Disclamer : alors… les personnages ne sont pas à moi, ils appartiennent à Masashi Kishimoto… après au fil de l'histoire certains vont apparaître et ils seront entièrement créés à partir de mon imagination

Pairing : SasukeXNaruto

Rating : M.

Avertissement : Je signale bien que cette fiction est du genre YAOI! Donc les homophobes, vous pouvez partir!

Je voudrais remercier ma Bêta qui a bien voulu corriger ce chapitre.

Bonne lecture à tous !


Trahison et pardon.

Chapitre 10 : réveil et innocence bafoué.

La nuit était tombée depuis un bon moment déjà et tous les villageois rentraient chez eux heureux pour ceux qui avaient eu une dure journée ou sortaient boire un verre entre amis. La bonne humeur était présente à Konoha. Cependant, un petit groupe attendait aux portes du village Naruto et son groupe, et avec eux espéraient-ils Sasuke et les autres sains et saufs. Tsunade avait les bras croisés et tapait impatiemment du pied sur le sol, Shizune serrait dans ses bras son cochon qui étouffait sous l'étreinte. Asuma et Kurenaï étaient tous les deux enlacés, la femme était stressée par la peur qu'il arrive quelque chose à leurs élèves alors que son mari la soutenait du mieux qu'il pouvait. Gai se mordait carrément les lèvres tellement il avait peur pour ses élèves, surtout après ce que Tsunade leur avait expliqué, son élève Neji était le plus visé. Iruka, lui, marchait de long en large devant la grande porte d'entrée de Konoha en regardant vers l'horizon de temps en temps alors que Kakashi continuait de lire son « Icha icha Paradise » comme si tout allait pour le mieux.

- Arrêtes de bouger Iruka, tu stresses pour rien, dit-il calmement.

- Comment veux-tu que je me calme alors qu'ils sont en danger !, s'exclama Iruka.

- Naruto est parti avec ses hommes pour leur prêter main-forte, donc ils ne devraient pas tarder à rentrer, répondit son amant.

- Et s'ils n'arrivent pas ? Et s'ils étaient tombés dans un piège ?, s'inquiéta encore plus Iruka.

- C'est quoi ça ?, dit Tsunade en regardant un point au loin arriver très vite dans le ciel.

Quelques minutes après, ils virent un gros vautour géant et un serpent immense accroché autour de son cou arriver avec fracas devant les portes de Konoha. La seconde d'après les deux démons étaient entourés des ANBU et de ninjas de tout rang. Ils avaient tous leurs armes dégainées et certains commençaient à faire des jutsu. Mais ils arrêtèrent vite lorsque le serpent se mit à siffler des paroles pour eux.

- * Je ne ffferais pas çççça ssssi j'étais vous …*

- * Bande d'humains incapables *, marmonna le vautour.

Le serpent fit monter sa queue vers le cou du vautour, les ninjas se mirent en position en voyant cette action, mais ils se détendirent quand ils virent que le démon déposait grâce à sa queue des ninjas de Konoha. Mais quand ils virent la troupe de démons qui les suivait, ils restèrent tout de même sur leurs gardes.

- * Ssssi vous touccchez à un sssseul des démons icccci, apprêtez-vous à connaître la colèrrrre de Naruto. *, siffla le démon quand il vit des ninjas encercler les démons inconnus, * Naruto arrive avec d'autres perssssonnes, il ne va pas tarder*, rajouta-t-il à Tsunade.

Ceci eut pour effet de faire reculer les ninjas alors que Gaara se pressait de venir près de Tsunade en compagnie des jumeaux Kotaro et Yotaro. Tsunade eut un air horrifié lorsqu'elle vit l'état de Neji dans les bras du Kazekage. Mais avant qu'elle ne pût demander des explications, les jumeaux prirent les choses en mains.

- Il nous faut une de vos salles d'opération, dit Yotaro alors que Tsunade les emmenait vers l'hôpital.

- Et il nous faut aussi les techniques pharmaceutiques des Hyûga, ça pourrait nous être d'une grande utilité.

- Je … Je m'en … occupe, dit Hinata avant de partir vers le domaine Hyûga.

- Qu'a-t-il ?, demanda Tsunade quand ils arrivèrent à l'hôpital, un brancard, vite !, héla-t-elle à des infirmières.

- Nous avons soigné les points vitaux …

- Et les autres organes qui avaient été déchirés, ajouta Yotaro.

- Mais on dirait que son corps rejette notre chakra, dit son jumeau avant de se tourner vers Gaara, je pense que tu devrais venir avec nous, il se peut que ton chakra soit accepté dans son corps contrairement au nôtre.

- Ne t'inquiète pas, nous t'expliquerons les démarches, ajouta Yotaro en voyant l'air inquiet de Gaara.

Quelques minutes après, ils arrivèrent dans la salle d'opération et tentèrent de régler les dégâts causés en attendant l'arrivée de Hinata. Cette dernière arriva cinq minutes après, toute essoufflée avec un gros livre dans les mains qu'elle donna aux jumeaux qui la remercièrent vivement. Pendant les deux heures qui suivirent, les jumeaux et Gaara s'occupèrent de Neji alors que Naruto rejoignait les autres à l'hôpital.

- Alors ?, demanda-t-il d'emblée.

- On ne sait pas, dit Krotal, ils sont là depuis 2h et les jumeaux ont demandé à ne pas être dérangés. Ils se sont enfermés avec Gaara à l'intérieur.

- OK, répondit-il simplement avant de s'asseoir.

À ses côtés, un certain brun était vraiment en colère. Tous ces entraînements, ces souffrances accumulées. Pour quoi ? Pour savoir que son frère avait été tué par son compagnon. Alors qu'il savait très bien la haine qu'il portait envers Itachi. N'en supportant pas plus, Sasuke se leva et prit la direction du domaine. Naruto de son côté le regarda d'un air interrogatif avant de se fixer sur l'état de Neji. Il s'occuperait de Sasuke plus tard. Le plus important était que Neji survive, sans quoi il devrait essayer de calmer un Gaara fou.


Ce jour-là, le restaurant de Ichiraku accueillait pas mal de monde. Ino était calmement lové dans les bras de Chôji, de même pour Kiba avec Shino, alors que Hinata, Shikamaru, Tenten, Lee et l'équipe Ebi contemplaient leur verre en attendant leur repas.

- Deux. Ça fait deux semaines qu'il ne s'est pas réveillé et on ne peut même pas le voir, dit d'un air morose Suigetsu.

- On en peut ne rien faire à part attendre, dit calmement Chôji, les jumeaux ont fait tout ce qu'ils pouvaient.

- Mais tomber dans un coma n'était pas la meilleure chose qu'a faite Neji, murmura Tenten, Gaara est dans un mutisme total. Seuls les Jinchuriki peuvent l'approcher, et encore.

- Sur la demande de Naruto, la famille Yamanaka a cherché à faire débloquer son esprit avec nos techniques ancestrales, mais sans résultats, dit Ino déçu, C'était comme si une énergie s'affairait à protéger Neji de toute intrusion. On a pu à peine atteindre son cerveau, qu'on se faisait éjecté.

- Je suis … sûr que … Naruto … trouvera un moyen, dit Hinata.

- Ou il faudra tout simplement attendre, ajouta Shino.

- Nous ne sommes pas tous patients comme toi Shino, murmura Kiba triste, bien que tout le monde l'ait entendu.

- Et bien, et bien ! En voilà des têtes tristes, dit une voix qui leur parut familière.

Le groupe se retourna et vit Juichi, accompagné d' Isei, Ryô, Krotal, Lucy, Zarik et un autre individu qu'ils ne reconnurent pas. Il était métisse, avait des yeux marron clair et il mesurait environ 1m80. Bien sûr, ils ne reconnurent pas Seby, puisqu'ils ne l'avaient jamais rencontré, mais ça n'empêcha pas certaines personnes de le dévorer du regard. Lucy tenait par la main Hayato et Nally qui lâchèrent la jeune femme quand ils virent Sasuke parmi le groupe. Ils foncèrent s'installer sur les genoux de Sasuke alors que ce dernier regardait le groupe avec un froncement de sourcil. Il fixa surtout Seby, se demandant qui c'était. Ce dernier ayant capté son regard se présenta aux ninjas.

- Je m'appelle Seby. Je fais partie des démons.

- Je me rappelle de toi, répondit Shikamaru, tu étais là le jour où Neji s'est fait attaquer. Tu accompagnais Naruto et les autres.

Le jeune homme acquiesça et resta à fixer intensément Shikamaru alors que ce dernier retournait à la contemplation de son verre. Ce fut Juichi qui remplit le silence qui s'était installé.

- C'est aussi lui qui vous a retrouvé, soupira-t-il, On peut se joindre à vous ?, demanda-t-il en s'asseyant auprès d'eux, à côté de Suigetsu qui rougit.

- Juichi, s'exclama Lucy, À quoi ça sert que tu demandes si c'est pour ne pas attendre leur réponse ?

- Juste par politesse, dit-il simplement provoquant le soupir de ses camarades.

Le groupe rejoignit les ninjas qui ne se vexèrent pas trop, ça leur permettait de faire plus connaissance et de se renseigner sur l'état de Neji. Ils parlèrent de tout et de rien, faisant connaissance avec chaque individu.

- Où est Naruto ?, demanda Sasuke alors qu'il faisait manger des nouilles aux enfants toujours sur ses genoux.

- En quoi ça te …

- La ferme Juichi, siffla Isei en le fusillant du regard.

- Il parle avec les Jinchuriki, répondit Ryô, Killer Bee est arrivé ce matin.

- Ouais, maugréa Juichi, Monsieur le chanteur a préféré prendre tout son temps sur la route. « En recherche d'inspiration » selon lui.

- Pourquoi Naruto voulait leur parler ?, demanda Tenten.

- Pour les protections du village, dit Seby, ils ont trouvé le sceau qu'il fallait.

- Au moins avec ça nos familles auront un lieu sûr, dit Isei avec un mince sourire tout en caressant son ventre sous l'œil attendri de toutes les jeunes filles.

La serveuse amena les assiettes au groupe et tout le monde mangea tranquillement, parlant de différents sujets jusqu'à ce que Kiba dise une chose qui étonna tout le monde. Depuis le début, il ne cessait de regarder le ventre rebondi d' Isei.

- Vous avez vraiment de la chance, dit-il en coupant la conversation précédente.

- De quoi tu parles Kiba-kun ?, demanda Lee.

- Oh … euh … je parlais de la situation d' Isei et Ryô, murmura-t-il en se tournant vers le couple, vous avez de la chance d'avoir votre propre famille alors que vous êtes deux hommes.

- Oh, s'étonna un peu Isei en rougissant un peu, C'est grâce à nos conditions de démons.

- Je trouve ça étonnant. De savoir que tu peux porter l'enfant de l'homme que tu aimes reste épatant.

- Ce n'était pas si facile au début, mais de savoir que Ryô est avec moi me rassure. Je savais déjà que l'on pouvait avoir un enfant. Mais le savoir et le vivre, ce n'est pas pareil. Tu te souviens 'Ichi ? , plaisanta-t-il.

- Naruto enceint … une boule de nerf ambulante !, gémit Juichi.

- Comment était-il ?, demanda Krotal à l'étonnement des ninjas.

- Tu ne le sais pas ?, demanda Ino étonné.

- Quand Naruto était enceint, il y avait juste Isei, Ryô, Gaara, Bâ-san et moi. Les autres sont arrivés l'année suivante, répondit Juichi.

- Je vois, dit Shikamaru.

- Alors, co-comment il … il était ?, s'intéressa Hinata.

- Il était marrant parfois, plaisanta Isei.

- Il était surtout chiant, maugréa Isei, Des fois je voulais encore plus te tuer que maintenant, Uchiha ! Quelle idée de le mettre enceint aussi !

- Demande ça à Kyûbi.

- Du moment que vous vous contentez de Hayato, tout ira bien, soupira Juichi.

- … tout ça me fait penser à Neji, dit tristement Ino, J'espère que sa grossesse n'a pas été arrêtée, vous savez comment se porte sa grossesse ?, demanda-t-elle au groupe.

Le groupe d'assassin secoua négativement de la tête, tout en affichant des airs tristes et de colère.

- Les jumeaux en ont parlé seulement à Gaara et Naruto. Personne ne sera au courant avant le réveil de Neji, répondit Zarik.

- Pourquoi ?, s'exclama Tenten.

- Tenten, cela concerne Gaara et Neji. Nous n'avons pas à nous mêler de ça, répondit Shino.

- Et Naruto alors ?

- Naruto est notre chef, dit Krotal, il doit savoir la situation de chaque famille pour agir en conséquence.

- Mais … nous sommes ses amis tout de même, ajouta-t-elle penaud.

- Et nous nous devrons d'être là pour le soutenir quoiqu'il arrive, dit Karin avec énergie.

Pendant ce temps, à l'hôpital, trois personnes se trouvaient dans une chambre autour d'un lit où se trouvait une autre personne. Deux d'entre elles se dirigèrent vers la sortie alors que la dernière restait auprès du comateux. Les jumeaux avaient terminé de faire les diagnostics journaliers et n'avaient plus rien à faire pour la journée à part espérer que Neji se réveille. Ils avaient tout tenté, mais aucune technique ne fonctionnait. Il était en vie ça c'était sûr, mais ils ne cessaient de craindre sa mort à la seconde qui suive.

- S'il y a le moindre souci, préviens-nous Gaara, dit calmement Kotaro avant de s'éloigner vers la sortie pour rejoindre son frère.

Gaara acquiesça tout en continuant de regarder son bien-aimé avec désespoir. Il avait tellement envie de l'avoir contre son torse. De ressentir sa chaleur à nouveau. Il ne savait même plus combien de temps il était là. En fait, il s'en fichait. La seule chose qu'il désirait c'était que Neji se réveille et lui dise qu'il l'aime encore. Ils étaient beaux les rêves. Neji allait sûrement le détester après ce qu'il lui était arrivé.

Gaara était tellement plongé dans ses pensées qu'il n'entendit pas la personne rentrer. Il ne la sentit pas non plus. Comme quoi, ne pas dormir pendant deux semaines était vraiment épuisant. Ce ne fut que lorsqu'il sentit une aiguille dans son cou, qu'il se rendit compte de la présence. Mais à peine levé, il tomba dans les bras de l'inconnu et dans l'inconscience. L'inconnu prit Gaara dans ses bras et l'allongea sur le lit à côté de celui de Neji.

- T'es sûr de toi Naruto, demanda une voix féminine, Je ne suis pas sûr qu'il appréciera à son réveil.

- Cesses de t'inquiéter Ni'i, chantonna un homme métissé à ses côtés, Au pire on l'éclate pour qu'il se calme, cette enfoiré.

- Bee, arrêtes tu fais s'inquiéter encore plus Ni'i.

- Utakata la voix de la sagesse, s'exclama joyeusement une jeune fille aux cheveux verts à côté.

- Fû, tu ne devrais pas énerver Utakata, dit Han qui entra à son tour dans la chambre.

- Hey, les jeunes calmez-vous un peu, franchement !, dit un vieil homme aux côtés de Han.

- Rôshi trouve-toi un remplaçant pour garder Yonbi à ta place, ronchonna Fû, tu ne cesses de te plaindre depuis que nous sommes arrivés à Konoha !

- Répète un peu ? !

- Je disais que tu devenais vraiment trop vieux pour ce genre de choses, PAPI.

- Calmez-vous tous les deux, tempéra Utakata.

- Yo ! Konoyaro! Il se réveille !, chantonna Bee.

Toutes les personnes présentes se tournèrent dans la direction que montrait Killer Bee et ils virent tous en effet Neji qui papillonnait des yeux doucement tout en fronçant des sourcils. Naruto qui avait déposé Gaara vint immédiatement vers Neji et l'examina.

- Fû, va chercher les jumeaux s'il te plaît, dit-il calmement à la jeune fille.

- Tout de suite !

Quelques minutes après, les jumeaux arrivèrent complètement stupéfaits dans la chambre pour vérifier si tout allait bien.

- Neji, quelle est la dernière chose dont tu te souviennes ?, demanda Yotaro en passant ses mains entourées de chakra près de son ventre.

- hum … de notre mission … au pays de l'herbe.

- Tu as mal quelque part ?, demanda Kotaro en vérifiant ses yeux et sa température.

- Juste un peu mal … au ventre et … au crâne … Gaara. Où est Gaara ? Je veux le voir, dit-il en commençant à se lever.

- Recouche-toi Neji, dit Naruto en le poussant à s'allonger, Regarde. Gaara est juste sur le lit à côté. Il n'a pas dormi depuis ton attaque. Vous n'avez vraiment pas de chance, sourit-il faiblement, je viens juste de lui administrer un sédatif. Lui et Shukaku étaient très inquiets pour toi.

Neji tourna faiblement sa tête en direction de Gaara et resta à le fixer intensément. Naruto et les autres furent étonnés et paniqués, de le voir tout à coup se mettre à pleurer. Ils ne savaient pas par où commencer pour poser les questions. Ils ne voulaient pas être trop brusques. Mais Neji se détourna de Gaara et fixa Naruto, toujours en pleurant.

- Naruto … Mes bébés … Cet homme, il avait dit que j'en avais deux … Je veux mes bébés, pleura-t-il.

Naruto s'agenouilla au niveau du visage de Neji et lui caressa tendrement le front pour le calmer, mais il était vraiment triste pour ses amis.

- Chuut … Neji, calme-toi. Nous sommes au courant pour tes jumeaux.

- Il a tué mes bébés Naruto … Je n'ai rien pu faire.

- Neji …

- Gaara va me détester, le coupa t-il, Je n'ai pas pu sauver nos enfants … Je n'ai rien pu faire.

Naruto prit calmement Neji dans ses bras alors que ce dernier continuait à pleurer. Naruto aurait tellement aimé attendre que Gaara se réveille pour en parler, mais voir Neji dans cet état lui serrait le cœur. Il se sépara de Neji et le fixa du regard tout en essuyant ses yeux.

- Neji … Tu n'as pas perdu tes deux enfants.

Neiji renifla et regarda Naruto avec un peu de stupeur, ne semblant pas y croire.

- Mais …

- En fait, il vaut mieux que nous te l'expliquons un peu plus dans les détails, dit Kotaro avec un mince sourire avec son frère.

Les jumeaux prirent des chaises et s'assirent à côté du lit et regardèrent calmement Neji qui se calmait un peu plus.

- Je vais être franc, tu as bien perdu un bébé, dit Yotaro, mais pas les deux.

- Mais je l'ai vu … ce … Ren … il …

- Si Gaara n'était pas arrivé avant, tu aurais effectivement perdu tes deux enfants.

- Par contre, il faut que nous t'expliquions une chose très importante Neji, dit Kotaro, quand ton bébé naîtra, il risque d'avoir des complications avec son chakra pendant toute sa vie.

- Quoi ? ?

- Tu aurais dû avoir des jumeaux, dit Yotaro, comme Kotaro et moi.

- Mais avec ce qu'il t'est arrivé, il y a eu un dérèglement dans la croissance de celui que tu as encore dans ton ventre.

- Je … je ne comprends pas …

- Neji, dit Naruto, si tu n'avais pas eu l'attaque, tu aurais eu dans six mois environ deux enfants parfaitement synchrones. En bref, leur chakra serait parfaitement équilibré en allant de l'un à l'autre. Leurs démons seraient parfaitement contrôlés. Comme Kotaro et Yotaro.

- Donc…, tu veux dire que …

- Quand ton enfant commencera à utiliser son chakra, il y aura des risques qu'il devienne incontrôlable. Enfin…, son chakra et son démon seront incontrôlables.

- Et il n'y a aucune solution pour ça ?, espéra Neji.

- Il y a une solution, dit Yotaro, une pierre de contrôle que l'on donne à certains enfants. Elle leur permet d'empêcher leurs démons d'avoir un contrôle total sur eux tant qu'ils ne le comprennent pas.

- Donc, ça ira alors ?, demanda-t-il craintivement, Naruto !

- Normalement … ça devrait aller, mais pendant ses cinq premières années de vie, ses crises feront beaucoup de dégâts. Et si nous les jugeons trop dangereuses au point de réussir à dépasser les limites de la pierre, on le tuera Neji.

- Quoi ? … non. … vous ne pouvez pas faire ça ! Tu n'as pas le droit Naruto !, s'écria le Hyûga.

- Neji …

- Et Gaara a accepté ça ? ! Pourquoi le tuer ?, s'époumona Neji qui recommençait à pleurer, il est innocent ! Ce n'est qu'un bébé !

Neji commençait à se révolter et essayait de se relever, mais Naruto l'en empêchait, en lui criant dessus.

- Neji, calme-toi !

- Non ! Vous voulez tuer mon enfant ! Tu crois que je vais accepter ça ? !

- Je sais que ça fait mal Neji, mais …

- Tu ne sais rien du tout !, cria-t-il à chaudes larmes, Tu aurais fait quoi si on te fisait qu'il fallait tuer ton fils parce qu'il deviend incontrôlable ? ! … J'ai déjà perdu un fils, je ne veux pas perdre l'autre.

- Je ne t'ai pas dit que ce sera obligatoire Neji, siffla Naruto, ton fils devra supporter des entraînements que des enfants de son âge ne supporteront pas. C'est seulement que s'il ne réussit toujours pas à contrôler son démon, on le tuera.

- Mais … pourquoi le tuer ? … Il n'a rien fait, dit Neji en reniflant.

- Au cours de ses crises, il risquerait d'attaquer sa propre famille, Neji, répondit Yotaro, Toi, Gaara et même ses petits frères et sœurs, si vous en avez dans le futur.

Neji ramena ses jambes contre ses torses et posa sa tête sur ses jambes pour pleurer, silencieusement alors que les autres restèrent là à le regarder. Quand Naruto posa une main sur son épaule, il la rejeta vivement.

- Sortez.

- Neji …

- Naruto. Toi et tes amis, vous sortez, siffla-t-il, Je veux être seul.

Les assassins se regardèrent entre eux, puis les uns après les autres, ils sortirent de la chambre. Naruto, qui était le dernier, s'adressa une dernière fois à Neji.

- Ne crois pas que ça me fait plaisir de tuer quelqu'un de ma famille, Neji … Gaara était totalement contre cette technique. Et il me l'a bien fait sentir.

Naruto sortit de la chambre, laissant Neji pleurer tout seul avec un Gaara endormi sur le lit à côté. Un moment après s'être calmé, Neji fut subitement pris d'une envie soudaine. Il retira les couvertures qui étaient sur lui et se leva hors du lit. Mais à peine s'était-il mis debout qu'il tomba sur ses deux genoux. Il serra des dents pour ne pas crier trop fort. Il reprit son souffle et se leva difficilement avec le mur pour le soutenir. Puis tout doucement il avança en direction du lit où était couché Gaara.

Quand il arriva enfin à son objectif, il se coucha, avec tout autant de difficulté, auprès de son amant. Il se positionna sur le côté et enlaça Gaara au niveau de la taille. Automatiquement, les bras de Gaara se placèrent autour de ses épaules et le tirèrent vers le torse du Kazekage. Neji plongea son nez dans le torse de son amant et huma son odeur et sa chaleur. Inconsciemment, il laissa couler ses larmes et affirma sa prise sur les côtes de son amant. Lui qui avait tellement peur de ne plus pouvoir retourner dans ces bras qu'il aimait tant. Il était soulagé de pouvoir vivre encore auprès de lui. Il l'aimait tellement. Il ne voulait plus se séparer de lui. Plus jamais.

Ce fut sur ses pensées que Neji s'endormit, dans les bras chaleureux de son amant.


Le lendemain matin, Gaara sentit un poids contre son torse. Il se rappela calmement les derniers événements de la journée d'hier avant d'ouvrir subitement les yeux. Il s'était soudainement rappelé que quelqu'un lui avait injecté quelque chose avant qu'il ne s'endorme. Mais lorsque ses yeux se posèrent sur le poids en question, une joie intense l'envahit. Neji. Son Neji était calé tranquillement dans ses bras, sa tête paisiblement appuyée contre son torse. Il était toujours aussi magnifique quand il dormait. Il resserra ses bras tellement fort autour de son amant qu'il ne remarqua pas que ce geste le réveillerait.

- Gaara …

Gaara tourna son regard vers les yeux blancs humides de son amant et y vit tout l'amour et toute la joie que son amant éprouvait en ce moment. Il n'attendit pas une seconde de plus pour resserrer à nouveau son compagnon et presque de pleurer de joie son nom, un nombre incalculable de fois en l'embrassant sur chaque partie de son visage, tout en savourant chaque baiser sur la bouche comme s'ils étaient les derniers.

- Neji … Neji … Mon amour … Ne me fait plus une peur pareille …, dit-il tout en continuant ses baisers.

- Gaara … Je suis tellement désolé … désolé, pleura-t-il dans ses bras.

- T'es en sécurité maintenant, tout va bien Neji. Je suis là.

Le couple resta un bon moment enlacé, coupé du reste du monde dans cette bulle de tendresse et de redécouverte, se contentant seulement des caresses, des baisers et de la chaleur de l'un et de l'autre. Cependant, la bulle fut vite éclatée par l'entrée des jumeaux.

- On ne dérange pas trop les amoureux ? les taquina Kotaro.

- Beaucoup, répondit Gaara d'un air rancunier avant de plonger son nez dans le creux de l'épaule de son amant.

Après s'être dégagé de son amant, Neji se laissa ausculter par les jumeaux avant que ces derniers ne fassent leur bilan. Quand il les avait vus rentrer, il n'avait pas pu s'empêcher de se tendre. Il s'était rappelé la discussion sur son bébé qu'il avait eu avec Naruto et les jumeaux et il ne pouvait s'empêcher de leur en vouloir de recourir à des solutions aussi radicales, mais c'étaient aussi eux qui l'avaient sauvé. De savoir que ses sauveurs allaient être les assassins de son enfant lui comprimait les poumons.

- Tout va bien !, dit joyeusement Kotaro, Tes blessures sont toutes refermées !

- Tu seras encore faible, donc ménage-toi, ajouta Yotaro.

- Donc je peux rentrer chez moi ?

- Oui, dit joyeusement Kotaro.

- Bien. Il faut que j'aille voir ma mère, elle doit sûrement s'inquiéter.

- Mon cœur, hésita Gaara, à propos de ta mère … et bien, elle ne se trouve plus au domaine Hyûga.

- Quoi ? ! Mais … Où est-elle alors ? Pourquoi ?

- Le domaine Uchiha !, s'écria Kotaro tout sourire, elle est vraiment gentille ta mère !

- Elle fait aussi de très bons repas, ajouta son frère.

- On t'expliquera tout ça là-bas, ajouta Gaara en l'aidant à se lever.

Ce fut avec cet air étonné que Neji sortit de l'hôpital et prit, à son étonnement, la direction du domaine pour rendre visite à sa mère. Mais quelque chose le dérangeait un peu. Pourquoi sa mère avait décidé d'habiter dans un endroit rempli de démons inconnus ?


Au domaine Uchiha, chez Sasuke pour être plus exact, Naruto était calmement en train de lire le parchemin du sceau que Isei avait trouvé. Mais Naruto n'arrivait pas à se concentrer. Pourquoi ? Simplement à cause de Sasuke. Il ne le comprenait plus. Depuis leur retour à Konoha, Sasuke l'évitait. Bien sûr que Naruto le retrouvait, mais Sasuke ne lui adressait pas du tout la parole. Pas même un câlin ou des bisous. Il lui arrivait parfois, tout le temps même, de ne pas dormir ensemble, donc ce n'était pas normal du tout. Déjà qu'il devait régler le problème "Sakura" avec l'Hokage qui refusait qu'il l'interroge pour donner ce travail à Morino Ibiki. Non, mais où va le monde? S'octroyer sa cible et la donner à une autre personne très faible en interrogatoire.

- Papa !

Naruto fut coupé de ses pensées par le cri et le poids de son fils qui venait de sauter sur lui. Il serra son fils dans ses bras avant de le reposer à ses côtés.

- Où est Tô-chan ?, demanda-t-il à son fils.

- Dans la cuisine avec Onê-chan !

- Onê … chan ?, demanda Naruto perplexe.

- Nally est ma grande sœur maintenant !, s'exclama l'enfant avec un grand sourire.

- Et c'est « Onê-chan » qui t'a dit de l'appeler comme ça ?, demanda son père avec un petit sourire.

- Non, c'est moi qui l'ai décidé ! Elle est dans la famille maintenant !, dit-il avec ce même grand sourire.

- Oh … Et si on allait les rejoindre ?, proposa Naruto avec un sourire chaleureux à son fils.

Ce dernier se leva et se précipita dans la cuisine pour rejoindre Sasuke et Nally. Naruto le suivit calmement et les rejoignit. Quand il entra, il vit Sasuke, qui parlait aux enfants chaleureusement, afficher un visage fermé à l'encontre de Naruto. Le blond soupira quand il le vit faire ça. Et voilà que ça recommençait. Mais qu'avait-il fait à l'Uchiha pour que ce dernier ne lui adresse plus la parole, ni même un câlin ? Et Naruto qui ne supportait plus cette ambiance décida d'y mettre un terme.

- Hayato, Nally. Il fait beau dehors, vous ne voulez pas allez jouer un peu ?

- Mais on vient juste de rentrer, se plaignit Hayato alors que Nally confirmait en hochant de la tête.

- Oh … c'est dommage alors, dit Naruto avec une moue faussement triste, moi qui pensais que vous auriez aimé jouer avec Pany et les autres.

- Tu veux juste avoir Tô-chan pour toi tout seul, bouda l'enfant.

- Mais c'est vrai ça, dit Naruto pensivement, OK. Donc, il n'y aura plus de surprise alors …

- Une surprise ? !

- Mais non, il n'y en aura pas parce que Hayato ne veux pas laisser Papa et Tô-chan parler de la surprise.

- C'est d'accord !, s'exclama l'enfant avant de prendre la main de Nally, On y va Onê-chan.

- Euh … hm !, dit-elle toute rouge avant de le suivre.

Cinq minutes après, on entendait déjà Hayato crier dehors pour aller jouer avec les enfants. Il était aussi logique que Nally y soit aussi. Donc il ne se focalisa pas plus sur les deux enfants et se retourna pour fixer Sasuke. Ce dernier le regardait d'un air indifférent, mais Naruto connaissait le regard de son homme, et ses yeux ne montraient pas du tout de l'indifférence. Au contraire, ils montraient plus de la colère.

C'est donc pour cela que Naruto décida d'y aller en douceur. Il s'assit sur la chaise à côté de celle de Sasuke, qui était en bout de table, et le fixa calmement. Il attendit tranquillement que Sasuke lui dise ce qu'il lui reprochait, mais ce fut le silence total. Lui qui pensait que Sasuke en profiterait, ce ne fut pas le cas. Sasuke le regardait, attendant qu'il ait fini. Mais en voyant que le blond ne faisait que le fixer, Sasuke soupira avant de se lever pour sortir de la cuisine. Mais à peine s'était-il levé qu'il fut retenu par Naruto.

- Qu'est-ce que je t'ai fait ?

- …

- Tu ne me parles plus. Tu ne m'embrasses plus. Tu m'évites. Dis-moi ce que je t'ai fait Sas'ke.

- …

- Parles !, s'exclama-t-il, dis-moi quel est le problème, termina-t-il dans un murmure.

- Pourquoi tu as fait ça ? demanda enfin le brun.

Naruto eut un regard aussi étonné qu'interrogatif, ce qui énerva Sasuke qui essaya de partir à nouveau.

- Non ! Attends !, s'écria Naruto en le retenant, Explique-moi de quoi tu parles, parce que je ne comprends rien.

- Itachi ! Pourquoi tu l'as tué ? !, s'écria Sasuke qui lâchait enfin sa colère, Ce n'était pas à toi de faire ça ! C'était ma vengeance à moi !

- Qu-quoi ? … mais de quoi …

- C'est pour ça que tu ne disais rien sur ton groupe aussi ? !, continua de s'écrier Sasuke, pour que je ne sois pas au courant que tu as tué mon frère ? ! Réponds-moi ! Pourquoi tu as fait ça ? !

- Sasu ...

- Combien de choses tu vas encore nous cacher Naruto ? !, le coupa Sasuke, Quand vas-tu nous faire confiance ? Quand nous serons morts ? Ce qu'il s'est passé avec Neji ne t'as pas suffit ? On a failli mourir à cause de tes foutus secrets ! Tu comprends ça ? !

Sasuke qui avait terminé de parler, reprit calmement son souffle qui était devenu saccadé et fixa avec encore plus de colère Naruto, qui le regardait avec des yeux vraiment exorbités tellement il était étonné par la crise de colère de son amant. Après cinq minutes à se fixer droit dans les yeux, Naruto reprit contenance et parla calmement à Sasuke.

- Sasuke. Itachi n'est pas mort.


Il faisait très beau aujourd'hui et beaucoup de personnes avaient décidé d'en profiter. Ce qui fut le cas d'un certain couple. Isei, qui avait eu pour ordre des deux jumeaux de ne plus bouger jusqu'à l'accouchement, avait décidé d'aller faire une promenade en amoureux avec son compagnon.

Et pour cela, ils avaient choisi d'aller dans une partie de la forêt profonde de Konoha où Ryô avait vu une source chaude. Selon ce dernier, c'était pour que Isei ait un peu de relaxation. Isei n'avait pas refusé, il avait accepté avec joie. Si c'était pour éviter de rester dans leur maison toute une journée encore, alors c'était un oui catégorique.

Et il avait eu raison d'accepter. L'eau de la source l'avait apaisé en un rien de temps. Depuis leur arrivé, Ryô et lui n'avaient plus eût de temps pour eux. Le matin, il se faisait ausculter par les jumeaux pour voir si le bébé allait bien, puis il allait avec son équipe dans les archives de Konoha pour trouver le meilleur sceau de protection pendant que Ryô analysait chaque point d'énergie au sol qui se trouvait dans les environs de Konoha. Et il y en avait un paquet. Enfin ! Maintenant, ils avaient trouvé le sceau qu'ils cherchaient et les meilleurs foyers d'énergies terrestres.

Isei fut sorti de ses pensées par un gémissement qu'il fit inconsciemment. Ryô l'avait placé devant lui et avait commencé à le masser. Chaque jour, Isei remerciait les divinités de lui avoir mis Ryô sur sa route. Cet homme était un joyau qu'il ne voulait pas voir ne disparaître de sa vie, sous aucun prétexte. Et avec la menace qui leur courrait après, ce n'était pas demain qu'il pourrait dormir tranquille … quoi que …

- À quoi tu penses comme ça pour être aussi tendu ?, demanda Ryô qui continuait de le masser.

Isei lâcha un gémissement quand il sentit son amant l'embrasser au niveau de la nuque pour la mordiller ensuite. Fichu point sensible. Ryô descendit doucement ses mains de ses épaules pour descendre, telle une caresse, le long de ses bras, puis dériva ses mains en direction de son ventre qui était très arrondi. Ryô attarda ses mains sur le ventre de son compagnon où son bébé donnait parfois de coups pour signaler sa présence puis embrassa l'épaule de Isei.

- Alors ?, dit-il.

- Je pensais juste à nous, répondit Isei d'une voix douce, toi, moi et le bébé, ajouta-t-il en posant sa main sur celle de Ryô, Je n'ai pas envie qu'il nous arrive la même chose que Gaara. C'est trop triste.

- Tu l'as senti aussi ?

- Qui ne le sentirait pas ? dit Isei ironiquement, Le chakra de leur enfant est complètement chamboulé ! Tout ça à cause de Ren !, s'écria-t-il plus fort.

Ryô qui voyait que son amant recommençait à stresser, le retourna pour lui faire face et le serra dans ses bras avant de l'embrasser doucement.

- Tu stresses à nouveau, oublie tout ça pour le moment et relaxe toi un peu, dit-il en l'embrassant à nouveau pour un baiser plus aventureux.

- Oh …, dit-il avec un sourire en coin, Je suis sûr que tu sais ce qui me relaxerait amplement, ajouta-t-il en se collant à son amant jusqu'à la limite que son ventre lui donnait.

- Je sais exactement ce qui te ferait oublier tous tes tracas, répondit Ryô d'une voix suave.

Ryô engagea un baiser langoureux avec son amant, leur faisant redécouvrir les saveurs du plaisir. Ryô fit pénétrer sa langue dans l'antre chaud de sa jumelle et elles partirent dans un balai de sensations. Isei gémit de plaisir et enlaça ses bras autour du cou de son compagnon et le rapprocha de lui pour sentir sa peau nue mouillée.

Ils se séparèrent, le souffle haletant puis Ryô continua ses baisers un peu partout sur le visage d' Isei. Il mordilla le lobe de son oreille droite puis descendit sa langue tout le long de la mâchoire. Isei frissonna de plaisir en la sentant passer. Puis il gémit un peu lorsque son amant commença à s'attaquer à son cou. Il embrassait, suçait, léchait et mordillait son cou avec une infinie douceur qui fit monter son feu intérieur de plusieurs niveaux.

Isei qui ne voulait pas en rester là se mit à onduler contre son amant. Mais avec son ventre, il était un peu difficile de faire frotter leurs deux sexes ensemble. Ils se touchaient, mais pour Isei ce n'était pas assez, donc il se mit à se frotter contre l'une des cuisses de Ryô. Ryô sentit qu'il allait exploser. Isei se frottait contre sa cuisse et sortait de petits gémissements qui le firent grogner de plaisir tellement son amant était un appel à la débauche.

Ryô plaça ses mains sur les fesses rebondies d' Isei et les malaxa avec une douceur suffocante pour le jeune homme enceint. Et pour le tenter un peu plus, Ryô s'amusa à passer ses index tout autour de son intimité, mais sans pour autant franchir cette limite. Ceci eut pour effet de faire Isei gémir tout en essayant d'inciter son homme à les rentrer.

- …. Mmm, gémit-il plaintivement, s'il te plaît Ryô …

- Tu es trop pressé, dit-il malicieusement.

- C'est toi qui me chauffes comme ça, répondit Isei d'une voix rauque, Allez …vite, je te veux, ajouta-t-il avant de l'embrasser.

Ne pouvant supporter plus cette luxueuse tentation, Ryô plaça une de ses mains autour de l'entrejambe de Isei alors que de l'autre main, il titillait le contour de l'entrée intime de son amant. Il commença des vas et viens sur l'entrejambe alors que Isei gémissait un plus fort.

- Hmm … Ryô …

Ryô accéléra les mouvements de sa main et quand il sentit qu' Isei était proche, il arrêta les mouvements, faisant gémir de frustration le jeune homme à la chevelure blanche. Pour ne pas refroidir l'ambiance, Ryô se remit à embrasser son amant et cette fois-ci, il pénétra l'intimité de son amant avec un premier doigt. La réponse ne mit pas longtemps à venir. Isei gémit de soulagement au fur et à mesure que le doigt s'enfonçait, et à peine quelques secondes après, il se mit à bouger des hanches pour que ce doigt puisse lui donner ce qu'il voulait. Ryô, voyant que son amant se faisait de plus en plus pressé, ne prit pas longtemps pour ajouter un deuxième doigt, qui fit se tendre Isei un court instant avant de gémir à nouveau et d'en demander toujours plus.

On pouvait croire que Ryô résistait très bien à la demande de son compagnon. Mais ce n'était absolument pas le cas. Ryô ne cessait de résister de toutes ses forces pour ne pas aller trop rapidement dans les étapes. Il ajouta un troisième doigt à l'intimité de Isei et ce dernier, qui continuait ses mouvements sur les doigts, s'accrocha aux épaules de son amant et fixa de ses yeux embrumés de désir le visage de son compagnon qui était toujours bandé au niveau des yeux. Il voulait voir ses yeux. Il savait que son compagnon ne voudrait pas, mais lui voulait voir ses yeux. Ce fut comme cela qu'il retira les bandes blanches qui recouvraient ses yeux.

Cependant, en faisant ça Ryô arrêta tout mouvement et prit entre ses mains les fines mains de Isei qui avaient osé défaire le bandage. Isei baissa son regard pour regarder les yeux de son cher et tendre quand il vit que Ryô fermer ses yeux avec force. Isei prit le visage de Ryô entre ses mains et l'embrassa amoureusement.

- Mon cœur, ouvre tes yeux, dit-il doucement.

Cependant, Ryô refusa la demande. Non. Il ne voulait pas. Ces yeux étaient un danger à ne pas sous-estimer.

- Tu sais que j'aime voir tes yeux. Ouvre-les, fais-moi plaisir, tente à nouveau Isei en embrassant chaque paupière.

- Mais …

- Waleto ne me fera rien et tu le sais très bien, le coupa Isei, la dernière fois il ne m'avait rien fait.

- Mais c'est toujours possible donc …

- Ouvre tes yeux, dit Isei sur un ton plus ferme, s'il te plaît Amour.

Cette fois-ci, Ryô consentit à écouter son amant et ouvrit doucement ses yeux. Comme toujours, ils étaient magnifiques. Isei put replonger à nouveau dans ces yeux magnifiques qui arboraient des couleurs très étonnantes. L'œil, en entier, avait une couleur miel mélangée à une couleur brune. Les deux couleurs ne se mélangeaient pas. Non, c'était plus deux couleurs qui se battaient pour s'imposer, le regard humain et regard démoniaque, le tout formant un tourbillon fait des deux couleurs avec une touche de perlé. Magnifique était le mot qu'avait à l'esprit Isei.

- Tu vois … je n'ai rien, souffla-t-il avant de fondre sur la bouche de son compagnon.

Le plaisir qui avait été mis de côté revint avec une telle force que les deux assassins ne purent attendre plus longtemps. Ryô fit se lever un peu Isei et avança son bassin juste en dessous de l'intimité de ce dernier. Ryô leva son regard vers Isei et après un énième baiser, Isei s'empala doucement sur Ryô qui accrocha ses mains fermement aux hanches de son amant, tellement la chaleur était envoûtante. Au point qu'il en perdit le contrôle. Isei de son côté n'avait cessé de gémir plus ou moins fortement pendant toute l'action.

Ryô laissa un petit moment à Isei pour s'habituer à son membre qui était maintenant ancré en lui, et au mouvement de hanche que fit son amant, il sut qu'il pouvait y aller. Ses mains toujours sur les hanches d' Isei, il les fit descendre au niveau des fesses rebondies et incita son compagnon à commencer les mouvements. Cela dura à peine une minute avant que Ryô n'ai trouvé LE point sensible qui faisait découvrir les étoiles à Isei.

L'instant d'après ne fut qu'un ensemble de cris rauques et de gémissements. Ryô n'arrivait plus à tenir plus longtemps. Contrairement à Isei, Ryô était plutôt robuste et très fort, et ce fut donc avec une facilité déconcertante qu'il réussit à faire bouger Isei à un rythme plus effréné rien qu'en le maintenant au niveau des fesses. Il n'arrivait plus à s'arrêter. Isei ne cessait de crier son nom encore plus fort. Il lui demandait même d'aller plus vite, plus profondément. Lui-même n'était pas dans un meilleur état. Il poussait des grognements de plaisir à chaque allée et venue dans cet antre qu'il trouvait si chaud. Ils arrivaient à la limite du non-retour.

- Ryô … Je … Ah !

Ils ne pouvaient plus se retenir plus longtemps, mais à peine avaient-ils décidé de se laisser aller qu'une voix se fit entendre alors qu'il poussait leurs derniers cris rauques.

- Isei ? Ryô ? Qu'est-ce que …

- Isei !

- Ryô !

Isei venait de se lâcher entre leur ventre alors que Ryô, qui avait senti l'anneau de chair se resserrer était venu à l'intérieur de Isei. Isei, qui avait entendu la voix, de même pour Ryô, cacha son visage dans le creux de l'épaule de son amour tellement il avait honte de s'être lâché à ce moment. Ryô n'en menait pas large non plus, à la différence qu'il avait gardé ses yeux fermés pour ne pas causer trop de dégâts.

- Non, mais vous êtes sérieux là ? !, s'écria la voix, il y a des âmes sensibles ici !

Isei se reprit calmement et regarda son amant. Quand il le vit, les yeux fermés, il sut rapidement ce qu'il devait faire. Bien qu'il eut du mal avec la soudaine fatigue due à l'exercice, il rattacha le bandage autour des yeux de son amant et l'embrassa langoureusement une dernière fois avant de se tourner vers les fauteurs de troubles. À leur grand étonnement, ils virent Juichi qui les regardait d'un air dégoûté et effaré et ils sentirent facilement la présence d'une autre personne qu'ils ne pensaient pas voir avec Juichi avant un bon moment. Cette personne se cachait, ou du moins essayait de se cacher derrière Juichi et ses 1m80.

- Ça ne sert à rien de te cacher Suigetsu, on sait que tu es là, dit chaleureusement Isei bien qu'un brin troublé d'avoir été vu pendant un moment si intime.

- Dé … Désolé … On ne savait pas que vous étiez là, se justifia Suigetsu tout rouge.

Ryô leva discrètement Isei pour enlever son sexe de lui, mais le garda tout de même près de lui. Il ne voulait pas casser leur bon moment, bien qu'il fût déjà bien gâché par la présence de Juichi et, étonnamment, Suigetsu.

Les deux couples restèrent là un bon moment, sans rien se dire, dans un silence presque pesant ou gêné, jusqu'à ce qu' Isei ne le brise en s'excusant.

- Je suis désolé que tu sois tombé sur une scène pareille, Suigetsu, dit-il avec un sourire désolé.

- Pourquoi tu t'excuses à lui seulement ?, s'indigna Juichi, je suis traumatisé à vie là !

- Mais oui bien sûr, ironisa Isei, comme si … OUH !

- Hey ! Sérieusement faites pas ça là !, s'indigna encore plus Juichi.

- On ne fait rien Juichi, dit calmement Ryô, Ça va mon cœur ?

- Oui, ça va … le bébé qui a un peu trop bougé, dit-il en soufflant un peu rapidement … AAH ! … non, en fait je pense que ça a commencé …

- Quoi donc ?, demandèrent Juichi et Ryô en même temps.

- HMM ! … le bébé bande d'idiots, siffla-t-il en soufflant rapidement, le bébé arrive.


À Suivre.

J'espère que celui là vous à plu.

Réponse aux reviews :

Hathor2 : Merci pour ton review. Je pense que ce chapitre à répondu à tes questions ^_^ j'espère qu'il t'a plu.

NarcizaPotterMalfoy : Merci ma Cissy! ^_^ Moi aussi j'ai adorée ce Gaara là. j'aime ce qui est incontrôlable lol
J'aime bien la manière qu'a Sasuke de parlée avec Naruto. J'ai fait exprès de faire devenir Naruto, plus mature. Il ne pouvait pas devenir père tout en gardant son caractère de gamin. U_U

x-Sa-chan-x : Merci pour ton reviews ^_^ Moi aussi j'ai aimé quand Gaara s'est déchaîné, j'ai même pris du plaisir à écrire cette partie. Sakura va souffrir,en effet, mais Tsunade est toujours dans les parages pour la protéger, comme tu as pu le lire. Je n'ai pas trop parlé d'elle dans le chapitre et c'est normal. Je pense que tu as deviné pourquoi sasuke était tant énervé contre Naruto, non? ^_^

Natsuki : Merci pour ton soutiens Natsuki ^_^ J'avais vraiment peur que tout le monde n'ai pas apprécié. Quoi que je pense qu'il y a une grande majorité qui n'ai pas aimé.
gaara n'as pas libéré un sceau. Il a voulu le libérer, mais Shukaku l'en a empêché.

Angel : Merci pour ton review. J'espère que tu as aimé ce chapitre là.