Résumé : Parce que Kenren sait ce qu'il veut, même si ça ne suffit pas toujours. Parce que Tenpou demeure une énigme, même si parfois le vernis craque.

Reviewer's corner : sorry, suis à la bourre…réponse par mail bientôt pour ceux dont j'ai l'adresse, ou la prochaine fois. Suis désolée. (câlin plumeux à ceux qui veulent)

Part 3 : « Day after Day in Paradise » (part 1)

En sortant des appartements de Tenpou, une fois la colère retombée, il s'était soudain senti complètement vidé. La colère était agréable pour combler ce vide. La colère lui manquait.

Alors il essaya de remplir ce vide avec de l'alcool. Mais l'alcool ramena souvenirs et sombres pensées qui se mêlaient au parfum douceâtre du saké : il ne se sentait pas mieux (plutôt amer en fait…).

Ensuite, il essaya de combler le vide avec de la haine. Mais on ne se met pas à détester si facilement ce que l'on a autrefois aimé. Il en revint donc à se vautrer dans l'auto-apitoiement. Et Kenren n'aimait pas du tout se sentir pathétique.

C'est pour ça qu'il n'était pas particulièrement de bonne humeur. Cela ne s'arrangea pas non plus, lorsqu'il se fit bousculer par plusieurs personnes dans un des halls. Et il devint complètement incontrôlable quand il les reconnut. Les suivants de Litouten. Les mêmes que ceux qui se trouvaient dans la bibliothèque de Tenpou le jour d'avant. Cette fois-là, il avait dû se taire et se tenir tranquille…Mais maintenant, il n'avait aucune raison de se retenir et était plus qu'enchanté de laisser aller un peu de sa frustration grandissante en un éclat de pure violence.

Cela avait été tellement facile de les énerver avec quelques mots pleins de venin et de dérision. Et maintenant, ils étaient tous les trois étalés par terre, pas particulièrement en bon état. Et Kenren… ne se sentait pas mieux. Il était plus calme, cependant. Son esprit assez clair pour savoir que le dragon blanc n'apprécierait pas ce qui s'était passé, mais pas assez pour vraiment s'en soucier.

Le vide était toujours là. Il réalisa que c'était sa solitude.

Il se retourna en entendant un rire joyeux se répercutant dans un coin du couloir…Quelqu'un venait. Kenren n'essaya même pas de s'expliquer lorsque la déesse le contempla, toujours penché au-dessus de ses victimes. Le visage de la femme laissa entrevoir de la surprise, puis de l'amusement, de l'admiration. Son sourire était éblouissant. Le désir dansait dans son regard clair. Lui, il cherchait n'importe quoi qui pourrait l'empêcher de penser à Tenpou. Et étant qui il était, arriva ce qui devait arriver… Sans un mot, ils se dirigèrent ensemble vers les quartiers du général.

Mais ce n'est pas si facile d'oublier… Elle était toujours endormie dans son lit, qu'il savait déjà que c'était une erreur, une de plus, et que rien ne le laisserait l'oublier Lui.

Enfoiré de marshal… Il n'était même plus capable de se contenter du simple assouvissement du désir, maintenant. Il avait goûté à quelque chose de meilleur, et c'est ce qu'il voulait retrouver…

Et dés le jour suivant, pourtant, il reprit sa vie de liaisons d'un soir et fit de son mieux pour éviter la bibliothèque. Même si une pensée ne quittait pas son esprit : je trouverai bien un moyen de te récupérer…

oOoOoOo

La vie continua et la routine militaire aussi. Tenpou se tenait dans le bureau de Goujun, un jour, tard le soir.

« Votre général a encore semé le désordre, il y a quelques jours, » la voix du dragon releva tout à coup après quelques minutes de silence. Ils en avaient presque fini avec leur travail, Tenpou était sur le point de partir pour rejoindre sa bibliothèque. Il trouvait l'endroit plutôt silencieux, récemment. Il n'était pas pressé de rentrer. Peut-être aussi certains évènements qu'il essayait d'oublier… Il se figea.

« Et en quoi est-ce mon affaire ? » demanda froidement le marshal après un moment. C'était étrange. Son supérieur semblait penser qu'il savait à quoi il faisait allusion.

Pour la première fois depuis quelques millénaires, le choc s'inscrivit sur les traits draconiens. Ce n'était absolument pas la réaction à laquelle il s'était attendu. Non pas qu'il soit un expert de la nature humaine (ou divine), d'ailleurs. Mais il ne savait pas s'il devait se réjouir que son marshal réalise enfin quel fauteur de trouble était ce général ou s'il devait s'en inquiéter.

Mais les dragons sont presque immortels…Ils ont le temps de donner un sens aux évènements. D'autres affaires plus urgentes nécessitaient son attention, et, après tout, son marshal était certainement capable de régler ses propres problèmes pour l'instant. Il eut à peine un haussement d'épaules et reprit la lecture de ses rapports.

Tenpou finit par partir. Pas besoin de retourner tout de suite à sa bibliothèque. Il lui fallait d'abord s'informer. Ce fut facile d'apprendre ce qui s'était passé. La discrétion n'était absolument pas le fort de Kenren.

oOoOoOo

Kenren se réveilla en sursaut lorsque sa porte claqua violemment. Encore ensommeillé, il sortit sa tête de sous les draps. Qui…?

« Je croyais que tu avais compris que ce n'était pas une bonne idée de se colleter sans raison avec le ministre, mais tu ne peux pas t'empêcher d'aggraver les choses, n'est-ce pas ? » La voix de Tenpou, évidemment. Tout ce qu'il fallait pour que Kenren se sente tout à coup tout à fait alerte.

Et la première pensée. Perplexité.

Qu'est-ce qu'il fait là ?

La seconde. Colère.

Sans raison ? Et c'est quoi la tienne pour te mêler de ses affaires au point qu'il veuille te voir mort ?

Le général sentit le corps tiède lové contre le sien commencer à bouger. C'était vrai, il n'était pas seul, là, se souvint-il. Ses yeux cherchèrent aussitôt une réaction sur le visage de Tenpou.

oOo Kenren oOo

Il a vu l'autre corps sous les draps – comment aurait-il pu ne pas remarquer ? – et il n'a rien laissé paraître. N'a pas réagi. Je l'aurais déchiffré dans son maintien, autrement. Il n'y a pas de jalousie, ici (déçu ? raille mon esprit, La ferme, je lui réponds.), même si son regard tout à coup se fait glacial…

Mais ensuite il a vu son visage. Il sait qui elle est, je me rends compte. Quant à moi, c'est une question que je ne me suis même pas posée avant de la mettre dans mon lit. Je ne suis pas très exigeant en matière de compagnes, ces temps-ci. Après lui, ça ne comptait plus vraiment, ces femmes n'étaient que de pauvres substituts.

Toute couleur déserta le visage de la femme quand elle le vit. Elle quitta le lit, se couvrit de quelques vêtements tout en essayant de se retirer aussi vite que possible. Ce n'était pas encore assez au goût de Tenpou…

« Sortez ! Maintenant ! Vous passerez mes salutations à votre…maître, » cracha-t-il.

Il y a quelque chose de venimeux dans son ton. Son regard est toujours glacé alors qu'il la suit du coin de l'œil. Mais ce n'est pas de la jalousie. C'est…pire. Je ne comprends pas. Ça ne lui ressemble pas de molester une femme. Et elle n'est manifestement pas la raison de sa visite. Étrange. Et…Son maître ? Son regard à elle quand elle le foudroie des yeux, ce sourire entendu qui effleurent ses lèvres, qui se moque presque… Je lis le conflit dans leurs yeux, tout en sachant que ce n'est plus vraiment de moi qu'il s'agit… Et quelque chose me dit qu'il ne voudra pas m'expliquer qui il croit que cette femme est (ni même son maître). Et pourtant je suis certain que, quoi qu'il devine, il a certainement raison.

C'est étrange aussi, cette image qui me revient à l'esprit à cette seconde. Je me souviens du premier jour où j'ai rencontré Litouten, et comment je l'ai à nouveau croisé plus tard avec Tenpou à mes côtés. Ce jour-là, il n'épargna pas même un regard pour cet homme. Savait-il déjà ce qu'il deviendrait ? Je ne peux m'empêcher de me le demander…

Et cette fois je réalise que c'est une des facettes de cette énigme qu'il est pour moi. La façon dont il marche, simplement. Toujours à regarder droit devant lui comme si le monde n'existait pas, tendu vers sa destination comme si rien en dehors de celle-ci ne comptait. Qu'est-ce qu'il sait que je ne sais pas ? Tous ces gens sans visage que nous avons croisés des centaines de fois en traversant les couloirs du Tenkai, que voyait-il en eux que je n'étais même pas capable de distinguer, et cela sans jamais rien laisser paraître ? Tous ces masques qu'ils portent. Toutes ces choses qu'ils cachent. Comme si toute chose avait un sens caché, il se taille un chemin au travers d'apparences et de visages trompeurs. Et tout ce temps, qu'est-ce qu'il a vu que j'étais incapable de voir ? Qu'est-ce qu'il a vu et qu'il ne voulait pas que je voie, peut-être même…

Elle était partie, déjà oubliée. Son regard pèse lourdement sur moi. Il est toujours debout. Bras croisés sur la poitrine. Me toisant, moi, gisant toujours sur les draps défaits. Difficile de garder une contenance dans de telles circonstances. Et il parle.

« Est-ce que tu sais ce qu'il faut que je fasse chaque fois pour faire oublier les désordres que tu provoques ? C'est un miracle que Goujun-sama n'ait pas saisi l'occasion de ta dernière escarmouche stupide pour te faire renvoyer ! » Cela dit avec le léger plissement de sourcil qui montre peut-être qu'il n'a peut-être pas encore tout à fait abandonné l'étude des motivations du dragon. « S'il te plaît, la prochaine fois évite toute idiotie qui pourrait m'embarrasser. »

Calme. Presque froid. Un officier supérieur, rien de plus.

« Alors ça ne tourne qu'autour de toi. Oh, j'oubliais ! Pourquoi est-ce que tu t'intéresserais à moi. Je ne suis que ton subordonné après tout… » J'entends l'amertume dans ma propre voix. C'est étrange ce sentiment de perte qui me touche à nouveau, juste à le regarder, près de moi et pourtant si distant. Ça me met en colère. Et…

Son éclat de voix me prend de cours. C'est la première fois depuis qu'il est ici qu'il y a quelque chose qui transparaît dans son regard.

« Bon sang ! J'ai juste peur que tu te fasses tuer, idiot. »

Il s'arrête net.

Il blêmit.

Il part.

Tenpou était déjà sorti et en train de s'éloigner, quand j'ai finalement compris ce qu'il venait de dire.

J'ai juste peur que tu te fasses tuer, idiot.

Et il est juste parti après avoir dit quelque chose comme ça ? De quel droit ? Je l'ai suivi, évidemment…

Il se tenait adossé contre un arbre. Un de ses nombreux cerisiers du Paradis. Ceux-là même dont le tronc est aussi lisse que du verre, comme personne ne pourra jamais en voir sur Terre. Éternelle floraison de sakura.

« La ferme, » dit-il.

« S'il te plaît, » il ajoute avant même que je puisse parler.

« La ferme, s'il te plaît ? Tu peux pas me dire ça ! »

Mauvais exemple, il vient juste de le faire. Et je ne suis pas comme lui, capable de d'exprimer les choses de la façon dont je veux les dire, instantanément… Un nouveau silence. Plus long, cette fois.

« Va-t-en… » soupire-t-il enfin, avec lassitude.

Un murmure. J'ai failli ne pas comprendre. Il demeure obstiné, déterminé à ne pas croiser mon regard. Et je réalise que je ne peux pas désobéir. Pas parce qu'il est mon officier supérieur (et d'ailleurs il ne me l'a pas réellement ordonné). Ouais, on est tellement loin de ça, maintenant, que ça n'a plus d'importance.

J'ai réalisé qu'il souffrait. Si j'avais continué à parler, je l'aurais blessé encore plus profondément. Ce n'était pas ce que je voulais. Son corps a essayé de son mieux de ne rien laisser paraître. Et il est très doué. Toujours calme et impassible. Au point qu'il aurait presque pu me leurrer. Presque. Mais comme je l'ai dit : je sais lire son corps. Et je devrais juste le forcer à me dire quelque chose. J'en serais capable. Mais j'ai vu le tremblement presque invisible de ses doigts qui s'agrippent à sa cigarette. Son dos toujours appuyé contre cet arbre stupide comme s'il était sur le point de s'effondrer. Juste là, je pourrais « gagner », et lui faire dire à voix haute ce qu'il ne veut pas que je sache, quoi que ce soit. Mais pas de cette façon. Je ne veux pas. Je veux sa confiance. Librement offerte. Et la seule chose que je crains, c'est que cela n'arrive jamais. Parc que Tenpou gensui ne fait confiance à personne

Je l'ai laissé là. Pour l'instant. Je ne sais même pas combien de temps il a passé dans cet endroit, après ça.

oOoOoOo

Et les jours se transformèrent en semaines, et les semaines en mois…Le temps s'écoule doucement au Paradis…

Chacun d'entre eux simulant à nouveau une certaine normalité. Tenpou n'avait pas l'air différent pour la plupart des gens. L'excentrique Tenpou gensui. Ce militaire un peu bizarre enfermé dans sa bibliothèque.

Mais pour Kenren, le marshal ressemblait à une sorte de muraille invisible, trompant son monde avec le comportement enjoué qu'il adoptait en sa présence. Ils avaient recommencé à travailler ensemble, mais Kenren se sentait comme un insecte entrant en collision avec ce mur à chaque fois qu'il essayait de s'approcher un peu trop près du dieu aux yeux verts. Le fait est que le marshal refusait de lui dire quoi que ce soit. Ho, ils se parlaient ! Mais de n'importe quoi du moment que ce n'était pas ce qui comptait pour le général. Et dans la bouche de Tenpou, les phrases sonnaient creux. Il restait sourd à toute tentative du général de susciter une réaction sincère.

Et Konzen regardait. Ce n'était pas ses affaires. Pire, le blond ne savait pas du tout pourquoi ça l'ennuyait tellement. Quel que soit le problème entre les deux dieux guerriers, ce n'était manifestement pas le sien. Mais il continuait de les observer. Et il continuait d'être ennuyé parce que ses deux…connaissances…étaient en train de déranger sa petite routine si bien huilée (et commençaient même à affecter son saru). D'habitude, c'était pourtant rassurant de pouvoir penser que le marshal et le général étaient capables de prendre soin d'eux-mêmes. Mais leur comportement ces derniers jours était étrange et il était inquiet. Il ne voulait pas être inquiet. Ce n'était pas son boulot. Et un jour, il ne put plus laisser cela continuer à bouillir en lui plus longtemps, il fallait qu'il parle. Bien sûr, cela ne sortit pas de la manière la plus amène qui soit…

« Bon dieu ! Vous vous comportez comme les parents divorcés d'un gosse à qui vous voulez faire croire que tout va bien ! » aboya le neveu de Kanzeon, s'adressant à Tenpou tout en désignant Goku toujours occupé à folâtrer dans les fleurs avec Kenren.

Quand on y pense, c'était presque un miracle comment Goku avait réussi à sortir Konzen de son bureau pour une journée entière et même entraîner ses deux amis soldats pour ce soi-disant pique-nique dans les vastes champs de fleurs du Paradis. L'endroit était désert, comme si aucun dieu hormis l'enfant itan ne se souvenait qu'une telle beauté existait en ce lieu ( ou comme s'ils n'en avaient cure)…

« Mais tout va bien ! » répliqua tranquillement Tenpou, tout en souvenant comment ils avaient bien pu en arriver là.

oOo flashback oOo

Les bâtiments, au ciel, étaient étrangement disposés. Ordonnés autour de larges espaces dépourvus de toit, semblables à des puits de lumières, la plupart accueillant un large bassin, comme à l'habitude rempli de lotus en fleurs. Les couloirs ombragés autour de ces lieux ressemblaient à des péristyles rouges. Aussitôt qu'il atteignit l'espace aquatique, ce jour-là, Kenren les aperçut entre les colonnes écarlates, de l'autre côté du large bassin.

Litouten et Tenpou. En train de parler. Le ministre ayant le dos tourné au mur. Le marshal se tenant en face de lui. De cette façon, Kenren ne pouvait pas voir le visage de celui-ci, contrairement à celui du ministre. Et il n'aima pas du tout ce qu'il vit sur ce visage. Appelez ça instinct. Appelez ça sixième sens. Le sentiment de menace submergea Kenren comme une douche froide. Ces yeux sur Tenpou… Il y avait là quelque chose qui le glaçait. De leur propre chef, ses jambes se mirent à avancer plus vite. Plus que deux tournants, et il se trouverait à leur hauteur…

Litouten sourit légèrement, pourtant. Pour l'instant, ils avaient l'air de bavarder tranquillement. Rien de plus qu'une rencontre informelle et fortuite entre deux dieux de haut rang.

Premier tournant. Ne pas les quitter des yeux. Jamais.

Le général remarqua le petit geste de dénégation du marshal. Si civil, apparemment, mais quelque chose évoquait la tension, dans son maintien… Et Litouten continuait de parler.

Mais que pouvaient-ils bien se raconter ? Attendez. Kenren taishou. Pas de doute, c'était bien son nom, réalisa le général. C'était si facile pour lui, même d'aussi loin qu'il puisse se trouver, de pouvoir lire son nom sur les lèvres des gens : il avait eu beaucoup de pratique. Sur les lèvres de combien de déesses avait-il entendu son nom gémi, soufflé, murmuré, après tout ? Assez pour le reconnaître n'importe où. Et peut-être… Konzen ? Goku ? Il était quasiment certain pour le premier, et était presque sûr d'avoir lu le mot itan sur les lèvres de Litouten, ensuite. Itan. Son fils, il ne l'appelait que part son nom ou « le toushin taichi ». Itan ne pouvait être que Goku. Alors…

Second tournant. Ils étaient juste devant lui.

Il aperçut le sursaut du corps de Tenpou, maintenant qu'il pouvait voir son fier profil. C'était soudain la colère difficilement réprimée, presque la fureur… Des poings qui seraient au point que les jointures en étaient blanches. Kenren pouvait entendre le son de leurs voix, même s'il se trouvait trop loin pour discerner les mots… Le marshal avait l'air figé, écoutant avec une intensité effrayante, mais son visage indéchiffrable, ne dévoilant rien, un reflet sur ses verres dissimulant son regard. Et Litouten continua. Absorbé dans son discours, il se pencha légèrement vers le marshal.

Il était encore sur le point de le faire. Son bras se tendait, lentement, vers le visage de Tenpou. Des doigts comme des serres. Comme cela avait été compliqué, Kenren se rappelait, de faire en sorte que Goku lui dise sans que Tenpou le sache ce qui s'était passé dans le bureau de Litouten, à son retour. Tenpou était (seulement !) un ami alors, et pourtant en apprenant la façon dont le ministre avait osé poser la main sur lui, il avait ressenti une incroyable colère. Et maintenant, elle était d'autant plus intense. De même que sa frayeur, en sachant ce que Litouten voulait. Le Pouvoir. Tenpou. Et Tenpou en son pouvoir, si possible, c'était certain.

Plus que quelques pas, maintenant.

Ils ne l'avaient pas vu venir. Sa main se referma sur le bras de Litouten, seulement à quelques centimètres du visage du marshal.

« Ho. Et voilà le mari, » siffla Litouten avant retomber dans le mutisme.

flashback to be followed (le week end prochain)