Disclamer: Tous les personnages, et l'univers de la fic appartiennent à J.K. Rowling.

Note de l'auteur: Désolée pour ce retard, mais j'ai été prise de cours par la rentrée, et la tonne de devoirs que j'ai eu la négligence de ne pas faire pendant les vacances... Enfin, le chapittre 11 est là, et j'espère qu'il vous plaira ! Je le trouve moins bien que l'ancien, que j'avais perdu après le bug de mon ordi. Sinon, ce chapitre est l'avant dernier, il ne reste qu'un chapitre et l'épilogue. Voilà, bonne lecture, j'espère ! Et merci pour vos reviews

R.A.R.:

Ilai: Merci ! Tu auras les réponses à tes interrogations dans ce chapitre, qui j'espère te plaira ! )

Brooke: Katie a été garce, mais c'est un peu un de ses défauts, et puis elle était à cran par rapport à sa rupture: Lee était son premier amour! Pour Angie, ben oui, le bébé bouleverse un peu son univers... En tous cas, je suis contente que ça t'ait plu, et j'espère que celui la aussi ! )

Sakura0851: Tu verras ça... J'espère que la suite te plaira !


Chapitre 11 : Décembre

Je n'osais pas regarder Samuel, assis à côté de moi. En toute franchise, j'avais peur de croiser son regard, et je voulais à tout prix éviter la conversation. Oui, je sais ce que vous vous dîtes, j'étais à Gryffondor, courageuse et tout ça… Mais disons que pour ce coup ci j'étais l'exception qui confirmait la règle. Et puis, il ne fallait pas prendre mon cas pour une généralité, après tout.

Je soupirai intérieurement. Il fallait que je lui parle. Je ne pouvais pas le laisser comme ça, e tôt ou tard, je devrais m'expliquer. Alors, pourquoi pas maintenant. Mais je lui dirais quoi ? Que j'étais désolée mais que je m'étais rapprochée de lui dans le but d'oublier un autre garçon ? Et qu'en plus il n'avait même pas réussi ? Non, ça l'aurait blessé dans sa fierté. Alors je lui dirais peut-être que je ne le considérais que comme un ami, que j'avais eu espoir qu'il se passe quelque chose entre nous, mais que finalement non ?

Décidément, j'étais complètement nulle pour ce genre de choses. Mais j'avais une excuse, quand même. Je n'avais eu qu'un seul petit ami avant ça, c'était Jack. Et nous n'avions pas vraiment rompu, au fil des lettres, nous nous étions éloignés et puis un jour, il m'avait dit qu'il aimait une autre fille. Je ne pouvais pas lui en vouloir, j'étais moi-même en train de tomber amoureuse de Fred. Je lui avais juste répondu de prendre soin de lui, que je ne lui en voulais pas, et tout ça. Et puis je n'avais pas été en face de Jack, alors que là…

Je lui jetai un regard en biais. Il regardait droit devant lui, et à regarder d'un peu plus près, il avait l'air assez énervé… Je respirai un bon coup, et me jetai à l'eau.

« - Samuel, je… »

Ok, ce n'était pas génial. Mai sil avait tourné la tête vers moi et me portait alors toute son attention, me fixant l'air intéressé, bien que toujours aussi dur.

« - Je suis désolée, repris-je d'une voix plus assurée.

- Ecoute, Angelina, c'est moi qui suis désolée, pour la dernière fois, me dit-il.

- Oh, répondis-je, ce n'est rien. Mais tu comprends, je ne pouvais pas laisse Fred comme ça…

- Peut-être, dit-il, mais lui, tu crois qu'il ne t'aurait pas abandonnée pour une de ses petites amies ?

- Je ne vois pas le rapport avec ses petites amies, répondis-je.

- Ah non ? Vraiment ? Railla-t-il, un sourire hautain accroché à ses lèvres.

- Oui, dis-je, catégorique. Et puis, je ne vois pas pourquoi tu n'aimes pas Fred. Qu'est-ce que tu lui reproches au juste ? »

Le ton montait sérieusement. Jason, Alicia et Katie nous regardaient à présent, attirés malgré eux par le train que prenait la discussion.

« - Mais enfin, Angie ! S'exclama-t-il. C'est évident qu'il te tourne autour ! N'importe qui à part toi l'aurait remarqué ! Tu es tellement aveugle !

- Quoi ? M'entendis-je dire, la voix aiguë sous la surprise, ne dis pas n'importe quoi ! On se connaît depuis longtemps, et s'il me tournait autour, comme tu dis, il y a un moment qu'il se serait déclaré tu ne crois pas ?

- Tu n'en sais rien. Peut-être que tu ne le connais pas aussi bien que tu le prétends.

- C'est… C'est stupide, dis-je, ne parvenant pas à dire autre chose.

- Mais après tout, ça te plairait bien, non ? C'est peut-être pour ça que tu m'évites depuis qu'on s'est embrassés, non ? »

J'étais abasourdie. Il allait me griller devant tout Poudlard. De plus en plus de regards se tournaient vers nous, me gênant à l'extrême. Oh par merlin ! Et si Fred nous entendait ?

« - Arrête, suppliai-je, on se fait remarquer !

- Très bien, fit-il en baissant à peine la voix, mais réponds !

- Que je réponde à quoi ? Demandai-je pour gagner du temps.

- Oh, Angelina, arrête ça, tu veux ? M'ordonna-t-il d'un air énervé. Dis moi que Weasley ne t'attire pas, que tu ne ressens rien pour lui. »

Oh, par Merlin ! Que devais-je répondre à ça ? Le temps que je me décide à répondre quelque chose, il était déjà parti…

« - Samuel… implorai-je alors qu'il partait. Attends ! »

Il ne se retourna pas et partit. Je soupirai. Je regardais autour de moi. Oh non ! Notre conversation n'était apparemment pas passée inaperçue. Je ne pus empêcher la honte de me submerger, croyez-moi.

♣♣♣

Ma dispute avec Samuel mise à part, je dois avouer que cette première tâche avait été sensationnelle. Des dragons ! Ils devaient affronter des dragons ! Je n'en avais jamais vu de ma vie avant ça, et je peux vous dire que c'est quelque chose.

Les concurrents devaient prendre un œuf d'or essentiel pour la seconde tâche. Ils ont tous réussi. En tous cas, c'était captivant. Autant qu'un match de Quidditch, c'est pour vous dire ! Diggory ne s'en est pas trop mal sorti, mais il s'est tout de même salement amoché. Il s'est fait brûler en attrapant l'œuf. La française aussi. Sa robe a pris feu. C'était assez marrant, quand j'y repense. Ok, sur le coup, je n'ai pas tellement rigolé, mais j'aurais pu, en sachant qu'elle s'en tirerait bien après. Krum a lancé un sortilège en plein dans les yeux de son dragon, mais son dragon a écrasé des vrais œufs. Alicia n'a cessé de gémir que les dragons à l'intérieur étaient morts, et que « cet abominable barbare » avait tué des bébés dragons, et Jason lui a fait remarquer que quand elle mangeait des œufs, c'était la même chose. Furieuse d'être contredite, elle ne lui a plus adressé la parole jusqu'au passage du dernier concurrent. Harry, en l'occurrence.

Justement, Harry nous a offert un spectacle incroyable. Il a empli tous les Gryffondor de fierté, croyez-moi. Il a fait léviter son balai depuis Poudlard jusque dans l'arène. Il est super doué, quand même. Et ensuite, il a grimpé sur son balai, pour attraper l'œuf. Après ça, Krum pouvait se rhabiller. Bon, d'accord, Krum est un excellent joueur. Mais bon, tout de même.

En tous cas, j'ai hâte d'être à la deuxième tâche !

♣♣♣

Dans la salle commune, ce soir là, ce fut l'effervescence. C'était assez impressionnant, à vrai dire. Harry était ce soir là adulé par tout le monde. Lui qui quelques jours plus tôt était la cible des ragots, et parfois des méchants, je vous l'assure, était maintenant un objet d'admiration.

« - Allez, Harry, ouvre l'œuf ! »

Alicia et moi, assises dans nos fauteuils habituels (et je peux vous dire que ce fut assez dur de les avoir !), nous retournâmes pour voir le pauvre Harry assailli de toutes parts par des Gryffondor désireux de voir le contenu de l'œuf d'or.

Harry se laissa alors convaincre et ouvrit l'œuf. Je n'avais jamais entendu un bruit aussi horrible. Strident, aigu, qui vous perce les tympans et vous donne l'impression que vous n'allez plus jamais rien entendre d'autre. Cependant, cette impression ne dura pas longtemps, tout au plus le temps que Harry se reprenne et referme l'œuf.

Peu à peu, les conversations reprirent allègrement. Alicia et moi étions donc dans nos fauteuils, sirotant chacune une bièraubeurre.

« - Je me demande comment ils Fred et George ont pu avoir tout ça, remarqua Alicia.

- Tu sais, une fois que tu sais comment ça se passe dans les cuisines, ils n'ont pas énormément de mérite. Non, Ali', je ne te dirai pas où sont les cuisines, ajoutai-je en la voyant ouvrir la bouche, j'ai promis à Fred de ne rien dire.

- Oh, tant pis, je n'insiste pas… Au fait, je suis vraiment désolée pour Samuel et toi. Je ne savais pas que vous vous étiez disputés, sinon, tu penses bien que je ne l'aurais pas faut venir avec nous. Tu le sais, hein ?

- Ne t'en fais pas, la rassurai-je, je sais bien que ça n'était pas voulu. J'espère que personne ne nous a entendu. Et surtout une en particulier, si tu vois de qui je veux parler.

- Euh… Angie… Commença Alicia en se tortillant, sans vouloir te vexer… Beaucoup de monde vous a entendus, mais j'ai regardé, tu penses bien, et je n'ai pas vu Fred. »

Je soupirai, soulagée. Enfin, un peu. Cette histoire parviendrait aux oreilles de Fred, de toutes façons. Nous fûmes distraites par Neville Londubat, un garçon de quatrième année, qui se transforma momentanément en canari, sous les rires de la salle, dont le mien.

« - Crèmes Canari ! Annonça Fred. C'est George et moi qui les avons inventées. Sept mornilles pièce ! »

« - Incroyable, marmonna Alicia, ils osent en profiter pour faire leur pub !

- Oh, Ali', tu les sermonneras demain, tu veux ?

- Oh, oui, fit-elle en balayant le sujet d'un geste de la main. Au fait, ça ne s'est pas arrangé avec Kat' ?

- Ne m'en parle pas, répondis-je, mauvaise. J'attends toujours ses excuses, pour tout te dire. Elle a été horrible.

- Oui, je te l'accorde, approuva-t-elle. Je suis assez froide avec elle, et elle semble ne rien entendre. Elle s'est plainte du fait que tu l'aies laissée avec Fred, la dernière fois. Il a été assez dur, à ce qu'il parait.

- Ah bon ? M'étonnai-je. Il lui a dit quoi ?

- Elle ne m'a rien dit, tu penses bien. Mais attends, continua-t-elle en voyant mon air déçu, j'ai parlé à George, tu imagines bien. Et il m'a tout raconté.

- J'adore George, m'exclamai-je en souriant. Et donc ?

- Eh bien il lui a carrément dit qu'elle était pathétique, et que tu ne méritais pas de te faire traiter de cette manière. Et aussi qu'elle était injuste, parce tu n'étais pas plus enrobée qu'elle, et que tu étais cent fois mieux.

- Il est gentil d'avoir pris ma défense, dis-je. Mais il n'était pas obligé d'en rajouter, quand même. »

Alicia soupira. Quoi ? Elle n'allait tout de même pas croire que j'allais m'emballer. Non merci. Bon, d'accord, au plus profond de moi, j'y croyais un peu. Mais ça, c'était mon esprit fleur bleue que j'avais bien enfoui au plus profond de moi au fur et à mesure que je tombais amoureuse de Fred. Au début, j'avais tendance à me dire que chaque parole qu'il m'adressait avait un sens caché, et que de ça découlerait tel ou tel événement. Mais maintenant, je ne me faisais plus de films. J'avais été assez déçue comme ça.

« - Au fait, demandai-je, où est Katie ?

- Oh, répondit Alicia après une gorgée de Bièraubeurre, elle est avec Larry Hanson. »

Eh ben, elle se remettait vite, la Katie.

« - Oui, je sais, soupira-t-elle, elle se remet vite ! »

♣♣♣

Le mois de Décembre arriva bien vite. Et avec ça, plusieurs événements.

Tout d'abord, les excuses de Katie. Elle s'était platement excusée, jouant sur la carte de la rupture difficile. Elle avait l'air tellement embarrassée, que ni Alicia ni moi n'avions pu lui refuser le pardon. En même temps, nous étions amies depuis six ans, ce n'était pas parce qu'elle m'avait mis plus que mal à l'aise devant le garçon que j'aimais que j'allais la renier. Oui, j'étais une vraie amie. En fait, j'aurais pu aller à Poufsouffle. Tout le monde disait que les Poufsouffle étaient ceux dont les autres maisons ne voulaient pas, mais j'avais lu que les Poufsouffle étaient loyaux. Et moi, j'étais loyale. Enfin, bref, je me perds. J'étais, sans vouloir me vanter, une très bonne amie.

En tous cas, Katie était redevenue Katie. La fille qui avait toujours le sourire aux lèvres, qui était au courant des derniers potins, reluquait tous les garçons, enfin, Katie quoi. Et ça faisait du bien. Oui, ça changeait de la fille déprimée qui se croyait supérieure à tout le monde, et qui refusait de parler de ce qui la chagrinait.

Et puis, Katie et Lee se reparlaient. Enfin, ils se reparlaient, c'était un bien grand mot, mais ils arrivaient à rester dans la même pièce, et s'échangeait à l'occasion quelques paroles à propos de banalités. Mais ça ressoudait le groupe, et c'était l'essentiel. George avait confié à Alicia qu'il s'ennuyait sans nous, et que ne plus se voir tous ensemble, ça n'était pas pareil.

Et puis, en ce mois de Décembre, Samuel s'était excusé. Ca s'était passé un midi, dans un couloir. Je l'avais croisé dans un couloir tandis que je rejoignais Ali', Fred et George pour manger, dans la Grande Salle.

« - Angie ! M'avait-il crié. Attends moi. »

Je m'étais rendu compte que j'avais accéléré le pas sans m'en rendre vraiment compte. Mais il fallait me comprendre, je n'avais pas envie d'une autre scène.

« - Ecoute, Angelina, je suis désolé. Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise devant tant de monde, je suis sincèrement désolé.

- Je… Samuel, moi aussi, je suis désolée. Je n'ai pas été très sincère avec toi, depuis le début.

- On est quittes, alors, me dit-il, un sourire dépité. On reste amis, alors ?

- Sans problèmes, assurai-je en le prenant dans mes bras.

- Tu sais, Angie, je ne laisserai pas tomber pour autant, me dit-il tandis que je m'écartas de lui.

- Quoi ? Samuel, non, tu sais que je…

- Bah, ne t'inquiète pas, je sais ce que tu veux me dire, mais moi je te le dis, Angelina, j'aurai toujours un espoir. »

Il me quitta avant que je n'aie pu protester, ou que je puisse le détourner de ses intentions. Mais je ne pus empêcher un sourire d'apparaître sur mes lèvres. C'était plutôt flatteur, en fait.

Le mois de décembre balaya également le couple Alicia/ Jason. Ce crétin l'avait larguée parce que ses notes étaient en baisse. Il était trop sérieux, de toutes façons. Comme George ne cessait de le répéter, ce stupide Serdaigle, et il crut bon de préciser que c'était un jeu de mot, sans quoi, vous vous doutez bien que nous n'aurions pas saisi la finesse du truc, ne méritait pas notre Ali'. Et je ne pouvais que l'approuver. Mais étonnamment, Alicia le prenait assez bien. Avec philosophie, plutôt. C'était d'ailleurs pour ça que j'admirais Alicia.

Avec le mois de décembre s'était brisé le déjà très fragile couple de Katie et Larry. Mais ça, ça n'était pas étonnant, en fait. Katie avait repris ses bonnes vieilles habitudes, ce qui consistait à ne pas s'attacher, et à ne s'engager que pour une semaine maximum.

Finalement, Décembre apporta son petit lot de contrariété, mais aussi l'extase, la joie, le bonheur. Malgré le froid, j'aimais tellement le mois de décembre !

♣♣♣

Je reçus tout d'abord une lettre de Coleen, que je m'empressai de lire.

Angelina,

J'espère que tu vas bien, et que t'as aimé la première tâche du Tournoi. Espèce de veinarde ! Ils en ont parlé dans tous les journaux, et dire que tu y étais ! Et en plus, t'as vu Krum. LE Krum ! Je te hais, cousine. Si tu peux, demande lui pour moi un autographe. Sinon, tant pis.

Je souris en lisant cela. Coleen avait suivi Krum depuis ses débuts, et elle était une vraie fan.

Je t'ai mis une photo de ma petite Tracy, pour que tu la voies. Oui, je sais ce que tu vas dire, elle est aussi belle que sa mère ! Mais qu'est-ce que tu veux, c'est de famille.

Je souris une nouvelle fois, et baissant les yeux, j'aperçus sur mes genoux une photo qui avait dû tomber de l'enveloppe. Un bébé y figurait, gesticulant en riant. Elle avait des cheveux noirs et crépus qui ressortaient, malgré ses quelques mois. Elle était si jolie. Coleen pouvait en être fière.

Au fait, pour ta mère et la mienne, je ne peux rien te dire. Il vaut mieux que tu le saches de ta mère elle-même, je pense que tu le prendrais mieux. J'en suis sûre, à vrai dire. Quoi qu'il en soit, profite tout de même de ce Tournoi, tu as tellement de chance. Viktor Krum !

Je t'embrasse fort, Coleen.

♣♣♣

« - Regarde comme elle est belle, dis-je en brandissant la photo.

- Bah, tu sais, Angie, c'est un bébé, fit George, le plus délicatement possible.

- Mais non, George, c'est Tracy !

- Elle a trois mois, c'est donc un bébé. »

Il m'adressa un grand sourire, auquel je répondis par une tape sur l'épaule.

« - Moi je la trouve très jolie, Angie, m'assura Alicia. George ne sait pas ce qu'il dit.

- Bien sûr que si, Ali', répondit George. C'est juste que je ne trouve pas qu'un bébé soit exceptionnel. Cela dit, Angie, ne crois pas que je ne trouve pas ta cousine très mignonne, mais… c'est juste un bébé, rien de bien… exceptionnel en fait. »

Alicia m'adressa un soupir de découragement tandis que je laissai échapper un petit rire. Lee et Fred nous rejoignirent bientôt.

« - Eh, Angie, me fit Lee, t'as déjeuné trop tôt, t'as loupé le courrier. Tiens, pour toi. »

Il me lança une lettre que j'attrapai au vol, tandis que Lee s'asseyait à ma droite, que Fred se mettait sur un fauteuil et que Katie arrivait.

Je décachetai la lettre, sachant de toutes façons de qui elle était. Ma mère. Peut-être allai-elle me dire enfin pourquoi elle et Tante Judy étaient fâchées.

Chère Angelina,

J'espère que tu vas bien, et que tu ne vas pas mal prendre ce que je vais t'annoncer. Oh, Angelina chérie, j'espère que tu ne me blâmeras pas, que tu ne m'en voudras pas. Tu avais raison, ma chérie, ta tante Judy et moi étions bien fâchées, et nous le sommes toujours. Je veux que tu saches que cela s'est passé il y a des années de ça, et que ton père m'a pardonné. Eh bien voilà, il y a quelques années, j'ai eu une liaison. C'était pour moi sans importance, et je ne me rendais pas vraiment compte du mal que je pouvais faire. Ta tante l'a su, et tu la connais, avec ses principes et ses idées étriquées, elle m'a vivement sermonnée, nous nous sommes disputées, et nous nous sommes perdues de vue. Oh, ma chérie, si tu savais comme je m'en veux. Noah l'a très mal pris, malheureusement. J'espère que tu pourras le raisonner. Je sais que j'aurais dû vous le dire, mais avec ton père, nous avons préféré garder le silence. Vous ne vous êtes rendus compte de rien. Et puis voilà. J'espère que tu ne m'en voudras pas.

Je t'embrasse bien fort, et fais attention à toi. Sache que cette histoire est terminée depuis longtemps pour ton père et moi.

P.S. : C'est un garçon ! On veut l'appeler Lenny, qu'en penses-tu ?

C'était donc ça. Ma mère avait une liaison. Et nous, nous n'avions rien su. Pas une seule fois j'avais entendu mes parents se disputer. Etrangement, je ne lui en voulais pas tant que ça. Pas autant que pour le bébé. Lenny. C'était assez joli, Lenny, en fait.

Si mon père avait pardonné à ma mère, pourquoi moi je lui en voudrais. Oh évidemment, j'étais tout à fait consciente de la gravité de la chose, et ma mère descendait fortement dans mon estime. En fait, ça brisait carrément sa réputation de femme parfaite qui a un super job, un mari, une famille parfaite et tout ça. C'était sûr que je ne lui ferais plus confiance après ça. Mais contrairement au bébé qui chamboulerait ma vie, cette histoire là n'avait pas affecté la mienne. J'étais égoïste quand même. Bien entendu je lui en voulais par rapport à mon père. Même s'il ne parlait pas beaucoup, qu'il ne disait rien quand ma mère était ma mère, eh bien c'était mon père.

Je me demandais quand même ce que Noah lui avait dit. Elle ne s'était pas très étendue sur sa réaction. En même temps, elle se sentait coupable, sur ce coup là. Pas comme quand elle s'était plainte de mon égoïsme par rapport à Lenny. Noah m'avait écrit qu'elle ne cessait de dire que je passais dans une crise d'adolescence, et que j'étais difficile. Alors que là, elle n'avait pas intérêt à trop se plaindre.

« - Mauvaises nouvelles ? Demanda Alicia.

- Evidemment, répondit Katie, la mère d'Angie est une plaie.

- Merci Katie, fis-je d'une voix cassante. Tu parles quand même de ma mère ! Non, rien, mentis-je à l'adresse d'Alicia. . »

Je n'allais pas leur étaler ma vie comme ça, et ils avaient semblé se satisfaire de ma réponse. Mais apparemment, Alicia et Fred ne furent pas convaincus de cette réponse.

Ce fut Fred qui m'en fit part le premier, lors de notre cours d'étude des moldus. Il ne m'avait pas crue, et m'avait proposé d'en parler. Je ne savais pas pourquoi, mais je le lui avais dit. Je ne voulais pas, au début, mais je crois que ça m'avait fait du bien de me confier à lui. Quitte à être prise pour sa bonne copine, autant l'être jusqu'au bout, non ?

« - Quand même, Angie, ta mère, elle t'en fait des choses, souffla-t-il.

- Ouais, bougonnai-je, ça tu peux le dire. »

♣♣♣

« - Oh, Angelina, je suis désolée pour toi, s'exclama Katie une fois que je lui avais raconté l'histoire.

- Ne t'en fais pas, répondis-je, en fait je ne l'ai pas vraiment mal pris. »

Je lui souris, et elle reprit son devoir, assise en face de moi à la bibliothèque. Je commençais à m'ennuyer, quand je me souvins de la lettre de Noah. Je me trouvai sur le coup impardonnable. J'avais attendu impatiemment cette lettre. Noah devait me parler de sa réaction, de l'histoire de maman, et tout ça. J'avais eu la lettre peu avant d'aller en cours, et McGonagall m'ayant mise devant en métamorphoses, je ne me voyais pas vraiment lire la lettre devant elle. Tout ça parce que Katie avait presque crié victoire quand je lui avais dit que j'étais encore amoureuse de Fred, et qu'elle avait eu raison de dire que Samuel ne me le ferait pas oublier.

Je sortis donc la lettre de mon sac, et la lut. J'en restai bouche bée. Incroyable. Je n'avais jamais vu Noah dans cet état là. C'en était même flagrant par simple lettre. Il m'avait confié avoir été très méchant avec notre mère, et qu'il ne le regrettait pas. Ce qui m'étonnait vraiment. Lui qui était si posé, à l'ordinaire. Il avait écrit que papa aurait dû la renier, divorcer, et surtout que nous aurions dû être au courant.

J'avais été si surprise par tant de véhémence face à l'infidélité de ma mère. Ca ne ressemblait tellement pas à Noah. Noah prenait toujours tout avec philosophie, réfléchissait, se remettait en question, et trouvait toujours le bon côté de chaque chose. C'était pour ça que j'admirais tant mon grand frère. A bien y réfléchir, il était un peu mon opposé, mais pourtant nous nous entendions à merveille et nos disputes étaient rares.

Mais dans la suite de sa lettre, Noah s'était expliqué. A Dublin, il avait connu une fille, Dahlia. Il avait été très amoureux d'elle, au point de projeter de s'installer avec elle. Mais il avait appris que la garce avait été infidèle, et il était rentré à la maison. C'était donc pour ça. Je lui en voulais terriblement de ne m'avoir rien dit. Moi qui lui racontait tout sur Fred, et tout ça. Et lui, il ne m'avait même pas dit qu'il avait une petite amie. Au moins ça ! Je lui en avais d'ailleurs fait vivement part dans ma réponse. Je l'avais même sermonné, c'est pour vous dire. Il ne fallait pas se renfermer sur soi même quand un malheur vous arrivait. Et puis j'avais même défendu ma mère. Décidément, c'était vraiment le monde à l'envers dans cette histoire là. D'habitude, j'en avais toujours après ma mère, et Noah me sermonnait, parlait pour ma mère, alors que là, c'était l'inverse.

Dans ma réponse, pour lui vider un peu la tête, je lui racontai la première tâche, même s'il avait dû la lire dans les journaux, et mes déboires amoureux, lui précisant bien que moi je lui racontais, et qu'à la prochaine incartade, à la prochain omission, j'arrêterais de tout lui raconter. Bien que je savais pertinemment que je n'arrêterais pas. J'aimais bien qu'il me dise que j'étais une fille géniale, et qu'il me rassure.

Une fois ma lettre achevée, je levai la tête. J'avais fini, et je n'avais plus rien à faire. Bon théoriquement, j'avais un devoir de métamorphoses. Mais cela resterait de l'ordre de la théorie. Je jetai un coup d'œil à Alicia, qui faisait le sien. Avec un peu de chance, elle me laisserait prendre les idées principales, comme toujours. Mais pour le moment, elle n'avait pas l'air d'avoir terminé. Je soupirai. J'allais rester là jusqu'à la fin de l'heure, en m'ennuyant. Je n'allais pas rester là à ne rien faire. Je sortis finalement mes affaires de métamorphoses. Après tout, je n'aurais pas à le faire ce soir.

♣♣♣

Malgré ces petites histoires de familles, auxquelles j'avais eu enfin mes réponses, malgré Samuel, et tout ça, le mois de Décembre promettait un événement de taille. McGonagall nous avait annoncé qu'il y aurait un bal, à Noël. Un bal ! Nous étions toutes impatientes, nous, les filles. Mais bon, pour le bal, il nous fallait une robe, et surtout un cavalier ! Et justement, ça me fit paniquer. Avec qui j'allais bien pouvoir y aller ? Je n'étais pas une tombeuse, moi. Pas comme Katie qui était assurée d'y aller accompagnée.

Et justement, en ce mois de décembre, la joie arriva, grâce à ce bal. Vous ne me croirez jamais, après ce que je vais vous raconter.

Ce jour-là, Alicia et moi étions en train de discuter, dans la salle commune. Lee discutait avec je ne savais qui, Katie était avec Larry Hanson, et j'avais aperçu les jumeaux avec Harry Potter, leur frère Ron et Hermione Granger.

« - Alors, tu vas y aller avec qui ? Demandai-je à Alicia. Merlin, jamais je n'aurais un cavalier d'ici le bal de Noël !

- Et Samuel ? Demanda-t-elle.

- J'y ai pensé, avouai-je, mais ce serait malhonnête, tu ne crois pas ? J'aurais l'impression de profiter de lui, et puis ce serait le cas…

- Tu as raison, approuva-t-elle. C'est vrai que…

- Oh Angelina ! »

Je levai les yeux vers Fred. Il était encore avec George, Ron, Harry et Hermione, et tous me regardaient.

« - Quoi ? Demandai-je.

- Tu veux venir au bal avec moi ? »

Je le regardai, intriguée. J'en rêvais, c'était vrai, mais j'avais peur que ce soit un jeu. Mais Fred ne pouvait pas me faire ça, pas vrai ? Alors je laissai l'optimisme m'envahir.

« - D'accord, dis-je enfin. »

Je repris ma conversation avec Alicia, ne pouvant empêcher un sourire d'apparaître sur mes lèvres. Elle me félicitait, et ce fut notre seul sujet de conversation pour le reste du jour. J'allais aller au bal avec Fred ! Mon Fred ! Merlin, que j'étais heureuse !

J'aimais tellement décembre ! J'avais tellement hâte d'être au bal !


A suivre dans le chapitre 12, "Le Bal de Noël"

Alors, ça vous a plu? Une petite review? Merciiiii :D