Chapitre 10 : Prince Andrew.
Je me souviens, petite j'adorais courir partout. Grimper dans les arbres et faire semblant que le sol était en Feu, mais je suppose que nous avons tous fait cela un jour dans notre vie.
J'adorais me mettre dans des situations complètement folles, faire comme si j'étais sous l'eau et que mon souffle se coupait.
Maintenant 'adulte' je me rends compte que les rares fois où mon souffle se coupe c'est quand je plonge dans de l'eau glacer (Ça renforce l'endurance à ce qu'on dit) et quand Elsa entre dans la pièce. Comme si un vent d'air Frai venait avec elle.
Mais maintenant il y a une situation en plus : Le moment où j'entre dans l'arène.
Je me tiens debout au milieu d'une arène vide. Autour de celle-ci il y a une foule d'hommes, de femmes et d'enfants.
J'ai l'impression d'être une bête en Cage et je perds mon souffle.
-"Calme-toi. Ce n'est rien de plus que cinq petits combats. Tu en as déjà fait des centaines." Je chuchote pour être sûr que personne ne m'entendre.
Je lève les yeux et vois Elsa et Kristoff côte à côte. Je ne peux pas m'empêcher de sourire, mais ma bonne humeur se perd bien vite quand je vois le premier combattant (ou devrais-je dire ma première victime), s'avancer comme s'il avait déjà gagné.
-"Prince Andrew. Permettez-moi de me présenter. Je suis Hans Westerguard. Prince des îles du Sud et votre futur beau-frère." Il s'incline devant moi d'un air hautain. Mon dieu, il m'énerve déjà.
-"Assez parlé pour ne rien dire. Finissons-en" Je brandis mon épée et me met en garde.
-"Je suis bien d'accord. Plus vite je vous aurais battus. Plus vite j'épouserai votre sœur" Il m'imite.
-"Alors, là. Il en est hors de question!" Je lance le premier coup mais malheureusement pour moi il l'évite.
En Armure je suis lente, bien trop lente. J'ai l'impression d'être sur pause et que le monde tourne normalement autour de moi.
Sans m'en rendre compte je me retrouve très vite à terre, mais je me relève tout aussi vite.
Je le regarde, il respire lourdement. Est-il déjà essoufflé?
-"Vous êtes déjà fatigué cher Hans?" J'ai un sourire en coin.
-"Absolument pas."
Il m'attaque, mais par chance je le pars. J'ai l'impression qu'il ne me laissera pas une seule seconde de répit. Il pousse son épée contre la mienne et moi je la pousse contre la sienne, hors de questions qu'il prenne le dessus!
-"En Quoi cela est-il important de pouvoir vous battre dans un duel?!" Je rêve! Il est en train de me parler pendant le combat?!
-"Si vous n'êtes même pas capable de me battre alors comment pouvez-vous prétendre protéger ma sœur?!" Je pousse de plus en plus fort mais rien n'y fait. Il ne recule pas, au contraire, il se rapproche et ça c'est dangereux.
-"Puis-je vous confiez un secret cher Andrew?" Un secret?! Je ne suis pas son copain!
Je n'ai même pas le temps De répondre qu'il enchaîne.
-"Ma seule motivation pour obtenir la main de votre sœur Est le faits que je deviendrais Roi et que je pourrais gouverner de manière anarchique." Je le regarde dans les yeux d'un air Choquer. Comment peut-on être un tel salaud?! "Et peut-être aussi le fait que la Princesse Elsa est d'une telle beauté que je serais curieux de voir sous sa robe, mais ce n'est qu'un plus, en plus de la couronne." Et là c'est comme s'il venait d'y avoir un déclic dans ma tête.
J'ai comme une bouffée De chaleur, je sens mes muscles se contracter et avec une force inhumaine je le pousse jusque contre les palissades en Bois qui construise l'arène.
Mon avant-bras se retrouve pressé contre sa gorge et son épée tombe au sol. Il n'a pas l'air de pouvoir bouger et je crois que c'est ce qu'il y a de plus sage à faire pour lui : Rester immobile.
-"Pour qui te prends-tu?! Tu n'es même pas digne d'entrer dans ce royaume et tu prétends pouvoir le gouverner! Que cela soit bien clair, je ne tolérerais pas que l'on touche ni à ma sœur, ni à mon royaume! Maintenant les cinq secondes d'immobilité sont écoulées, alors tu vas sortir de cette arène, prendre toutes tes affaires et retourné chez toi! J'espère que tu m'as bien compris parce que je ne le dirais plus." J'exerce encore une dernière pression contre son cou avant de le lâcher et le laisser s'effondrer au sol.
Je ne sais pas si Elsa a pu le voir de là où elle était, mais j'ai eu comme une impression de déjà vus, comme si j'avais déjà subi ça.
J'ai eu l'impression d'être mon père.
Et je me suis presque fait peur.
