Hello ! me revoilà pour un autre chapitre. J'espère que l'attente n'a pas été trop longue. Je remercie tout ceux qui m'ont laisser des commentaires, ainsi que pour les alertes/favori.

Un grand Merci a Ettoile, ma Beta Ninja qui pourfend les fautes a coup de Shuriken.

pour ceux qui sont perdu dans l'histoire j'ai essayer d'inclure un récapitulatif des potions. Je compte modifier certain chapitre, mais ça n'influera pas sur la suite de l'histoire. bonne lecture...


Chapitre 11 : mélimélo & mélodrame

Draco pressa la main contre son torse en tentant d'amoindrir l'horrible sensation de brûlure qui lui déchirait la poitrine. Les battements raisonnaient à l'intérieur de son corps dans un concert de tambour frénétique. Il ferma les paupières pour essayer de retrouver son calme, chose qui en cet instant était quasiment impossible. Déjà parce qu'il était, à l'évidence, victime d'un sortilège qui s'insinuait dans ses veines comme une trainée de poudre. Ensuite, parce que tout le self-control de la planète ne lui suffirait pas à faire face avec sérénité aux événements qui se déroulaient dans la chambre.

Potter, Pansy et lui dans la même pièce, tous les trois à moitié nu, un lit et une montagne de quiproquo. Voilà ce qui résumait parfaitement la situation. Draco n'arrivait même pas à savoir ce qui le paniquait le plus entre l'ambiance au paroxysme de la tension et les nouvelles fantaisies de son propre corps. Pansy finit par rompre le silence.

- Draco... Potter est allongé dans ton lit, dit-elle d'une voix éteinte.

- Je sais, grogna-t-il les doigts sur ses tempes. Le mal de crâne ne semblait pas vouloir disparaître.

- Harry Potter... dans ton lit... répéta-t-elle lentement en appuyant chaque syllabe avec dégout, comme si il s'agissait du pire des insectes.

- Merci, Pansy, je crois que ça saute aux yeux, intervint froidement Harry.

- La ferme, Potter. Je sais très bien ce que je vois. Par contre, ce que je ne sais pas, c'est ce qui à bien pu passer par ta petite tête pour te pousser à t'introduire dans notre dortoir. Peut-être que nos intentions ne sont pas assez claires à ton égard. Si c'est la cas, je me ferais un plaisir de te botter le cul à chaque fois qu'on se croise dans un couloir. En attendant j'aimerais bien une réponse. Alors je reformule, qu'est-ce qu'il se passe dans cette chambre ? cracha-t-elle avec dédain

Harry et Draco échangèrent un regard paniqué. Deux solutions s'offraient a eux : petit un, ils passaient aux aveux, ils balançaient tout, « on se tourne autour depuis 5 jours alors on a finit par passer a la vitesse supérieur ». Conséquences, Pansy à l'hôpital, le gazette du sorcier fait fortune, Poudlard ferme, Harry et Draco privés de sommeil à jamais. Petit deux, ils trouvaient une excuse super crédible en moins de 10 secondes. Quelque chose de suffisamment cohérent pour que tout rentre dans l'ordre dans 7...6...5...4...3...2...1

- C'est Potter, il m'a fait boire un philtre, je suis ensorcelé, débita Draco en pointant Harry du doigt.

- Quoi ? Rugirent Pansy et Harry d'une même voix.

Énorme erreur. Ce mensonge n'aillait pas, mais alors pas du tout les aider. Draco essaya de reprendre un peu de contenance sans croiser le regard de Harry qui fulminait à coté de lui.

- Potter sors d'ici ! Éloignes-toi de lui tout de suite ! ordonna Pansy en se dirigeant vers le lit.

D'un grand mouvement elle tira la couette en les découvrant totalement. Elle ne s'attendait probablement pas à les trouver torse nu, vêtu d'un caleçon et d'un bas de pyjama. Les bras ballant, la bouche grande ouverte, elle leur lança un regard de profonde stupéfaction.

- Oh non, ne me dites pas que vous... que vous...

- Je vais t'expliquer Pansy... commença Draco qui avait de plus en plus de mal à garder son masque impassible. Il se retourna vers Harry, aides-moi, toi !

- Je croyais que c'était de ma faute ? répondit ce dernier en croisant les bras.

- Je crois que je me sens mal, articula Pansy. Je viens d'avoir une horrible vision.

Draco poussa un grognement, ils commençaient sérieusement à l'énerver tout les deux. Il attrapa sa baguette.

- Silencio.

Pansy posa la main sur sa gorge avec l'expression d'un chiot apeuré. Le sort venait de la plonger dans un mutisme totale. Draco fixa sa baguette d'un air troublé, ce n'est pas du tout le sortilège qu'il avait eut l'intention de jeter. Comme la jeune fille commençait à paniquer et à agiter ses bras dans tout les sens, Harry se leva à son tour.

- Stupéfix, lança-t-il d'un air exaspéré.

Pansy s'effondra mollement au sol. Draco poussa un soupir de soulagement et se leva du lit. Il glissa son bras dans son dos et sous ses genoux pour la soulever. C'était la première fois qu'il jetait un sort aussi agressif à sa meilleur amie, il allait en subir les conséquences. Il la posa délicatement sur le lit de Goyle. Quand il se retourna, Harry étais en train d'enfiler ses vêtements. Il semblait furieux, en même temps il y avait de quoi. Sur le coup Draco avait sorti le première excuse qui lui passait par la tête et le nom de Potter venait naturellement quand il s'agissait de trouver un bouc émissaire. Il prit une inspiration, il fallait qu'il dise quelques choses pour arranger la situation.

- Sort d'ici ! Je n'ai pas envie de parler avec toi.

Il fut horrifier d'entendre sa propre voix dire l'inverse de ce qu'il venait de penser. Harry finit de reboutonner sa chemise en essayant de contenir sa colère. Il lui lança un regard par dessus son épaule.

- C'est exactement ce que je voulais faire.

Sur ses mots, il roula la cape d'invisibilité sous son bras et disparu dans l'encadrement de la porte.

Draco passa la demi heure suivante à fouiller dans les papiers éparpillés sur sa table de chevet. Comme à leur habitudes, les documents étaient plutôt ordonnés, mais le vaste brouillard qui avait embrumé son cerveau l'empêcher de réfléchir. Il finit par mettre la main sur la liste de Pomfresh. A en croire les notes de l'infirmière, il lui restait trois potions à subir. Veritaserum, amortentia et philtre de confusion. Les symptôme étaient limpide, le philtre de confusion était vraisemblablement en train de lui faire vivre un sale quart d'heure. Il n'avait plus qu'à étudier une stratégie avant la sortie a pré-au-lard de cette après midi.

14H12, Harry traversa la court d'un pas rapide mais la neige qui recouvrait le sol d'un épais manteau poudreux empêchait sa progression. Il avait mis tellement de temps à se motiver pour sortir cette après midi qu'il avait bien faillit rater le départ des calèches. McGonagall se tenait, mains sur les hanches, au milieux d'une nuée d'élèves. Elle refoulait avec sévérité tout ceux qui n'était pas munie de leur autorisation. Harry serra les dents, c'était mal parti. Il jeta un coup d'œil au morceau de papier qu'il avait vainement falsifier en imitant la signature de son oncle. Heureusement pour lui, son professeur de métamorphose lui arracha la feuille des mains alors qu'il s'apprêtait à balbutier un mensonge et lui donna une tape dans le dos pour qu'il rejoigne le groupe des élèves dans la zone de départ.

Harry gratouilla le nez du Sombral qui tirait une des calèches et grimpa le marche pied. A l'intérieur Neville et Luna Lovegood était au beau milieu d'une conversation aussi absurde qu'étrange.

- ...mais non, Neville, tu confonds avec les lutins à tête rouges, le Ronflak Cornu ne vit pas du tout dans le même partie de l'écosse.

- Oh je vois, répondu Neville sur un ton entendu, c'est incroyable que personne n'en parle en cour c'est tellement dingue tout ce qu'on peut trouver dans la forêt interdite.

Harry s'installa à coté d'eux en prenant bien soin d'éviter le regard noir de Neville. Le voyage jusqu'à Pré-au-lard se fit dans le silence. Neville soudainement très intéressé par le paysage se contentait de fixer la vitre d'un air renfrogné. De son coté Luna était trop occupée à remonter une sorte de montre à gousset pourvu d'une dizaine d'aiguille noire qui tournait dans tous les sens. Harry fut tenter de lui demander à quoi ça pouvait bien lui servir mais il préféra s'abstenir en repensant a ses autres accessoires.

Trop heureux de quitter la calèche, il se dirigea à grand pas en direction de l'allée principale. La neiges fondues dans les passages les plus fréquentés commençaient à ressembler à un vaste champ de boue. Il fit un premier arrêt à la boutique de Quidditch pour trouver le cadeau de Ron. Après avoir examiné tous les produits dérivés des Canon de Chudley, il se décida pour un Souafle doré signé de la main du capitaine. Il était sûr que ce cadeau lui ferait plaisir, mais c'était aussi pour éviter le regard insistant du vendeur qui mourrait d'envie de l'accoster pour lui vendre toutes ses nouveautés.

Trouver un cadeau pour Hermione s'avéra plus compliqué que prévu. Cette année il devait absolument trouver autre chose qu'un livre à lui offrir, mais il n'avait aucun talent pour faire plaisir a une jeune fille de 16 ans. Une foule compact s'était amassé devant chez Honeyduke pour goûter les nouvelles confiseries de Noël. Il pouvait toujours lui envoyer une boite avec des douceurs. Un oiseau en Chocolat vola autour de lui et s'écrasa contre sa cuisse en empreignant son jean d'une belle tache marron.

- Oh je suis désolée, couina une jeune fille.

- C'est pas grave, maugréa Harry en frottant la tache pour tenter de la faire disparaître.

- Mais tu es Harry Potter ! Dit-elle d'une voix surexcité.

- Euh, oui... je suppose, répondit Harry en relevant la tête.

Il reconnu une élève de Poufsouffle de son année qu'il avait déjà croisé en cours de botanique. Elle était petite, avec un visage très rond et des joues rosie par le froid. Ses cheveux châtain étaient noués en énorme chignon au sommet de sa tête, et quelques mèches ondulées retombaient sur ses yeux noisette. Harry dû reconnaitre qu'il la trouvait plutôt jolie.

- Tu t'appelles Ashley, non ?

Son visage s'illumina comme si on venait de lui faire le plus beau de tout les compliments.

- Oui, on a un cours en commun avec madame chourave. Je suis assez flattée que tu te souviennes de moi, surtout de la part de quelqu'un comme toi, dit-elle sur un ton enjouée.

- Il faut arrêter de s'imaginer que je suis un idiot fermé à tout le monde, je n'ai jamais demandé à être mis à part, lui assura Harry.

Un large sourire s'étira sur ses lèvres.

- Tu n'es pas seulement mignon, tu es aussi très modeste apparemment !

Elle s'accrocha à son bras.

- ...ça te dit que je t'accompagne faire les boutiques ?

Il fut surpris de voir qu'elle était plutôt entreprenante. D'un autre coté ça ne voulait pas dire grand chose, et il n'était pas contre le fait d'élargir le cercle de connaissance, étant donné qu'il ne pouvait compter ni sur Neville, ni ses camarades qui avaient déserté le château et surtout pas sur Draco.

- Pas de problème ! D'ailleurs j'aurais bien besoin de conseil pour offrir un cadeau à Hermione.

- Oh je vois ! répondit-elle légèrement contrariée. Elle n'est pas resté avec toi pendant les vacances ?

- Non, c'est mieux qu'elle s'isole un peu avec Ron. Ils ressemblent déjà à un couple.

- C'est vrai qu'ils vont bien ensemble ! se radouci-t-elle.

Harry ne savait pas ce qui l'avait poussé à la rassurer sur sa relation avec Hermione. Qu'est-ce que ça pouvait lui faire qu'elle s'imagine qu'il était intéressé par sa meilleur amie ? Si il était vraiment honnête il avouerait que la situation était plutôt plaisante. Ashley ferait n'importe quoi pour passer plus de temps avec lui, et ça, ça faisait du bien à l'amour propre. Se faire draguer ouvertement n'était pas si désagréable.

Elle l'entraina dans une rue adjacente, devant une vitrine où était exposé une grande quantité de meuble ancien et de boiseries raffinées.

- J'adore cette boutique. ils vendent beaucoup d'objets ancien, ils ont une collection de bijoux vraiment sympa. Le prix n'est pas très abordable mais ça pourrait plaire à ton amie.

- Bonne idée, je te suis.

Le boutique était tenue par une vieille sorcière assise sur un haut tabouret, qui fumait la pipe en envoyant des volutes de fumée dans tout la pièce. Elle rajusta ses lunettes quand Harry passa devant elle. Ashley le prit par le bras et le conduit du coté des bijoux en se frayant un chemin dans un dédale d'armoire, de commodes volumineuses et de lits à baldaquin.

- C'est ici !

Une grande quantité d'épingle à cheveux étaient présentées sur un napperon en velours rouge qui semblait aussi vieux et rappé que le reste de la boutique. Après avoir examiné l'ensemble de la collection en détail, il opta pour un peigne en corne, surmonté d'une libellule argenté qui battait des ailes à chaque fois qu'on posait le doigt dessus. Le prix s'élevait a 4 Galions. Ashley jeta un coup d'œil aux bagues avec envie et finit par se résigner en retournant vers le comptoir du magasin. Avant de la suivre, un autre bijoux attira l'attention d'Harry.

Sous une cloche, un bracelet en argent large de 5cm était posé en évidence dans un écrin noir. Le métal luisait d'étranges reflets verts et lui donnait un aspect surnaturel. Harry plissa les yeux pour observer l'objet plus en détail.

- Ventricule de basilic.

Harry sursauta, la vendeuse se tenait derrière lui, une main sur la hanche. Elle tira longuement sur sa pipe avant de reprendre en détail.

- A sa mort les organes du basilic se cristallise et on obtient cette matière très particulière. C'est une vrai rareté.

Ce détail cru était pour le moins curieux et insolite. Harry aurait bien voulu connaître les circonstances qui avait permis à la vendeuse d'en faire l'acquisition. On ne trouvait pas des cadavres de basilic à tous les coins de rue. Il est évident que ce type de bracelet ne pouvait pas plaire à tout le monde. Harry avait tout de même une idée bien précise du genre de personne qui se venterait de portait une matière aussi étrange. Le problème c'est que cette personne ne le méritait pas.

- Ca vous intrigue n'est-ce pas ?

Pas tant que ça, menti Harry qui ne pouvait pas détacher ses yeux du bracelet aux inquiétants reflet vert. En l'observant plus en détail, il réalisa que ça ne pouvait définitivement pas être du métal. Des incisions en formes de petites écailles qu'il avait d'abord prit pour un motif gravé étaient visiblement une particularité de l'organe cristallisé.

- Harry, tout va bien ? demanda Ashley qui venait de passer la tête au bout de l'allée de meuble.

- Oui, oui, j'arrive ! Il jeta un coup d'œil à la vieille femme. Cette dernière tira une longue bouffée sur sa pipe avec un regard intense.

- 20 galions, se contenta-t-elle de dire.

Harry poussa un soupir et extirpa de sa poche une poignée de pièce en or. Avant de sortir de la boutique, il déposa la pince à cheveux dans le sac avec le souafle de Ron et glissa la boite qui contenait le bracelet dans le poche de son jean.

- Qu'est ce que tu a acheter d'autre ? demanda la jeune fille en se pendant à son bras.

- Rien du tout.

- Comment ça, rien du tout ? C'est pour qui ?

- Pour moi.

Harry se sentait un peu bête d'avoir craquer pour un bracelet qu'il n'oserait jamais porter. Un je ne sais quoi l'avait pousser à dépenser une fortune pour un accessoire auquel il n'attachait aucune importance en temps normal. Et non, il ne lui offrirait pas. Draco ne le méritait pas. D'ailleurs, ça serait la dernière personne à qui il ferait un cadeau. Dans ce cas-là, il n'avait plus qu'à envoyer des cartes postales à Grabbe et Goyle pour les vacances de Noël ! Il prit une lente inspiration pour essayer de se vider la tête. Même quand ce crétin était absent, ses pensées finissaient toujours par convergé vers lui.

- Ashley, je peux te poser une question ?

- Oui, je t'écoute, Harry, dit-elle en lui affichant le plus beau de ses sourires.

- C'est ce soir le bal de Noël, non ? Commença-t-il.

- J'accepte ! s'exclama-t-elle.

- Pardon ? demanda Harry hébéter.

- J'accepte d'aller au bal de Noël avec toi puisque c'est ce que tu allais me demander.

- Ok, euh... cool, je veux dire, super.

Elle posa un baiser sur sa joue.

- Je te laisse dans ce cas, je dois encore trouver ma robe et je ne veux surtout pas que tu le vois avant ce soir.

Ils se séparèrent à la première interception.

- On dit ce soir à 9h au pied du grand escalier ?

- Ca me va.

Quand elle disparut à l'angle de la rue, Harry s'adossa contre le mur. Il venait de donner à Ashley toutes les raisons de penser qu'il était intéressé par elle. C'était vraiment maladroit de sa part. Il emprunta deux trois rues sans trop faire attention à la direction qu'il prenait. La neige avait recommencer à tomber.

Quand il sorti de ses pensées pour se concentrer sur son environnement, il se rendit compte qu'il n'était pas très loin de la cabane Hurlante. Il s'adossa au grillage qui empêchait l'accès à la petite maison délabrée. Apparemment les villageois semblaient toujours convaincu qu'ils risquaient leur peau en s'aventurant aux alentours. Harry esquissa un sourire en songeant à Lupin qui avait collé une sacrée frousse a tout les habitants de pré-au-lard. Mais son ancien mentors ne risquait pas de remettre les pieds par ici, ils avaient bien trop a faire avec l'Ordre. Il poussa un soupire dépité, sa place était avec lui et Sirius.

- T'es venu te cacher pour pleurer, Potter ?

Harry tourna la tête en direction de la voix qui venait de l'interpeller. Pansy Parkinson, Théodore Nott et Daphnée Greengrass se tenaient à sa droite en arborant des expressions méprisantes. Ils s'approchèrent de lui en roulant des épaules. Son cœur fit un bon dans sa poitrine. Plus en retrait, Draco, les mains enfoncées dans ses poches, assistait à la scène comme un spectateur. Derrière eux deux élèves de troisième années visiblement anxieux jetaient des coup d'œil nerveux à leurs ainés de Serpentard et à la cabane Hurlante.

- Hey Potter ! Tu visites ta nouvelle maison ? lança Nott avec un rire gras, ça sera toujours plus confortable que chez Weasmoche !

- La ferme Nott, qu'est-ce que vous faites avec ces troisièmes années ?

- St Potter ! cracha Pansy, ce qui se passe dans notre maison ne te concerne pas, sale Scrout.

- Vous deux, allez-y, ordonna Greengrass à ses deux cadets.

Les deux élèves échangèrent un regard pas vraiment rassuré avant de se glisser à travers le grillage. Harry ne sentait pas du tout d'humeur à laisser ce genre d'idiots martyriser d'autre étudiants en toute tranquillité.

- Vous voulez visitez la cabane Hurlante ? Allez-y vous même. Vous êtes vraiment pitoyable, un troll fait preuve de plus de finesse.

- Tu veux vraiment voir une riposte de troll ? hurla Pansy en sortant sa baguette.

- C'est qu'il mort le petit pote Potter, ajouta Nott dans un ricanement. Attrapes-le Daphnée !

Daphnée s'approcha de lui d'un pas décidé.

Harry se mis en position. Ils avaient déjà fait face à bien pire que trois pauvre lourdaud de Serpentard. Après un basilic, un loup garou, une armée de détraqueurs et Voldemort en personne, la formation Parkinson-Nott-Greengrass n'avait rien d'effrayante. Et aujourd'hui il était d'humeur à les envoyer tous les trois à l'infirmerie.

- Expelliarmus.

Pansy Parkinson vola à 5m et s'enfonça dans un tas de neige tandis que sa baguette rejoignait la main d'Harry. Nott et Greengrass étaient déjà sur lui, il les tenait en joue à l'aide des deux baguettes.

- Serpensortia

Un serpent enflammé s'échappa de la baguette de Daphnée Greengrass et se propulsa dans sa direction, crochet en avant.

- Protego.

Le serpent rebondit sur son bouclier et tomba au sol en faisant fondre la neige. Une montée de rage le traversa, apparemment elle ne se privait pas pour lui jeter des sortilèges agressifs. Il traça un trait verticale en face de lui de la pointe de sa baguette.

- Entomorphis.

Il avait jeté le maléfice de Fred et George sans vraiment réfléchir. Daphnée Greengrass poussa un hurlement, ses cheveux qui s'étaient mis à gesticuler dans tous les sens, se changeaient en insecte grouillant et rampant au sommet de son crâne. Elle tomba au sol et se mis à rouler dans la neige en gémissant. Nott fit quelques pas en arrière en lançant un regard apeuré au Harry furieux.

Draco, qui s'était contenter d'observer, intervint pour la première fois.

- Furi...non...finali...toujours pas...finite...Finite incantatem, jeta-t-il maladroitement en direction de sa camarade.

Ses cheveux retombèrent sur ses épaules, elle se redressa les yeux en larmes et un filé de bave au coin du menton.

- Je me demander si tu allais réagir ou t'enfuir en courant avec le reste de ton groupe, lui lança amèrement Harry.

Draco s'avança vers lui, l'air furieux.

- Toi ! Continue comme ça et je vais vraiment te mettre en boule et t'envoyer sur le dos de la cuillère !

L'assemblée le fixa d'un air perplexe.

- Euh Draco, ça ne veut rien dire... osa Nott au bout d'un moment.

- La ferme ! hurla-t-il, je vois bien qu'il y a un poireau.

- Dray, mon chou... murmura Pansy en posant la main sur son épaule.

- Lâches-moi, Frisbee.

Pansy retira sa main avec un air profondément affecté.

Malgré le fait qu'il soit complétement perdu, Harry ne pouvait s'empêcher de trouver cette situation amusante. Draco n'avait jamais parut aussi embarrassé et furieux à la fois.

- Ca t'enclume ? rugit-il en pointant sa baguette sous le coup d'Harry comme un poignard.

- Ça pour m'enclumer, ça m'enclume, répondit-il avec un sourire en coin.

La provocation prit immédiatement, Draco plaqua la main sur sa gorge et planta sa baguette dans sa pommette. Du coin de l'œil Harry surveillait Daphnée qui jubilait de le voir en si mauvaise posture. Il remarqua trop tard son mouvement, une corde s'enroula autour de son torse et de ses poignets, le laissant à la merci des quatre élèves de Serpentard.

- Toi, je te déteste vraiment, cracha Draco avec un expression de haine pure.

A cet instant leur visage était vraiment proche. On aurait dit que Draco était partagé entre l'envie de lui donner un coup de tête et de se jeter sur lui pour l'embrasser.

- Je te déteste, répéta-t-il en appuyant chaque syllabes avec mépris. Je te hais, pire que ça, je dirais même... que je t'aime.

Un lourd silence suivit cette déclaration. Les yeux d'Harry s'agrandirent au point de rivaliser avec ses lunettes rondes. Les autres s'échangeaient des regards incrédules comme pour confirmer ce qu'ils venaient d'entendre. Même les deux élèves de troisièmes années proche du grillage n'en revenaient pas. Draco plissa les yeux, il ne semblait pas vraiment réaliser le sens de sa phrase.

- Et bien quoi ? aboya-t-il sèchement en faisant sursauter ses camarades.

Aucune âme courageuse n'osa lui expliquer la situation, une atmosphère de malaise pesée lourdement sur tout le groupe. Au bout d'un moment, Pansy le tira par la manche et lui fit signe de partir. Personne ne doutait qu'il y a avait une raison magique à ces mots débiter en vrac, mais l'entendre de sa bouche restait tout de même particulièrement étrange.

Harry n'arrivait pas à s'en remettre. Il les regarda s'éloigner, adossé contre le grillage. Mais qu'est-ce qu'il venait de se passer ? Il avait bien sûr compris que le philtre de confusion y était pour quelque chose, mais c'est la première fois que cette phrase émergeait dans leur échange. Malgré tout ce qu'il s'était passé entre eux, il n'avait encore jamais imaginé, pensé, effleuré ses mots dans son esprit. C'est comme si cette notion avait toujours été au-dessus d'eux. Draco venait de la ramener à la réalité, face contre terre...


Fin ! voilà un chapitre moins drôle que les autres j'espère qu'il vous aura quand même plu. La suite ne devrait pas trop tarder.