Chapitre 9 :

-On devrait inviter d'autres enfants, fit Astoria.

Son mari détourna les yeux de son journal pour regarder sa femme.

-D'autres enfants ?

-Harry ne peut pas rester confiner jusqu'à son entrée à Poudlard, il à besoin de rencontrer d'autres enfants.

Draco déposa son journal en soupirant.

-Je sais, mais je refuse qu'il ne fréquente que des sang-purs. Mais, d'un autre côté, avec la réputation de ma famille, les sang-mêlé ne voudront certainement pas nous fréquenter.

Draco fut surprit de voir sa femme avec un petit sourire en coin.

-Tu as déjà ton idée ? demanda t'il bien que connaissant déjà la réponse.

-En effet, je pensais au jeune Londubat…

-Neville ?

-Oui, le garçon est un peu dans la même situation qu'Harry, il n'a plus ses parents pour s'occuper de lui et surtout, sa grand-mère est très protectrice avec lui. Je pense que cela ferait beaucoup de bien aux deux de se lier d'amitié.

Draco passa sa main dans ses cheveux, Astoria n'avait pas tords et de plus, les Londubat ne partage pas les idées des autres sang-purs. Le jeune Neville semblait être la personne idéale.

-Très bien, contacte Augusta Londubat.


Une semaine plus tard, un déjeuner avait été organisé pour que les deux garçons fasse connaissance.

Draco et Astoria avait expliquer à Harry qu'ils allaient recevoir une femme pour déjeuner et que donc, il devait être polis. Le petit garçon était anxieux car c'était la première fois qu'il allait rencontrer un autre garçon de son âge.

Les Londubat arrivèrent par cheminette à l'heure, Augusta Londubat était connue pour sa ponctualité. Elle portait toujours son manteau vert, son sac rouge et surtout son chapeau avec un corbeau empaillé. Chapeau qui attira aussitôt l'attention d'Harry

-Mme Londubat, fit Draco en prenant la main d'Augusta pour lui faire un baisemain. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.

-Mais je vous en prie Monsieur Malfoy. J'avoue avoir été surprise par votre invitation.

Elle serra la main d'Astoria avant de se tourner vers Harry qui gardait les yeux rivés sur son chapeau

-Harry

Le petit garçon sursauta brusquement avant de se tourner vers Astoria qui l'avait appelée.

-On dit bonjour aux Londubat au lieu de les dévisager.

Harry rougit avant de tourner les yeux vers Augusta et de se pencher légèrement.

-Bonjour Mme Londubat, fit-il, les yeux baissés. Je m'appelle Harry Potter

-Bonjour jeune homme. Neville ! prends exemple, dit bonjour à Monsieur et Madame Malfoy.

Harry releva alors la tête pour voir un garçon de son âge caché derrière la vieille dame, il avait les cheveux blonds plus foncé que ceux de Draco et des yeux bruns qui montrait très bien sa peur mais également son intérêt pour Harry.

-Bonjour Monsieur et Madame Malfoy, fit Neville en imitant Harry. Je suis Neville Londubat

-Bonjour Neville, fit Astoria en prenant Harry par les épaules.

Harry regarda Astoria qui lui sourit

-Harry, fit Augusta avec un sourire. Laisse-moi te présentez mon petit-fils, Neville Londubat.

Elle poussa Neville devant elle et se dernier semblait intimidé par Harry qui était un peu dans la même position que lui mais pour une toute autre raison. Mais la présence rassurante d'Astoria donna un peu de courage à Harry qui tendit la main à Neville.

-Bonjour Neville, fit Harry avec une petite voix timide.

-Bonjour Harry, fit l'autre en lui serrant la main en retour.

Les deux garçons ne virent pas l'échange de regards entre les deux femmes de la pièce ni le regard entre les époux Malfoy.

-Et si vous alliez jouer dans ta chambre, fit Draco. Vous ferrez ainsi connaissance. Les adultes doivent parler.

Harry affirma de la tête et prit la main de Neville pour se diriger vers sa chambre.

Ils s'installèrent alors sur le lit et se regardèrent, ne sachant pas quoi faire ou dire.

-Tu ne vis pas avec tes parents ? demanda alors Harry.

-Non.

-Ils sont où ?

-A l'hôpital, dit Neville en baissant la tête. Ils sont très malade et doivent y rester, je vais les voir très souvent.

Harry voyait très bien que sa question avait blesser Neville et essaya donc de rectifier.

-Je n'ai plus mes parents non plus

-Vraiment ?

-Non, ils sont au ciel maintenant et je ne les reverrais plus avant très longtemps.

-Et tu n'est pas triste ? demanda Neville.

-Si, ils me manquent parfois mais j'ai Draco et Astoria qui sont très gentil avec moi alors, je ne suis pas triste. Aussi, je sais que papa et maman ne veulent pas que je sois triste.

-Et les Malfoy, ils sont gentils avec toi ?

-Bien sûr, ils sont très gentils même, pourquoi tu demandes ça ?

-Parce que…les gens disent que les Malfoy sont des gens méchants.

-Quoi ? C'est pas vrai, les Malfoy sont très gentil avec moi, Astoria me fait tout le temps des câlins et des bisous. Draco me fait pleins de cadeaux et joue parfois avec moi, même s'il travaille beaucoup. J'aimes beaucoup Astoria et Draco.

Neville fut surprit mais ne dit rien. Il tourna alors les yeux vers la peluche d'Harry.

-C'est qui ? demanda t'il.

Harry sourit et prit sa peluche.

-C'est Patmol, fit Harry en chuchotant. Mais il ne faut pas faire trop de bruit…

-Pourquoi ?

-Parce que, d'après Draco les loups dorment la journée et je ne veux pas que Patmol se réveille. Alors chut !

Il mit son doigt devant sa bouche. Neville mit alors les deux mains sur sa bouche en écarquillant les yeux avant d'imiter Harry.

-Mais, fit Neville. Si on ne peut pas faire de bruit, qu'est-ce que qu'on fait ?

-On peut toujours jouer mais en évitant de faire trop de bruit.

Les deux garçons se regardèrent avant de rigoler.


-Nous pensons que fréquenter votre petit-fils ferait énormément de bien à Harry, fit Draco. C'est un enfant et il doit donc fréquenter des personnes de son âge.

-Je comprends très bien, je penses également que cela ferait beaucoup de bien à Neville. Ils semblent se ressembler au niveau du caractère.

-Harry est en effet timide, fit Astoria en buvant une gorgée de thé. En particulier avec les adultes.

-Je l'avais remarqué, ce petit garçon sembles avoir vécu quelques choses de grave.

Les époux Malfoy se regardèrent, ils avaient décider de ne rien dire du passé d'Harry, sachant que le petit garçon n'aimait pas en parler et aussi parce qu'ils ne voulaient pas que tout le monde connaisse la vérité.

-Ne vous inquiétez pas, fit Augusta. Votre fils ne risque rien avec Neville.

Les époux tiltèrent au mot « fils ». Augusta sourit.

-Il faudrait être idiot pour ne pas voir vos sentiments pour ce garçon