Le syndrôme de la page blanche...
Aujourd'hui je vous donne un demi-chapitre... Hé oui, je n'arrive pas à écrire mon chapitre depuis une semaine que je le travaille. Alors avant de partir prendre l'air quelques jours je vous donne ce demi chapitre. Je passerai certainement vendredi ou samedi pour mettre la suite (en mise à jour sur cette page) sinon ça sera pour mardi... J'ai essayé en écrivant un autre texte (OS titré : Ta Tour d'Ivoire), mais même en revenant après ça ne sort pas. JE préfère ne pas forcé sinon ça sera de qualité encore plus mauvaise que d'habitude... Je suis désolée, mais je n'y arrive pas en ce moment (les soucis perso doivent y être pour beaucoup).
Petit point en chiffres au bout d'un mois...
Depuis le 01/09 au 30/09 inclus, « La balade des défunts » a déjà reçu 645 lecteurs sur fanfiction et 373 depuis le 28/09 sur hpfanfiction... Les 1000 lecteurs ont donc été atteints et dépassés \o/. « La balade des défunts » c'est actuellement 1 prologue et 9 chapitres publiés, 19 reviews par des lecteurs. C'est aussi 2 ajouts en histoires favorites et 8 lecteurs dans les alertes pour les mises à jour sur cette histoire de 20 138 mots (blablatage inclus) pour le moment. Voici le chapitre 10.
Note de l'auteur :
Bonjour à vous.
Voici le prologue de ma première fanfiction. J'espère qu'elle vous plaira.
Ne vous retenez pas si ça vous plaît pas je préfère le savoir.
Bonne lecture.
Disclaimer :
Les personnages cités ici ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J K Rowling.
EDIT du 07-01-2014 :
Bonne et heureuse année à vous toutes et à vous tous. Pour fêter 2014 je vous (re)livre le chapitre avec le plein de corrections. J'espère qu'il n'en reste pas trop (je rêve d'un "il n'en reste plus", mais c'est un rêve lointain je pense). Savez-vous ce que cela annonce ? Un chapitre nouveau en écriture bien sûr...
Résumé :
Suite à un drame dans la famille d'Hermione celle-ci se tourne vers l'Ordre pour retrouver sa mère. Ils ne l'aideront pas. Un inconnu lui fera redresser la tête. Elle organisera alors sa vengeance, son expédition, le secours de sa mère. Mais la vie est faite de surprises plus ou moins agréables. Hermione rat de bibliothèque se transforme en une nouvelle Hermione. Voyez tout cela par son propre regard…
Chapitre X – L'enfant du cimetière.
Loge du gardien, Abney Park Cemetry, Londres, treize août 1975, seize heure trente.
- Poussez Madame, poussez !
- C'EST MAAAADEMOISELLEEEEEEE...
- Poussez !
- Ôte tes mains ou je t'étripe !
Londres est une ville que j'aime et que je hais en même temps. Je l'adore pour sa diversité et ses possibilités. Je l'abhorre pour sa population trop présente et la pollution sonore qu'elle dégage. Aujourd'hui, je règne sur ce fond sonore en reine et je le domine de par le volume généré par mes cordes vocales à chaque cri. Je suis d'ailleurs étonnée qu'elles n'aient pas encore lâchées vu ce que chaque douleur que je ressens me force à leur faire subir. Qui a dit que le jour de la naissance d'un enfant était l'un des plus beaux d'une vie ? Amenez le moi que je lui explique ma façon de penser...
Aujourd'hui, je vais avoir mon premier enfant. Il n'était pas prévu que je tombe enceinte, alors donner la vie aujourd'hui ne me comble pas tout à fait de bonheur. La souffrance en est la première cause, toutes les mères savent de quoi je parle. J'ai l'impression qu'on me taillade le corps avec un poignard à chaque contraction, mais ce n'est pas tout. Comment veulent-il que je fasse sortir quelque chose énorme comme une pastèque par un orifice dont la taille initiale est plus petit qu'une balle de golf et la taille maximale d'un melon ?
Cet enfant va naître dans un cimetière, il commence déjà mal sa vie. Il verra le jour hors mariage, mais il faut ajouter aussi que le jour de l'accouchement est celui où son géniteur épouse une autre femme. Ironie du sort ? Je ne sais pas, toujours est-il que mon moral n'est pas au plus fort ce jour. Et c'est ce jour qu'à choisi cet enfant pour venir au monde. Alors que je venais rendre visite à mes aïeules dans ce cimetière du nord-est de Londres, le travail a commencé. Quelle aubaine que le gardien passe quelques instants après que la douleur me fasse m'effondrer au milieu d'une allée. Son gosse a couru chercher un médecin pendant que le gardien m'amenait à sa loge, mais je n'étais plus transportable quand le docteur arriva.
- Je vois la tête !
- Alors sortez ce montre de mon corps !
Qu'on m'achève ! Je n'en peux plus de cette lente et douloureux agonie. Je vous en supplie abrégez ce calvaire, ce n'est plus possible. Je vais devenir folle de douleur... Je suis ici à souffrir le martyre, alors que lui doit à présent être en train de présider la réception de son mariage avec cette femme de son rang, choisie par sa famille, pour lui. Notre enfant n'a pas le droit d'être, notre enfant n'a pas le droit de naître... Pourquoi a-t-il fallu que je tombe amoureuse ? Pour couronner le tout d'un homme promis à une autre depuis son enfance, mais en plus de cela d'un homme avec des pouvoirs. Je savais bien que la magie existait. Aujourd'hui, je vais donner naissance, moi la moldue sans pouvoir, comme son géniteur a dit, à un enfant au sang impur. Maximilien est ce qu'il nomme un sang pur. Une des raisons de plus qui fait que notre enfant doit rester un secret aux yeux du monde entier...
Maudit soit cette nuit de novembre où nos corps dénudés ne formèrent plus qu'un méli-mélo de gémissement, caresses, soupirs et baisers. Maudit sois tu Maximilien pour m'avoir laissé seule, ainsi. À dix-huit ans, on n'imagine pas devenir mère célibataire d'un enfant au père sorcier. Je ne sais comment subvenir à ses besoins. Aujourd'hui est le jour où je vais accoucher d'un enfant anonyme qui ira aussitôt la fin de son premier cri dans un orphelinat, l'orphelinat Stockwell, recommandé ou imposé suivant les points de vue, par Maximilien Il a juré qu'ils sauraient s'en occuper, surtout si l'enfant montrait des aptitudes magiques. Aujourd'hui, le fruit de notre amour a vu le jour à dix-sept heure cinq et arriva à l'orphelinat avant dix-huit heure dans les bras du médecin en suivant les instructions données par Maximilien.
Il y a du sang partout, mon sang. Je m'en remettrai. Je crois. La Terre tourne si vite aujourd'hui. J'aimerai oublier Maximilien. Je ne sais même pas si c'est un garçon ou une petite fille qui vient de faire une entrée dans le monde on ne peut plus maudite. Pourquoi a-t-il fallut que la lubie me prenne de voir ma mère, enfin sa tombe, aujourd'hui ?
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Chambre d'Hermione Granger, Préfète en chef à Poudlard, 1996
Je hais l'humanité. L'humanité. Elle a bon dos l'humanité. Toujours peur de tout et surtout de ses semblables. Il y a deux mille ans c'était déjà cela, j'en suis sûre. Elle craint les différences, elle craint les ressemblances, elle se craint elle-même également. La crainte est pour l'humanité une honte, alors elle l'exprime par divers moyens. De la colère à la guerre, de la recherche aux expérimentations, tout est bon pour vaincre cette faiblesse qu'est la peur. L'étranger est une peur, l'inconnu annonce les craintes, l'irrévélé est source d'affolement, la nouveauté provoque la terreur.
Regardez Poudlard et le monde sorcier dans son ensemble. La xénophobie des uns en est un exemple, mais si on prend quelque chose de plus précis alors parlons sang. Le sang-pur, le sang-impur, le sang-mêlé... Ils m'exaspèrent avec leurs imbécilités sur ce sujet, IL n'est plus là, mais l'idée persiste. J'ai besoin de sortir, je ne respire que trop mal ici... J'hésite à peine entre le parc et la salle sur demande. Je monte les escaliers vers le septième étage. Rien de bien logique me direz-vous puisque l'air frais est à l'extérieur, donc dans le parc, mais je sens au fond de moi que mon Prince m'attend là-bas.
Comme une gamine, je suis devant la porte, j'ai le cœur qui bat à s'en rompre dans ma poitrine. Courageuse Griffondor, mais hésitante Poufsouffle, j'ai l'intelligence des Serdaigle, mais la lâcheté des Serpentard. La porte s'ouvre. J'ai un mouvement de recul, je ne veux pas le voir, pas encore, c'est trop tôt. J'ai peur que cela gâche tout entre nous, c'est ridicule, je suis ridicule. Il faudra bientôt m'interner à Sainte-Mangouste, je pense, avec un psychomage personnel parce qu'il doit y avoir du boulot sur mon cas.
- Entre, Hermione, entre.
Je ferme les yeux, fort comme une enfant, je l'entends rire, je le sens rire. Rien n'est plus pareil depuis que nous avons consommé notre amour. J'ai dit le mot amour ? Sainte-Mangouste, vite ! Si je l'ai dit inconsciemment c'est peut-être que tout mon être sait déjà avant moi ce que je ressens. C'est assez troublant et même déstabilisant, par exemple là je sens sa main qui me contourne, il ne me touche pas cependant. C'est un peu comme s'il m'effleurait, mais sans le contact de sa peau sur mon corps.
- Tu penses trop Hermione.
- C'est bizarre.
- Inattendu n'est-ce pas ?
- C'est de cela que tu voulais parler lorsque tu disais de lire en toi ?
- Oui, c'est exactement cela. Tu sais qui je suis maintenant ?
Je hoche la tête pour confirmer, c'est comme un déclic. Il avait raison, juste le vouloir pour le savoir, c'est tout ce qui était nécessaire. Il prononce un Finite Incantatem pour que sa voix reprenne ses tonalités originelles. Il m'embrasse à nouveau. J'ai les papillons au fond de l'estomac, je voudrais que cela ne s'arrête jamais. Il m'amène vers nos fauteuils, témoins de nos silences, de nos débats et de nos ébats. Il m'enlace, je me prélasse, je succombe à ses caresses, Morgane faites que disparaisse le reste de l'humanité et tout sera parfait.
C'est purement égoïste, c'est inconcevable surtout lorsque l'on sait ce qui s'est passé l'année dernière et le camp dans lequel j'étais, mais voilà c'est ainsi. Je ne veux que lui et moi, mon Prince Sombre. Ses lèvres dévorent les miennes et je m'en délecte. Il relève mon pull qui soudain se trouve arrêté par mon nez et l'élastique dans mes cheveux. Je veux m'en dégager, mais il me retient les mains et m'en empêche. Passe le temps, augmente la fougue de ses caresses, je suis sa prisonnière. La salle est déjà fort peu éclairée et le pull m'aveugle totalement. C'est une véritable torture que de ne savoir où se posera sa bouche, c'est un sourire sadique qui se dessine sur son visage et que je sens se poser sur ma poitrine.
Il sait qu'il peut faire de moi tout ce qu'il souhaite, je suis à lui, je lui appartiens même s'il ne me le demande. Je ressens au plus profond de moi ses émotions en cet instant et je sais qu'il sait, c'est le plus important. De son côté il me fait ressentir la même chose et la température de nos deux corps monte encore d'un cran. Nous pourrions faire bouillir une piscine rien qu'en nous immergeant de suite, j'en suis sûre, c'est improbable, mais sans magie nous ne serions pas ici, à Poudlard. Je m'enivre de ses mains sur mon corps, j'en veux plus, j'en veux encore, il fait celui qui va s'arrêter et mon cœur va chavirer, sentant cette détresse qui s'empare de moi il me tient plus fermement encore contre lui. Comme si notre vie allait dépendre de notre étreinte nous faisons l'amour à même le sol ce soir.
Nous nous torturons l'un l'autre à faire gémir, frémir et bouillir l'autre, nous ressentons la limite de la douleur de la séparation de l'autre et nous en jouons même si c'est nous faire mal à nous même également. Nous sommes deux sadiques qui s'aiment, nous sommes deux masochistes qui s'aiment, nous sommes deux amoureux tout simplement. Il me ramène à lui, tout contre son corps. J'entends ce soir la balade que j'ai toujours en tête même s'il est là, mais ce soir de nouvelles paroles viennent la compléter.
Il est le prince noir de mes espoirs.
Je ne sais qui il est.
Toujours caché dans l'obscurité.
Je ne connais que son corps.
Ainsi chaque soir
C'est contre lui que je m'endors.
Il redonne un sens à ma vie
Je lis en son être et son âme
L'un de l'autre sous le charme
Demain, ensemble, s'imagine
Je ne peux plus vivre sans lui
Pour nous être androgynes.
Son baiser me fait oublier toutes mes pensées sur ce que peuvent être ces êtres de la chanson qui tourne encore en boucle en moi, tout doucement, comme un fond sonore. Je l'entends alors me murmurer :
- Je t'aime Hermione.
- Je t'aime aussi...
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Il a l'air plus qu'heureux ce cher Albus. Il voit Ginny avec son Serpentard, il voit Luna sait un Serpentard, il connaît mon amitié pour Draco, il doit bien être au courant pour mon Prince Sombre et moi-même. Je le devine dans ses yeux qui dansent et qui rient. Il est heureux comme un enfant dont c'est l'anniversaire, il voit ses maisons se lier. D'abord en secret, puis au grand jour, il voit Poudlard devenir une seule et unique maison, avec ses conflits et ses rires, avec ses débats et ses cris, avec ses larmes et ses promesses.
Je suis prête à parier les mains de Ronald au feu qu'il imagine déjà demain. Je ne vais tout de même pas parier les miennes, j'en ai besoin et même si je suis sûre de moi Dumbledore m'a bien appris qu'on ne peut se fier à ce que l'on voit, mais uniquement à ce que l'on ressent. Je le vois joyeux, je le vois insouciant, je le sens nerveux, je le sens sous une carapace. Il sait ce que je prépare, il devine ce qui se trame. Demain veut être béat, demain sera ingrat. Albus rêve de frivolité et d'indolence, j'ai en tête des cauchemars d'instabilité et de souffrance.
Les uns ont pris mon père, les autres n'ont prêté main forte pour retrouver ma mère. Je tombe de haut par l'article de l'autre jour, mais je suis forte et courageuse paraît-il puisque je suis Griffondor, je ne voudrais les décevoir. J'irais la retrouver. Je découvrirais l'histoire de cette mafia. Je mettrais fin à mes doutes et mes angoisses. Avec ou sans eux, je suis debout grâce à lui et je sais qu'elles me suivront, l'une par dépit, l'autre peut-être par folie, mais je ne suis pas celle qui jugera le moment venu. Pour moi, ils seront là. Lui pour m'apporter tout son amour, bien qu'il ne soit pas Poufsouffle, et elles pour le soutien griffondorien et l'amitié serdaiglienne.
Vois Poudlard unifié Albus, sais-tu que les combats ne sont pas finis ? Voldemort est peut-être un cadavre à présent grâce à ton sauveur pas plus tolérant que celui qu'il a anéanti, mais demain je marcherai vers mon destin de fille pour ramener ma mère, j'irai droit vers mon dessein de femme hantée par son passé, j'avancerai vers cette voie qui me semble tracée comme une frontière entre le bien et le mal, dansant de part et d'autre, piétinant les deux côtés d'un pas de plus en plus assuré. Vois Poudlard unifié Albus, demain il n'aura plus besoin qu'on le guide pour faire chemin.
Mise à jour du 13 octobre 2010 :
Et voila... Chapitre terminé ! Ce fut long, laborieux, mais c'est fait !
Une tite review ?
Vous êtes de plus en plus nombreux à lire et demander à être informer des mises à jour, mais toujours aussi peu à donner votre avis ou participer aux recherches du Prince Sombre et du Serpentard de Luna...
