Coucou !

Cette fois, réponses aux reviews envoyées !!!

Pas beaucoup de reviews par rapport au nombre de lecteur... Mais, bon, je ne peux rien y changer.

Merci à Demonlov qui n'est pas enregistré sur le site ! Tu auras toutes les réponses en temps et en heure...lol

Bonne lecture et Vive Alice !!!

chapitre 11

9h00.

Mon père me déposa chez Angela avant de partir au travail.

Alice était appuyée contre sa splendide voiture de sport rouge, une Audi TT, je n'avais jamais fait attention à la marque avant.

Avait-elle peur de cogner à la porte des Weber ?

Elle n'était pas obligée d'attendre mon arrivée.

Lorsqu'elle me vit, elle m'accueillit sans joie. Elle affichait plutôt une petite moue.

Est-ce qu'elle avait compris que ce tri vestimentaire était un mensonge qui aurait pu m'éviter de l'accompagner faire les boutiques ?
Si c'était ça, j'allais passer un sale quart d'heure.

- Tu es en retard, Bella ! M'informa-t-elle.

Je vérifiai, instinctivement, ma montre.

- Non. Il est 9h01. On devait se rejoindre ici à 9h00 pour aider Angela.

Mon amie sortit, justement, de sa maison et vint m'embrasser sur la joue.

- On a déjà fini. Alice est arrivée à 8h30 afin de ne pas tomber dans les bouchons sur la nationale. Déclara Angela, avec un regard d'excuse.

- Oh ! Vous avez fait le tri.

- Oui. La malheureuse n'a pratiquement pas de vêtements, pire que toi. J'ai mis à peine dix minutes, toute seule, à remplir le carton et je l'ai même déposé à l'association des sans-abris. J'en reviens ! M'expliqua Alice.

Je la dévisageai, ébahie. Elle était forte, très forte. Elle devait se douter de quelque chose pour agir ainsi.

- Ferme la bouche, Bella. Allez, en voiture ! Nous ordonna-t-elle.

Angela prit place sur la petite banquette arrière, me laissant le siège passager. Je lui adressai une grimace, à laquelle elle me répondit par un sourire espiègle.

- En route ! S'exclama Alice.

Elle était si heureuse à l'idée de passer cette journée avec nous, je devais faire un effort et chasser mon manque d'enthousiasme.

- Alors, vous vous êtes bien amusés hier soir ? M'interrogea Angela.

Le visage d'Alice se tourna, illico, vers moi. Le rouge me monta aux joues et je me mis à contempler le paysage. J'avais très chaud, tout à coup.

- Oui, Bella. J'aimerais beaucoup connaître les raisons de l'abrutissement soudain de mon frère.

Le comportement d'Edward avait changé depuis cette nuit ?

Je souris, bêtement, en repensant à nos ébats. Ca avait été la plus belle nuit de toute ma vie.

- Apparemment, tu es contaminée aussi ! Ajouta-t-elle.

- Ils sont malades ? S'inquiéta Angela.

- Oui et gravement malade. Plaisanta Alice. Tu connais la "Maladie d'amour" ?

- Euh, non. Jamais entendu parler !

- C'est une vieille chanson française. Mais, là, c'est la maladie imaginaire des amoureux. N'est-ce pas, Bella ?

Je baissai hâtivement la tête. Je ne voulais en parler à personne. C'était trop intime et je ne partagerai ces moments qu'avec Edward.

- Pas la peine de nous raconter, on a compris ce que vous avez fait hier. C'est votre droit de ne pas en partager les détails avec nous. Dit Alice.

Après un long silence, Alice se mit à rire, doucement.

Je jetai un oeil dans sa direction.

- Pourquoi ris-tu ? Lui demandai-je, un peu agacée.

- Tu ne te rends pas compte de l'effet que tu produis sur lui, Bella. Aprés cent années de solitude, il découvre tout d'un coup. L'amour, la passion, les gestes tendres, les baisers, la jalousie et maintenant...le sexe !

- Cent années ? S'écria Angela, ahurie.

Elle avait crié tout haut ce que j'avais pensé tout bas. Alice arrêta de rire et reprit son sérieux.

- Cent années, c'est une expression ! Il n'a que 17 ans mais il ne s'était jamais intéressé aux filles, jusqu'à notre chère Bella.

Pourquoi n'arrivai-je pas à la croire ?

Sans doute parce qu'il y avait des choses bizarres concernant Edward...

Je repensai à tout ce que je savais sur lui. La froideur et la dureté de sa peau, la vitesse de ses mouvements, ses absences qui n'inquiétaient que moi, son manque d'appétit, son intelligence, sa délicieuse odeur corporelle qui se différenciait de la senteur qui sortait de son flacon de parfum, sa famille si particulière, leurs belles voitures, leur beauté, le fait que je ne sache quasiment rien sur les Cullen et, maintenant, les mots d'Alice: " Après cent années de solitude ".

Etait-ce réellement une expression ?

Et puis, à tout cela, s'ajoutait l'impression d'avoir déjà vu Edward, avant notre première rencontre.

C'était absurde. J'étais absurde ! Edward ne pouvait qu'être un humain, certes un humain plus que parfait, mais un humain, comme nous tous. Après tout, les extra-terrestres n'existaient pas !

Donc, je devais stopper mes pensées absurdes !

Je l'aimais, il m'aimait, c'était tout ce qui comptait.

Quand je sortis de mes pensées, Alice ralentit et se gara sur le parking du centre ville de Port Angeles.

- Nous y voilà ! S'extasia-t-elle.

Je respirai un grand coup et ouvrit ma portière.

Je ne pensais pas qu'il y avait autant de boutiques dans cette ville.

Alice enclancha l'alarme de son Audi, se plaça entre Angela et moi et nous prit sous les bras.

- On va s'éclater ! Je vais m'amuser comme une folle !

Allait-elle jouer à la poupée avec nos deux corps ?
J'en étais certaine vu sa tête.

Il était 10h30, donc il restait environ huit heures de cauchemar. Elle nous emmena jusqu'au premier magasin.

- Allez dans le salon d'essayage et attendez-moi, je n'en ai pas pour longtemps.

Nous avançâmes sans un mot. A quoi bon argumenter avec Alice !

J'entendis la vendeuse la saluer comme si elles se connaissaient depuis des années.

- Waou ! Il y a une télévision pour nous faire patienter et même des boissons. C'est pas mal ! Sourit Angela.

Vu le luxe du magasin, je savais déjà que je n'y achèterai rien.

Au bout d'une dizaine de minutes, Alice revint vers nous, suivie de près par la vendeuse, qui poussait un portique rempli de vêtements.

- Je vous explique. Tous les vêtements derrière l'étiquette rouge sont pour Bella. Ceux derrière l'étiquette verte pour Angela et derrière l'étiquette blanche ce sont les miens. Vous sortez après avoir enfilé chaque tenue pour avoir nos avis. Ce qui vous va, vous le confiez à Suzie (la vendeuse). C'est parti !

- Euh, Alice ?

- Oui, Angela ?

- Je n'ai pas les moyens de m'acheter tout ce qui me plaît et il n'y a même pas de prix affichés. Lui confia-t-elle, mal à l'aise.

En fait, j'étais dans le même cas, je n'avais que 150 dollars sur mon compte en banque, toutes mes économies.

- Ne vous occupez pas de ça, on s'amuse ! C'est ma boutique préférée et Suzie est une très bonne amie. C'est juste un défilé. Répondit-elle, envoyant un rapide clin d'oeil à la vendeuse.

Après 1h30 d'essayage, j'étais exténuée. La moitié des vêtements proposés m'allaient comme un gant, comme Angela avec les siens. Alice avait de très bons goûts.

Nous allions sortir de la boutique, les mains vides, quand Alice se tourna vers Suzie.

- Tu n'oublies pas de noter !

- Comme d'habitude, ma belle ! Lui rétorqua la vendeuse.

Elle nous guida ensuite en direction d'un petit restaurant italien.

- Pour vous récompenser, je vous offre le déjeûner !

- C'est très gentil de ta part, mais je préfère qu'on partage l'addition, tu as pris ta voiture donc c'est à nous de te payer le repas. Déclarai-je, avec l'accord d'Angela.

- C'est ridicule, voyons ! Gardez votre argent pour faire un cadeau à votre amoureux. Le patron est un ami de la famille, ça ne me coûtera deux fois rien. De toute façon, vous n'aurez pas la facture. Alors, faites-moi plaisir...

Je ne pouvais rien lui refuser lorsqu'elle me fixait avec ses yeux d'enfant triste.

- Bon, d'accord ! Cédai-je.

Le repas fut délicieux. J'avais, littéralement, "englouti" mes lasagnes au saumon, exquis.

Il devait être environ 15h00 lorsqu'on passa devant une petite bijouterie. Je demandai aux filles de s'arrêter. Un objet avait attiré mon attention dans la vitrine.

- J'en ai pas pour longtemps. Précisai-je, en poussant la porte.

Les filles sur mes talons, j'avançai vers le commerçant.

- Bonjour, mesdemoiselles !

- Bonjour. Pourrais-je voir la gourmette pour homme qui est en vitrine ? Lui demandai-je.

- Bien sûr.

Il déverrouilla la vitrine et se saisit du bijou afin de me l'apporter.

- C'est celle-ci ?

J'acquiesçai d'un hochement de tête. Il me tendit l'objet.

La gourmette était en argent, avec de grosses mailles. Je regardais le rectangle d'identification, je n'avais même pas besoin de graver quoique ce soit, tout y était. Le prénom " Edward " était écrit en lettres anciennes, je le retournai dans mes mains. Derrière le prénom, " Pour l'éternité " était noté.

- Il va l'adorer, Bella ! Me confia Alice.

- Elle coûte combien ? Me renseignai-je auprès du vendeur.

Il regarda dans un grand cahier.

- 180 dollars.

Tout s'écroulait autour de moi. Je désirai tant ce bijou.

- Je suis désolée, je n'ai pas cet argent. Tant pis...

- Je te prête la différence. Tu me rembourseras plus tard. Me chuchota Alice.

Je refusai poliment.

- Edward aurait adoré ce bijou ! S'il te plaît, Bella, accepte que...

- Non. La coupai-je. Si je ne peux pas lui payer entièrement, alors ça ne vient pas de moi. Tu comprends ça ?

- Oui, je vois ce que tu veux dire.

J'avais la main posée sur la poignée de porte lorsque le vendeur me demanda:

- Votre petit-ami s'appelle Edward ?

Je lui fis face et hochai la tête. C'était une question assez bête, pourquoi achèterai-je une gourmette avec le prénom Edward, si je ne connaissais personne avec le même prénom.

- 100 dollars et elle est à vous !

Angela me poussa vers le comptoir.

- D'accord, je la prends ! Mais, pourquoi avez-vous baissé le prix ? Ne pus-je m'empêcher de lui demander.

- Mon père s'appelait Edward et il avait la même gourmette que celle-ci. Et vous avez l'air très amoureuse de ce garçon, ça se voit dans vos yeux.

- Merci infiniment. Dis-je en lui donnant le chèque.

En échange, il me remit la gourmette empaquetée dans un très bel écrin bleu nuit.

Sortant de la bijouterie, Alice me contempla quelques instants, en silence.

- Quoi ? L'interrogeai-je.

- Edward avait la même tête que toi avant de t'offrir son diamant rose.

- Quel diamant ? Je n'ai pas de dia...

Tout à coup, je me tus et posai ma main sur le pendentif qu'il m'avait offert.

- C'est un diamant ? Balbutiai-je.

- Il ne te l'a pas dit. Oh, j'ai encore trop parlé !

- Ca a dû lui coûter une fortune !

- Non. Ca lui venait de sa mère, de sa véritable mère.

- C'est encore pire, ce pendentif a bien plus de valeur. Soufflai-je.

- Il t'aime, Bella. Pour lui, ce coeur est aussi précieux que son amour pour toi.

- Imagine que je le casse ou le perde.

- Ca n'arrivera jamais, fais-moi confiance !

Je n'oterai plus jamais ce pendentif de mon cou. Personne ne m'avait fait un présent aussi coûteux.

Mon bel Edward était complètement fou de me confier cet objet de famille. Mais, d'un autre côté, il tenait réellement à moi et peut-être même qu'il m'aimait autant que, moi, je l'aimais. Cette réflexion me remit du baume au coeur.

- Alors, où va-t-on maintenant ? Questionna Angela.

- Dans la caverne d'Ali Baba. Répondit Alice.

- Ca existe ? S'étonna Angela.

- C'est une façon de parler, mademoiselle Weber. S'amusa Alice. Je vous emmène dans un magasin où il y a tout ce qu'on veut: maquillage, soins du corps, livres, parfums et plein d'autres trucs, indispensables à la survie d'une jeune fille. J'ai promis à Rosalie de lui ramener son parfum préféré.

Alice avait raison, cette boutique était immense. Il y avait même un rayon papèterie.

En flânant dans le coin parfumerie, une odeur familière m'attira.

J'attrapai un vendeur au bout de l'allée.

- Excusez-moi, pourriez-vous me dire le nom de ce parfum ?

- C'est Py de Givenchy. Vous le trouverez facilement les boîtes sont rangées par ordre alphabétique au nom des créateurs.

- Merci beaucoup, monsieur !

Alice me rejoignit dans le rayon, avec une énorme bouteille de Chanel n°5. Je ne voulais même pas en connaître le prix.

- Tu t'intéresses aux parfums pour homme ?

Mon visage s'empourpra légèrement.

- Oh, je vois ! En fait, c'est juste le parfum d'Edward.

J'acquiesçai.

- Il est nettement moins cher que celui de Rosalie. Tu le veux ? S'enquit-elle.

- Non. Je voulais juste le sentir. Répondis-je en inhalant le flacon testeur.

J'avais l'impression que mon amoureux était près de moi.

- C'est une merveille, n'est-ce pas ?

- Je parie que c'est toi qui lui a offert ?

- Tu as raison. Il a adoré. D'ailleurs, dès que son flacon est vide, je lui remplace.

- Quel parfum me conseillerais-tu, pour moi ?

- Aucun. Mon frère m'en voudrait à mort si je changeais quoique ce soit à ton odeur.

J'étais étonée. Mon odeur n'avait rien d'extra-ordinaire. J'utilisais la même gamme de produits à base de fraise, depuis des années. D'ailleurs, il me semblait que ma mère s'en servait déjà quand j'étais bébé.

- Ah, Angela est de retour ! Déclara Alice.

- Ses bras sont bien chargés !

Nous la rejoignîmes et avançâmes à la caisse.

Angela avait trouvé des cadeaux pour sa soeur et pour Embry. Moi, la seule chose que je voulais, je l'avais achetée plus tôt, chez le bijoutier.

- Zut, j'ai oublié mes clés de voiture ! S'écria Alice. Attendez-moi à la voiture, je sais où elles sont.

Elle marcha, à toute vitesse, vers la boutique de son amie Suzie et réapparut en moins d'une minute.

De retour à Forks, Alice me déposa en première. Elle sortit de la voiture pour me saluer.

- J'ai passé une superbe journée, Bella ! Me dit-elle en me serrant dans ses bras.

- C'était super sympa.

J'avançai vers l'allée quand elle m'appela.

- Tu oublies tes paquets !

- Non, c'est bon ! Rétorquai-je en lui montrant mon unique achat.

- Pas celui-là, les autres !

Elle s'avança vers moi et me fourra pleins de paquets dans les bras. Elle se sauva aussitôt.

- A lundi ! Cria-t-elle, avant de démarrer.

Je restai sur place, sans voix. Elle nous avait acheté tous les vêtements qui nous allaient chez Suzie. C'était pire que la dernière fois.

- Je crois que quelqu'un a besoin de mon aide !

Je me retournai aussitôt au son de cette voix. Cette voix, sublîme, que je reconnaitrai n'importe où. Edward se tenait devant la porte d'entrée de ma maison.

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Toujours le même mot : REVIEWS !!!!!!!!

Please....