Bonjouuur ! On se retrouve pour un onzième chapitre, j'ai moi-même du mal à y croire ! On se rapproche quand même doucement de la fin, il faut bien ! Je ne sais pas combien de chapitres il reste encore... J'en suis à l'écriture du quatorzième et il se peut que ce soit le dernier, je verrais ^^ En attendant... Je vous laisse voir si Mr Roy va décider de ramener ses fesses ;-)

Bonne lecture :D


Chapitre 11


Le lendemain, ce fût une Riza des plus froides qui pointa au bureau. Elle était arrivée en retard, chose inhabituelle qui ne manqua pas d'inquiéter ses camarades. Malgré son angoisse et des inquiétudes, elle avait pris le temps d'aller acheter quelques vêtements à sa taille, elle ne souhaitait pas revivre une journée comme la veille. Elle était persuadée qu'elle se serait évanouie avant la fin de la journée, asphyxiée. Elle fut cependant surprise de l'attention de ses compagnons d'armes qui lui offrirent un accueil digne de ce nom.

- Joyeux anniversaire, Lieutenant ! Claironnèrent les quatre hommes avec entrain.

Elle sursauta en voyant leurs mines radieuses, fiers d'avoir pensé à l'anniversaire de la jeune femme qu'elle avait elle-même oublié. Elle s'était tellement inquiétée pour Roy qu'elle en avait oublié son propre anniversaire. L'absence de celui-ci se fit encore plus pesante, et elle sentit son cœur se serrer d'avantage dans sa poitrine. Elle lutta pour retenir ses larmes et accorda une légère étreinte à ses amis qui leur tendait tous un petit paquet. Elle ouvrit ses petits présents une fois installée derrière son bureau et sourit en les remerciant. Elle laissa même échapper un rire sincère en découvrant le cadeau de Fuery, un Black Hayate miniature, un bibelot qui ne manquerait pas de décorer sa pièce. Tous furent surpris de la voir rire, tant ils avaient l'habitude de la voir aussi stricte.

Puis, ils finirent par se mettre au travail. Son regard se posait sans cesse sur le téléphone, mais elle n'eût aucune nouvelle de Roy de toute la matinée. Elle suivit alors sa fine équipe jusqu'au réfectoire lorsque l'heure du déjeuner arriva. Elle sentait le regard du sous-lieutenant Havoc sur elle et il posa une main réconfortante sur son épaule.

- Roy ne vous laisserait jamais comme ça sans raison, murmura-t-il alors qu'ils étaient légèrement en retrait.

Il lui accorda un sourire et un clin d'œil avant de rentrer dans le réfectoire. Elle marqua un temps d'arrêt en écarquillant les yeux. Havoc savait. Était-il le seul ? En avait-il parlé ? Elle observa différemment les autres membres de l'unité, à la recherche d'indices. Cela eût au moins le mérite de lui changer un instant les idées.

- Lieutenant Hawkeye, une livraison pour vous à l'accueil ! Annonça un soldat qui se posta près de leur table alors qu'elle finissait son dessert.

Surprise, elle se leva pour suivre la recrue, sous le regard ahuri de ses collègues. Et ils le furent d'avantage lorsqu'elle arriva plus tard avec un énorme bouquet de fleurs dans le bureau. Ils s'apprêtèrent à l'assommer de questions mais rien qu'en voyant son visage, ils devinèrent qu'elle n'en savait pas plus qu'eux. Fuery, tout attentionné qu'il était, s'occupa de trouver un vase pour entreposer le somptueux bouquet.

- De qui vient ce bouquet ? Demanda Falman, terriblement intrigué.
- Il y a une carte, déclara Breda en montrant le carton au milieu des roses rouges.
- Elle est vierge, murmura la jeune femme en la prenant dans ses mains après avoir mis les fleurs dans l'eau. Merci Fuery.

Celui-ci sourit en la regardant faire. La militaire observa la carte sous toute ses coutures avant de froncer les sourcils.

- Havoc... Votre briquet s'il vous plait.
- Vous ne comptez quand même pas y mettre feu ? Paniqua Fuery.
- Elle en serait capable, admetta Falman, s'amusant de la mine déconfite du plus jeune.

Le blond lui lança son briquet qu'elle rattrapa sans difficulté et chauffa la carte. Si elle était de Roy, les flammes lui donneraient la réponse. Et elle ne fut pas surprise de voir l'encre faire son apparition petit à petit. Elle reconnut sans soucis l'écriture de son amant, affichant une adresse et une heure après un « Joyeux Anniversaire » soigneusement tracé. Elle rendit le briquet à son propriétaire et son regard navigua entre le bouquet et le carton. Cela voulait dire que Roy était de retour à East City si elle recevait ce bouquet. Un discret soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres et tout le monde essaya tant bien que mal de se remettre au travail. Ses doigts effleuraient discrètement les pétales de roses, écoutant discrètement les hommes débattre sur l'expéditeur du bouquet et mettre en place divers paris. Quand elle se savait hors du champ de vision de ses collègues, sa main se glissait inconsciemment sur son petit ventre. Le temps parut nettement plus long jusqu'au soir. Elle quitta le travail à dix-huit heure trente, le carton annonçait vingt heures trente, elle avait donc le temps de rentrer pour ôter son uniforme. Non, elle devait retirer son uniforme, sinon aucune heure n'aurait été indiqué.

- Qu'est-ce que je suis censée mettre ? Soupira la jeune femme en observant son armoire, une fois chez elle.

Elle situait la rue indiquée, il s'agissait d'un quartier résidentiel, rien d'exceptionnel ne semblait y être. Elle soupira à nouveau et opta pour simple robe longue, noire, qui était ce qu'il y avait de plus confortable pour elle désormais. Elle observa un instant ses escarpins mais se dirigea vers des chaussures plates, ce qui était plus raisonnable. Et elle ne savait toujours pas ce qui lui attendait. Enfin, elle termina de préparer ses affaires et quitta son appartement, accompagnée du canidé pour la rassurer. N'ayant pas envie de marcher, elle avait prit le temps d'appeler un taxi qui arriva à l'heure et qui l'a conduit à l'adresse indiquée.

- Vous êtes sûr que c'est ici ? Demanda la jeune femme en observant autour d'elle.

Le chauffeur confirma et elle lui tendit un billet avant de sortir du véhicule avec le chien. Il n'y avait que des maisons autour d'elle, et le numéro était inscrit sur une petite maison. Elle ouvrit le portail et laissa passer Black Hayate avant de s'introduire à son tour dans la propriété. Un vent frais la fit tressaillir et elle s'emmitoufla dans son manteau en rejoignant la porte. Hésitante, elle secoua la cloche près de celle-ci et attendit. Aucune réponse. Sourcils froncés, elle réitéra le geste plusieurs fois, en vain. Elle sortit alors son arme de son sac, par réflexe, et tourna la poignet. La porte s'ouvrit. Elle fit signe à son compagnon à quatre pattes de monter la garde et elle pénétra dans la maison, tenant fermement son arme en main. Elle semblait inhabitée, mais une drôle d'odeur s'en dégageait. Elle observa les pièces du rez-de-chausée une par une en maudissant l'absence de lumière, jusqu'à ce qu'elle remarque une étincelle passer dans une des pièces, allumant une bougie. La lueur de celle-ci fut faible, mais elle fut capable de remarquer une table. Elle s'approcha prudemment et se tendit à mi-chemin en sentant une présence derrière elle. Elle arma son arme et se retourna vivement, le canon de son arme se posant entre les deux yeux de son vis-à-vis qui laissa échapper un léger rire.

- Essaye de ne pas tirer...
- Roy...

Sa voix n'avait été qu'un faible murmure, mais il l'avait entendu. Il se tenait devant elle, les bras levés. Ce sourire triomphant sur son visage fit remonter en elle ces heures entières à s'inquiéter. Elle sentit les larmes lui monter à nouveau aux yeux.

- Roy Mustang ! Vous êtes le plus grand abruti que je n'ai jamais vu ! S'écria-t-elle, énervée. Tu pars sans rien dire et tu penses que tu peux réapparaître comme une fleur, comme si de rien n'était ?!
- Peut-on continuer cette discussion sans que je n'ai une arme pointée sur moi, s'il te plait ?

Elle baissa son revolver qu'elle désarma avant de le ranger dans son sac qu'elle laissa tomber au sol pour lui mettre une gifle qu'il jugea être la plus monumentale de sa vie, état donné qu'il en avait que très rarement reçu, avant de marteler son torse.

- J'étais morte d'inquiétude ! Hurla-t-elle en sentant les larmes s'échapper du coin de ses yeux. Quel Général tu fais, à t'échapper comme un gamin ? Je suis ton assistante, je te rappelle, si tu n'es pas là je suis celle qui doit prendre les décisions ! Comment je suis censée pourvoir être efficace si par la même occasion l'homme que j'aime disparaît et me laisse sans un mot ?
- Tu n'as pas vu ma note ?

Haletante, elle avait finit par s'accrocher à la veste du brun, comme on s'accrochait à une bouée de sauvetage en plein naufrage. Elle s'apprêta à continuer sa tirade lorsqu'elle réalisa ce qu'il avait dit.

- Visiblement non, soupira-t-il. Mais me laisseras-tu te souhaiter de vive-voix un joyeux anniversaire, maintenant ?

Il n'attendit pas sa réponse et posa ses lèvres sur les siennes. Il n'était parti que deux petits jours mais elle lui avait terriblement manqué.

- Je suis vexé que tu aies pu pensé que je vous avais abandonné...

Elle fût contente que la lumière bougie ne soit pas assez forte pour l'éclairer lorsqu'elle sentit ses joues s'empourprer. Cependant, Roy devina facilement sa gêne. Elle devenait un véritable livre ouvert ces dernières semaines. Il déposa un baiser sur son front et claqua de ses doigts gantés pour allumer une multitude bougies installées dans la pièce.. La jeune femme observa la pièce, surprise et sentit son cœur s'emballer dans sa poitrine, en particulier lorsqu'elle vu la magnifique table dressée.

- Roy, c'est magnifique... Mais tu es revenu quand ?
- Ce matin, j'ai pris le premier train. Mais j'ai eu un coup de main d'Elicia et de Gracia. Il n'y a pas d'électricité ici, donc il faudra se contenter des bougies.

Il laissa échapper un léger rire en repensant à la fillette plus que ravie d'aider son Tonton Roy à préparer une surprise pour sa dulcinée. Il montra alors à la jeune femme la table où était déjà installé le repas qu'il avait essayé de garder au chaud jusqu'à son arrivée.

- Tu dois avoir faim, murmura-t-il en caressant sa joue, glissant discrètement sa main derrière sa tête pour détacher la barrette et libérer ses cheveux. Tu es magnifique...

Elle sourit un peu et l'embrassa du bout des lèvres avant d'aller s'asseoir. Elle n'arrivait plus à lui en vouloir, tant elle était rassurée de l'avoir à nouveau à ses côtés. Elle se sentait même ridicule de s'être emballée de la sorte. Ses hormones lui faisait perdre la tête, mais cela ne semblait pas déranger le noiraud. Bien au contraire, celui-ci se délectait de la voir aussi expressive. Le dîner était un vrai délice, mais elle comprit rapidement qu'il était l'œuvre de Gracia. Ils discutèrent alors de ses deux journées de travail, mais elle n'arriva pas à un seul instant à lui décrocher le moindre mot sur son séjour à Central, ni même sur cette maison. Le repas fut aussi apprécié par Black Hayate qui léchait les assiettes que la jeune femme posa au sol. Le petit chien n'avait pas bougé de son poste jusqu'à ce qu'elle l'interpelle, et elle en était très fière. Le dessert, accompagné d'une bouteille de champagne - plus pour la forme car il ne la laissa boire qu'une seule gorgée, fit sourire d'avantage la jeune femme. Ils se partagèrent une part de fraisier, s'amusant à porter la cuillère dans la bouche de l'autre, se laissant emporter par cette ambiance des plus romantiques, effaçant toute rancune dans le cœur de la jeune femme. Autant de niaiseries de la part de l'Alchimiste la surprenait, mais elle garda ses remarques pour elle. Le monde aurait bien pu s'effondrer, son regard intense et pétillant posé sur elle lui faisait tout oublier. Fidèle à lui-même, il transpirait l'élégance dans son costume. Elle pouvait même remarquer la chemise et la cravate neuve.

- Je suppose que c'est l'heure du cadeau, murmura le brun avant de finir sa coupe en une gorgée.

Elle le regarda, surprise de le voir stresser de façon aussi soudaine, lui qui était toujours un peu trop sûr de lui. Puis elle sentit son rythme cardiaque s'emballer lorsqu'il se leva de sa chaise pour mettre un genou au sol à côté d'elle. Il laissa échapper un soupire bref pour se donner du courage et sortit un petit écrin qu'il ouvrit, faisant découvrir aux yeux ébahis de Riza une sublime bague surmontée d'un diamant.

- Ces dernières heures, j'ai été un piètre amant, mais cela a été un risque que j'ai pris sans hésitation, juste pour pouvoir te poser cette question... Riza Hawkeye, accepterais-tu de devenir ma femme ?


*noyée dans un océan de guimauve* Bon, j'ai encore coupé à un vilain moment, j'en suis désolée ! J'arrive pas à croire que l'histoire prenne cette tournure ! P'tete le ras le bol de voir Riza et Roy subir toutes les misères du monde dans toutes les fics... Puis vu le côté Womanizer de Roy et sa manie à toujours faire les choses en grand... Je trouvais que ça lui allait comme un gant de s'enflammer comme ça ! (Gant...enflammer...même pas fait exprès !) Comparé à l'allure stoïque de Riza en toute occasion quand elle est devant des gens... J'espère que je ne vous ai pas étouffé de barbe à papa :P