Coucou tout le monde! Merci à toutes de votre soutien, merci, merci, merciii !

Non, j'suis pas folle, ou du moins pas encore ^^'

J'espère que vous allez bien moi j'suis vivante.

Je vous préviens tout de suite, ce chap. est un peu "Too Much..."

Sorry! Mais, bon j'espère que vous apprécierez quand un tout p'tit peu =/

Tinga Bella: Je suis contente, mais tu ne peux pas imaginer à quel point, que tu te mettes à la place de Bella... :D

Mariefandetwiligth: J'avoue que ça serait plutôt marrant de te voir débarquer chez moi pour me donner un coup pied aux fesses ! XD

CheshireXEver: Tu m'as fait l'un des plus beau compliment sur ma fic là ! Moi, digne de Best-seller, t'es doué(e) pour les compliments X)

Sinon, heu... BONNE LECTURE !


Edward POV

Qui est-il ? , cette question, ça fait deux jours que je me la pose inlassablement. Mon corps me crie son meilleur ami, mais ma conscience reste calme et me dit bien plus. Et je sais que cette dernière a toujours raison, mais cette fois-ci je préfère écouter mon corps, même si il ment, même si il me fait me voiler la face, même si il… STOP ! Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Depuis Jeudi, je dors à moitié, je suis aigri, je fais la gueule à ma famille et je compose, oui, je compose sans arrêt... Dire que le fait d'avoir vu Bella avec ce garçon ne m'avait pas atteint serait mentir et mon corps l'a déjà assez fait. Elle avait dit qu'il était son meilleur ami, mais c'était si infime comme « justification ». S'il était juste son meilleur ami, pourquoi avait-elle changé de sujet, pourquoi avait-elle tant rougit, pourquoi… ?

_Ed', tu peux rejouer ce morceau s'il-te-plait… me quémanda Alice

Et je rejouai une fois de plus cette mélodie. Esmée, Alice et Rosalie étaient tout juste derrière moi dégustant chacune des notes. Cela devait faire des heures que j'étais concentré sur mon piano. Enchaînant mélodies et mélopées, variant parfois avec mes compositions. Emmett qui était passé par là avait sous-entendu que j'y perdrais forme de virilité. Au diable toute puissance masculine cet instrument est la seule chose qu'il me reste de mon passé aboli, la seule chose à qui je peux confier mes plus gros secrets, chagrins, et mes plus grosses craintes sans frayeur d'être trahi, je dirais mon ami le plus fidèle. A la perte de mes parents biologiques, la seule chose que je puisse encore faire était bien la pratique du piano. Plus de marques, plus de repères…tous avaient été calcinés.

Flash-back

_Edward, on est au parc ! cria-t-elle

_D'accord, vous faîtes attention ! Lui répondit-il

Je m'appelle Edward Junior Anthony Masen, je vais avoir six ans et je vis à Chicago avec mes parents. Cette splendide femme rousse au teint laiteux aux yeux verts qui est à mes côtés est Elisabeth Masen, ma mère. L'autre Edward qu'elle a appelé plus tôt est Edward Masen Senior, mon père. Un vrai gentleman, brun aux yeux de couleur noisette, et plutôt bel homme. L'une architecte et l'autre avocat, tous deux souvent débordés, profitaient souvent de leurs disponibilités pour me faire plaisir. Cet après-midi, mon père était submergé de travail et avait dut annuler notre ballade à trois alors toujours dans le but de me divertir, ma mère se voua à m'y amener seule. Arrivés au parc, ma mère et moi jouâmes toute l'après-midi et nous rentrâmes vers le début de la nuit. De retour à la maison nous retrouvâmes mon père au piano, à peine rentré, je courrai vers lui pour essayer de l'accompagner oui, j'ai cinq ans et demi, mais j'ai commencé depuis l'année dernière. Edward Sr a voulu que je sache très tôt jouer à un instrument et digne enfant de son père j'avais choisi le piano, au plus grand plaisir de mes parents. Ils disaient à chaque fois que j'étais leur Mozart en mieux. Alors pour amplifier leur fierté, je travaillais d'arrache-pied. Ma mère s'assit près de la cheminée et nous écouta avec attention jouer, en cette soirée d'Octobre, nous étions réunis, joyeux…mais ce cadre de famille heureuse ne dura malheureusement pas longtemps. La nuit suivante, durant mon sommeil, j'entendis les cris de mes parents. Ne croyant que se fût qu'un horrible cauchemar mais ces idées furent beaucoup moins sincères que je ne l'aurais voulu ma respiration se fit de plus en plus difficile, l'oppression de l'air devint d'un coup démesuré et la suffocation continua. Ma vue se brouilla, les cris se firent de plus en plus lointain, j'essayai de me lever de mon lit mais tombai à peine le pied posé au sol. Je ne sais combien de temps après, j'entendis la fenêtre de ma chambre explosée et je vis une personne y entrer, n'ayant pas assez de force je restai à terre. L'homme me prit dans ses bras et me fit descendre par une échelle. Après tout se passa vite, trop vite. Une ambulance, les pompiers et je réalisai : ma maison était en feu avec mes parents à l'intérieur. Les flammes se faisaient plus grandes et les camions de pompiers s'accumulaient. Le lendemain, je me réveillai dans une chambre qui m'était totalement inconnue. J'appelai mes parents doucement une première fois et d'un coup tout me revint en mémoire. Cette fois ci je criai, j'hurlai et des femmes en blanc débarquèrent dans la chambre avec leurs sourires compatissants. J'en avais qu'à faire de leur attendrissement, je voulais une seule chose, mes parents. Mais cet horrible cauchemar à mon grand regret s'était bel et bien réalisé. Ils avaient été brûlés vifs. A chaque fois que quelqu'un ouvrait la porte de cette chambre, j'avais un infime espoir qu'Elisabeth apparaisse seule parce que mon père était débordé comme toujours et qu'il travaillait tranquillement à la maison ou à son cabinet mais rien… J'ai compté les jours, les heures et parfois même les minutes, mais rien, ils ne vinrent pas.

Et la raison me vint quelques mois après quand je vis une femme aux cheveux caramélisés et cet homme blond ces deux personnes contrairement à toutes celles qui étaient passées avant n'avaient pas cette pitié dans le regard, juste de l'amour, beaucoup d'amour. Et quand ils m'avaient dis « Veux-tu venir avec nous ? » au lieu d'un « Nous avons plein de jouets, et tu auras ta propre chambre… », je m'étais levé avait pris ma valise, rassemblé tous ce qu'il me restait comme souvenirs, soit des albums photos abîmées par l'incendie et peu de bijoux de mes parents, et leur répondis d'un ton certifié « Je suis prêt… ». C'est à ce moment que je quittai mon ancienne vie, mon ancien chez moi, mon ancien moi et commençai ma vie toute neuve sous le nom d'Edward Anthony Masen Cullen. Ne trainant derrière moi que de vieux souvenirs…

Fin du flash-back

Et sans m'en rendre compte, j'entamai The HeartAsksPleasure First. Cette mélodie qui avait bercée mon enfance, celle que mon père jouait à notre dernier jour heureux réunis tous ensemble, celle sur laquelle j'y ai mis cœur et âme pour apprendre en honneur à mes parents… Dans cette romance, divergeait peine, colère et nostalgie. Je laissai mes doigts cavaler de façon persistante sur les touches de mon piano aussi loin que sont mes souvenirs de mon ancienne vie, il arrive parfois qu'ils surgissent sans que je puisse les contrôler. Avant, j'aurais tout fais pour garder aussi loin que possible tous ses tourments, mais là, j'avais déjà gros sur le cœur, oui, j'ai le cœur gros et je commence à peine à ressentir les contrecoups de mon insomnie de deux jours. Pourquoi, pourquoi il fallait qu'en plus des énigmes sur cette personne inconnue qui est d'autre que Bella Swan, s'ajoutent mélancolie et nostalgie de mon passé un peu trop pour mes épaules. D'accoutumance, en jouant, j'oublie, je deviens amnésique, je rentre dans mon monde et ne pense plus à rien il y a cette barrière infranchissable entre le monde réel et le mien. Mais là, malgré ma bulle, je pense, je cogite à propos d'Isabella et me revienne les souvenirs de mes parents, la totale. J'arrêtai brusquement la balade de mes doigts sur les touches d'ivoires. Si jouer me rappelait aussi Bella, autant arrêter… Elle, toujours elle. Un silence s'installa dans le salon, assez pesant si je puis dire. Je devinai sans difficulté les positions de mes spectatrices Esmée inquiète, ne sachant pas quoi faire : me faire sortir de mes « émotions» ou au contraire s'abstenir, Rosalie touchée et légèrement anxieuse, mais laissant faire les choses telles que le font et Alice très affectée de me voir dans cet état, comme toujours, les larmes aux yeux qui en un battement de cils risquent de couler. Je me tournai pour voir ses trois femmes si différentes dans une disposition similaire, celle de l'angoisse. Quel être détestable suis-je pour infliger pareille souffrance à des personnes qui me sont chères ? Alice, toujours aussi fidèle au poste de « jumelle » comprit que je m'en voulais et pour briser cette quiétude posa une question bête à laquelle je savais qu'elle avait la réponse :

_Dis Ed', elle s'appelle comment encore la chanson que je t'ai demandé de rejouer ?

_A time for us d'Henry Mancini. Lui répondis-je

_Je la connaissais déjà, mais pas parce que tu la jouais, non. Je la connais autre part… ajouta Rose pour rentrer dans le « jeu »

_Dans Roméo & Juliette, lui dis-je en lui envoyai un infime sourire en guise de remerciement.

Puis le téléphone sonna, et tous se passa très vite, trop vite. Ma mère répondit le sourire aux lèvres vu notre échange, mais celui ci s'effaça très vite pour laisser place à une grimace d'horreur et d'une réelle inquiétude. Quand elle raccrocha, elle nous regarda, appela Emmett et Jasper qui jouaient aux jeux vidéos à l'étage. A leur descente, elle nous dit d'enfiler un manteau et tout le monde en voiture. Nous ne demandâmes pas d'explications, la tête d'Esmée suffisait pour nous faire comprendre que c'était grave. Les filles montèrent avec moi et mes frères prirent la voiture d'Emmett direction l'hôpital. Arrivés là-bas, nous trouvâmes Charlie dans tous ses états, plus pâle que d'habitude, les yeux rougis. Une chose était sûre, notre ami avait pleuré. Esmée s'accourra vers lui et le pris dans ses bras pour une étreinte de réconfort. Nous, étions là, ne comprenant rien et Emmett, oui oui, Emmett lâcha « Bella » dans un murmure à peine audible. Biensur ! Pourquoi Charlie, serait-il dans cet état mis à part pour sa fille… Sa fille, SA FILLE ! Bella ? Que, que se passe-t-il pourquoi Bella serait à l'hôpital, pourquoi, que s'est-il passé ? Je m'avançai d'un pas décidé vers son père pour en savoir plus, mais ce dernier expliquait déjà l'incident à ma mère. J'entendis des mots comme « chute », « beaucoup de sang ». Mais rien d'autre, Alice pleurait, oui, elle pleurait. Elle s'est si vite attachée à Bella, elle qui reste tant dans son coin, sa petite bulle avec son amoureux, là elle s'était réellement liée à la fille de Charlie, Jasper lui, essayait de la calmer, disant qu'il ne s'agissait sûrement de rien de grave. Et il avait raison, enfin peut être, on ne sait rien de ce qu'il s'est passé, alors autant rester optimiste. Rosalie s'était assise aux côtés de Charlie pour le consoler en plus d'Esmée. Emmett, lui n'était pas Emmett. Non, il ne pleurait pas, il était assis en face d'Alice, et regardait dans la direction de Jasper, mais son regard était vide. J'oubliais qu'il appréciait beaucoup sa petite « Belli-Bell's ». Et moi, j'étais là. Debout, aussi immobile qu'une statue observant la scène. Le téléphone de Charlie sonna, ce dernier devint aussi blanc que neige en voyant le nom de l'émetteur et grâce à cette personne, je sus tout.

_Allô Renée ?

[…]

_Oui, je t'ai appelé. Il s'agit de Bella…

[…]

_Je…je ne sais pas. Ils n'ont rien encore dit.

[…]

_Elle était à la maison, et elle a descendu précipitamment les escaliers et est tombé…

[…]

_Oui… Et elle a dévalé les escaliers, et s'est cognée la tête. Je, j'ai couru vers elle et elle était in...inconsciente.

Et Charlie éclata en sanglot, ce cliché me déchira le cœur…C'était bien la première fois que je voyais Charlie pleurer. L'image de l'homme fort, prêt à tout surmonter s'effondra. La voix à l'autre bout du fil s'affola, sembla sangloter, mais beaucoup plus que Charlie, j'en conclus qu'il s'agissait de la mère de Bella. Charlie sembla encore plus mal au point quand il entendit cette dernière pleurer et pour la calmer et aussi pour se convaincre lui-même, dit qu'il s'agissait peut-être de trois fois rien…

_Non ! Ne prends pas l'avion si vite. Dès que j'ai des nouvelles je te tiens au courant, mais restes à Phoenix.

[…]

_D'accord, au revoir Renée, ne t'inquiètes pas, tu connais Bella, c'est une dure à cuire ! Envoies mes amitiés à Phil. Bye…

Nous restâmes énormément de temps assis dans la salle, l'horloge laissa apparaître 13h00. Ça fait une heure qu'on est là, à attendre, et toujours rien ! Si sa chute était frivole, pourquoi ça prenait autant de temps ? Ça faisait maintenant une heure et trente minutes que nous étions là et pas de nouvelle et là, une personne ouvrit la porte, comme un seul homme nous levâmes la tête pour voir une infirmière avec les repas des malades : fausse alerte… 14h12 à ma montre, je décidai de me renseigner près de l'accueil. La femme ne m'apporta aucune information que je ne savais déjà, alors je retournai m'asseoir, à peine assis, je vis mon père sortir par LA porte, habillé de sa blouse blanche, nous lui sautâmes presque dessus pour des nouvelles.

_C'est bon tout va bien… Elle a eu une légère commotion cérébrale dut au coup qu'elle a prit sur la tête. On a dut lui faire deux points de suture sur le front, ça ne lui laissera aucune marque. Dit-il solennellement

Mais connaissant mon père, il y avait un hic. Il cachait quelque chose, secret médical ou autre, je n'en sait rien, mais il y a un problème.

_Mais ? Ripostai-je

_Mais, on va devoir la garder au moins cette nuit et peut-être la nuit prochaine. Tout dépend, donc Charlie appelle sa mère pour lui dire que tout va bien. Tout est sous contrôle…

Charlie s'exécuta, le sourire aux lèvres avec tout de même une ride d'inquiétude sur le front.

_Papa, on peut la voir ? Quémanda Alice avec les yeux rougis et la lèvre inférieure tremblotante.

_Tous ensemble non… Mais venez au moins dans le couloir et vous passerez par deux, trois au maximum ! lui répondit-il

Charlie revint et fut heureux de savoir qu'il pouvait voir sa fille. Dans le couloir devant sa chambre, Alice et Emmett faisaient les cent pas en attendant leurs tours. Jasper tenait la main d'Esmée sagement. Carlisle était parti remplir quelques documents et Charlie était avec Bella. Une tête blonde se posa sur mon épaule, Rosalie. Elle me regarda du coin de l'œil et sourit.

_Beaucoup d'émotions, hein ? S'aventura-t-elle

_M'ouais, vite fait…

_Fait pas celui qui n'a pas été atteint, tu perds ton temps. On a tous remarqué que Bella ne te laissait pas indifférent, que tu es complètement troublé depuis jeudi… et ce matin, en plus de tes souvenirs. Enfin voilà quoi, c'est beaucoup pour un p'tit corps. Et même si les autres sont trop absorbés par leurs émotions, moi je vois que le petit accident de Bella t'inquiètes… Alors qu'est-ce que tu as à dire pour ta défense ?

_Que tu es bel et bien la sœur de Jasper !

Charlie à peine sortit de la chambre, qu'Alice et Emmett y entrèrent avec hâte. Ils restèrent environ vingt minutes et sortirent. Esmée rentra ensuite et ne resta pas plus de dix minutes. Vint notre tour à Jasper, Rosalie et moi. La chambre, comme dans tous les hôpitaux, était toute blanche, la pièce était vaste. Une table de chevet, une porte derrière laquelle devait se situer la salle-de-bain, une chaise près du lit. Le lit sur lequel était couché Bella. Cette dernière, malgré la blouse rose pâle immonde de l'hôpital, était toujours aussi jolie. Son sommeil paraissait paisible, surement à cause de la morphine. Elle avait effectivement une entaille au niveau du front, mais qui serait facilement camouflable avec ses cheveux. Eux étaient un peu éparpillés dans tous les sens, ce qui n'échappa pas à Rose car elle les lui arrangea immédiatement. Jasper s'assit sur la chaise près de son lit et Rosalie resta debout à lui caresser les cheveux. Moi je restai inanimé près de la porte. En voyant Bella si fragile, si pâle, je me donnai une nouvelle mission : m'occuper de Bella. En achevant cette tâche, je remplirai la première soit : être l'ami de Bella.

Bella POV

J'ouvris les yeux difficilement je l'avoue, et fut de suite aveuglée par cette lumière blanche. Je sentis des espèces de ventouses fixées à mes poignets, chevilles et sur ma poitrine. J'étais habituée à ce genre de choses, les électrodes. Je clignai à plusieurs reprises les yeux et tournai ma tête vers la gauche et vis l'électrocardiographe. J'arrivais à voir l'ECG s'activer, mais je n'arrivais pas à entendre le bip, bip que je détestai tant. Ce bruit que je détestais tant, me manquait pourquoi n'arrivais-je donc pas à l'entendre ? La courbe de l'électrocardiographe s'affola, la porte de ma chambre s'ouvrit et je vis Carlisle entrer dans la chambre avec le visage alarmé. Il me parla, mais biensur je n'entendis rien. Je dus faire une tête d'incompréhension car de suite il comprit le problème : je n'entendais rien. Il sortit et revint avec une feuille et un feutre.

Ça fait longtemps que tu es réveillée ? écrit-il

A peine 5 minutes… Carlisle, qu'est-ce que j'ai ?

Je pense que tu as une surdité soudaine, mais rien de grave ça ne durera pas longtemps. Juste le choc que tu as pris sur la tête.

Ah, oui : ma chute…

Flash-back

8h00. Heure parfaite pour s'extirper du sommeil. Je me levai, allai prendre ma douche et après ma toilette finit m'habillai. Aujourd'hui, pour une fois depuis un moment, je n'étais pas de mauvaise humeur. Je descendis, vérifiai si Charlie était dans les parages mais je ne vis personne. Je pris mon manteau au porte-manteau et sortit. Il ne faisait pas beau aujourd'hui, très mauvais temps. Pour une fois depuis que j'étais arrivée à Forks, j'ai été curieuse des alentours de la maison. Je fonçai droit dans les bois verts et après la trouvaille d'un énorme rocher, je m'assis et m'endormis à ses côtés. Disons que mon réveil fut assez spécial il était là, lui, celui dont j'attendais la présence depuis des jours, des mois, des années. Il était debout, face à moi, vêtu d'une chemise à carreaux rouge et bleu, un jean bleu délavé, une parka noire et ses indémodables Converses. Ses cheveux étaient légèrement mouillés, effectivement, en regardant mes vêtements, j'étais trempée. Il sourit en voyant que je venais de découvrir ma situation de ce sourire en coin auquel je ne pouvais que succomber. Ce n'était pas possible…

_Bonjour Bella…

_'Jour Matt… Qu'est-ce que…pourquoi, tu es mort !

_Chuut ! Calmes-toi, oui, je suis mort. Mais ne cherches pas à savoir comment je fais pour être devant toi, je dois juste t'aider…

_M'aider ?

_Yep ! Tu te fais du mal ma Bella. Regardes toi, tu fais peur à voir, tu ne manges pas, ne dors presque pas… Et, ce…c'est de ma faute ! Pardon ma Bella…

_Non, ce n'est pas de ta faute !

_Laisses moi finir… Bella, je veux que tu revives, j'ai fait le con en mettant fin à mon existence, mais toi, toi tu as une vie qui t'attend, alors profites en ! Vis, tu es jeune, belle et intelligente, tous ce qu'il te faut pour vivre !

_Mais, je…je ne peux pas, vivre sans toi ! Tu…tu le sais.

_Biensur que tu peux ! Tu es forte Bella. Tu peux vivre sans moi. Bella, est-ce que tu m'aimes ?

_Oui, je t'aime Matt… lui répondis-je

_J'en étais sûr, il sourit amèrement. Alors, si tu m'aimes, vis, reprends des couleurs, manges, vis, souris en gros redeviens ma Bella comme je l'ai connue. Je ne te demande que ça, fait moi plaisir, par amour…

_D'accord…

_Bon, alors c'est parti pour te remettre sur pied. Embrasses Isabella de ma part !

Sa…salut Matthew. Tu réagis enfin !

_Elle te salut et se réjouit que tu réagisses.

_M'ouais, désolée Isa' mais j'étais pris ces jours-ci…Et pendant que j'y suis, je suis fier de toi pour la raclée que tu as mis à la blondasse.

Merci ! De plus on est connues maintenant…

_Elle te remercie et s'extasie du fait que l'on soit « populaires »

_Ca lui ressemble bien ça ! Bref Bella j'ai vu que tu t'es fais des amis, enfin si on peut les appeler comme ça… Ils ont l'air sympas, mais comme mademoiselle veut se la jouer solitaire, elle ne fait que les refouler ! Tu ne devrais pas ma Bella, ils ne demandent qu'à être acceptés par toi mais tu les envoie paitre à chacune de leurs tentatives…

_Je…je sais, mais ils sont, enfin certains d'entre eux sont beaucoup trop entreprenants sur le passé, sur mon passé…

_M'ouais. Bon Bella, je veux que tu te reprennes, tu vas te lever, prendre une douche, manger et après tu vas répondre à nos amis à tous leurs mails que tu n'as jamais ouverts…

_D'accord…

J'entrai dans la maison et allai directement dans la cuisine et m'attablai pour la première fois pour un petit-déjeuner. Un festin de roi, enfin par rapport à d'habitude : un verre de jus d'orange, des tartines et un chocolat chaud. Charlie entra dans la salle, et dire qu'il était surpris serait relevé de la litote, il me salua et alla s'asseoir devant un match de baseball. Mon banquet finit, je montai prendre une douche bien chaude pour me réchauffer. Je repensai à tous ces évènements, en plus d'être schizophrène, j'avais des hallucinations ! Mon cerveau divaguait complètement, j'en avais déjà eu des délires, mais là c'était le summum. Je sortis de l'eau, m'habillai et allumai mon ordinateur.

_Je vois que tu as changé d'ordi…

En entendant sa voix, je sursautai. Ce n'était tout simplement pas possible. Matthew est mort il y a trois ans !

_Ouais, mais je suis là ! Comme je te l'ai dis je viens t'aider, je ne suis pas Matt, tu le sais ça. Juste son fantôme, bon, maintenant tu prends l'ordi et tu envoies un message commun à tout le monde, moins de travail et tu écris exactement ce que je te dis, d'accord ?

_Okay…acquiesçai-je

_En fait, non… T'écris ce qu'il te passe par la tête, et de toutes les façons je vérifierais, donc…

Je m'exécutai de suite.

Salut tout le monde, c'est Bella, oui oui, je suis vivante. Je ne vais pas vous mentir, je n'ai jamais lu vos mails, ni vos SMS… Bref, je vais bien, et j'espère que vous aussi. Je n'ai pas changé, et j'espère que vous aussi. Alors heu Forks, comment s'est ? Froid et vert. Rien de très réjouissant. Je me suis bien intégrée au lycée, enfin je me fais petite quoi, j'ai rencontré des gens sympas. Je ne vois même pas pourquoi je vous dis ça sachant que je suis certaine que Renée a déjà fait une réunion lors de mon dernier appel, alors oui les Cullen sont sympas. Je sais que vous avez suivi mes progressions de Kick, mais bon vous avez vu sur la vidéo comme tout le monde que la blondasse était ARG, bref ! Sur ce, bisous tout le monde vous me manquez.

PS : Je vous supplie de ne pas faire de réunions chez Renée&Phil du style « Bella-a-donné-des-nouvelles », ne faîtes pas vos têtes outrées, je vous connais !

Voilà, je crois que ça suffira, je me tournai vers Matt ou du moins son fantôme pour avoir son approbation, il hacha la tête et j'appuyai sur « Envoyer ». Mon meilleur ami s'affala sur mon lit et inspecta ma chambre.

_Je préférai ta chambre de Phoenix, mais celle là n'est pas mal. Bref, ma petite Bella vient te coucher près de moi et racontes moi ce que tu deviens, même si je le sais déjà.

Je filai sur le lit et posa ma tête sur son torse dans le but d'entendre son cœur, comme avant. Tout en parlant, il me caressait les cheveux, et moi lui dessinais tous pleins de formes sur le ventre – à l'époque il détestait ça, même si il jurait le contraire, mais je le connais-, sans m'en rendre compte, je m'endormis… A mon réveil, il avait disparut. Je regardai l'heure, 11h00. J'eu beau l'appeler dans mes songes, le crier même, mais il ne vint pas. Je pris le risque de l'appeler de haute voix, mais rien. Mis à part la télé… peut-être y était-il ? Je m'accourus aussi vite que je pus vers les escaliers, et regardai distraitement du haut de la balustrade. Et il était là, aux côtés de Charlie. Je l'appelai de façon à ce que lui seulement m'entendent, et ça marcha ! Il me regarda, et sourit et finalement me fît signe avec la main de me joindre à lui. Trop contente de pouvoir rejoindre mon ami je m'accourus dans les escaliers, mais ratai une marche. Et tout se passa vite, très vite… Je criai, comme un seul homme Charlie et Matthew se levèrent et me regardèrent d'un visage horrifié. J'essayai en vain de m'accrocher à la balustrade, mais n'y arrivai pas. Mon cœur s'accéléra d'une façon assez démente, et mon hurlement prit fin. Je mettais cogner, avec ce choc prit aussi fin toute chute, je me retrouvai couché à terre, avec d'affreuses douleurs au corps. Je sentis cet horrible liquide chaud se répandre sur mon visage. Ma tête tourna, et se baigna dans mon sang, une marée de sang. Charlie prit son cellulaire et ma vue se brouilla… Le dernier mot que je prononçai fut « Matthew » et je perdis connaissance.

Fin du flash-back

Bip, bip, bip. Enfin ! Je l'entends ! Qui aurait cru qu'un jour je me réjouirais d'entendre ce son insupportable. Je rouvris les yeux et vis Carlisle avec un minime sourire, il avait compris que je réentendais à nouveau.

_Tu m'entends, n'est-ce pas ? S'aventura-t-il

_Oui, répondis-je d'une voix pâteuse

_Bon. Alors heu, Bella j'ai lu ton dossier médical. Donc il faut que l'on parle de certaines choses…

Bah, oui ! C'est normal qu'il l'ai lu, je ne vois même pas pourquoi il le dit…OH MON DIEU, mon dossier médical… Qui dit dossier dit suivi médical, oh non, il sait tout, enfin tout non, mais il sait que j'ai eu des problèmes médicaux. Oh non ! Pourquoi il fallait que je tombe sur lui comme médecin. Parler de quelles choses ? Il va demander pourquoi j'ai eu tous ça de problèmes ces dernières années, et je vais devoir lui répondre, tout lui dire !

_Calmes toi Bella ! Il n'y a rien qui presse, on peut voir ça après si tu veux.

Comment il sait que je ne suis pas calme ? Est-ce que je suis si transparente ? BIP, BIP ! Ah, ouais. Qu'est-ce que je disais plus tôt, je déteste ce son !

_Non, parlons-en tout de suite.

Il parut surpris par ma réponse. Mais bon autant en finir maintenant que de faire tarder l'échéance, non ?

_Alors, heu…tu as eu un choc à la tête, et a perdu beaucoup de sang vu que tu es anémiée. Mais, tu vas devoir rester en observation une nuit ou deux, parce que tu as des carences en fer, en vitamines, en gros tu as des carences alimentaires… Alors je te demande, pourquoi ? Pourquoi ne te nourris tu pas normalement, tiens tu si peu à ta vie ?

Sans déconner qui je n'y tiens pas ! Pff, il…il pose beaucoup de questions. Mais, je ne sais pas, j'ai envie de lui répondre. Parce que Carlisle Cullen est l'ami de Charlie, parce que Carlisle est l'homme que j'avais pris pour u ange lors de notre première rencontre, parce que Carlisle est un médecin à qui on peut faire confiance, oui je sais les docteurs sont formés pour qu'on est confiance en eux, mais avec Carlisle ce n'est pas pareil. Dans son regard, on voit qu'il fait tout ou du moins essaye de tout faire pour aider son patient, alors parce que c'est Carlisle je lui ai répondu :

_Je ne vois pas la nécessité de ma nourrir…

_Mais ton corps, oui. Me répondit-il

_Mais je n'ai pas faim, voilà tout.

Je ne lui avais pas menti, et je n'en avais pas trop dit sur ma condition. Il est dans l'ignorance, autant l'y laisser… Résultat des comptes, j'ai une côte fracturée, deux points de suture au front et je suis nourris malgré moi par perfusion et le pire, je suis encore bloquée une semaine à la maison, enfin quand ils auront décidés de me libérer de cet hôpital…


SO ?

Vous pensez quoi?

Je vous avais prévenue qu'il était "Too much"...

Vos impressions... et tout le reste

Un peu space son hallucination ! *_*

Bisous J'Hollyday'z