Bonjour les Mcgregors !
On se retrouve aujourd'hui pour la deuxième publication de la semaine ! Et oui, parce que vous avez tous été tellement géniaux sur la page Facebook que je ne peux qu'être heureuse de vous retrouver encore une fois avec les aventures d'Ana :D
Autre petite précision, si je ne parle que des personnes présentes sur la page Facebook, c'est parce que je ne sais pas combien vous êtes à me suivre sur , donc n'hésitez pas à nous rejoindre sur les réseaux sociaux (La Prophétie des McGregors / Fanfiction Harry Potter sur Facebook), ou à me laisser un petit message ici, que je puisse faire votre connaissance.
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous retrouvons aujourd'hui Ana et Drago pour le chapitre 11 ! J'espère que le chapitre 10 vous a plu, et que vous êtes tous impatient de voir ce qui va bien pouvoir leur arriver cette fois ci =). Surtout que nous nous étions quitté sur un moment assez… important pour la suite de leurs aventures !
Et ne vous inquiétez pas, vous aurez tout de même un nouveau chapitre dimanche prochain (donc le chapitre 12).
Bon, trêve de blabla… Bonne lecture, on se retrouve sur Facebook, ou en Review :D
Blii =)
Chapitre 11
- Je suis ravie de faire enfin ta connaissance, Drago Malefoy, répondit Ana en souriant et en saisissant la main que lui tendait le garçon.
Un léger sourire se forma sur les lèvres de Drago. Il était presque imperceptible, et très difficile à remarquer puisque le garçon gardait le visage baissait, mais il n'échappa pas à Ana, qui fixait le visage de son Serpentard avec intensité. Elle avait tellement attendu ce moment, elle avait tellement espéré que Drago baisse enfin les armes, et se décide enfin à être autre chose qu'une petite fouine prétentieuse. Et ce jour semblait enfin être arrivé.
- Donc comme ça, tu as du sang vélane ? demanda Drago, rompant alors le silence et la rêverie d'Ana.
- Oui, répondit Ana, en souriant encore. La mère de ma mère, Andora, est une vélane. Mais elle était mariée avec un sorcier.
- Tu la vois souvent ?
- Non, je la vois assez peu. Elle vit en France avec les autres vélanes depuis le décès de mon grand-père.
- Oh… murmura Drago. Et tes parents, qu'est-ce qu'ils font ?
- Et bien euh… ils sont morts quand j'étais petite…
- Oh… répéta Drago en baissant à nouveau le visage, le regard fixé sur ses chaussures. Il était soudain très gêné, ce qui ne lui ressemblait absolument pas.
- Et toi ? poursuivit Ana, espérant détendre le blond. Parle-moi un peu de ta famille !
- Mon père travaille au ministère de la magie, enchaina le serpentard, reprenant alors confiance en lui. Tu as déjà dû en entendre parler, il est très influent, et très proche du ministre. Il s'appelle Lucius Malefoy. Ma mère, elle, reste à la maison. Elle n'a pas besoin de travailler, nous avons assez d'argent.
Alors qu'il parlait de sa famille, Drago reprit son air prétentieux et suffisant. Mais Ana avait trop attendu ce moment pour lui en tenir rigueur. Elle continua donc à lui sourire avec gentillesse, et à l'écouter dire que sa famille était formidable. Et elle ajouta même un regard admirateur, afin de montrer à son Serpentard que ce qu'il lui disait avait de l'importance pour elle. De son coté, Drago était ravi. Il aimait tellement qu'on l'admire.
- Mon père pense que seuls les sang-purs sont des sorciers dignes de ce nom, continua le garçon, encouragé par l'attitude d'Ana.
- Je ne suis pas vraiment une sang-pure, répondit Ana, espérant ainsi détourner la conversation de ce sujet fâcheux. J'ai aussi du sang vélane.
- Les vélanes restent des créatures magiques. Mon père pense que les nés-moldus n'ont rien à faire à Poudlard. A la base, il voulait que j'aille faire mes études à Durmstrang, qui est une bien meilleure école que Poudlard. Et surtout moins laxiste. Mais ma mère a insisté pour que je vienne ici, comme toute la famille avant moi.
- C'est vrai que Durmstrang est une école très réputée.
- Tu n'as pas de sang moldu toi, non ?
- Non pas du tout. Mon père était un sorcier de sang-pur, et le père de ma mère aussi. Hormis mon coté vélane, il n'y a que des sorciers dans ma famille.
- Et dans quelle maison ils étaient ?
- Ma mère, comme toutes les femmes de ma famille, était à Gryffondor. Mon père, à Serpentard.
- Ma famille entière était à Serpentard, expliqua Drago, plein de fierté. Je pense que c'est la meilleure maison de cette école.
- Peut-être… répondit Ana, un peu gênée par la tournure de la discussion.
- Bon McGregor, je vais te laisser. Je ne veux pas rater le banquet de ce soir, et mes camarades m'attendent. A vendredi.
- A vendredi Malefoy.
Drago adressa un rapide sourire à Ana. Il était conscient qu'il avait déstabilisé la jeune fille avec ses propos, mais il voulait s'assurer qu'elle ne faisait pas partie de ces traites à leur sang, comme l'était son petit copain rouquin Weasley. Car il voulait bien la supporter, mais s'il s'avérait qu'elle pensait que tous les sorciers étaient égaux, il n'allait plus faire d'effort. Déjà qu'elle n'était pas vraiment une sorcière…
Une fois seule dans la pièce, Ana s'assit à l'un des bureaux et soupira un grand coup, en se tenant le visage dans les mains. Que de retournement et de bouleversement pour elle. C'était à ne rien comprendre. Drago avait été particulièrement agréable aujourd'hui, bien qu'égal à lui-même. Il était moins odieux, certes, mais il restait le garçon prétentieux que toute l'école connaissait. Mais cela ne dérangeait pas Ana. Il était comme il était, et cela ne lui importait pas d'être en face d'un garçon qui voulait à tout prix lui montrer qu'il lui était supérieur. Elle n'avait même plus envie de lui répondre afin de lui rabattre le clapet.
Cependant, Ana ne voulait pas se réjouir trop vite. Ce n'était pas la première fois que Drago était plutôt agréable avec elle, mais elle avait été déçue à chaque fois. Il finissait toujours par redevenir odieux, parfois même plus que ce qu'il avait été. Elle essayait donc de se raisonner, en se répétant que Drago était une personne lunatique et imprévisible, et qu'elle ne devait en aucun cas se dire qu'il était devenu son ami.
Une fois remise de ses émotions, la jeune fille ramassa ses affaires, et quitta la pièce, le sourire toujours accroché à ses lèvres. En refermant la porte, elle entendit un petit miaulement, et sentit un frôlement sur ses jambes. Moon se frottait gentiment à elle, réclamant un câlin. Ana serra donc son chat contre ses bras. C'est alors qu'elle remarqua qu'un petit morceau de papier était attaché au collier de la boule de poil noire et blanche ronronnante.
« Je t'attend pour diner »
Ana reconnu immédiatement l'écriture de ce mot. Souriant encore plus, elle retourna dans la salle de métamorphose pour rendre visite à sa grand-mère.
L'intérieur de la petite pièce était imprégné d'une odeur exquise de poulet rôti. Les elfes de maison avaient déjà apporté les plats pour le diner. Ce qui n'était pas étonnant, il était presque vingt heures.
Sa grand-mère était confortablement installée dans un des fauteuils, devant le feu. Elle était tellement plongée dans sa lecture traitant de l'histoire de Poudlard qu'elle ne bougea pas à l'entrée de sa petite fille. Pourtant Ana l'avait déjà vu lire ce livre une centaine de fois. Il en était d'ailleurs tout corné et abimé.
- Bonjour grand-mère, chantonna Ana en posant Moon au sol, qui courut rejoindre son panier près de la cheminée.
- Tu arrives très tard aujourd'hui, répondit la vieille femme d'un ton sévère, levant enfin son visage de son livre. Aider le jeune Malefoy à faire ses devoirs est si long que cela ?
- Non grand-mère, ria Ana. Aujourd'hui c'est lui qui m'aidait dans mes devoirs. Il m'a aidé pour le devoir de potion que nous devons rendre vendredi, et qui était en train de me rendre complètement folle.
- Je vois, souri la vieille femme, oubliant d'être sévère. Installe-toi maintenant. Nous devons diner rapidement pour que tu puisses rejoindre ton dortoir avant le couvre-feu.
Ana s'installa autours de la petite table, où apparut immédiatement deux assiettes emplies de poulet rôti, de pomme de terre et de haricots verts. La jeune fille commença immédiatement à manger : elle ne s'était pas aperçue qu'elle avait aussi faim. Toutes les émotions de la journée, l'apparition de Dumbledore dans la bibliothèque et la soudaine bonne humeur de Drago l'avait visiblement affamée.
- Comment se passe tes cours ? demanda Minerva à sa petite fille.
- Dans l'ensemble, plutôt bien, répondit Ana entre deux bouchées. Mais j'ai du mal en potion. Je ne comprends absolument rien.
- Pourtant il n'y a pas grand-chose à comprendre… soupira la grand-mère. Et le jeune Malefoy est là pour n'aider, n'est-ce pas ?
- C'est très bien. Je craignais que cette aide ne soit qu'à sens unique… dans tous les cas, je tenais à te féliciter : tu es un excellent professeur. Il a fait d'énorme progrès en métamorphose depuis le début de l'année. Et tous les professeurs sont de mon avis.
- Merci grand-mère, répondit Ana, émue que sa grand-mère, un grand professeur soit fière d'elle.
Les deux femmes terminèrent leur repas en silence. Minerva McGonagall n'était pas une personne très loquace, et pouvait rester de longues heures silencieuses. Même en compagnie de sa petite fille.
Une fois les assiettes vides et les estomacs repus, la table se nettoya toute seule, et les restes de poulet disparurent. Une tasse de thé fumant vient se poser délicatement devant la grand-mère. Une douce odeur de bergamote emplie alors les narines d'Ana.
- Tu en veux ? proposa McGonagall en désignant sa tasse de thé.
- Non merci, répondit Ana. J'ai peur que cela m'empêche de dormir. Et je ne peux plus rien avaler, c'était délicieux.
- Bien… et comment ça se passe, avec Drago Malefoy ?
- Ça ne se passe pas trop mal, répondit Ana, les joues rouges.
- Il n'est pas trop désagréable ?
- On va dire qu'il a son caractère.
- Cela ne m'étonne pas de la part d'un Malefoy, répondit sèchement Minerva. Mais je suis heureuse pour toi que tout se passe bien. Je dois avouer que tu es tout simplement rayonnante ce soir, et rien ne me fait plus plaisir que de te voir ainsi, ma chérie.
- Merci beaucoup, grand-mère.
- Mais... il y a une dernière petite chose que j'ai oublié de te dire, et qui me tracasse depuis quelques jours. Il faut absolument que tu gardes la marque de ton avant bras secrète. Personne ne doit savoir.
Par réflexe, Ana se toucha l'avant bras gauche. La marque était presque imperceptible. Il fallait connaitre sa présence ou avoir de très bons yeux pour la remarquer. On ne voyait qu'une très légère ombre en forme de crane entouré d'un serpent. Ana savait que cette marque était très mal vue, car elle montrait son appartenance aux Mangemorts, mais elle ne comprenait pas ce qui causer l'inquiétude de sa grand-mère.
- Tu sais ce que cette marque signifie ? expliqua Minerva. Elle montre que tu as été en contact avec Tu-Sais-Qui. Tout comme l'ont été les parents de Drago.
- Je ne comprends pas grand-mère… Le seigneur des ténèbres à disparut
- Ne l'appelle pas comme cela, s'exclama sa grand-mère furieuse. Il n'y a que des mangemorts pour utiliser ce nom pour qualifier ce monstre !
- Excuse-moi, grand-mère. Mais papa l'appelait tout le temps comme ça.
- Je sais ma puce, je sais… tout ce que j'essais de te faire comprendre c'est que tu possèdes cette marque car tu as un pouvoir qui fait peur à ces gens. Tu peux les envoûter de ton pouvoir de vélane en un regard. Tu pourrais rapidement causer leur perte. C'est pour ça qu'il a décidé de te marquer toi aussi, pour que tu sois dans son camps, à lui…
- Mais pourquoi ne dois-je pas le dire à Malefoy ?
- J'y viens. Le professeur Dumbledore pense que Tu-Sais-Qui n'a pas vraiment disparut, qu'il se cache quelque part, faible, dans l'attente de revenir. Et Lucius Malefoy, le père de Drago était à l'époque l'un de ces plus fidèles serviteurs. Et comme nous ne savons pas ce qui se passe, je ne veux pas que tu prennes le risque de leur faire savoir que tu as ce pouvoir. Je ne veux pas qu'ils t'utilisent pour faire revenir leur maître. Je ne veux pas que tu ailles dans son camp, de gré ou de force.
Ana comprenait maintenant l'inquiétude de sa grand-mère. Même si elle ne pensait pas que Drago la trahirait si elle décidé de lui confier ce secret, elle promit à sa grand-mère de ne révéler l'existence de la marque, et surtout de son pouvoir à personne –bien que Marie soit déjà au courant.
Minerva en fut rassurée. Elle ne cessait de s'inquiéter pour sa petite fille. Elle était si fragile, si petite… et elle avait déjà assez souffert dans sa vie. Quand elle l'avait accueilli, après le décès de son fils, la grand-mère s'était jurée qu'il n'arriverait plus aucun mal à ce petit être si envoûtant. Elle s'était promis de la protéger, coûte que coûte, contre toutes les menaces qui pourrait exister. Et, même si elle ne pourrait jamais aller à l'encontre de la prophétie, savoir la prunelle de ses yeux proche du fils d'un ancien mangemort – qui n'était autre que celui qui avait poussé son propre fils à le devenir – la rendait malade.
Mais ce qu'elle craignait encore davantage, c'est que l'histoire ne se reproduise une seconde fois. Même si elle ressemblait beaucoup à son père, Ana avait le caractère de sa mère. Minerva savait qu'Ana était capable de tout par amour. Et qu'elle voulait à tout prix protéger tous ceux qui lui étaient cher. Tout comme sa mère, elle serait donc capable de tout pour protéger son Serpentard, même à risquer sa propre vie. Et cela inquiétait beaucoup McGonagall.
Mais elle ne voulait pas parler de tout cela à Ana. Elle savait qu'Ana s'inquiéterait aussi de tout cela. Et elle devait la laisser vivre sa propre histoire. Elle devait la laisser connaitre son Serpentard, car c'était son destin, qu'elle le veuille ou non. Elle savait que les choses seraient longues, et certainement dures avant que les deux jeunes gens accèdent au bonheur et à la sérénité, mais elle était certaine qu'ils y parviendraient, malgré tout…
Ana changea de sujet afin de redonner le sourire à sa grand-mère. Elle lui raconta ses débuts à l'école, ses résultats scolaires, ses inquiétudes. Mais elle lui parla surtout de son amie Marie. Minerva l'écoutait en souriant, attendrie par la naïveté qu'ont les jeunes gens de onze ans… et pourtant, Ana était tellement mature.
Vers 21h30, Ana quitta sa grand-mère à regret. Elle aurait aimé rester. McGonagall lui manquait tellement. Et elle était à la fois si proche, et si éloignée. Il était dur pour la jeune fille de cachait son lien de parenté avec le professeur de métamorphose, mais elle le faisait, pour montrer à sa grand-mère qu'elle avait assez de courage pour être une Gryffondor, et assez de caractère pour être une McGregor.
C'est en pensant à tout cela qu'Ana et Moon parcouraient les couloirs en direction de la Salle Commune des Gryffondors, au deuxième étage. Mais les pensées d'Ana revinrent rapidement vers le sujet qui les occupé depuis plusieurs semaines : le serpentard blond. Dès que l'image de Drago s'imposa à Ana, le sourire regagna immédiatement ses lèvres, et une sensation de joie et de bonheur s'empara d'elle.
Malgré la discussion sérieuse et tendue qu'elle avait eu avec sa grand-mère quelques minutes plutôt, malgré la nostalgie qui l'avait soudain gagner en sortant des appartements de la femme la plus importante de sa vie, elle ne pouvait penser qu'à lui. Mais pire que tout, elle ne pouvait rien faire pour empêcher cela…
