Note de l'auteur :
Titre : Toi, moi, etc.
Auteur : Sora278
Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne sont pas ma propriété.
Couple : Sora/Duo
Chapitre : 11/22
Petit message : Tadaaa ! Voici la suite de Toi, moi, etc ! Sora et Duo en crise ! Le chapitre où on se rend compte qu'il n'y a pas que les épreuves de l'Ordre d'Olodar à traverser ! Il y a aussi les petits mensonges, les disputes qui font le sel de la vie !
Merci à Seya-chan pour son maiiiiil ! Heu, bah, je vais y répondre par PM, d'accord ? Merci à tous ceux qui me lisent également avec enthousiasme et assuidité ! YEAH !
Et maintenant, le chapitre ! Bonne lecture à tous ! Allez, fini de jouer ! Let'seuh go !
Chapitre 11 : Un couple presque ordinaire
Depuis l'épreuve que Duo et moi avons passée dans les années 50, quelques mois ont passé déjà. Le lendemain de l'épreuve, nous avons trouvé dans la salle un petit paquet laissé par l'Ordre d'Olodar, pour nous récompenser d'avoir réussi. Le paquet contenait deux téléphones portables, ainsi que la note suivante :
« Duo, Sora,
Félicitations pour cette seconde victoire. Pour vous récompenser et vous encourager à poursuivre vos efforts, voici un petit cadeau qui vous aidera à garder le contact où que vous soyez, et surtout quel que soit le monde où vous vous trouvez. Tâchez d'en faire bon usage. Nous vous en ferons parvenir de nouveaux si ceux-ci venaient à être perdus ou mis hors service.
Je tiens à vous rassurer définitivement au sujet de cette histoire de maladie que l'autre Sora, que nous vous avions envoyée la dernière fois, a pu vous raconter. Cette charmante jeune fille aime décidément beaucoup vous taquiner et nous la comprenons parfaitement. C'est un plaisir irrésistible pour tous les membres de notre Ordre qui participent à l'élaboration de vos épreuves. Mais là n'est pas le sujet, je voulais vous rassurer en vous informant que vous n'êtes nullement malades tous les deux et que ces injections qui vous ont été faites, Sora, ne mettaient en cause aucun produit chimique dangereux, les seringues ne contenant ni plus ni moins que de l'eau.
Autre chose ! Sora, nous avons recueilli votre jeune création, Météore. Puisqu'il semble posséder la capacité de traverser les dimensions, nous avons décidé de le garder auprès de nous comme l'un de nos Grands Messagers Officiels. Si vous réussissez la prochaine épreuve, nous vous donnerons sûrement un petit quelque chose qui vous permettra de l'appeler à vos côtés quand bon vous semblera. En effet, il a été décidé que pour chaque épreuve que vous réussirez, une petite récompense vous sera offerte.
D'ailleurs, à propos de la prochaine épreuve... (Ici, il fallait tourner la page) Ahahah ! Vous pensiez vraiment que j'allais vous en parler ? Hum. Bref, travaillez bien la prochaine fois les enfants ! Nous comptons sur vous pour assurer le spectacle !
Bien à vous,
Ydrekim, membre de l'Ordre d'Olodar. »
Aaah ! Quel soulagement d'avoir enfin des nouvelles de Météore ! Duo m'avait bien rassuré à son sujet : avec la vitesse qu'il peut atteindre, il y avait peu de chances pour qu'il ait pu être dévoré par une bête mais maintenant que je sais exactement où il est, je m'inquiète moins. Enfin, vu la mentalité d'Ydrekim, je me fais quand même du souci.
Quoi qu'il en soit, ces téléphones portables nous sont bien utiles depuis, à Duo et moi. J'ai pu expérimenter pour la première fois l'envoi de petits mots d'amour... et, malgré ce qu'on pourrait penser, j'en ai reçus aussi ! Mais je préfère garder ça pour moi, sinon j'en connais un qui pourrait faire la tête.
L'autre avantage aussi, c'est que maintenant je suis plus rassurée au niveau de mon contact avec Duo. Je sais que, même si je retourne dans mon monde, j'ai toujours la possibilité de lui parler. Ainsi, je vais plus souvent voir mes parents et mes copines, et j'ai pu même revoir Eva et Witold ! Ça faisait si longtemps ! À présent, Eva est assistante sociale, et Witold est journaliste sportif pour un magazine. Ils ont été rassurés de voir que mes problèmes s'étaient arrangés et j'étais très heureuse de pouvoir les revoir dans un contexte aussi heureux.
Oui, depuis l'été dernier, ma vie a sacrément bougé et j'ai l'impression de m'être fait plus d'amis, du moins, d'avoir plus de contacts avec la réalité, même si théoriquement, mon petit ami est censé être un personnage de fiction ! Vu comme ça, les choses me paraissent si étranges ! Mais avant tout, Duo est un être humain et un garçon que j'adore.
D'ailleurs, je l'adore encore plus depuis notre séparation de l'automne dernier. Je m'explique : pendant cette période, bien sûr j'ai beaucoup souffert, mais en plus, j'ai eu l'occasion de voir toute la série Gundam Wing, que je n'avais jamais vu en entier avant ! Quel choc ça a été. Je voyais la vie et les actions de ces garçons que j'avais rencontrés. Évidemment, ma première réaction a été de pleurer, pleurer, pleurer. C'était comme si mes yeux s'étaient ouverts en même temps que mon cœur, comme si je m'étais réveillée, en même temps que ma sensibilité. Et puis, avec le temps et le recul, j'ai tiré des choses de cela. De la compréhension et de la compassion.
Maintenant, j'adore encore plus Duo ! Ce n'est plus le pilote de gundam sur lequel j'avais mon idée bien particulière et bien erronée. C'est juste un garçon qui s'appelle Duo... et dont je suis amoureuse.
Oui, maintenant, vraiment, tout est parfait. ... Ou presque, parce que l'autre jour...
C'était à peu près deux semaines après la fin de notre deuxième épreuve. Les vacances de Noël étaient bel et bien terminées et Duo avait repris son travail de ferrailleur. Après l'euphorie des premiers mois de retrouvaille, après la joie d'avoir réussi cette épreuve, l'humeur est vite retombée.
J'étais très heureuse de pouvoir aller voir tout ceux que j'aime dans mon monde, tout en gardant le contact avec Duo, mais à la fin, je passais tous mes après-midi là-bas, ou alors avec Sunny. Duo de son côté, avait beaucoup de travail et lors de ses jours de congé, il avait plutôt envie d'aller rendre visite à Quatre, pour lui demander des nouvelles des préparatifs de son mariage. Ou alors, d'aller faire un tour.
En bref, nous n'avions plus vraiment le temps de nous voir en privé. Et c'est le genre de choses qui m'attriste, me fend le cœur, qui me frustre, m'agace, et puis qui m'énerve, m'énerve, m'énerrrrrve ! Jusqu'à ce que j'explose. C'est vrai que j'aurais pu le dire à Duo, mais je ne voulais pas l'ennuyer en me montrant étouffante. Je ne voulais pas l'embarrasser, entraver sa liberté disons, puisque moi-même je prenais mes aises, et même, je ne me voyais pas lui dire ça, parce que même si on s'éloignait petit à petit l'un de l'autre, il continuait à être gentil, attentionné, adorable avec moi, mais seulement quand on se voyait, le soir. Enfin, même le soir, les téléportations me fatiguent beaucoup alors, j'avais tendance à tomber net endormie en rentrant.
Oui, c'était devenu l'horreur, comme dans ces débuts de films déprimants ou guimauve, où un couple est tellement au bout du rouleau qu'il finit par se disputer et rompre. Et c'est exactement ce qui s'est passé pour nous, enfin, la première partie !
Ce soir-là, Duo était rentré d'un petit tour pour s'aérer, réfléchir peut-être. Il était sans doute parti contempler la Lune, sur le revêtement extérieur de la colonie. De mon côté, je l'attendais à la maison, et j'étais très fatiguée. Hilde et moi avions préparé à dîner ensemble et après avoir attendu Duo un moment, nous avions mangé toutes les deux. Assise devant la télé, j'attendais donc le retour de Duo en baillant, quand il a fini par rentrer.
« Oh, salut ! »
Je me suis retournée vers lui et ai soupiré : « Ah, c'est toi ! Tu étais parti faire un tour ? »
Duo, tranquillement : « Oui. Tu m'as attendu ? Tu aurais dû aller dormir, tu as l'air épuisé ! »
Tout en disant ces mots, mon petit ami s'est approché de moi et m'a embrassé légèrement. J'étais déjà agacée par son détachement apparent. Quelle phrase stupide ! Bien sûr que j'étais épuisée ! Je l'avais attendu pendant deux heures parce que je voulais lui parler, passer un moment avec lui ! Pourquoi je serais partie me coucher ?
Moi, sur les nerfs : « Les téléportations m'ont vraiment épuisée aujourd'hui ! Mais je voulais t'attendre pour qu'on discute. »
Duo, intrigué, tout en fouillant le frigo : « Qu'est-ce qui se passe ? Ça ne va pas ? »
Son intérêt pour le réfrigérateur ne m'attendrissait pas plus que ça et ne calmait en rien mon début de mauvaise humeur : « Évidemment ! Ça va faire des jours qu'on ne s'est pas vu tranquillement pendant plus d'une heure ! Si c'était seulement pour ton travail ou pour aller voir Quatre ou Trowa, je comprendrais : moi aussi je vais voir ma famille et mes amis ! »
Duo, étonné : « Oh la ! Tu n'es pas obligée d'être aussi froide ! On va en parler tranquillement, d'accord ? ... Ah ! Tu ne sais pas où est mon assiette ? »
De plus en plus énervée, je me contente de prendre sur moi et de répondre sèchement : « Elle est dans le four ! Tu es resté si longtemps je ne sais où à faire je ne sais quoi qu'il fallait bien l'empêcher de refroidir ! Et pour ta gouverne, je te signale que j'ai parfaitement le droit de réagir comme ça ! »
Bien sûr, Duo n'allait pas rester de marbre devant une telle agressivité. Agacé, il s'est brusquement retourné vers moi : « Parce que moi je n'ai pas le droit d'aller faire un tour, de me poser pour réfléchir un peu, c'est ça ? »
Là, c'est le moment où je pète un câble : à un tel niveau de colère refoulée, j'ai besoin d'évacuer tous mes sentiments par une réplique bien cinglante, pour faire réagir l'autre et lui montrer que j'en ai ras le bol : « Oh, mais c'est que tu réfléchis un peu trop ! Tu devrais faire attention à la surchauffe ! »
Duo, scandalisé : « Quoi ? ... De toute façon, je ne sais pas même pas pourquoi je discute de ça avec toi ! Tu ne peux pas comprendre ! »
Là, j'étais vexée, et blessée au plus haut point ! Bien sûr que je ne pouvais pas comprendre mais il pouvait très bien m'en parler au lieu de remuer ça dans sa tête ! L'imbécile ! Puisqu'il préférait se murer dans son passé plutôt qu'en parler avec moi, il pouvait aller au diable !
Avec un grand geste de la main, j'ai détourné la tête en pestant : « Oh, je vois ! Très bien ! Dans ce cas, vas-y ! Continue ! Puisque tu les aimes tant que ça, tu n'as qu'à rester tout seul avec tes fantômes ! »
Après ces mots, il y eut un court silence, puis des pas hâtifs, le bruit d'un manteau qu'on décroche et qu'on enfile rapidement, et enfin la porte qui claque.
J'ai passé de longues minutes à bouillonner intérieurement, à me disputer avec moi-même, pour me prouver encore et encore que j'avais raison, que c'était lui qui avait tort ! Mais en même temps, j'avais de la peine, j'étais triste qu'il soit parti ! Je regrettais qu'on se soit disputé. Et peu à peu, mes arguments pour me défendre sont tombés un à un. C'était moi qui avais tort ! C'était moi la crétine, l'imbécile, l'idiote ! D'abord, on s'était écartés tous les deux l'un de l'autre, et puis, il avait le droit de méditer seul sur ses problèmes. S'il ne voulait pas les partager, tant pis.
Mais l'attaquer là-dessus quand même ! Quelle idiote !
J'étais vraiment morte de honte. Impardonnable. De plus, je ne savais pas où était parti Duo, et en supposant que je le retrouve, ou qu'il revienne, qu'est-ce que je pourrais dire, ou faire pour réparer mon erreur ? Il ne me pardonnerait jamais ! La simple pensée que tout puisse se finir ce soir, que nous en venions à nous séparer me fendait le cœur. Mais déjà, il fallait au moins que j'essaie de présenter mes excuses à Duo, donc, il fallait que je le retrouve.
Je me suis donc apprêtée, j'ai fermé la porte à clé puis aie couru à travers toute la colonie. Il faisait vraiment noir mais je n'avais pas le temps de réfléchir à tout ça. Arrivée au statioport, je me suis renseignée auprès des agents de sécurité. Ils avaient vu passé Duo, mais il ne leur avait même pas adressé la parole, malgré leurs questions sur son air sombre. Je me sentais de plus en plus coupable. Est-ce qu'il fallait vraiment que je continue ? D'un côté, je voulais vraiment réparer mon erreur, tout effacer, essayer de panser la blessure que j'avais pu faire à Duo. Mais de l'autre, je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir peur, peur d'être rejetée, évidemment. Peur de devoir faire face à un regard dur, ou indifférent, à des mots secs, froids et vides. À des silences. Mais après tout, ce genre de réaction serait normal. Je le méritais amplement.
Le cœur noué, j'ai poussé la porte d'accès réservé au personnel et j'ai pris l'ascenseur. C'était si lent que j'avais encore tout mon temps pour me consacrer à de sombres pensées. Enfin, je suis arrivée dans la tour de contrôle. J'ai très brièvement expliqué qu'il fallait que je voies Duo, parce qu'on s'était disputé, puis je suis passée par le sas, me suis changée, et enfin, j'ai passé la dernière porte. Duo était là, assis à l'autre bout de la plate-forme.
Je me suis approchée de lui, lentement. Les seuls mots que j'avais en tête étaient des excuses, des pleurs et des supplications. Comme j'arrivais tout près de lui, Duo s'est retourné et m'a regardé, l'air étonné : « Sora ? »
Je me suis assise près de lui et ai baissé les yeux : « Je suis vraiment désolée Duo ! J'ai été incroyablement stupide ! J'étais tellement en colère ! Pas contre toi, mais, contre la situation ! J'étais tellement fatiguée et désespérée ! Pardonnes-moi de t'avoir dit des choses aussi cruelles ! Je suis vraiment vraiment VRAIMENT désolée ! »
Duo est resté silencieux quelques secondes, puis a répondu, tout en regardant la Lune : « Peut-être que tu avais raison. J'ai beau dire que je n'aime pas rester seul, je ne peux pas m'empêcher de venir ici pour réfléchir. »
Moi, précipitamment : « Et c'est ton droit ! Tu as le droit d'être seul de temps en temps ! On en a tous besoin ! Je n'aurais pas dû me mettre en colère à ce sujet ! »
Duo, le regard fixement posé sur la Lune : « Je ne venais pas si souvent ici avant. Mais depuis la fin de la guerre, et surtout pendant la période où nous étions séparés, j'ai commencé à y aller beaucoup plus, pour réfléchir. »
Avec hésitation, j'ai posé une main sur son bras : « Pour réfléchir à quoi ? »
Duo, avec un léger sourire : « À des choses et d'autres. Moi, mon passé... La guerre, la paix... (Il se tourne vers moi en souriant) Toi, et puis nous. »
J'ai souri à mon tour, faiblement : « Je suis vraiment désolée de t'avoir dit ces horreurs. Tu sais, ce qui m'a fâchée, c'est que tu restes toujours dans ton coin à réfléchir. Tu n'es pas obligé, tu peux me parler de tout ce que tu veux ! Parfois, se confier à quelqu'un peut nous soulager, et je pense vraiment que tu gardes trop de choses pour toi. Ça me rend triste de te voir rester tout seul dans ton coin. J'aimerais tellement pouvoir t'aider ! »
J'avais à présent toute l'attention de Duo, puisqu'il me regardait maintenant pensivement. Il fallait que je continue : « Je ne t'oblige pas à me parler de tout, bien sûr, mais si quelque chose te fait de la peine, ou que tu te sens perdu, n'hésite pas à me parler. Je serai là pour t'écouter, et si tu veux, je pourrais toujours essayer de t'éclairer ou de te donner mon avis, ça pourrait peut-être t'aider à y voir plus clair. »
Duo, gêné : « Je n'aime pas trop ce genre d'ambiance. »
Moi, vivement : « OUI MAIS c'est nécessaire parfois. À force de garder les choses en soi et pour soi, on finit par se détruire ! Tu vois, c'est comme moi : si j'avais pris le temps de t'expliquer que je voulais qu'on passe du temps ensemble, je n'aurais pas explosé aussi brutalement, et on ne se serait pas disputé ! Même si ce n'est pas super joyeux, il faut quand même parler de ce genre de choses ! Sinon, ça s'aggrave ! C'est comme une maladie, un poison ! N'essaie pas de garder ça en toi ! Au contraire, en parler te fera du bien ! Alors, quand tu seras prêt, n'hésite pas à venir me voir. »
Duo, troublé : « Sora... »
J'étais gênée : au fond, j'avais fait tout ce beau discours mais, est-ce que Duo m'avait pardonné ? Est-ce qu'il m'en voulait encore ? Est-ce que j'avais réussi à réparer mon erreur ? Est-ce qu'il voulait encore de moi ?
J'ai souri timidement et lui ai demandé : « Dis, tu me pardonnes de t'avoir dit ces choses-là ? Je ne les pensais pas, tu sais ! J'étais juste jalouse que tu passes du temps ici plutôt qu'avec moi et que tu gardes tous tes soucis pour toi. ... Je voulais qu'on partage aussi ces moments-là. »
Duo a écarquillé les yeux puis détourné la tête en croisant les bras, l'air boudeur : « C'était pas très sympa ! Tu pouvais tout aussi bien commencer par là, j'aurais tout de suite compris ! »
Tsss ! Ça, ce n'était pas une vraie colère très sérieuse ! Alors, je me suis jetée à son cou et je l'ai serré dans mes bras : « Ah, désolée ! Pardonnes-moi, je ferai de mon mieux la prochaine fois. »
Et, voilà ! Nous sommes restés comme ça pendant de longues minutes, jusqu'à ce que l'estomac de Duo se manifeste ! Le pauvre n'avait rien avalé depuis des heures ! Alors nous sommes rentrés à la maison et après que monsieur aie enfin dîné, nous sommes partis dormir, tranquillement. J'étais définitivement soulagée.
Et depuis, tout va bien. On s'est arrangé pour prendre un peu de temps pour nous. Et quand Duo doit annuler nos rendez-vous à cause de son travail, je fais de mon mieux pour ne pas être rancunière, mais si je montre une pointe d'agacement, Duo sait parfaitement comment se faire pardonner. C'est comme si on venait de revenir en arrière, pendant le premier mois où l'on est sorti ensemble, l'été dernier. C'est chouette.
De son côté, Duo va un tout petit peu moins prendre l'air dans l'Espace. Il fait quelques efforts pour essayer de se confier, même si ce n'est pas facile. C'est bizarre. Je savais bien sûr qu'il avait eu un passé douloureux, mais jamais je n'aurais cru qu'il y pensait aussi souvent. On dirait qu'il ne supporte vraiment pas de voir les gens malheureux, et c'est sans doute pour ça qu'il n'aime pas parler de choses trop sombres. Même si ça me fait de la peine de savoir ça, je suis vraiment heureuse de pouvoir le décharger de ces tristes pensées. D'ailleurs, pour revenir en douceur sur ce qui lui est arrivé, Duo a proposé de visionner avec moi toute la série Gundam Wing. Ça me fait très bizarre de regarder ça avec lui ! Enfin, je suis sûre que ça pourra l'aider !
« Je me demande ce que diraient les familles de tous ces soldats s'il me voyait débarquer chez eux comme Heero l'a fait. »
Je range le cd dans son boîtier et pose le tout sur la table basse, avant de me tourner vers mon petit ami, assis sur le canapé. L'épisode dans lequel Heero rend visite à Silvia Noventa et lui propose de le tuer semble l'avoir perturbé : « Hm, ils seraient étonnés, c'est sûr ! Certains seraient certainement pleins de colère et de rancune, ce qui est normal, mais d'autres auraient pris le temps de réfléchir et de faire leur deuil. Ils comprendraient la raison pour laquelle tu as fait ça. »
Duo, perturbé, baisse les yeux : « Oui, mais leurs enfants... »
Il s'interrompt un moment pour réfléchir, ce qui signifie que notre conversation va bientôt s'arrêter là. En toute hâte, je me dépêche d'ajouter, avec un peu d'hésitation : « Duo... C'est vrai que tu as sans doute fait souffrir beaucoup de gens, mais c'était la guerre. Tu as choisi toi-même de prendre les armes pour protéger les colonies. Maintenant, c'est vrai que c'est un peu dur à assumer, mais c'est un problème à régler avec ta conscience, avec toi-même. »
Duo, pensif : « Peut-être. (Il soupire) J'imagine que Heero ne doit pas avoir ce genre de problème ! »
Prise d'une soudaine inspiration, je retourne m'asseoir à côté de mon petit ami et pose une main sur son bras : « Hm, tu devrais peut-être lui en parler ! Puisqu'il a vécu la même chose que toi, tu peux aussi en parler avec lui ! »
Lourd silence. Je me sens très seule tout à coup.
Duo lève soudain les yeux vers moi, joyeusement : « Bah, Heero n'est pas vraiment la personne que j'ai envie de voir pour parler de ça. Je préfère mille fois en discuter avec toi ou avec Quatre ! (Puis, histoire de passer définitivement à autre chose, il m'enlace et m'embrasse tendrement avant de murmurer d'une voix douce) Bon, il est tard, on ferait mieux d'aller se coucher. »
J'acquiesce en souriant : « Oui, je vais ranger mon ordi portable et je te rejoins. »
Duo m'embrasse brièvement : « D'accord. » puis se lève et sort. Je pose la pile de CDs de Gundam Wing sur mon ordi, prend le tout dans mes bras et me dirige vers la table. Malheureusement, alors que je m'apprête à poser tout ça, un CD glisse, heurte quelque chose et le fait tomber par terre, dans un grand fracas. Affolée, je m'accroupis pour chercher ce que peut bien être ce quelque chose et...
« Aaaaah ! Ah ! ... Oh, non ! »
Ce quelque chose, c'était l'organizer de Duo. Tout a volé en mille morceaux ! O.O Le boîtier et l'écran, le clavier, la batterie, les circuits ! Tout ! Il était vieux, mais il s'en servait encore ! ... Quelle horreur ! Tous ses rendez-vous pour demain, ses livraisons, les lieux, les heures, les dates, les gens, tout ! Toutes les données doivent être perdues !
Terrifiée par cette catastrophe apocalyptique, je me met en tête de réunir tous les morceaux de la malheureuse petite chose, mais une fois toutes les pièces réunies, force m'est de constater que je suis incapable de recoller ne serait-ce qu'un dixième du puzzle. Et bien sûr, aller voir Duo pour lui annoncer la nouvelle serait trop horrible ! Il doit être mort de fatigue alors je ne vais pas l'appeler pour un truc pareil ! Il faut que je me débrouille toute seule ! ... Hm. Utiliser mes pouvoirs est sans espoir : il faudrait que je sache comment étaient placées les pièces et créer un nouvel organizer serait impossible parce que je ne connais pas les schémas !
Bon ! Il ne me reste plus qu'un seul recours ! Puisque Heero m'a laissé ses coordonnées, je vais voir s'il est connecté sur le messenger pour lui demander si je peux me téléporter chez lui pour qu'il m'aide. Avec un peu de chance, il ne dort pas encore à... (Je jette un coup d'œil à l'horloge) 22h37 ? Espérons. En attendant, je ne peux pas partir alors que Duo m'attend dans la chambre. Je vais aller le rejoindre et attendre qu'il soit endormi pour filer rapidement ! YES ! Super plan ! ... Enfin, d'abord je vais prévenir Heero.
Je rallume mon ordi, me connecte et envoie un mail à Heero pour savoir s'il est là et s'il peut se connecter sur le messenger. Une petite minute plus tard, j'obtiens une réponse positive et me connecte aussitôt.
Heero : « Sora ? Il y a un problème ? »
Moi : « C'est la catastroooooophe ! Je crois que j'ai complètement bousillé l'organizer de Duo ! Il faut absolument que tu m'aides ! J'ai trop peur de lui dire et de voir sa mine déconfite ! Tu ne connaîtrais pas l'adresse d'un réparateur qui serait encore ouvert à cette heure-ci ? »
Heero : « Non. Mais je peux y jeter un œil si tu veux. »
Moi : « C'est vrai ? Ça ne te dérange pas ? Tu es sûr ? Tu as le temps maintenant ? »
Heero : « Oui. Duo dort ? »
Moi : « Non, il faut que j'aille le rejoindre avant qu'il ne se pose des questions. Je passerai te voir dès qu'il sera endormi. »
J'ai vraiment l'impression d'être une femme mariée en pleine conversation avec son amant caché. C'est vraiment grave.
Heero : « Très bien. Je t'attends. »
Moi : « Merci ! À tout' ! »
J'attends un moment qu'il me réponde mais il se déconnecte. L'art d'une conversation brève et efficace par Heero Yuy. Ah. Bon ! Allons rejoindre monsieur ! Avec un peu de chance, il dort déjà ! Je sors de la maison, traverse la cour, rentre dans le bâtiment et ouvre la porte de la chambre avec détermination : ce sera vite réglé !
Duo, allongé sur le lit, les bras croisés derrière sa nuque, me regarde d'un air surpris : « Qu'est-ce qui se passe ? »
Je me rend compte que je suis entrée un peu brusquement et souris d'un air embarrassé : « Heu, non rien. Je suis juste impatiente d'aller me coucher, voilà ! »
Duo se redresse et hausse un sourcil en souriant malicieusement : « Moi, je te trouve plutôt énergique pour quelqu'un sur le point d'aller dormir. Tu es sûre que tu n'aurais pas plutôt une autre idée en tête ? »
Je ravale avec peine un sourire gêné et répond précipitamment : « Mais, mais non ! Pourquoi tu dis ça ? »
Je monte sur le lit, pour atteindre les placards au dessus pour prendre ma chemise de nuit, mais Duo pose une main sur ma cheville et la caresse doucement : « Je n'ai pas très sommeil moi non plus, alors je me disais que, puisque tu es pleine d'énergie... »
J'ouvre la porte du placard et médite sur ce qu'il vient de dire : un petit câlin, ça ne prendrait pas plus d'une heure. À condition d'être raisonnable sur l'entrée en matière. Hm... Suis-je d'humeur à être raisonnable ? Voyons...
Duo me regarde avec des yeux pétillants, avant de s'agripper à mes jambes pour se lever à son tour : il m'enlace et m'embrasse brièvement : « Alors, tu y réfléchis ? »
Je secoue la tête vivement : j'ai une mission importante à accomplir ! Rien ne doit m'en détourner ! Et surtout pas le principal intéressé dans cette affaire ! Je pose mes mains sur les bras de Duo et tente de les décoller de ma taille tout en détournant la tête avec embarras : « Hm, non, je ne peux pas. Pas ce soir. »
Duo, surpris : « Oh, ben pourquoi ? Quelque chose ne va pas ? Tu ne te sens pas bien ? (Devant mon silence, il cogite un peu et...) OH ! Est-ce que par hasard, tu... (Je me tourne vers lui et hausse un sourcil) Tu sais bien... la Mer Rouge... »
Pendant un moment, je m'apprête à dire non, mais mes derniers scrupules s'envolent car ma mission passe avant tout !
Moi, embarrassée : « Oui, c'est ça. Désolée. ° »
Duo soupire et se rassied sur le lit : « Pfff ! Ça explique pourquoi tu es si énergique. Tu n'es pas de mauvaise humeur, j'espère ? »
Je descend du lit, chemise de nuit en main et commence à me changer, en lui tournant le dos : « Nan nan, t'inquiète ! Ça va. Je suis juste un peu... J'ai un peu mal au ventre, c'est tout. »
Duo, songeur : « Hm. »
Je finis de me changer, pose mes vêtements sur une chaise et le rejoins sous les couvertures : « Voilà ! Je suis prête ! Au dodo ! »
Duo soupire et m'enlace en boudant un peu : « Quand même, ces trucs de fille... Tu es sûre que tu ne veux même pas... ? Juste un câlin... »
Il passe une main sur mon ventre et le caresse doucement. Si j'avais vraiment mes règles, je suis sûre que ça m'aiderait à aller mieux. Je crois même avoir lu il y a quelques temps que faire l'amour pendant les règles aidait à faire passer le mal de ventre ! Mais là, le seul effet que cela a pour moi, c'est de me frustrer encore plus en m'infligeant une montée de désir que je ne pourrais pas satisfaire ce soir. Je passe un bras en travers du torse de mon petit ami et pose ma tête sur son épaule : « Non, c'est mieux comme ça. Demain peut-être. Là, j'ai vraiment trop mal au ventre. Je préfère dormir. »
Duo fait la moue et se retourne vers la fenêtre : « D'accord, je ne vais pas t'ennuyer plus que ça, bonne nuit. »
Bouuuuh... Duoooooooo...
Je l'enlace et m'excuse timidement en me serrant contre lui. Il se retourne et me prend dans ses bras pour m'embrasser tendrement avant de murmurer doucement : « C'est rien, on verra ça demain. »
J'acquiesce en chuchotant et Duo ferme les yeux en posant son front contre le mien : « Bonne nuit. »
Je souris et murmure à mon tour : « Bonne nuit Duo, fais de beaux rêves. »
Duo, en marmottant : « Hm, toi aussi ma chérie. »
Silence. Bien, attendons encore un peu, le temps que sa respiration devienne régulière. ... J'espère que Heero va m'attendre et ne va pas aller se coucher. Allez Duo, dors, dors, dors... ... Il a l'air vraiment paisible quand il dort. Au moins, maintenant, il se repose. C'est bien. ... J'aurais presque envie de l'embrasser. Ah, pourquoi faut-il que j'aie cassé ce truc ! Si ça n'était pas arrivé, à l'heure qu'il est...
Je pars dans de longues rêveries qui font monter la température de mon corps et me frustrent encore plus. Soudain, je me souviens que je dois aller voir Heero et je tends l'oreille pour guetter la respiration de mon petit ami. Elle est forte mais régulière. Bien, j'espère qu'il est endormi. Je fais de mon mieux pour m'extirper de son étreinte en douceur mais ce n'est pas aussi difficile que ce que je pensais : Duo ne me retient pas plus longtemps et se rabat sur mon oreiller qu'il serre dans ses bras. Bon, hé bien, allons-y alors.
En un clin d'œil, et surtout grâce à mon pouvoir, je me rhabille et retourne dans la maison chercher les pièces de l'organizer avant de me téléporter chez Heero. Je me retrouve dans une chambre plongée dans la pénombre. J'ai à peine le temps de jeter un œil autour de moi que j'entends une voix m'interpeller : « Sora ? Tout s'est bien passé avec Duo ? »
Je me retourne vers Heero et plisse les yeux jusqu'à l'apercevoir, assis devant son bureau. Je hoche la tête et répond tranquillement : « Hm-moui, ça a été ! ... Et toi, ça va ? »
Heero : « Ça va. Je travaillais un peu mes cours en t'attendant. »
Moi, gênée : « Je n'ai pas été trop longue, j'espère ? »
Heero se lève et me désigne le lit pour que je m'y assieds : « Non. Tiens, assieds-toi là. Tu peux t'allonger si tu veux, tu dois être fatiguée. »
La perspective de m'allonger sur le lit de Heero et, de façon générale, sur le lit de tout garçon qui n'est pas mon petit ami étant pour moi inimaginable sauf en cas d'irrépressible fatigue, je secoue la tête vivement en m'asseyant sur le lit : « Nan nan ! Ça va ! Je me sens très bien, merci ! »
Heero se rassied devant son bureau, tranquillement : « Bon. Tout s'est bien passé donc ? Duo ne s'est douté de rien ? »
Je baisse les yeux, légèrement embarrassée par cette discussion qui a je ne sais quoi d'illégal : « Non non. Il... n'a rien vu. Ah, mais je me sens un peu coupable de lui jouer un tour pareil ! »
Heero se rassied tranquillement. Mon expression n'a pas l'air de l'étonner. Il sourit légèrement : « Tu penses que cela dérangerait Duo de te savoir ici ? (Il baisse les yeux sur mes mains, qui tiennent les pièces de l'organizer) C'est l'organizer de Duo ? »
J'acquiesce, un peu hésitante et le lui tend : « Oui, tiens. (Il les prend, les pose sur son bureau et commence à les examiner) Tu sais, je crois que Duo est un peu jaloux de toi, c'est tout. Si ça le dérange ou pas que je vienne ici, je ne sais pas, mais ça me met mal à l'aise. J'ai comme l'impression de le trahir. »
Heero, le dos tourné et concentré sur son nouveau travail : « Je vois. Ne t'en fais pas pour ça, je ne lui dirai rien. »
Je souris et murmure : « Merci. »
De toute façon, ce n'est pas comme si je venais ici pour faire des galipettes avec Heero ! Je suis uniquement là pour réparer ma bêtise et éviter à Duo de se faire du souci ou de se mettre en colère. Voilà !
J'observe Heero, penché au dessus de son petit travail. Il a l'air concentré et occupé. Ce n'est pas très poli de venir chez quelqu'un uniquement pour lui demander un service, c'est trop manipulateur. Ça me met mal à l'aise. Je vais lui demander de ses nouvelles, j'espère que ce ne sera pas trop indiscret : « Hm, dis, Heero ? »
Heero, sans se tourner vers moi : « Oui ? »
Je souris avec perplexité et continue : « Comment ça va les études, les amours, la vie en général ? »
Heero ouvre un tiroir, fouille dedans, en retire quelques trucs que je n'arrive pas à identifier dans l'obscurité puis se remet à la tâche et répond : « Ça va. »
Moi, perplexe : « Mais encore ? »
Heero, indifférent : « Que veux-tu que je te dise ? »
Moi, gênée : « Oh, rien de spécial. Je voulais juste savoir si tout allait bien, si les études ne sont pas trop dures... Enfin, je me doute que pour toi, ce doit être facile, mais on ne sait jamais ! »
Heero, concentré : « Ça va. Ce n'est pas très compliqué. »
Moi, hésitante : « Alors, tu n'as absolument aucun problème ? »
Heero reste silencieux quelques secondes avant de répondre tranquillement : « Pas de vrai problème en tout cas. C'est juste l'adaptation qui est un peu difficile. Il y a toutes sortes de choses qui sont naturelles pour tout le monde mais dont je n'ai pas l'habitude. »
Je hoche la tête pensivement : « Je vois. »
Heero commence à empiler les différents composants de l'organizer : « Je n'ai pas vraiment l'habitude d'accueillir des amis chez moi. Ni qu'on me demande comment ça va. »
Il se tourne vers moi et me regarde. Je souris et répond tranquillement : « C'est quelque chose qui viendra avec le temps. Je suis sûre que tu trouveras des amis très différents de toi qui seront prêts à t'apprendre tout ça ! Il suffit de ne pas rester tout seul dans ton coin et d'aller vers les autres ! Ça ira sûrement plus vite ! »
Heero sourit : « Oui, tu as peut-être raison. »
Je baisse les yeux devant ce sourire que je n'ai pas l'habitude de voir sur son visage : « Oh, tu sais, je ne fais que te répéter ce que Duo m'a conseillé pour moi-même ! Souvent, quand on est seul, c'est parce qu'on crée nous-même notre propre solitude. Je me suis souvent plainte d'être seule, de ne pas avoir d'amis, mais je n'ai jamais fait aucun effort. Je me disais que les autres n'avaient pas besoin de moi, mais comment pouvais-je le savoir ? Je crois que c'est à nous de nous rendre indispensable pour les autres ! Toi et moi, nous avons chacun des qualités très différentes ! C'est à nous de les présenter aux autres. Ce ne doit pas être si difficile que ça ! »
Il me regarde pensivement avant de répondre lentement : « Sans doute. » Puis, il se retourne vers son bureau et commence à revisser le boîtier de l'organizer. Je regarde un peu autour de moi : les murs de la chambre sont nus, le lit est simple, le bureau est surplombé par des étagères chargées de livres et... c'est tout. Heero se lève et me tend l'organizer de Duo, réparé. Je le prend et l'inspecte sous tous les angles. Tout est nickel !
Moi, joyeusement : « Super ! Tu as même changé l'écran ! Merci Heero ! »
Heero me souris tendrement : « Oublies ça. Tu ferais mieux de rejoindre Duo maintenant. On ne sait jamais, s'il se réveille. »
Soudain très agitée, je me lève d'un bond : « Ah ! Oui ! ... Merci beaucoup de m'avoir aidé Heero ! On se reverra au mariage de Quatre et Sarah ! »
À ces mots, les yeux de Heero se font plus doux : « Oui. Nous nous reverrons, à ce moment-là. »
J'acquiesce vivement et me concentre sur ma destination en lui faisant un dernier signe de la main : « Salut ! »
Je me retrouve dans la salle. Tout est noir. Je repose l'organizer où je l'ai trouvé et sort rapidement pour retourner dans la chambre. Heureusement Duo est encore endormi. Il s'est retourné vers la fenêtre. Je me change, me glisse dans le lit et l'enlace avant de tomber dans un profond sommeil.
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« Soooraaaaa... »
J'entrouvre les yeux, fronce les sourcils et rabat sur moi draps et couvertures : « Bonjour, passe une bonne journée, je t'aime, au revoir. »
Duo, perplexe : « Hé, tu ne crois quand même pas que je te réveille pour ça ? »
Je sors peu à peu du sommeil et marmonne : « Ce serait pas la première fois ! »
Duo, gêné puis amusé : « C'est vrai mais, je voulais te poser une question très importante. »
Je me redresse, les cheveux en désordre et les yeux mi-clos : « Qu'est-ce que c'est ? »
Pendant que je papillonne des yeux pour m'habituer à la lumière ambiante, Duo sort de la poche arrière de son pantalon son organizer (fraîchement réparé) : « Est-ce que tu peux me dire ce que c'est que ça ? »
Bien réveillée, je me frotte les yeux et remet de l'ordre dans mes cheveux : « Ton organizer, pourquoi ? »
Duo me regarde avec un fin sourire puis s'assied à côté de moi et passe un bras autour de mes épaules. Il sort d'une autre poche de son pantalon un appareil identique et le remue devant mes yeux : « Si c'est vraiment mon organizer, alors tu peux me dire ce que c'est que ça ? »
Là. Mystère. Pourquoi il y en a un deuxième pareil ? C'est pas normal. Est-ce que Black Sora l'aurait dédoublé pendant mon sommeil ? Les yeux écarquillés, je prend l'organizer que Duo secoue sous mon nez et l'inspecte sous tous les angles : « C'est peut-être un coup de Black Sora ? Elle l'a peut-être dédoublé ? »
Duo appuie sur le bouton « on » de la machine. Après le logo du logiciel, un message d'accueil apparaît : « Bonjour Mr Samsa »
Un gros doute commence à me traverser l'esprit. Et si cet organizer n'était pas celui de Duo ?
Devant mon air perdu, Duo rie doucement puis m'explique : « Celui-là appartient à Mr Samsa, un client qui l'a fait tomber par accident et m'a demandé hier si je pouvais le lui réparer. Mais on dirait que je n'aurai pas à le faire vu qu'une bonne âme s'en est déjà chargé. »
Long silence. Je souris d'un air crispé et regarde ailleurs en ricanant nerveusement : « En tout cas, ce n'est pas moi, je ne peux pas réparer d'objet sans en connaître le schéma intérieur ! »
Pensif, Duo se lève et commence à marcher lentement dans la chambre : « Bizarre, qui ça peut bien être ? J'espère que ce n'est pas un coup de l'Ordre d'Olodar. »
Mentir une seconde fois ne serait pas raisonnable, je ferais mieux de lui dire la vérité : « Bon, ok, je vais tout t'expliquer : hier, en rangeant mon ordinateur j'ai fait tomber ce que j'ai cru être ton organizer. Après que tu sois endormi, je suis allée voir Heero et il l'a réparé, voilà. »
Duo me regarde, perplexe : « Tu es allé voir Heero pour qu'il le répare ? Pourquoi tu n'es pas venu me voir ? »
Moi, tranquillement : « Oh, mais parce que je ne voulais pas te mettre en colère, voilà pourquoi ! Tu venais juste d'aller dormir ! Je croyais vraiment avoir cassé ton organizer ! Je n'allais quand même pas aller te voir pour t'annoncer que j'avais bousillé ton appareil de travail ! »
Duo soupire en souriant puis se rassied à côté de moi et passe un bras autour de ma taille : « Je ne me serai pas mis en colère ! »
Je penche la tête sur le côté : « Désolée. Je ne voulais pas te mentir hier, mais j'avais vraiment peur de te déranger ! »
Duo, étonné : « Quoi ? Parce qu'en fait hier, tu n'étais pas... ? Tu n'avais pas... ? »
Je souris d'un air désolée et pose une main sur son genou : « Hé non, désolée. »
Duo baisse les yeux en soupirant : « Décidément, tu m'as vraiment bien eu. »
Je passe mes bras autour de ses épaules et dépose un baiser sur sa tempe : « Je suis vraiment désolée. Je te promets que ce soir, ça ira. »
Duo soupire de nouveau. Dois-je lui dire maintenant que depuis tout à l'heure, je souffre de terribles douleurs abdominales ?
À SUIVRE...
J'aime bien ce chapitre ! ... lol En fait, je dis ça à chaque fois que je poste un chapitre, non ? C'est parce que à chaque fois, je me dis que Toi, moi, etc et moins bien que Hana-BE et que les chapitres sont moins drôles, moins intéressants... mais comme je les relis rapidement avant de les poster, je sors toujours contente de ma lecture !
Je crois que Toi, moi, etc est assez différente d'Hana-BE. J'ai du mal à les comparer maintenant, en fait. Le déroulement est totalement différent et les thèmes aussi ! Dans Hana-BE, c'était sur le tissage de liens et de sentiments entre des personnes différentes. Là, c'est plus sur les difficultés d'un couple. Avant, je me disais que faire des histoires sur la vie d'un couple devait être très chiant mais en réalité, il y a tellement de choses ompliquées et petites failles qui sont des gouffres potentiels qu'au final, il y a plein de choses intéressantes à raconter !
Aaah... AH ! La prochaine fois, dans Toi, moi, etc, nous parlerons d'un personnage très présent dans la vie de Sora et Duo mais dont je n'ai jamais parlé jusque là... HILDE ! Hilde et son petit ami ! ... Et bien sûr, le Duo hyper protecteur va nous faire son grand come back ! Youhou ! Gloire à lui ! Réglons vite les projecteurs et mettons-nous tous à genoux pour préparer son retour dans le prochain chapitre de Toi, moi, etc : Le retour de l'impitoyable Duo !
