuable ? La force était Dumbledore, bien sur, et l'objet était Harry.

Cela n'avait aucun sens. Mais cela ne concernait pas Félix. Son avertissement avait fait qu'Harry fasse plus attention à ce qu'il faisait. Et Harry serait sauf, il serait sauf, l'année se terminerait, et ils s'en iraient s'occuper de leurs propres affaires et laisseraient le reste du monde à leurs combats, comme ils le faisaient toujours.

Il fit les plumes plus détaillées.

Harry était arrivé à la même conclusion que l'assassin n'était pas le préparateur, et était aussi frustré de ne rien avoir trouvé sur l'assassin. Mais il restait déterminé à surveiller ses arrières.

Mais c'était difficile de le faire quand tout était si ennuyeux.

Parce que c'était exactement ce que c'était. La vie à Poudlard n'était pas mouvementée. Les classes d'amateurs succédaient aux classes d'amateurs dans lesquelles il scannait pour le danger deux fois avant d'entrer, parfois trois. Les Serpentards l'ignoraient de façon tranchante, quoiqu'ils gardent prudemment leurs distances. Ils ne firent pas de mouvements hostiles vers lui et Harry garda les yeux sur eux

Et, bien qu'il ait su qu'il y avait du danger, le danger ne serait pas du sang versé ou des os cassés.

C'était le genre de danger qu'il détestait le plus. Celui contre lequel il n'était pas équipé pour lutter.

Il lança un petit quelque chose de brillant sur la tête de Weasley. Weasley se retourna, mais Harry était en train d'écrire des notes avec application, d'une seule main et d'essayer de boutonner sa manche avec l'autre. Weasley tapa l'épaule de Finnegan et lui chuchota quelque chose. Il se retournèrent tous les deux et le fixèrent. Harry battit des paupières. Ils rougirent et regardèrent ailleurs.

Mais il aurait du savoir qu'il devait s'attendre à ce que l'année scolaire se prolonge sans incidents. Dumbledore, du moins, rendait les choses intéressantes.

Harry se sentit appréhensif quand il vit Dumbledore se lever avec un grand sourire. Tous les étudiants se calmèrent et tournèrent leurs visages vers lui. Mais il soupira de soulagement quand Dumbledore annonça qu'il allait y avoir un bal.

De faibles murmures commencèrent. Dumbledore continua.

« C'est parce que nous nous pouvons pas continuer notre projet de rouvrir le Tournois des Trois Sorciers à cause des risques causés par le Seigneur des Ténèbres. Si le Tournoi avait été rouvert, nous l'aurions aussi commencé par un bal parce que c'est une tradition associé au Tournoi depuis le premier. »

Harry bailla ostensiblement et mangea un morceau de pâté en croûte. Mac Gonagall le regardait.

« Il commencera à six heures le 30 janvier et se finira à onze heures. » fit Dumbledore. « Ce bal sera aussi un moyen, je l'espère d'apaiser les tensions entre les Maisons, car il y a certaines règles. »

La Grande Salle se calma de nouveau.

« Votre partenaire de danse doit appartenir à une autre maison. »

Harry remarqua que tous les Serpentards semblaient soudain horrifiés.

« Je ne vais à aucun bal sans toi Drago ! » put-il entendre dire Pansy Parkinson de l'autre bout de la table.. Harry jeta un regard à la table la plus proche, les Poufsouffles. Félix semblait extrêmement content - il rappela à Harry un chat quand il faisait ça, un chat sous le soleil avec un bol de lait et un canari entre ses griffes. Ses yeux étaient sur une Serdaigle aux cheveux noirs assise quelques pas plus loin. Harry sourit.

« Ce sera tout. » fit Dumbledore, souriant à tous encore une fois avant de se rassoir.

« Je ne vais pas aller à ce bal. » fit Malfoy catégorique.

« Bien sur que non. » fit fermement Parkinson.

« Mais ce serait une honte si nous n'y allons pas. » fit Zabini pensif. Ses yeux se dirigèrent vers Harry pour une petite seconde. « Les Serdaigles feront l'affaire. A peu près. »

Malfoy renifla simplement, et Harry que tandis qu'ils étaient tous peu disposés à aller au bal avec quelqu'un d'autre qu'un Serpentard, ils pensaient également qu'il serait honteux de ne pas y aller.

Et ça l'était. Dans le milieu des Sang Purs, c'était un signe de faiblesse si on assistait pas à quelque chose comme un bal, même s'ils étaient des étudiants et n'étaient pas en âge. Harry était heureux d'être un Stchorlei. Les Stchorlei n'avaient aucune règle particulière, mais s'adaptaient, les laissaient tomber et en changeaient tout le temps, comme ils changeaient de lieu et rencontraient des gens différents.

Quelque fois, un Stchorlei gardait inconsciemment certaines coutumes après une longue mission, mais c'était sévèrement interdit.

« Je suppose que Melissa Capwind fera l'affaire. » fit Malfoy, tranchant se lasagnes. « Mais elle louche. »

« Je ne louche pas, n'est-ce pas Drago ? » fit gentiment Parkinson. Malfoy lui sourit. Harry secoua la têt, scanna deux fois le jus de citrouille et le verre avant de le remplir et de boire.

Il lui vint à l'esprit qu'ils prendraient ça comme un signe de faiblesse de sa part s'il n'y allait pas.

Pouvait-il se permettre ça ?

Est-ce que c'était vraiment important ?

Harry fronça les sourcils et tapa silencieusement la table avec ses doigts, comme s'il jouait du pano. Il était un Serpentard. Et il devait s'adapter, comme le font les Stchorlei. Et il n'était pas vraiment ennuyé de le faire - il savait danser.

Mais - avec qui ?

Maintenant, c'était la question. Il préférait quelqu'un qui choquerait tout le monde. Inattendu. Cela éliminait les Serdaigles, puisque c'était la maison que les Serpentards toléraient. Les Poufsouffles - ça serait vraiment, vraiment inattendu, mais Félix était un Poufsouffle, donc on pourrait penser qu'il l'avait fait seulement parce qu'il avait un ami parmi eux.

Et il n'allait pas aller à un bal avec une Griffondor.

Dumbledore -

Ce serait amusant.

Harry fixa ses mains, essayant de réprimer le sentiment de triomphe qui jaillissait dans son esprit. Quand il échoua, il renforça simplement ses barrières d'Occlumencie, celles qui avaient l'habitude de contenir ses émotions et d'empêcher un empathe- s'il y en avait un à proximité, ce qui serait étonnant - de les sentir.

Oui. Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ?

A cause de son préjugé stupide. Il avait ouvertement défié Dumbledore jusqu'à présent mais il prétendrait hésiter. Il ferait penser à Dumbledore qu'il allait rester avec lui après l'année, mais il ne le promettrait pas. Ou jurer sur sa magie puisque ça le lierait.

Oui. Ce serait la chose la plus- Serpentarde à faire…

Il réprima une autre grimace. Une grimace de pure férocité. C'était son arène. Il pourrait faire la déception. Il l'avait maîtrisé sous la tutelle de Reuel - comme il l'avait toujours fait. Ave des changements - aussi simple que ça.

S'adapter. C'était ce à quoi il était le meilleur ?

Une Griffondor, maintenant…

Le bal était dans deux semaines. Ses yeux verts rencontrèrent des yeux bleus au même moment. Ils avaient tous les deux pensé à la même chose, même si leurs expressions étaient douces et évasives.

Le jeu pouvait commencer.

Voilà, encore un chap de fini, la suite jeudi prochain (il est déjà fini de traduire (sinon, je n'aurais pas pu le poster à celui qui m'enverra la centime review, alors à vos claviers !)

Merci à tous ceux qui m'ont lu, et un merci spécial à tous ceux qui m'ont envoyé une review pour ce chapitre, c'est-à-dire adenoide (c'st effectivement très possible), Shaynna (j'ai été vois les quatre fantastiques, il est vraiment bien comme film, je te conseille d'aller le voir !), Patmol, Lunicorne, Rayondesoleil94, Alia, Voldemort xxx, Touraz et mo merci beaucoup à à jeudi prochain