Drabbles sur le ZoNa
Hey ! Je vous offre un nouveau drabble qui, je trouve, est un peu différent des autres. Enfin je vous laisse constater, je me trompe peut-être...
Bonne lecture !
Disclaimer: La totalité de One Pièce, univers comme personnages, appartient à Eiichiro Oda.
Il y avait toujours cette fausse note qui ressurgissait.
Elle arrivait d'on ne sait où et n'importe quand, sans jamais prévenir. C'était imprévisible et désagréable. Les mauvais souvenirs sont toujours imprévisibles et désagréables. Nami en avait pertinemment conscience, elle n'avait d'autres choix que de "laisser passer", d'attendre. L'ombre d'Arlong dans sa tête arrivait encore à rendre le goût de ses mandarines amer.
Dans ces moments-là, tout se teintait de gris. Les voix, les rires et même la mer éclatante qui s'étendait à perte de vue. Le ciel n'était d'aucun réconfort, la navigatrice analysait la météo rapidement et méthodiquement sans y prendre le moindre plaisir. Elle soupirait plus que de coutume, le vent qu'elle aimait sentir dans ses longs cheveux roux l'agaçait. Puis elle s'enfermait, longtemps, s'acharnant sur ses cartes. La plume crissait en déversant son encre, les rouleaux s'entassaient, des feuilles nerveusement déchirées tapissaient le sol.
Cela la détendait. Un peu.
Elle tenait la journée, un sourire artificiel scotché à la figure. Elle tentait de ne pas s'énerver sur ses camarades pour se défouler. D'ailleurs, elle en ressentirait plus de culpabilité qu'autre chose. C'était avec les nerfs refoulés et de la tristesse inexprimée qu'elle allait rejoindre son lit. Ou plutôt leur lit.
Mais le bretteur n'était pas encore là, les heures où il venait la rejoindre étaient toujours aléatoires. La chambre était vide.
Alors, seule, elle en profita. Elle s'accorda un répit pour la première fois de la journée et pour celles qui allaient s'ensuivre. Elle se posa sur le lit après avoir changé de tenue. Elle inspira, bien profondément, les lèvres légèrement ouvertes. Au fond de sa gorge restait ce goût âcre, écœurant, dont elle ne parvenait pas à se débarrasser. Elle fronça les sourcils, exaspérée et, doucement, en silence, des perles salées glissèrent sur ses joues. Cela la surprit. Les larmes atteignirent la fin de son menton et furent immédiatement rejointes par de nouvelles.
Un crissement de porte la fit sursauter. Zoro. Elle entendit ses pas dans son dos. Elle se frotta aussitôt vivement le visage avec les doigts. Forçant ses lèvres à sourire et réprimant ses larmes, elle se retourna vers lui les yeux rougis.
Il lu sa détresse en une seconde si ce n'est moins. Il se dépêcha de s'asseoir à ses côtés, entourant les frêles épaules de sa rouquine d'un bras pour l'amener contre son torse.
-"Eh, pas besoin de faire semblant, tu peux pleurer tu sais... 'Y a pas de honte. Ça ira mieux. Je... je suis là maintenant."assura maladroitement le bretteur.
La bouche de la navigatrice trembla puis se tordit. Elle sanglota enfin dans la chaude étreinte de Zoro. Seulement là, elle se sentit réellement apaisée. Libérée. Après un moment, sous ses yeux ne restaient plus que deux fins ruisseaux de larmes, mais quelqu'un était là pour les sécher.
Les doigts du bretteur essuyaient les traces de pluie salée de ses pommettes. Les yeux de la rousse lui brûlaient. Elle les ferma et laissa ses lèvres se faire capturer par celles de l'épéiste qui se montrait compréhensif. Le goût âcre dans sa bouche s'évanouit soudainement. Tout son mal s'évanouit sous les innombrables baisers et caresses réconfortantes de Zoro quand leurs deux corps s'allongèrent sur le lit.
Elle se sentit fondre sous un tas d'amour et ses peines s'évaporèrent.
Ce que je trouve de différent c'est l'ambiance... c'est pas aussi "mignon" que d'habitude, c'est plutôt triste là mais ça reste quand même guimauve sur les bords. Je pense qu'il faut mettre ça sur le compte de mon humeur du moment, ça déteint sur ce que j'écris x)
Mais j'espère que vous l'aurez quand même apprécié ! Non ? Reviews ? S'il vous plaît...
