Bonjour tout le monde !
Je vous fais encore toutes mes plates excuses pour cet horrible retard! Un retard qui ne devrait même plus avoir le droit de se nommer « retard ». Il faudrait inventer un mot pour le niveau supérieur.
Je suis complètement débordée par mes études d'infirmière mais tous vos reviews me font tellement chaud au cœur que je culpabilise trop de ne pouvoir écrire la suite.
En parlant de ça, je veux tous vous remercier pour ces reviews superbes qui me donnent toujours plus envie d'écrire. Je les adore ! Alors n'hésitez pas en m'en écrire d'autre pour ce nouveau chapitre.
J'espère que ce dixième chapitre vous plaira autant que les précédents.
Bonne lecture !
Chapitre 10
Discrétion avant tout
-Hermione
Une voix douce résonnait.
-Hermione
Une voix douce m'appelait, insistante. Mais pourquoi. N'étais-je pas dans ma chambre protégée par un mot de passe que seul mon homologue et moi connaissions ?
-Hermione réveil-toi s'il te plait.
Je connaissais cette voix mais j'étais bien trop dans le coltard pour mettre un nom dessus. Finalement, avec toute la volonté du monde, j'ouvris un œil, puis l'autre.
-Ah enfin !
La tête de Morgane se trouvait juste au-dessus de la mienne. Je fis un bon de surprise et nous nous cognâmes nos fronts.
-Aie !
-Morgane ? Mais qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ? Et en pleine nuit ?
-En pleine nuit ? Hermione il est huit heures du soir !
Je regardais mon réveil. En effet 20h15. Alors la question était plutôt que faisais-je dans ma chambre à cette heure-ci ? Morgane attendait patiemment que je reprenne mes esprits. Et soudainement, la scène qui s'était passée deux heures plus tôt me revient de plein fouet.
-Tu n'étais pas dans la Grande Salle et personne ne t'avait vu depuis la fin des cours. Et comme par coïncidence Malefoy n'était pas non plus présent. On s'inquiétait. Que fais-tu au lit ? Tu te sens mal ? Ca a quelque chose à voir avec la morsure de la plante ?
La puissance qui m'était venu pour attaquer Malefoy m'avait apparemment complètement lessivée. La dernière chose dont je me souvenais était le patronus de Luna m'annonçant Théodore Nott, puis je m'étais endormie d'épuisement.
Théodore Nott !
-Hermione ? S'il te plait, explique-moi ce qui t'arrive. Je m'inquiète sérieusement pour toi. Je ne peux pas t'aider si tu ne me dis rien.
Je m'étais difficilement Théodore Nott de côté et essayais de trouver une explication à donner. En repensant à ce qui s'était passé, je ne sais si c'était la fatigue, le surplus d'informations ou la présence de Morgane, mais j'éclatais en sanglot. Ma cousine me prit immédiatement dans ses bras. Une fois calmée, je lui racontais absolument tout. Sans omettre le moindre détail. Sans oublier aucunes des scènes avec Malefoy. Elle m'écouta du début à la fin sans m'interrompre. Ca me fit un bien fou. Elle avait toujours tenu le rôle de grande sœur pour moi, je lui avais toujours tout confié. Je me rendis compte que j'en avais grand besoin. Il fallait que je cesse de garder tout pour moi, car j'en étais sûre, ces sentiments garder pour moi favoriseraient cette énergie incontrôlable en moi.
Une fois que j'eu entièrement finis mon récit, Morgane me laissa un petit moment pour me remettre. Je séchais mes larmes, honteuse d'avoir craquait ainsi.
-Ecoute-moi Hermione. C'était à prévoir que ta route ne serait pas simple. Les nouveaux pouvoirs que tu vas acquérir sont liés à tes émotions. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir. On va t'aider à t'entrainer, t'entrainer à garder ton self contrôle, me souria-t-elle confiante. Tu as toujours eu le sang chaud, me taquina-t-elle dans le but de d'étendre l'atmosphère.
-Il faudra bien plus que de l'entrainement. Je t'assure, cette puissance est apparue sans que je ne m'en rende compte. Je n'ai ressenti aucun élément déclencheur. C'est venu comme ça, c'est tout. Comment peut-on contrôler une chose dont l'on ne connait pas l'origine ?
-Qu'a tu ressentis exactement ?
-La puissance. Le pouvoir. C'était comme si je pouvais tout réussir, tout conquérir. C'était grisant, délicieux. Je me sentais tellement forte, sûre de moi, intouchable.
-C'est surtout ça qui t'effraie, n'est-ce pas ?
Je l'a regardais droit dans les yeux.
-Oui. Au final ces nouveaux pouvoirs sont extrêmement dangereux, mais j'ai adoré ça. Je n'ai qu'une envie, c'est de recommencer.
-C'est tout à fait normale Hermione. C'est l'attrait du pouvoir. Il est très difficile d'y résister. Mais il ne faut pas que tu te ronges les sangs pour ça. Les sorciers ayant mal tournaient été attiré par la magie noire, ils la pratiquaient. Toi, tu utilises la magie blanche. La preuve en est que ton sortilège produit une lumière blanche, pure.
-Mais j'ai blessé Malefoy, et j'aurais pu lui faire bien plus mal.
-Un coup sur la tête de temps en temps, ça ne peut pas lui faire de mal.
-Morgane ! Ne plaisante pas là-dessus s'il te plaît.
-Je suis sérieuse Hermione. En plus, tu n'as fait que te défendre contre lui, il n'a pas à te toucher. La prochaine fois, c'est moi qui l'envoie dans les airs.
La discussion continua dans cette même optique pendant plusieurs minutes. Morgane m'avait convaincu de l'importance de m'entrainer avec elle. Nous allions faire plusieurs tests, afin de trouver l'origine de ma perte de contrôle.
Nous rejoignîmes nos amis dans la Grande Salle pour manger un peu, mais surtout pour les rassurer à mon propos.
Malefoy était introuvable dans la Grand Salle, il devait encore se trouvait dans sa chambre. Je décidais de repasser dans sa chambre tout à l'heure, pour être sûre qu'il allait bien.
Je quittais mes amis pour rentrer dans ma chambre commune afin de travailler. J'avais déjà deux devoirs en retard à faire pour la semaine prochaine. Morgane m'accompagna jusqu'au tableau protégeant la salle.
-Je te propose de commencer à tester tes pouvoirs demain après-midi.
-Oui pourquoi pas, répliquais-je d'une voix peu convaincu.
-Allez Hermione, tu verras, un peu d'entrainement et ça ira.
Je lui dis bonsoir pour échapper à cette discussion. La salle commune était silencieuse. Je m'approchais de la porte menant à Malefoy à pas de loup. Je plaquais mon oreille contre le bois, pas le moindre bruit. J'appuyais délicatement sur la poignet, ouvris la porte de la même manière. Je découvris Malefoy dans la même position que je l'avais laissé quelques heures plus tôt. Je m'approchais au ralentit, tremblante. Dans le même temps, je réfléchissais à une excuse à ma présence dans ce lieu si jamais il se réveillait. Mais pour la première fois de ma vie, je ne trouvais aucune solution à mon problème. Je m'arrêtais juste devant son lit. Sa respiration était régulière.
Dans son sommeil, son visage s'adoucissait. Il n'y avait plus aucune trace de moquerie ou de supériorité. Sans pouvoir l'expliquais, je restais ainsi à le scruter pendant de longues minutes. En y repensant plus tard, j'expliquais ça par mon inquiétude, je voulais m'assurer qu'il allait bien et que je ne l'avais pas gravement blessé.
Soudain Malefoy bougea dans son sommeil, tétanisée, je ne bougeais pas d'un pouce. Il allait se réveiller et je n'avais aucune idée de la réaction qu'il allait avoir. Allait-il me dénoncer ? Allait-il essayé de me faire du mal ? Me tuer ? Allait-il chercher de l'aide de ses amis pour venir se venger ?
Des centaines de questions fusaient dans mon crâne en voyant bouger le corps de Malefoy. Mais il ne se réveilla pas. Un poids énorme disparu de mes épaules. Je ne restais pas plus longtemps et me précipitais hors de cette chambre pour pouvoir enfin travailler en toute tranquillité. Une fois arrivé dans ma chambre je réussi à mettre de côté mon homologue, soulagée je m'installais pour travailler. Cependant, à peine avais-je commencé à travailler qu'un autre serpentard vint enter mes penser. Théodore Nott. Etait-ce vraiment lui qui m'avait défendu ? Cette histoire était-elle une vraie information ou une rumeur lancée par un serpentard ? Cette deuxième idée était tout de même peu plausible : un serpentard défendant une gryffondore était une très mauvaise image des serpentards. Il fallait que je vérifie par moi-même. Cette certitude réfléchis, je pouvais enfin me concentrer sur mon travail.
Je travaillais jusqu'à épuisement. Fatiguée par tous les événements de la journée, mais en partie sereine, me plongé dans le travail m'avais permis de ne plus penser à aucun serpentard. Je reportais ces pensées noires au lendemain. A peine ma tête toucha mon oreiller que je m'endormi.
Mon réveil sonna à 7h pile. Je me levais difficilement avec une migraine atroce. Ça m'apprendra à travailler jusqu'à pas d'heure.
Dans le gaz, je me dirigeais vers la salle de bain. Une fois complètement sorti du sommeil, Malefoy me revint en tête de plein fouet. C'était-il enfin réveillé ?
Je ne fis plus un seul bruit pour entendre le moindre signe de mouvement. Il n'y avait que le silence. Je décidais d'aller le voir dans sa chambre un fois que je serais prête. Cependant, de ma chambre, j'entendis sa porte claquée, puis celle de la salle de bain ? Ne faisant pas honneur à ma maison, je finis de me préparer et m'enfuis à toutes jambes.
Tout le monde était déjà attablé, sauf Ron ceux qui était anormal. Ron n'avait jamais manqué un seul repas, et encore moins était en retard à un petit déjeuner. D'après lui, sans ce denier, il ne pourrait tenir debout jusqu'à midi.
-Salut !
-Bonjour Hermione
-Où est Ron ?
-Il a dit qu'il me rejoindrait quand je suis sortie de notre dortoir, m'informa mon meilleur ami.
-Quand je suis parti de la Salle Commune il était en grande discussion avec sa copine.
Peter avait fait ouvert les guillemets en mentionnant une discussion.
-Ils se disputaient encore ? s'écria Harry
-Encore ? S'étonna Ginny
-Oui, Lavande n'arrête pas depuis le premier jour des cours !
-Comment fait-il pour supporter une fille pareille ?
-Morgane ! La réprimanda Thomas, tu ne l'as connait pas, il se peut qu'elle est certain bon aspect de la personnalité.
-Mon cher petit frère, toujours à vouloir voir le meilleur chez les gens, quel naïf.
- Et ma chère grande sœur, toujours à voir le pire chez les gens, quelle pessimiste.
-Sauf que pendant que tu étais parti je ne sais où avec cette fille hier soir, moi j'ai passé la soirée dans la même salle commune qu'elle. Elle a passé tout son temps à raconter ses histoires avec son « Ron-Ron » en s'assurant que toute la salle commune entendait ses paroles. Et pour finir en beauté, elle a pris chaque élève de cette école pour les commenter chacun leur tour !
-J'en connais une qui est un peu à cran, prend un thé petite sœur.
Elle prit sa tasse d'eau chaude d'un geste rageur. Tout notre petit groupe riait sous cape en voyant la calme Morgane péter les plombs. Nous avions déjà tous vécu cette situation avec Lavande, au moins une fois, si ce n'est plus.
C'est à ce moment-là que le couple arriva, à notre hauteur.
-Salut vous deux ! s'écria Thomas
Le couple le regarda avec étonnement puis l'ignora. Lavande jeta un regard insisté à Ron qui lui-même avait un regard gêné et les joues rouges. Ça n'annonçait rien de bon. Il s'installa en face de moi et pris un air déterminé.
C'est à ce moment-là que les portes s'ouvrirent avec un grand fracas, faisant place à un Malefoy plein de fureur. Le silence se fit, dans l'attende de la suite. Le chef des serpentards sonda les quatre grandes tables et fixa son regard sur moi. Si un regard pouvait tuer je serais morte sur place. L'ensemble des personnes présentes se tournèrent vers moi. Je soutenais son regard, ne fléchissant pas. Un véritable duel de nos regards avait commencé, Malefoy espérant que je baisse mon regard de peur de ses représailles, et moi ne voulant absolument pas montrer que pour une fois il me fichait vraiment la frousse. Il y avait dans son regard une haine que je ne lui connaissais pas, même envers moi.
Malefoy allait-il oser s'attaquer à moi devant tout ce monde ? La tension était palpable. Pour finir, mon homologue se décida enfin à bouger pour se diriger vers sa table. Le brouhaha reprit en deux secondes. Les hypothèses devaient déjà élaborée et rapporté.
-C'était quoi ce cirque ?! S'exclama Peter.
Je ne lui répondais pas, tout simplement parce que je ne savais pas quoi lui répondre.
-Hermione ? Peter t'as posé une question !
-Laissez-la un peu de temps, elle est un peu sous le choc là.
-C'est bon Morgane. J'en sais rien Harry, il a dû péter les plombs parce que j'ai laissé ma brosse à dents trainer dans notre salle de bain. Il a dû avoir peur d'être contaminé par la salive d'une sang de bourbe.
Je débitais la seule chose plausible que j'ai pu trouver. Mais je ne convainquais pas grand monde.
- Arrête Hermione, je ne pense pas qu'il soit stupide à ce point-là, réplica Thomas.
- C'est parce que tu ne le connais pas.
- Non Hermione, Thomas à raison. Il est hors de lui. Qu'est-ce que tu nous cache ?
- Que s'est-il passé hier soir ?
- Hermione tu ne dois pas nous cacher des choses aussi importantes, ça pourrait être dangereux !
Ils ne s'arrêtaient plus. J'allais répliquer mais Morgane me devança.
-Calmez-vous un peu les garçons ! Ce garçon a un vrai problème. Comment savoir ce qu'il a dans la tête ? Il se peut très bien qu'il se soit mis en colère pour une futilité.
Ils n'avaient toujours pas l'air convaincu mais ils abandonnèrent pour le moment.
Ses frère la fixèrent, pas dupe une seule seconde. Pour passer à autre, et faire oublier ce problème, je me tournais vers Ron.
-Bon alors Ronald, j'ai crus comprendre que tu voulais me dire quelque chose, juste avant l'arrivée théâtrale de Malefoy.
-Heu, Oui !
Malgré sa réponse, il ne disait toujours rien. Il nouait et dénouait ses doigts, et avait le regard baissé. Il m'inquiétait de plus en plus.
-Qu'est ce qui ne va pas Ron ?
Il releva la tête, d'un air décidé.
-C'est à propos de Lavande.
-Ah… Et donc ?
Harry écoutait d'une oreille.
-Hermione, pourquoi Lavande n'est pas avec nous ? Dans le cercle de protection. Pourquoi tu ne lui as pas proposé de le faire avec nous, et la mettre dans le secret ? Elle n'arrête pas de parler de ce qu'il s'est passé avec le serpentard de troisième année. E je n'aime pas lui mentir.
-Ça ne m'étonne pas, c'est la reine des commères, juste après Parkinson, murmurais-je.
-Quoi ?
-Je n'ai rien dit.
-Si j'ai très bien entendus. C'est de ma petite amie que tu parles.
Je me retiens cette fois de tout commentaire déplacé, il ne fallait surtout pas se disputer.
-Justement Ron, pour en revenir à ta question. Lavande est ta petite amie, mais pas une amie de confiance pour nous. Elle n'a jamais était dans la confidence, dans nos plans jusque-là, pourquoi voudrais tu qu'elle le soit maintenant ? De plus, elle est incapable de garder un secret !
-C'est faux ! Elle s'est gardé les secrets !
Je sentais qu'il commencé déjà à s'énerver. Il fallait absolument que je calme le jeu. Mais d'un autre côté, il était exaspérant ! Je jetais un regard à Harry et Ginny pour qu'ils viennent m'aider à faire entendre raison à Ronald avant que la discussion finisse en dispute. C'était connu, Ronald et moi avions le sang chaud, et nos désaccord se finissaient souvent en violente dispute.
-Ron, intervient Ginny, Hermione à raison. Et avant que tu ne m'étrangle pour avoir osé dire ça, réfléchis un peu. Lavande est aussi mon amie mais elle n'a pas assez de force de caractère pour réussir à garder un tel secret. Se serait trop dur à porter pour elle. Et même si cela aurait été possible, je ne pense pas qu'elle aurait accepté de participer au sortilège de protection. Ce n'est pas son genre.
-Comment ça si ça aurait était possible ? Et même si elle n'en aurait pas eu envie, on aurait au moins pus lui proposer, et lui laisser le choix.
-Cela n'aurait pas été possible car il doit y avoir un véritable lien d'amitié entre les membres qui composent le sortilège. Et Lavande n'a de lien qu'avec toi, et un peu avec Ginny.
-Oui c'est vrai.
Il était tout d'un coup tout penaud. L'orage s'était calmé, pour le moment. Il leva des yeux désolé vers moi.
-Je m'excuse Hermione, je n'avais pas le droit de t'incendier de cette façon. C'est toi qui avais raison.
-C'est rien Ronald. Je lui faisais un grand sourire. Bon alors tu manges oui non ? Qu'on n'arrive pas en retard en cours.
Soudain le Ron de d'habitude revient d'un battement de cils, il venait de se rendre compte qu'il n'avait toujours pas touché à son assiette.
-Mais j'ai une faim de loup ! Attendez-moi ! Je vais manger en vitesse.
Un quart d'heure plus tard nous étions en route pour notre premier cours de la journée.
L'heure de midi arriva à toute vitesse. J'avais réussi à survivre au regard meurtrier de Malefoy pendant le cours de défense contre les forces du mal. On aurait dit que pendant deux heures, un prédateur fixer sa proie, attendant le bon moment pour lui sauter à la gorge.
A la sortie du dernier cours, je vis Malefoy se dirigeais vers la Grande Salle, j'en profitais donc pour aller déposer mes affaires dans notre salle commune et prendre ceux de l'après-midi. Sur le chemin je me sentis suivis, plusieurs fois je me retournais mais il n'y avait bien sur personne.
Pour la cinquième fois, cette fois j'en étais persuadé, je me retournais pour voir qui était la personne qui me suivait.
-Malefoy ? C'est toi ?
J'attendis une minute pour que la personne, que ce soit Malefoy ou quelqu'un d'autre, se montre enfin.
-Malefoy si c'est toi, arrête de jouer et montre toi, ce n'est pas drôle.
Quelqu'un passa rapidement derrière moi, je me retournais en sursaut mais toujours personne.
-Pourtant moi je trouve ça hilarant ! Me murmura une voix juste à mon oreille.
Je fis un bond et me retournais et reculais de trois pats pour me retrouver face à un Malefoy très fier de lui mais toujours en proie à une fureur. Mon cœur battais à tout rompre. Mais pourquoi est-ce que je me promène toute seule dans les couloirs, c'est à se demander si je ne cherche pas les ennuis.
-Malefoy.
-Granger
J'attendis, sur le qui-vive, qu'il attaque, que ce soit verbalement ou physiquement. Mais il resta devant moi, sans bouger, à me fixer de la tête au pied, comme si j'étais une énigme difficile à résoudre. La tension m'étouffait. Je décidais de briser calmement la glace.
-Alors Malefoy, qu'est ce qui s'est passé pour que tu sois soudainement énervé à ce point contre moi ?
Je n'aurais peut-être pas dû mettre si vite les pieds dans le plat. Mais au moins ça avait l'avantage d'être clair, direct et de ne pas tourner autour du pot. Plus vite cette histoire serait réglée, plus vite je pourrais repartir.
Il leva un cil, surpris.
-Très bien Granger, allons-y directement. J'aime les femmes qui savent ceux qu'elles veulent.
J'attendis qu'il continue, sans relever sa remarque.
-Alors, commençons par le commencement. Subtilement, il se rapprochait de moi au fur et à mesure de ses paroles. Ces dernières devenaient également de plus en plus dures. Premièrement, hier soir, alors que l'on discutait tranquillement, tu as osé m'envoyer valser dans les airs. Et jusqu'à ce matin, plus rien. Tu m'as assommé ! Et je me suis réveillé seulement ce matin ! Tu aurais pu me tuer, ou pire me défigurer !
-Il faudrait que tu revoies l'ordre de tes priorités.
-La ferme Granger !
Je décidais de le laisser finir sa crise de colère de petit garçon, beaucoup moins effrayante que je ne l'avais redouté. Il ne faisait que se plaindre finalement.
-Tu m'as laissé dans ma chambre au lieu de m'emmener à l'infirmerie ! J'aurais pu avoir une commotion cérébrale ou je ne sais quoi. Si tu avais peur d'être renvoyée pour agression, il ne fallait pas t'en prendre à moi !
Il fit une pause le temps de reprendre son souffle. En attendant je l'observais avec toute l'indifférence dont j'étais capable. Il est vrai que j'aurais dû l'emmener à l'infirmerie, juste au cas où, mais il ne risquait pas grand-chose. Bon d'accord il ne sait pas réveillait tout de suite, mais je suis sure qu'il ne risquait, il avait la tête dur...
-Alors chère Granger, le niveau de tes excuses permettront d'atténuer ou non la vengeance que je te réserve.
Tout en prononçant ces paroles, un sourire machiavélique apparus sur ses lèvres.
-Je n'ai aucunement l'intention de m'excuser Malefoy. Hier soir ce n'était pas une discussion tranquille comme tu dis. Tu t'es permis de me toucher, sans ma permission tout en proférant envers moi des insultes. Alors je ne te dois aucune excuse, se serait plutôt à toi de t'excuser, mais je ne suis pas stupide pour en espérer de ta part.
-Je n'ai aucune excuse à te faire Granger, si tu ne voulais pas que je te touche il fallait dire « non » ou « stop ». Mais mon instinct me dit que tu en avais très envie.
Je reculais comme il s'approchait de moi.
-Ton instinct déraille complément ! Ça c'est la faute de toutes ses filles qui ce pavane devant toi, tu as l'impression que comme une poignée de filles veulent coucher avec toi, toutes les filles du monde le veulent forcément aussi.
-Vraiment ? Tu n'en a pas envie, continua-t-il sur un air de défis comme si je n'avais rien dit
-Absolument pas !
Son sourire s'agrandit de plus bel.
-Alors c'est pour cette raison que tu m'as laissé t'embrasser dans le train et qu'ensuite on s'est embrassé sauvagement dans ce couloir, sa voix devenait de plus en plus langoureuse.
Je regardais sa bouche, sa bouche fine et légèrement rosée qui appelait à la luxure. Non pas question ! Je reprenais mes esprits et m'écartais de lui, mais ce n'eut comme seul résultat de me cogner contre le mur juste derrière moi. Ce fait fit rire mon homologue.
-Si je ne t'ai pas repoussé dans le train c'est parce que tu m'as pris au dépourvu. Jamais je n'aurais pensé que tu aurais fait une chose pareille. Et pour ce qui s'est passé dans le couloir, j'étais sous le choc, j'avais du venin dans mes veines, je n'étais plus moi-même.
-C'est marrant comment tu essais de te trouver des excuses.
Puis son sourire disparu pour faire place a un air songeur. Il me fixer de nouveau, la tête penchait sur le côté. C'était très enfantin et surprenant pour un Malefoy. Mais je remarquais un bon côté, toute trace de colère avait disparu. Je n'allais peut être pas mourir aujourd'hui.
Il se mit à parler d'une voix étonnamment douce et détachée:
-C'est étrange, il n'y a même pas une demie heure je n'avais qu'une pensée, te faire regretter tes actes d'hier soir. Tu le mérite, tu as osé m'agresser, j'ai une réputation à tenir. Même si ceux de ma maison ne savent pas ceux qui s'est passé, au vus de la façon dont j'ai débarqué ce matin, ils se doutent bien de quelque chose. Et maintenant ils attendent de moi que je te le fasse payer. Et j'en ai l'intention. Enfin j'en avais l'intention il n'y a même pas dix minutes…
Il fit une pause dans son étrange monologue. Son attitude était complètement différente. Ce mec était bipolaire ! Il se dévoilait en partie à moi. Avouer en parti que le jugement que lui portent les autres serpentards pouvait influencer c'est actes envers moi. J'étais fasciné par ses révélations, et je voulais en apprendre plus. Sans le brusquer, je l'incitais à continuer.
-Et maintenant ?
Il me regarda sans me voir. Il était dans un autre monde.
-Je n'ai aucune envie de te faire du mal, d'aucune façon. Te taquiner, jouer avec toi, j'adore ça. Je n'ai qu'une envie, que tu vois le vrai Drago.
Je ne m'attendais pas à ça.
-Et si je voyais le vraiment, que verrais-je ?
Je parlais d'une voix douce et basse.
-Un homme qui essaie de se débarrasser de tous ces préjugés venant des autres en prouvant sa valeur au monde des sorciers, mais surtout à toi…
Il l'attrapa doucement l'arrière du crâne et m'embrassa. Mais je l'écartais immédiatement. Je ne voulais pas que ça recommence. C'était mal.
Il sembla se réveillé et son regard devint beaucoup plus dur et plongea dans les yeux.
-Tu veux connaître le deuxième problème qui m'a amené à venir te voir Granger ? Me demanda-t-il sur un ton de défis.
Il était redevenu un fois de plus Malefoy l'arrogant. C'était à en rattraper le tournis
-Dis toujours, répliquais-je en haussant les épaules.
-Ne prend pas cet air dédaigneux avec moi Granger ! Crois-moi tu ça va t'intéresser. Il laissa sa phrase en suspentes avec un sourire suffisant juste pour me faire rager.
-J'ai réfléchis…
-Waouh ! Tu ne t'es pas trop fait mal à la tête j'espère ? A la réflexion j'espère que si.
-La ferme Granger ! Tu feras moins la maligne dans deux minutes.
Il s'appuya d'un bras contre me mur, l'empêchant de partir. Il prit son air le plus supérieur
-Je disais donc, j'ai réfléchis à ces quelques évènements qui se sont passés depuis la rentrée. Le sortilège de ce troisième année bloqué par un champ de force qui ne venait manifestement pas de ce gosse, avec toi et ta clique pas très loin. Ensuite Crabe qui est envoyé valser contre un mur alors qu'il essaie de s'attaquer à vous. Et enfin moi qui me fait assommé par un mur.
Je restais silencieuse, pas sure de comprendre de quoi il parlait. Quelle hypothèse son esprit tordu avait mis en place.
-Tu veux savoir ce que je pense de tout ça ? me défia-t-il d'un ton malicieux.
Je restais de marbre, ne laissant absolument rien paraitre.
- Je ne vois pas en quoi cela peut m'intéresser, mais raconte toujours.
-C'est ça, comme si tu n'avais pas envie de savoir mon avis, savoir ce que je sais.
Je ne répondis pas, le défiant à mon tour.
-Bon très bien, de toute façon je sais pertinemment que tu ne feras pas ta maligne très longtemps. Tout commence par une prophétie, toi qui aime tant le bouquin de notre bibliothèque tu as dus le lire quelque part.
Il attendait ma réaction, mais je ne laissais toujours rien paraître alors il continua. Cependant mon cœur avait commencé à battre la chamade.
-Cette prophétie met en scène deux héritiers, l'héritier de Serpentard et celui de Gryffondore. Ces deux héritiers ont d'immenses pouvoirs. Ils acquièrent leurs pouvoirs à l'âge de 17 ans. Cependant il est possible qu'avant leur âge de gloire, le pouvoir se manifeste, incontrôlable, lors que l'héritier se sent en danger.
Il attendait ma réaction. Je ne sais comment, je réussis à n'en montrer aucune. Mais intérieurement, c'était une toute autre histoire.
-Et donc ? Quel rapport avec les événements que tu as mentionné ?
Son sourire ne disparaissait toujours pas. Il allait asséner le coup fatal.
-Je pense que les événements sont dus à l'un de ces héritiers. Cette magie se produit lorsque que quelqu'un est en danger, en l'occurrence toi et ton entourage. Et cette magie semble complétement incontrôlée. Alors je pense que l'un de vous est un héritier. Et comme je suis sur à 99,9% que l'héritier de Serpentard serait directement envoyé dans la maison serpentard, il ne reste que l'héritier de Gryffondore.
Il fit une pause, se rapprocha de mon oreille, et acheva son récit d'une voix basse.
-Et si tu n'étais pas une sang de bourbe, je pourrais jurer que c'est toi.
Il a tout compris. Comment s'est possible. On a tout fait pour être discret, est que tous les serpentards sont au courant ?
-Mais si je comprends bien ton histoire, pour être l'héritier de Gryffondore il faut être un ou une sang pure. Donc pas moins. Ton hypothèse ne tiens donc pas la route.
-Un sang pur ou un sang mêlé. Les deux fonctionnent. Oui tu es une sang de bourbe. Ou alors tu as été élevé comme une sang de bourbe.
Il était toujours attentif à mes réactions, mais je ne bougeais toujours pas.
-Cependant, la fin de la prophétie est très intéressante, ensemble les héritiers peuvent détruire le mal, donc en l'occurrence Voldemort.
Le nom de Voldemort résonnait étrangement dans la bouche de Malefoy.
-Et lorsque Voldemort a été mis au courant de cette prophétie, il s'est mit à la recherche des descendants des deux grands sorciers. Celui de serpentard afin de le mettre dans sa poche, de l'avoir sous bonne garde, et avoir un allié de toute puissante dans son camp. Celui de gryffondore pour l'éliminer. Quelques mois après le début de ses recherches, il était persuadé que tous les descendants de Gryffondore étaient morts. Mais moi je trouve ça trop facile. Donc soient ils sont mort, soit ils ont réussi à bien se cacher. Et quel meilleur moyen de se cacher que de devenir des moldus.
Je ne dis pas un mot. J'étais abasourdi. Il savait absolument tout. Mais comment avait-il fait. Il devait forcement connaitre cette histoire depuis longtemps, et j'aurais été prête à parié qu'il connaissait l'identité du deuxième héritier.
Malefoy était très fière de lui.
- Alors quand dis-tu ?
-C'est une belle histoire, une histoire de conte de fée, pour les enfants qui de nos jours ont du mal à s'endormir la nuit. Si seulement ça pouvait être la réalité, ça permettrait d'éviter des centaines de morts dans un proche avenir.
Je le regardais avec une moue mi- triste, mi- résignée pour bien lui faire comprendre que je n'en croyais pas un seul mot.
-Pendant un mot j'y ai presque crus, jusqu'au moment où tu m'annonce que ce serait moi l'héritière de gryffondore, c'est irréaliste. Tu penses vraiment que j'ai aimé subir toutes vos insultes, toutes vos moqueries ? Si j'avais été une sang pur ou même une sang mêlé.
Son sourire avait disparu. Je m'éloignais pour rejoindre mes amis dans la Grande Salle, sans me presser même si j'en avais une folle envie. Malefoy resta là quelques instants, dans le doute. Il fallait éliminer ce doute. Quant à mes pensées, elles tournées à pleins régime. Comment était-il au courant ? Comment pouvait-il avoir toute ses informations ? En avait-t-il parlé à quelqu'un, à ses amis mangemorts. Allait-il tout raconter à Voldemort ? Peut-être l'avait-il déjà fait ! Il l'avait probablement déjà fait. Où il attendait d'obtenir une preuve à montrer à son maître. Voldemort allait se remettre à la recherche de mes parents, et cette fois il allait les trouver. Il fallait que je les prévienne…
J'arrivais à ma table, à hauteur de mes amis, à bout de nerfs. J'étais complétement paniquée, et je devais avoir une tête à faire peur avec des joues rougies. Avoir retenus toute réaction devant Malefoy, les avait fait réunir tous au même moment.
-Hermione ! s'exclama Ginny, qu'est ce qui s'est passé ?!
Difficilement, et avec une voix haché avec mon souffle coupé, je parviens à lui répondre.
-Parle … moins fort … Ginny. On … est déjà … repéré. Pas … besoin d'en … rajouter.
Ginny, Harry, Ron, Morgane, Peter, Thomas et Neville me regardèrent tous incrédule.
-Comment ça on est repéré ?
-Qu'est ce qui s'est passé Hermione ?
- C'est à propos de Malefoy ?
-Quelqu'un t'a agressé ?
- Tu es toute rouge et en sueur il faudrait que tu ailles faire un tour dehors !
Je levais les bras en signe d'apaisement et pour qu'ils arrêtent de faire fuser leurs questions.
-Allons faire un tour dehors.
Une fois dans le parc, à l'abri des oreilles indiscrètes, je leur racontais toute l'histoire.
-Je ne comprends pas comment il a pu le découvrir, s'exclama Ginny. D'accord il n'est pas bête, mais ce n'est pas nous plus une flèche.
-Il doit avoir plus d'information que nous en tant que mangemort, réplica Ronald.
-Non, si c'était le cas, alors cela voudrait dire qu'Hermione est déjà suspecte pour eux, et on en aurait déjà entendu parler.
Nous restâmes dans le parc jusqu'au début des cours, à élaborer à notre tour des hypothèses, se demandant comment Malefoy avait tout découvert en si peu de temps. A mon avis, nous étions surtout en train de déprimer.
J'écoutais à peine les cours de l'après-midi, trop occuper à réfléchir à la manière d'inverser la balance. A quatre heures, j'avais trouvé le plan parfait.
A la fin des cours de la journée, nous allions de nouveau faire un tour dans le parc. Lavande râla très bruyamment lorsque Ron lui annonça qu'elle ne pouvait pas les accompagner.
-J'ai trouvé un plan, une idée, pour convaincre Malefoy que je ne suis pas l'héritière de Gryffondore.
A peine avais-je prononcé les premiers mots de ma phrase qu'ils buvaient mes paroles. Ils avaient hâte de savoir que l'on avait enfin une bonne nouvelle et un plan.
-Ne vous réjouissez pas trop vite, il va vous déplaire à 100% ce plan.
Dans la semaine qui suivit, je passais mon temps à éviter Malefoy ou qui que ce soit de sa bande de serpent. Mais aussi Théodore Nott, je n'étais pas prête à l'affronté pour l'instant. J'avais d'autres soucis pour le moment.
Comme tous les matins je rejoignais mes amis dans la Grande Salle.
-Comment ça se passe avec Malefoy ?
Je poussais un long soupire.
-Il est insupportable. J'ai dû jeter un sortilège insonorisation tellement il fait tout pour que je l'entende la nuit. Lui et sa conquête de nuit. Tous les lendemains, on se croise devant la salle de bain, comme par hasard, avec pour seul habit une serviette autour de sa taille. Il est toujours très fier de lui.
-Ce mec a vraiment un problème, s'exaspéra Morgane.
-On dirait qu'il fait juste ça pour te faire marcher, commenta Thomas.
-Bien sur fréro, il fait ça dans le but de lui faire péter les plombs. Je suis persuadé que même pendant qu'il est avec une fille, ce qui le fait jouir c'est que ça énerve Hermione.
-Non quand même pas à ce point, réplica Thomas, toujours aussi naïf.
-Ce qui m'énerve le plus, c'est quand voyant défiler toutes ces filles, je n'ai plus mon intimité, je n'ai pas l'impression d'être chez moi. C'est très dérangeant.
-Tu pourrais peut être trouvé un sortilège qui transformerait les filles qui passent la porte, en laideur par exemple.
-Excellente idée Ginny !
Tout le monde rigola.
Harry redevint vite sérieux.
-Et concernant tu-sais-quoi ?
Sa question me fit revenir sur terre à mon tour.
-Pour l'instant il n'a pas remis le sujet sur le tapis. Mais je vois bien qu'il a quelque chose derrière la tête. Il a constamment son sourire en coin, sadique et supérieur.
Ma phrase resta en suspend entre nous. Un ange passa.
Nous nous mîmes en route pour le premier cours de la journée, potion.
Ce fut enfin le professeur Slughorn qui nous accueillis avec son sourire chaleureux. Je me plaçais avec toutes les peines du monde, à ma place, à côté de mon homologue.
-Rebonjour Granger.
Je ne m'abaissais pas à lui répondre, ce qui ne le blessa pas le moins du monde.
-Bonjour chers élèves. Aujourd'hui nous allons réaliser la potion Pimentine. Quelqu'un pourrait-il me dire quelles sont ses effets ?
Redevenant l'Hermione des cours, je levais immédiatement le doigt.
-Oui miss Granger ?
-Elle a pour effet de soigner les rhumes et la grippe. Malheureusement elle a comme effet secondaire de faire fumer les oreilles pendant plusieurs heures.
-Exact miss, 10 points pour gryffondore.
Un lèger brouhaha s'éleva des serpentards : « miss-je-sais-tout », « castor »,…
-Si vous voulez gagner des points les serpentards, il faudrait peut-être penser à devenir moins stupide, s'écria Peter. Alors peut être que vous seriez répondre à au moins une question, dans au moins un de nos cours.
-Peter ne perd pas ton temps à leur donner des conseils, ils ne savent pas ce que le mot « penser » signifie, réplica Harry.
-Ou alors cet exercice est trop difficile pour eux, renchérit Ronald.
-Ils n'auront pas besoin de la potion d'aujourd'hui pour que de la fumé leur sorte des oreilles, ajoutais-je à mon tour.
Les gryffondores au complet éclatèrent de rire. La plus part des serpentards étaient fou de rage. Se faire humilié de cette façon aller devoir se faire payer.
-Attendez une seconde, l'une des particularités des serpents n'est pas d'être main ? demanda Neville.
-Mais c'est vrai ça ! Le choixpeau magique devait avoir bu pas mal de bierraubeurre le jour de notre rentrée de notre première année, lui répondit hilare Thomas.
Les gryffondores riaient de plus en plus fort pendant que la rage les serpentards augmenté d'un cran. Je remarquais tout de même que Malefoy, Zabini et Nott semblé indifférents aux insultes. Ils se croyaient surement trop supérieur pour se sentir atteindre par nos moqueries.
Voyant que la situation risquait de dégénérer, le professeur Slughorn essaya de calmer la situation. Il frappa dans ses mains pour couvrir les rires.
-Ça suffit maintenant ! Je voudrais pouvoir commencer mon cours. Ou faut-il que je retire les points que je viens de vous donner ?
Nous nous calmâmes et le cours commença. Les autres cours de la journée se passèrent sans autres accros. Il régnait cependant un reste de moquerie que les serpentards ressentaient comme le plus grand des affronts. Entre chaque inter cours, des menaces fusaient.
-Enfin terminé ! S'écria Ronald, cette journée était interminable, même si se divertir sur les serpentards était très distraillant.
Il parlait assez fort pour que tout le monde sortant du cours l'entende.
-Commençais à y aller sans moi, je vais chercher un pull pour aller manger, les informais-je.
-Je viens avec toi, intervient Peter.
-Non va manger, je sais que tu meurs de faim, j'ai entendu ton ventre crier famine pendant les deux dernières heures.
-Bon d'accord, mais si dans dix minutes tu n'es pas revenu, je viens te chercher.
J'acquiesçais avec un sourire rassurant et m'éloignais vers ma salle commune.
Arrivée à un couloir plus sombre et plus désert que les autres, j'entendis des pats lourds, non loin de moi. Je soupirais de lassitude.
-Malefoy ! Si c'est encore toi je vai…
Mais je n'eus pas le temps de finir ma phrase. Je me retrouvais projeté contre le mur le plus près par le sortilège expelliarmus. Ma tête cogna violement contre la paroi. Allongé à plat ventre sur le sol froid, je relevais la tête pour voir mes agresseur mais ma vue était devenu trouble.
-Et non sale sang de bourbe ! Ce n'est pas Malefoy cette fois ! Mais ne t'inquiète pas, on va s'occuper de la même manière de toi.
Mon souffle fut coupé par un coup de pied magistral dans le ventre. J'eu à peine le temps de reprendre ma respiration, avec difficulté, que j'en reçus un second, puis un troisième. Je commençais à tousser et je découvris du sang dans la paume de ma main. La suite devint pire encore.
-Comment … une sale … sang de bourbe …comme toi … peut oser …nous… insulter ? s'écria une voix masculine, pleine de fureur, en même temps que je recevais un coup en plein visage à chaque coupure.
J'étais à la limite de l'évanouissement à force de recevoir autant de coup à la tête. J'essayais de me débattre de toutes mes forces mais je sentais deux autres personnes me maintenir les bras et les épaules. Ils étaient donc au moins trois.
Je commençais à perdre connaissance quand j'entendis une exclamation au loin. Des éclairs rouges passèrent non loin de moi, et je sentis mes entraves disparaitre.
-Granger !
Je ne reconnaissais pas tout de suite les voix. Ils étaient deux. Est-ce Peter et Thomas m'avaient enfin trouvé ? Non, les garçons ne m'auraient jamais appelaient par mon nom de famille. J'essayer d'ouvrir les yeux mais ce simple geste était trop douloureux.
-Granger tu peux ouvrir les yeux ? Tu m'entends ? Dis-nous quelque chose.
Je reconnaissais enfin cette voix : Malefoy. Je sortais le seul son dont j'étais capable.
-Aie !
-Vas y doucement Drago. Regarde dans quel état elle est.
Je ne l'avais pas sentis jusqu'à maintenant mais j'étais dans les bras de quelqu'un. Je devais vraiment être dans un sal état, et ma pensée se confirmait par les dires de la deuxième personne Zabini.
-Ça va aller Granger, me murmura Malefoy.
Et en effet, une minute plus tard je me sentais mieux. La douleur commençait à refluer. J'ouvris les yeux pour découvrir mon sauveur. Ils étaient accroupis, penchaient vers moi, avec un air inquiet sur leur visage. C'était dans les bras de Malefoy que je me trouvais. Pour l'instant ma vue était encore trop brouillée pour que je me dégage de son étreinte, de plus c'était plus tôt agréable.
-Comment tu, me demanda doucement Zabini.
Je faisais l'état des lieux de mon corps. La douleur au niveau de mon ventre était devenu minime, mon visage était encore douloureux, je m'inquiétais de son état quand je me regarderais dans une glace. Mais le pire était la douleur lancinante de mon crâne. Les pulsations douloureuses au niveau de ma blessure ne diminuèrent pas.
-Beaucoup mieux. Mais la douleur à ma tête ne passe pas du tout, c'est horrible.
Je me tenais la tête pour essayer d'atténuer la douleur, mais je ne fis qu'empirer les choses, et du liquide chaud s'écoulait sur ma mains.
-On va t'emmener à l'infirmerie, tu peux te lever ?
-Oui.
Je me relevais difficilement, plié en deux, avec l'aide des deux serpentards. Le monde tanguais tout autour de moi, je manquais je m'écroulais, rattraper in-extrémiste par Zabini.
-Ca va aller ? Ou il faut que je te porte ? demanda –t-il avec un sourire malicieux.
-Non merci Malefoy, répliquais-je ironiquement.
Je me déplaçais tout doucement, regardant où je marchais, évaluant chacun de mes pats.
-Je te dois des excuses Malefoy !
Il haussa les sourcils, très surpris.
-Vraiment ? C'est mon sauvetage héroïque qui t'a fait changer d'avis ?
-Ou alors le coup à ta tête qui te fais délirer, réplica Zabini.
Malefoy lui lança un regard meurtrier.
-Non, la douleur à ma tête, je m'excuse, non pas de t'avoir envoyé valser, mais de la douleur que je t'ai infligé.
-C'est une journée à marquer d'une pierre blanche ? Hermione Granger qui fait des excuses à Drago Malefoy !
-Tait toi Zabini !
On continuait à marcher, les serpentards suivant mon rythme.
-Moi aussi j'ai des excuses à te faire Granger.
Cette fois c'était à mon tour d'être plus que surprise.
-Ah oui ? A propose de quoi au juste. Y a tellement de choses pour lesquels tu devrais t'excuser.
Il rigola sincèrement.
-On va y aller étape par étape Granger. Pour l'instant je veux m'excuser de t'avoir accusé avec cette prophétie. Je dois reconnaître mon erreur, tu n'es pas l'héritière de Gryffondrore. Si ça avait été le cas, tu aurais été capable de te défendre, et même tes pouvoirs se seraient manifestés automatiquement.
Malgré la douleur encore présente, intérieurement je sautais de joie. Mission accomplie, notre plan avait fonctionné !
