Point de vue de Kimberly Akkalah :

L'ambiance était parfaite. Pour une fois, Paul ne faisait pas son chieur et était même plutôt sympa ! Emily et moi nous entendions à merveille, ce qui semblait plaire à Jared et Sam.

Je terminais de décorer le gâteau comme Emily me l'avait indiqué, quand une main chaude se posa dans mon dos. Je sursautais et me retournais pour voir Jared, qui souriait, fier de lui bien sûr.

- Si tu continue à me faire peur comme ça, je vais finir par avoir une crise cardiaque.
- C'est impossible, tu es beaucoup trop jeune, répliqua-t-il en s'adossant contre le plan de travail, les bras croisés sur son torse.
- Rien n'est impossible mon cher.
- C'est peut-être vrai... sauf quand je dis que quelque chose est impossible. J'ai toujours raison.
- Evidemment, ris-je en levant les yeux au ciel.

Il rit à son tour et me regarda décorer le gâteau. Je remarquais du coin de l'oeil, Sam et Emily se faire des mamours dans la salle à manger. Paul faisait comme si ils n'étaient pas là, visiblement un peu gêné par leurs marques d'affections.

- Je peux en prendre un bout ? tenta Jared en me faisant des petits yeux de cocker.
- Laisse-moi réfléchir... euh... Non !
- Et même si je fais ça ?

Il se pencha vers moi et m'embrassa la joue. Mon corps fut parcourut de frison à son contact. Et lorsqu'il se recula, je me sentis refroidir d'un coup.

- Même pas ! dis-je en tentant de remettre en ordre mes pensées.

Il sourit, encore une fois fier de son effet. Imbécile !

- Et si je faisais...

- Bon il vient ce gâteau ? le coupa Paul en entrant dans la petite cuisine.

- Paul ! l'appela Sam.

L'intéressé grogna... Oui, grogna ! Mais obéit tout de même à Sam et retourna dans la salle à manger. Je terminais rapidement de décorer le gâteau, Jared ne me lâchait pas des yeux, j'en avais les mains qui tremblaient.

Je terminais finalement et apportais le gâteau à table, Jared évidemment sur mes talons.

- C'est pas trop tôt, marmonna Paul.

- T'avais qu'a le faire toi même si t'es pas content, répliquais-je en reprenant ma place.

Sam sourit à ma remarque et embrassa la tempe d'Emily avant de couper le gâteau en plusieurs parts. Emily se mit à raconter les tentatives plutôt minables pour tenter de la conquérir.

- Même si j'ai un peu perdu la main en matière de drague, tu es quand même là, non ? sourit-il, fier de lui.

- Imbécile, ria Emily en passant sa main dans les cheveux de Sam.

Et ils s'embrassèrent. Encore. Ça devenait limite gênant de rester dans la même pièce qu'eux tellement ils étalaient leur bonheur.

- Moi j'y vais, lança Paul en se levant. A demain !

- A demain, lui répondis-je en même temps que Jared.

Le couple en face de nous le salua vaguement, trop occupé.

- Moi aussi je vais pas tarder à y aller, mes parents sont sûrement rentrés. Tu veux de l'aide pour nettoyer Emily ? demandais-je en me levant à mon tour.

- Non c'est bon, me sourit-elle. Vas-y, Sam va faire la vaisselle.

- Evidemment, souffla l'intéressé.

Je souris et allais chercher ma veste.

- Tu veux que je te dépose ? demandais-je à Jared.

Il acquiesça simplement en me remerciant et se leva à son tour. Je fis la bise à Emily et Sam qui commençait déjà à débarrasser la table.

- Tu repars quand alors Emily ?

- Samedi, je reprends les cours dimanche.

- Je passerais sûrement avant si tu veux.

- Bien sûr ! me sourit-elle en me serrant une dernière fois dans ses bras. Et faites attention sur la route.

- T'inquiète pas, souris-je à mon tour.

Sam et Jared s'échangèrent deux trois paroles que je n'entendis pas, et nous partions. Je m'installais devant le volant et attendis que Jared soit lui aussi installé pour démarrer.

- Tu devrais mettre ta ceinture, suggéra-t-il en me faisant un petit sourire.

Je levais les yeux au ciel et la mis tout en me concentrant sur la route.

- Tu sais que tu deviens presque comme mon père, me moquais-je.

Il esquissa un léger sourire et regarda la route.

- Emily est vraiment sympa en tout cas. Par contre elle est Sam...

- Ouais, ria-t-il. Ils sont tout le temps comme ça. C'est un peu agaçant parfois.

- Ils sont amoureux, c'est normal.

- Tu as déjà eu un petit-ami ? s'intéressa-t-il.

Je le regardais pour voir si il était vraiment sérieux, mais il s'obstinait à fixer la route.

- Un seul, c'était au collège. Et je n'ai pas besoin de te retourner la question vu que je sais déjà la réponse.

Il grimaça et se redressa sur le siège.

- C'est à droite, m'indiqua-t-il.

Je tournais aussitôt et nous arrivions dans une rue assez sombre, vue qu'un réverbère sur deux fonctionnait. Je m'arrêtais devant la maison qu'il m'avait indiqué.

- Merci pour tout à l'heure.

- De quoi ?

- Sur la plage. Ça m'a vraiment fait plaisir ce que tu m'as dis.

Il sourit et tendit la main vers mon visage pour replacer une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Ses doigts effleurèrent ma joue, et inconsciemment, je souris. Nos regards s'accrochèrent, comme plus tôt dans la soirée. Sans que je ne le contrôle, nos visages se rapprochèrent lentement. Mon coeur battait à une vitesse incroyable dans ma poitrine. Mes mains glissèrent du volant au moment où je sentis la main de Jared passer sur ma nuque. Il bougea et se rapprocha encore un de moi, mais laissa toujours une petite distance entre nous deux, me laissant le temps de décider.

Prise d'une pulsion encore inconnue jusqu'à maintenant, je brisais les dernier millimètres et déposais délicatement mes lèvres sur les siennes. J'eus aussitôt l'impression qu'un feu d'artifice venait d'éclater dans mon ventre, et que des milliards de papillons venaient de s'envoler. Je le sentis sourire et il répondit à mon baiser alors que mes mains s'aventurèrent dans ses cheveux. Il intensifia notre baiser et déposa son autre main sur ma hanche. Un frisson me parcourut tout le corps. Mais au bout de quelques secondes, une silhouette placée sur le perron de la maison attira mon attention. Je reculais instinctivement de Jared, qui ne parut pas surprit.

- Je devrais y aller je pense, dit-il en ouvrant la portière.

J'acquiesçais en remettant le contact.

- Kim ? m'appela-t-il doucement.

Je tournais la tête aussitôt la tête vers lui, l'esprit encore un peu embrumé.

- Oui ? dis-je d'une petite voix.

- A demain, me sourit-il.

Je lui rendis aussitôt, et il se pencha pour m'embrasser la joue. Il me sourit une dernière fois et descend de ma voiture pour rentrer chez lui. Je passais ma main sur mon visage, histoire de me remettre un peu les idées en place, et appuyais sur l'accélérateur.

Il était presque minuit quand j'arrivais à la maison. Maman regardait la télévision tout en mangeant de la glace au chocolat. Attendez, pause ! Maman ne mange jamais de chocolat. J'accrochais ma veste dans l'entrée et la rejoignis dans le salon. Elle sursauta, n'ayant pas entendu le bruit de la porte.

- Kim ! Tu es rentrée !
- Visiblement, oui. Je croyais que tu ne mangeais jamais de glace, ou même de chocolat. Car je cite : Ce n'est pas bon pour ta ligne.
- Oh, hum... J'ai eu une petite envie, c'est tout.
- M'ouais. Bon, je vais me coucher. A demain.

Je montais dans ma chambre et enfilais un short et un débardeur pour dormir. Je me couchais dans mes draps, et soupirais en repensant au baiser de Jared. Enfin, techniquement c'est moi qui l'avait embrassé ! Mais est-ce-que c'était une bonne idée ?

J'eus du mal à trouver le sommeil, la scène de tout à l'heure m'apparaissait à chaque fois que je fermais les paupières, et des millions de questions me venait. Est-ce-ce-que j'ai raison de lui faire confiance ?

Point de vue de Lyz Yiruma :

- Je te parie 20 dollars qu'ils se sont embrassés, me moquais-je.
- Impossible, Kim est trop coincée.

Je lui envoyais l'oreiller le plus proche qu'il évita et me le renvoya. Evidemment, ne possédant pas ses foutus réflexes de loup, je me le pris en pleine poire.

- Hey ! m'écriais-je. Ça fait mal !
- Même pas vrai !
- Pfff... En tout cas Kim n'est pas coincée. Ils arriveront tout les deux mains dans la mains demain matin.
- Qu'est-ce-qu'on pari ? Quelque chose de bien quand même vu que tu as l'air si sûre de toi.
- Si tu perds... je dis à tout le monde que en 4 ème tu as pleuré quand une 3 ème t'as mis un râteau.
- Et si tu perds... je parle à tout le monde de ton béguin pour Embry.

Je me mordis la lèvre, hésitant un peu. Mais finit par lui taper dans la main.

- Ça marche.
- On va bien rigoler demain !

Kimy je t'en supplie ne me laisse pas tomber !