Note : Chapitre 10 en ligne! Je suis déçue de ne pas avoir eu plus de reviews au chapitre précédent... J'ai quand même une vingtaine de personnes qui l'ont mis en alerte... Un avis ça ne fait pas de mal! :)
Chapitre 10 :
Trahison.
Ils étaient tous rentrés chez Grimmjow et attendaient que Matsumoto revienne du club. Le bleuté leur avait expliqué ce qu'il avait vu, les échanges, les drogues, les prostituées... Bien sûr, ils avaient tous su dès le départ que quelque chose d'illégal se passait au Blue Squirrel, mais même en l'ayant vu, Grimmjow n'en croyait pas ses yeux. Il avait vu des cadavres, des gens se faire tuer, il avait même déjà tiré sur quelqu'un... Mais de voir à quoi on rabaissait toutes ces jeunes femmes l'avait profondément choqué, surtout qu'on ne pouvait plus rien faire pour elles, il le savait : ce trafic était un cercle vicieux dont il était difficile de sortir.
-À mon avis, ce trafic recouvre bien plus que la seule ville de Tokyo, déclara Renji
- Peut-être même dans d'autre pays, et pas que dans le Japon, continua le brun.
- Il faut trouver qui orchestre toute ceci, fit le bleuté.
- C'est sûrement le plus difficile... soupira Shuuhei en se prenant la tête dans les mains. On n'a même pas de preuves pour les échanges...en tout cas, pas matérielles.
La porte d'entrée claqua et ils virent Matsumoto entrer dans la pièce.
- Harribel m'a parlé des trafics de prostitution qu'il y a dans le club, elle a essayé de me mettre en garde parce qu'elle a remarqué que les gardes du patron se sont vite intéressés à moi. J'ai enregistré la conversation, fit-elle avec un sourire victorieux.
Les garçons ne cachèrent pas leur joie. Enfin! Une preuve, que ce soit une simple conversation de mise en garde, c'était quand même une preuve matérielle de l'existence de ces trafic. Matsumoto sortit la cassette, et la mit en route.
-Matsumoto ?
- Hey Harribel ! C'était une grosse soirée ce soir!
- Oui, répondit la blonde. Matsumoto, tu as remarqué que certains gardes t'observaient souvent?
- Oh, oui, mais ce n'est pas grave, j'y suis habituée, fit Matsumoto.
- Écoute moi bien, ces gardes sont les gardes du patron... Il y a plusieurs choses que je ne t'ai pas dites à propos de ce club... Ici, le patron baigne dans des choses pas très légales...
- Hum, c'est-à-dire ? Drogue ? Ne t'inquiète pas, je ne suis pas inconsciente à ce point...
- Bien pire, Matsumoto...
Un silence, avant que celle-ci ne reprenne, hésitante :
- Prostitution ?
- Oui... soupira Harribel. Surtout fais très attention, si on t'emmène voir le patron et que l'on te propose quoique ce soit, de danser, de faire des strip-tease pour gagner plus, refuse, cela pourrait dégénérer...
- Merci de m'avoir prévenue Harribel, je ferais attention. Il faut que j'y aille, ne t'inquiète pas pour moi ! répondit la rousse.
- À demain Matsumoto!
Harribel était une bonne personne, pensa le bleuté. Elle risquait sa peau en protégeant Matsumoto, et il se demandait bien comment elle avait pu finir dans ce club...
- C'est la première preuve, avec ça on pourrait faire une perquisition ! sourit Renji.
- Nous ne sommes pas censés continuer l'enquête, Renji, remarqua le brun.
- Ah, oui, c'est vrai... De toute façon, l'enquête sur le vol au Gotei reste au point mort... Personne n'a su récolter le moindre truc, et les dossiers commencent à s'empiler. Le capitaine Kuchiki a même pris des dossiers chez lui pour les finir, parce que sinon on aurait été trop débordé à la fin de cette affaire.
- La plupart des capitaines le font, fit Matsumoto. Le capitaine Hitsugaya m'a appelée tout à l'heure pour donner les nouvelles... Les capitaines Kyoraku et Ukitake ont essayé de raisonner en privé le commandant mais impossible de le faire changer d'avis.
- Il devra bien admettre à un moment ou un autre que j'avais raison, ricana Grimmjow. S'il continue comme ça, ce sera la fin du Gotei 13. Déjà que des traîtres essayent de le réduire à néant, notre commandant les aide inconsciemment.
- Et si on allait se coucher ? fit Shuuhei en baillant. Je pense que ça suffit pour aujourd'hui, non?
- Vous vous démerdez avec le canapé les mecs ! dit le bleuté en s'en allant dans sa chambre. Matsumoto, y'a une chambre d'amis au fond du couloir!
Chacun trouva un coin où dormir, et malgré les nombreuses protestations de Renji, ce fut lui qui hérita du sol en guise de lit.
Un petit garçon aux cheveux d'un bleu éclatant courait en direction d'une femme en criant.
- Maman ! Maman !
- Oui, mon chéri ? répondit sa mère.
- Pourquoi des personnes sont méchantes ? demanda le petit garçon.
- Oh, tu sais, personne n'est vraiment gentil, ou méchant. Nous avons tous une part des deux en nous, sauf que d'autres ont plus un côté méchant qu'un côté gentil.
- Pourquoi papa parlait de personnes qui veulent nous tuer? Elles sont méchantes?
- Ce n'est pas bien d'écouter les conversations, Grimm, gronda-t-elle. Les gens méchants ne tuent que pour des raisons stupides, l'argent par exemple, et pour cela, ils tueraient n'importe qui.
- Même toi ? Pourtant tu es la plus gentille des maman !
- Les gens méchants ne font pas de différence.
Des éclats de voix résonnèrent dans la maison suivit de coups de feux. Grimmjow commença à paniquer.
- Maman ! Qu'est-ce qu'il se passe ! Maman !
- Va te cacher dans la penderie derrière ! Va te cacher ! ordonna sa mère, paniquée en entendant les cris des domestiques.
- Viens avec moi! Viens avec moi! répéta-t-il alors que sa mère s'éloignait de lui, tout en le poussant dans la direction opposé.
Effrayé, il courut dans la penderie et se cacha autant qu'il put. Il ferma les yeux, mit les mains sur ses oreilles pour ne plus entendre les coups de feux à répétition, ainsi que les cris, tout en espérant que sa mère aille bien.
Grimmjow se réveilla en sursaut. Il avait rêvé de sa mère. Il croyait que ses souvenirs resteraient enfouis au plus profonds de lui tout le restant de sa vie, et cela ne le dérangeait pas. Il ne voulait pas se souvenir, surtout en ce moment. Il croyait avoir tout oublié.
La sonnerie de la porte résonna dans l'appartement, et le bleuté se leva pour aller accueillir le visiteur. Il ouvrit, et quand il vit une touffe de cheveux rousse surmontant un sourire éblouissant, un léger sourire se fit sur son visage.
- Yo, Grimmjow ! fit Ichigo en l'embrassant rapidement.
- Yo, répondit celui-ci en le prenant dans ses bras.
- Je t'ai réveillé, désolé, s'excusa-t-il en voyant la tenue de Grimmjow.
- Pas grave... répondit celui-ci en laissant entrer le rouquin.
Celui-ci fut d'ailleurs surpris en voyant deux hommes dans le salon encore entrain de roupiller, et il interrogea le bleuté du regard.
- Des collègues de travail, fit Grimmjow d'un ton las. D'ailleurs, y'en a encore une autre dans la chambre d'amis... évite de les réveiller, ils sont sérieusement chiants le matin. Tu ne devais pas continuer à réviser au fait?
- J'ai révisé hier tout l'après-midi, et jusqu'à 3 heures du matin, je suis épuisé! Mais j'avais du temps libre alors je suis venu te voir, sourit Ichigo.
Un grognement se fit entendre dans le salon, où Renji se réveillait lentement en pestant contre Shuuhei, qui commençait à s'éveiller lui aussi, parce qu'il avait mal au dos d'avoir dormir par terre.
- La prochaine fois, c'est toi à ma place, bâtard ! grogna le rouge.
- Ta gueule Renji, je dors, répondit Shuuhei d'une voix ensommeillé.
- Je vais certainement pas la fermer pour un p'tit con comme toi!
Ils commencèrent à se chamailler, sans remarquer la présence de Grimmjow et Ichigo qui les regardait un peu blasé, surtout le bleuté.
- Fermez vos gueules ! cria celui-ci.
- Vous êtes réveillé lieutenant ? demanda surpris Shuuhei.
- T'es pas mon chef, ta gueule ! s'énerva le rouge.
- Avec vous, c'est impossible de dormir tranquillement, riposta Matsumoto qui venait de se faire réveiller à causes des disputes des deux autres. Tiens, on a un nouveau venu !
Renji et Shuuhei tournèrent leur tête vers Ichigo qu'ils n'avaient pas encore remarqué jusqu'ici.
- Hum, bonjour, fit Ichigo quelque peu gêné.
- C'est mon copain, Ichigo, dit le bleuté.
Tous se regardèrent, quelques peu étonnés de voir un gamin à l'air si mignon avec une brute comme Jaggerjack.
- Dis-moi, Ichigo, comment tu fais pour le supporter ? le questionna Shuuhei. Parce que déjà en tant que son assistant, j'ai du mal, mais en tant que son petit-copain, ça doit être pire !
Pour toute réponse, Grimmjow lui jeta un regard noir avant de lui foutre un coup de poing bien mérité.
- Ça fait mal, lieutenant ! se plaignit le brun par terre.
Ichigo se sentait un peu mal à l'aise parmi toutes ces remarques qui fusaient de toutes parts, mais il était assez amusé. S'il avait su, il aurait acheté du pop-corn pour assister à ce spectacle plutôt distrayant.
- Je dis ça, je dis rien, mais vous êtes en retard, il est 10 heures, coupa Grimmjow.
Et là ce fut le chaos dans tout l'appartement, où chacun se battait pour la salle de bains, les toilettes, le café... Pendant ce temps, Ichigo et Grimmjow étaient partis dans la chambre de celui-ci.
- Drôle d'équipe, rigola le rouquin.
- Tu l'as dit, répondit le bleuté en souriant. Néanmoins, ils sont très compétents.
- Tu arrives à continuer ton enquête malgré ta démission ?
- J'ai plus de libertés, mais aussi moins d'avantages. Je ne peux absolument rien faire de plus que de chercher par moi-même, sans mandat de perquisition ni autorisation. Je me demande même si les preuves que j'aurais amassé ne seront pas détruites, si je retourne dans le Gotei...
Ichigo se mit à califourchon sur Grimmjow, et fit :
- Le principal est que tu respectes ta promesse envers Kiyori. As-tu trouvé de nouvelles choses ?
- Hier, on a été au Blue Squirrel... J'ai vu de mes propres yeux les prostituées se faire vendre, échanger, des tonnes de drogues sur les tables... Un putain de trafic, répondit le bleuté en détournant les yeux du regard d'Ichigo.
Le rouquin resta silencieux comprenant que ce n'était pas un sujet auquel voulait parler le bleuté et le serra contre lui. Grimmjow répondit à son étreinte, mis ses bras autour de la taille d'Ichigo, et l'embrassa. Un baiser tendre, voluptueux... Ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre, profitant de leur présence, de leurs caresses histoire de rester encore quelques minutes la bulle dans laquelle ils s'étaient enfermés...
- Shirosaki, salua Aizen.
- Maître Aizen, répondit l'albinos.
- Toujours pas de nouvelles?
- Non, il reste muet comme une carpe. Vous lui laissez trop de libertés, maître.
- Il est en mission, claqua Aizen. Il a justement besoin de liberté pour sa mission.
- Je ne connais même pas le contexte de cette mission, soit disant importante, comment voulez vous que je sache ce dont il a besoin ou pas ? ironisa Shirosaki.
- Fais marcher le peu de neurones que tu as, rétorqua le brun.
- Maître, vous savez que le peu de neurones que j'ai ne sont que sadisme, et cruauté.
Shirosaki le savait. Il savait qu'il était cruel, sadique, impitoyable, et il en jouait. Il faisait peur à tout les autres membres de l'organisation, sauf à son frère, ce qui l'énervait au plus haut point. Pour l'instant, c'était justement son frère le pion préféré du maître Aizen, mais Shirosaki lui prouverait que ce n'était qu'un incapable, bon à rien, et il prendrait sa place. Il deviendra le pion préféré de ce cher Aizen.
- Lancez l'attaque, trancha le brun. Je ne vais pas attendre mille ans. Je retourne au Gotei pour faire le reste.
- À vos ordres, maître, sourit Shirosaki en se retirant.
- Commandant ! s'écria Nell, paniquée, en entrant dans le bureau de celui-ci.
- Nell ? fit Yamamoto surpris.
- Une base de police vient d'être attaqué dans le sud de Tokyo ! Les capitaines Kyoraku, Ukitake, et Hitsugaya s'y rendent immédiatement. Le bâtiment est déjà en feu d'après le rapport que l'on a pu m'envoyer.
- Envoyez tous les capitaines là-bas, et amenez tous les lieutenants, pour qu'ils s'occupent des dossiers des capitaines, je veux les meilleurs sur le terrain ! Et si ils ne trouvent pas quoique ce soit, je vous jure que cela va barder pour eux !
- Les capitaine Ichimaru et Tôsen ne peuvent pas s'absenter, leurs lieutenants n'étant pas présents. Et le capitaine Aizen est absent.
- Envoyez tous les autres ! Je m'en fiche ! s'énerva Yamamoto, faisant presque fuir Nell, qui sortit à toute vitesse.
Tout cela tournait à la catastrophe, et le commandant s'en rendait compte. Il n'avait rien, pas même un indice pour savoir qui étaient les responsables de tout ceci, et quelles étaient leurs motivations... Rien.
Une voix qu'il connaissait bien s'éleva.
- Bonjour, commandant.
Il n'eut pas le temps de se retourner qu'un coup de feu éclata, le manquant de justesse. Devant lui, se tenaient Aizen, Ichimaru et Tôsen. Aizen pointait une arme dans sa direction. Yamamoto comprit.
- Alors c'était vous?
- Oui, c'était nous, sourit le brun. Surpris n'est-ce pas ? Dire qu'hier encore, vous me demandiez si vous pouviez me faire confiance.
Yamamoto fronça les sourcils. Ils avaient tout prévu, depuis le début. L'attaque n'était qu'une diversion pour que tout le monde aille là-bas, sauf lui. Il ne bougeait que rarement, et tout le monde le savait. Aizen avait prévu sa réaction, et lui, il était tombé dans le panneau. Il devait donc se débrouiller tout seul. Il avait une arme dans son haori, mais chacun de ses mouvements étaient vu, scruté, analysé par Aizen.
- Vous êtes coincé, commandant. Je sais que vous avez une arme dans votre haori, comme je sais qu'il y en a une autre dans le tiroir de votre bureau, ou encore qu'il y a un bouton avec une alarme en dessous de celui-ci. J'ai tout prévu.
Du temps, il devait gagner du temps.
- Pourquoi ? Pourquoi trahir le Gotei ? demanda Yamamoto.
- Vous pouvez essayer de gagner du temps autant que vous voulez, commandant... Les vielles ruses ne fonctionnent pas avec moi. Vous m'avez embauché comme capitaine sans savoir que depuis le début, j'étais déjà un traître. Tout ceci était prévu d'avance, commandant.
- Comment ? s'étonna celui-ci.
- C'est une longue histoire, et il ne vaut pas la peine de vous l'expliquer.
Aizen tira, tandis qu'Ichimaru et Tôsen surveillaient à l'arrière au cas où du monde arriveraient. Yamamoto esquiva les coups de feu, avec beaucoup de mal cependant. Il prit un couteau qu'il avait caché dans son haori, et visa Aizen qui s'écarta juste à temps. Pendant ce temps, le commandant avait activé l'alarme.
Il fallait qu'il tienne.
Note : Reviews? :) (j'aimerais beaucoup en avoir pour savoir ce que l'on pense de mon histoire, ses points positifs, négatifs...) à la prochaine! :)
Aidokuu.
Merci à Idiote pour la correction! (j'avais oublié de le mettre dans le chapitre précédent.)
