Réponses aux reviews:

Yami ni hikari: On ne saura pas tout de suite qui sont les deux individus envoyés par Shurka malheureusement, mais j'ai l'intention de les faire intervenir encore un peu d'ici là en semant quelques indices. Quand aux cauchemars de Tetsu tu verras toi-même ce qu'il en est en lisant les prochains chapitres ^_^

Une: J'ai un souci avec tes reviews, je ne sais pas pourquoi elles me parviennent toujours avec du retard et du coup quand je les reçois j'ai déjà publié le chapitre suivant en général. Cela m'empêche d'y répondre comme aux autres et j'en suis désolée. Sinon non, Akashi n'est pas la seule Lumière qu'aime Tetsu, c'est seulement que comparé aux autres protecteurs il est possessif à un niveau presque obsessionnel. Pour ce qui est de qui commande eh bien Tetsuya devrait normalement commander puisqu'il est le prince mais il n'aime pas vraiment ça alors il ne leur donne jamais d'ordres, parallèlement Akashi dirige les Lumières donc Tetsu lui fait confiance sur comment gérer les choses. Mais Akashi ne le commande pas, il essaye au contraire de le pousser à plus rentrer dans son rôle de prince et futur roi qui devra prendre des décisions en écoutant seulement leur avis.

Laura-067: Tu as raison pour la fille, elle est folle et dangereuse. En revanche tu te trompes pour l'homme aux yeux argents j'ai dû mal m'exprimer dans le chapitre. Shurka a beau vouloir apprendre quelque chose de Tetsuya si ça ne tient qu'à lui il le tuera ensuite. Cela signifie que l'autre homme ne veut pas de la mort du prince même si ses actes et ce qu'il veut sont contrastés comme tu pourras le voir dans ce chapitre, c'est un personnage très complexe qui révélera bien des surprises.

Notre Ombre est effectivement amoureux de ses Lumières et c'est réciproque même si cela ne se voit pas de la même façon chez chacun, leur amour est compliqué car renforcé et relayé par les différents liens qu'ils partagent.

Emy-nee: Je comprends que tu trouves le chambellan très méchant mais attention à ne pas finir par l'appeler Tu-sais-qui... Sinon il n'a pas engagé les deux individus, c'est seulement de leur propre volonté qu'ils agissent et parce qu'ils ont des intérêts dans cette affaire. Pour ce qui est des lemons tu as raison c'est pas facile d'en rédiger alors qu'ils sont en fuite et qu'ils doivent être sans arrêt sur leurs gardes. Mais ne t'en fais pas j'en ai déjà prévu deux dans la suite.

JellyMelusine: Heureuse que ça te paraisse trop court ^_^ Tu as raison nos six héros s'aiment dans une grande harmonie et Tetsuya refusera toujours de choisir entre eux (ils n'ont d'ailleurs pas intérêt à lui demander, un tetsu énervé est un tetsu qui fait peur). Cela me rassure que le développement de leur relation paraisse naturel, c'est pas évident de gérer six personnalités aussi différentes et rester cohérente.

Avertissements: Pour les besoins de l'histoire les noms de famille et liens familiaux de certains personnages ont été modifiés.

Contrairement à dans le manga j'ai choisis de faire s'appeler les personnages par leurs prénoms plutôt que leurs noms de famille et en même temps d'adapter leurs caractéristiques de langage à ce fait.

Donc:

Kuroko sera Tetsuya, Tetsu, Tetsuyacchi, et Tetsu-chin.

Akashi: Seijuro, Sei, Seijurocchi, et Sei-chin

Aomine: Daiki, Dai, Daikicchi, et Dai-chin.

Midorima: Shintaro, Shin, Shintarocchi, Shinta-chin.

Kise: Ryouta, Ryou, et Ryou-chin.

Murasakibara: Atsushi, Atsu, et Atsushicchi.

Cela peut paraître un peu inutile de mettre toute les dénominations comme ça mais je préfère faciliter la compréhension au maximum


Chapitre 10: Le Prince des Ombres recherché.

Le lendemain ils partirent à l'aube une fois de plus, galopant tant qu'ils le pouvaient puis alternant avec un pas rapide. Dans la seconde ville où ils s'arrêtèrent quelques jours plus tard ils se séparèrent pour acheter de l'eau et des vivres.

Daiki et Shintaro marchaient dans une rue moins grande et moins bien fréquentée quand ils passèrent devant un groupe d'affiches. Le sabreur y jeta distraitement un coup d'œil, ayant l'habitude de regarder les niveaux des primes pour repérer de nouveaux adversaires potentiels. Mais il manqua de trébucher en voyant les visages dessinés sur les avis de recherches.

-Fais donc un peu attention idiot, le réprimanda le lanceur de poignards. Tu ne sais plus comment marcher?

-Ferme-là et regarde ça, répliqua-t-il en lui tournant la tête vers les portraits.

Les yeux émeraude de l'érudit s'écarquillèrent, et il pinça les lèvres avant de répondre:

-Il faut prévenir Seijuro.

-Un peu qu'il faut le prévenir! Et les autres aussi par la même occasion!

-Ne t'excite pas comme ça tu vas attirer l'attention sur nous.

Ils retournèrent rapidement auprès de leurs camarades restés plus près du marché. Leur chef haussa un sourcil en les voyant revenir aussi vite et les incita à parler silencieusement.

-On a un problème, dit Shintaro. Il vaut mieux en parler dans un endroit plus... discret.

Seijuro hocha la tête et ils s'éloignèrent de la foule pour de pas risquer d'être entendu par des oreilles indiscrètes.

-Que se passe-t-il? demanda le tacticien une fois qu'ils furent dans une ruelle vide.

-Shurka a mit nos têtes à prix, déclara le métisse.

Ryouta eut une exclamation de surprise et les autres froncèrent les sourcils.

-Il continue de prétendre que nous avons enlevé Tetsuya, continua l'érudit. Il y a la mention morts ou vifs sur nos affiches et une prime colossale pour le ramener vivant au palais.

-Il veut sans doute en finir lui-même pour s'assurer que je ne réapparaîtrai pas brusquement un jour, dit l'Ombre à côté d'eux.

Ils sursautèrent presque à part le roux qui réfléchissait. Ils n'avaient pas l'habitude que leur protégé prenne part à ces conversations, et encore moins qu'il évoque les intentions du chambellan de façon aussi crue et réaliste. S'ils ne l'avaient pas eut avant ils avaient désormais la preuve que le jeune homme était loin d'être un naïf idéaliste. Il savait très bien à quoi s'en tenir malgré le fait qu'ils l'aient tenu à l'écart de toutes ces tentatives d'assassinat au fil des années.

-A vous deux vous passerez plus inaperçus, décréta Seijuro. Retournez acheter ce qu'il reste en prenant garde à ce qu'on ne voit pas vos visages. Nous allons retourner aux chevaux. Désormais on ne s'arrêtera plus en ville que pour nous ravitailler et nous n'irons pas tous ensembles à chaque fois.

Les deux guerriers hochèrent la tête.

-Nous vous attendrons à la sortie de la ville.

Ils se séparèrent donc de nouveau, et l'érudit et le métisse exécutèrent le plus rapidement possible la tâche qu'on leur avait confié tout en restant prudents. Néanmoins malgré leurs précautions un petit groupe de chasseurs de primes se mit à les observer avec suspicion, en le remarquant Daiki fit un signe imperceptible pour tout autre personne que son partenaire, et ils s'enfoncèrent une nouvelle fois dans les rues plus étroites pour tenter de les semer. Malheureusement cette tactique se révéla inefficace. Leurs ennemis connaissaient mieux le terrain.

-Tch, on dirait qu'on va pas avoir le choix.

-Essaye de te maîtriser, il ne faut pas que d'autres arrivent.

-Vu comment ils nous encerclent beaucoup doivent déjà être au courant, répondit le métisse en repoussant sa cape sur l'arrière de ses épaules pour qu'elle ne le gêne pas quand il dégainerait son sabre.

Il put sentir les chasseurs devenir plus crispés dans l'ombre, mais hésiter tout de même car ils n'avaient pas pu confirmer leur identité. Un rictus sauvage étira ses lèvres et son sang commença à bouillir. Ces types n'étaient peut-être que des amateurs mais leur nombre pourrait lui offrir un peu de distraction. Et puis peut-être qu'il aurait une bonne surprise et tomberait sur un adversaire correct dans le lot.

Shintaro devina l'expression qu'il avait prit et poussa un soupir en remontant ses lunettes. Il savait que quand l'autre Lumière atteignait cet état d'esprit il faisait bien peu dans la dentelle et la discrétion. Ils auraient de la chance si ils ne se retrouvaient pas avec tout les gardes de la ville sur le dos. Et Seijuro ne serait pas content si ils faisaient du grabuge. Il allait falloir qu'il assure les arrières du sabreur pour qu'aucun ne s'échappe et ne prévienne des renforts. Bah peu importe, la sécurité de leur Ombre et leurs amants était à ce prix.

Gardant bien sa cape autour de lui contrairement à son partenaire pour dissimuler les deux poignards qu'il avait empoigné, il s'arrêta en même que celui-ci quand quatre hommes surgirent devant eux.

-On peut faire quelque chose pour vous? lança Daiki avec un ton faussement nonchalant qui ne trompa personne.

-Ouais, ricana l'un de ceux qui leurs faisaient face sans se douter du danger auquel ils étaient confrontés. Vous pourriez enlever ce capuchon qu'on voit si vous faites bien partie des types dont les avis de recherches ont été placardé dans la ville cette semaine. Et ensuite vous nous accompagneriez bien gentiment jusqu'à la garnison pour qu'on empoche la prime sur vos têtes sans qu'il y ait de bobo.

Le sourire du guerrier devint encore plus carnassier si possible et il empoigna la garde de sa lame.

-Désolé, je n'ai jamais été du genre à écouter bien gentiment ce qu'on me disait. Et je crois pas que mon ami en ait envie non-plus cette fois.

Les chasseurs tirèrent leurs armes pour se jeter sur eux.

-Dans ce cas on vous y traînera par la force!

-J'aimerais bien voir ça! s'exclama-t-il en réponse avec un sourire fou.

Il dégaina et para deux épées pendant que l'érudit ouvrait largement le bras du troisième ennemi et tranchait la gorge du quatrième. Il ne pouvait pas se montrer clément, il savait que ce genre d'hommes étaient prêts à le tuer si il le fallait. Sautant en arrière pour esquiver une volée de flèches il rangea brièvement une de ses lames pour envoyer un fin stylet en direction de l'archer. Celui-ci tomba du toit où il tirait, la rencontre avec le sol mettant brutalement fin à son cri. Malheureusement il n'était pas le seul et la Lumière dû éviter d'autres traits. Entre temps le sabreur s'était débarrassé de ses adversaires et accueillait les suivants, son sourire démoniaque vite disparu. Toutes ces mauviettes le décevaient, y avait pas un seul bretteur correct dans le groupe et cela faisait retomber l'excitation qu'il avait ressentit au début. Désormais il se contentait de les battre froidement, son attention toute entière concentrée sur le fait de protéger l'homme aux cheveux verts et rejoindre rapidement les autres. Le combat les amena lentement à se déplacer, et finalement ils virent un groupe de soldats débarquer d'une rue perpendiculaire.

-Et merde, lança le sabreur.

D'un accord commun ils brisèrent le cercle de leurs assaillants et s'enfuirent sans même avoir besoin de se concerter. Tuer des chasseurs de prime prêts à tout pour les capturer étaient une chose, se battre contre d'honnêtes soldats qui seraient peut-être un jour sous leurs ordres en étaient une autre. Pas question d'ôter la vie à des gens faisant seulement leur travail si ce n'était pas un ordre de leur Ombre. Et il y avait très peu de chances pour celui-ci leur donne un ordre de ce genre un jour.

-Tss, fit Shintaro en voyant qu'il n'arrivaient pas à les distancer.

Il étudia rapidement les alentours et finit par désigner un escalier montant sur les toits à son camarade. L'autre homme l'emprunta sans poser de question, et ils ne prirent qu'une seconde arrivés en haut pour déterminer où ils se trouvaient. Localisant presque immédiatement les portes de la cité, ils se remirent à courir aussi vite et sautèrent de bâtiment en bâtiment. L'absence de poursuivants derrière eux leur apprit que la garde n'avait pas dû voir qu'ils avaient prit de la hauteur, mais néanmoins celle-ci se répandait dans la ville pour en bloquer chaque sortie et les retrouver donc ils se dépêchèrent. Les portes commençaient à se fermer quand ils y arrivèrent, ils sautèrent sur le balcon d'un étage inférieur, firent un nouveau bond pour reprendre pieds au sol et se précipitèrent vers elles.

-Les voilà!

-Arrêtez-les!

Certains voulurent les stopper mais ils les éjectèrent de leur chemin et rejoignirent leurs compagnons au milieu du désordre.

-Vous deviez rester discrets, fit froidement leur chef pendant que Ryouta et Atsushi leur tendaient les brides de leurs chevaux.

-Désolé, lança Daiki en enfourchant le sien. Ils s'obstinent.

-Nous en rediscuterons plus tard.

Le ton sur lequel cela avait été dit fit frissonner les deux hommes mais ils talonnèrent leurs montures avec les autres pour s'élancer loin de la ville. Avec la foule paniquée au niveau de l'entrée de celle-ci, ils étaient déjà loin quand la garde pu sortir pour les poursuivre.

Les deux semaines suivantes furent assez similaires, régulièrement ils devaient faire face à des chasseurs attirés par la prime et des bandits en tout genre. Sans compter ceux qui jouaient les justiciers et venaient "libérer" le prince de ses "kidnappeurs". Ceux-là étaient les plus délicats à gérer car pas vraiment antipathiques, mais à force ils commençaient à leur taper sur les nerfs. Ryouta lui choisit d'en plaisanter:

-Attention Tetsuyacchi, le grand méchant Daiki Aomine est derrière toi.

L'Ombre sourit mais le métisse râla:

-C'est pas drôle, je peux savoir pourquoi ils continuent de penser qu'on t'a enlevé alors que tu es complètement libre de tes mouvement avec nous? Je veux bien être surnommé le Démon quand je combat mais là on a rien fait.

-On devrait peut-être essayer de te ligoter, si ça se trouve ils changeraient d'avis.

-N'y pense même pas, répondit l'héritier.

-Ce sont juste des crétins, déclara Shintaro. Ils ne réfléchissent pas et foncent simplement en pensant que Shurka dit la vérité.

-En tout cas je commence à en avoir marre d'être traité de traître, renchérit Daiki. Tout ça parce que l'autre serpent à sonnette refuse de donner à Tetsu ce qui lui revient.

-Bientôt Tetsuya aura les symboles de la couronne et Shurka ne sera plus rien, dit Seijuro. Il faut être patients.

-Mouais. A combien de jours de la frontière avec Ardilya sommes-nous déjà? demanda le blond.

-Cinq, répondit l'érudit. Mais il va falloir nous arrêter avant pour nous approvisionner en eau. Amesthia est aux portes du désert du Sud.

-Je me souviens, sourit la Lumière à la peau brune. Avec mon père on s'y rendait une fois par mois pour acheter du sel, de l'encens et des épices.

-C'est une belle ville? demanda Tetsuya.

-Ils font de bons gâteaux, dit Atsushi.

-Ouais, et les habitants ont une culture particulière issue du mélange des coutumes de Lymnia et d'Ardilya. En plus elle a beau être proche du désert il y fait moins chaud que dans le reste du royaume, beaucoup plus de plantes y poussent.

-ça doit être beau à voir.

-ça l'est, mais il faut déjà y arriver.

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Marchant à travers la pièce, l'homme laissa court à sa colère.

-Tu ne peux toujours pas voir où il est?!

-Je n'y peux rien, fit la fille penchée sur une coupe en cristal avec une petite moue boudeuse. Ils sont toujours si proches de lui que leurs auras brouillent la sienne. Je ne peux le suivre que quand ils ne sont pas à cinq et encore pas précisément.

-ça ne t'empêche pourtant pas de l'influencer d'habitude, dit-il en la regardant avec un mélange de rancœur et désapprobation.

-Influencer est une chose, localiser en est une autre. Et puis je croyais que tu voulais le faire souffrir autant que tu as soufferts toi?

Elle eut un sourire vicieux et il se détourna.

-Bien sûr que je lui ferai comprendre ses tords, mais il reste...

La fille eut un petit rire.

-Pauvre Shougo tu es tout déchiré, tout ça parce qu'il n'a pas bien choisit.

Le guerrier serra les poings.

-Ferme-la! Contente-toi de faire cette localisation.

-Tu es sûr de vouloir attendre ici et ne pas partir devant? Les assassins de Shurka pourraient accidentellement le tuer.

-Ne soit pas ridicule, répondit-il en écartant sa phrase d'un geste. Ces cinq crétins seront capables de le protéger au moins jusqu'à ce qu'on le récupère. Il faut bien qu'ils servent à quelque chose.

-Hi hi, tu es vraiment impitoyable.

-Évidement. Il le faut pour reprendre ce que je veux. Oublies-tu qui je suis?

-Nullement. Mais il y a de grandes chances pour que ces cinq là ne te laissent pas faire.

-Peu importe, je les écraserai et reprendrai la place qui me revient de droit.

à suivre...


Alors qu'est-ce-que vous en pensez?