Bonjour à tous, me revoilà!
Merci pour toutes vos reviews, je me sens beaucoup mieux maintenant.
Je viens de découvrir que je pouvais vous répondre individuellement, mais, malheureusement, je n'aurai pas le temps de tout faire, alors pour pouvoir garder mon rythme de deux chapitres par semaine, je dois vous répondre à tous en même temps. Et puis, c'est plus juste, il me semble, comme ça tout le monde peut profiter de mes réponses.
Tout d'abords je tenais à vous dire que si le chapitre 10 était si court, ce n'est pas pour me venger, puisqu'il était écrit depuis un moment déjà. En réalité, il n'était pas prévu au départ, mais j'ai trouvé que passer directement de l'entre-vue entre Ulquiorra et Turel à celui entre Orihime et Turel était un peu rude, alors j'ai rajouté ce chapitre. Sorry!
Avant de passer au chapitre du jour, je vais abuser de votre temps pour répondre aux questions qui m'ont été posé:
1- Oui, Grimmjow va bien réapparaître dés le prochain chapitre. Et oui, son rôle va se développer petit à petit. Allié ou adversaire? Ca vous le verrez dans les prochains chapitres.
2- Oui, le rôle de Turel va aussi devenir plus important. Quand à dire qu'elle prend les amoureux sous son AILE ... Eh bien, vous n'imaginez pas à quel point c'est vrai (vous comprendrez plus tard °-°)
3- Encore oui, Ichigo et compagnie vont bien faire leur apparition dans l'histoire, mais beaucoup plus tard, et pas sous leur meilleur jour (je vous en dis trop là °o°)
4- Quand à la déclaration, eh bien, Encore un peu de patience mes ches amis ...
Un derneir mot pour vous dire que ce chapitre est peut-être un peu compliqué avec les explications de Turel sur ce qu'était Las Noches quand elle était encore un jeune arrancar. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser, j'y répondrais de mon mieux (tout en veillant à ne pas en révèler trop sur le scenario).
Désolée si j'ai fait des fautes dans ce petit texte mais je n'ai pas pu me relire correctement.
Sur ce, bonne lecture à tous.
Chapitre 11:
TURELLIA NERRYS DEL'RYNN
Orihime referma le livre et le cacha sous les coussins du canapé. Les pas qu'elle avait entendu s'arrêtèrent devant sa porte et quelqu'un frappa. L'arrancar de service entra sans attendre la réponse. Il débarrassa la table et s'en alla sans dire un mot. Orihime le regarda faire en silence, se retenant à grand peine de lui demander où était Ulquiorra et ce qui pouvait le retarder. Ca faisait des heures qu'il était partit en lui promettant de revenir le plus vite possible. Elle espérait qu'il n'avait pas d'ennuis à cause d'elle.
Elle se planta sous sa fenêtre et leva les yeux vers le croissant de lune visible au travers des barreaux. Elle commençait à s'inquiéter. Les réunions étaient-elles toujours aussi longues? S'était-il passé quelque chose de grave? ... Non! Elle se doutait que si Aizen soupçonnait Ulquiorra de s'être attaché à elle, il ne manquerait pas de la faire venir devant lui pour les confronter l'un à l'autre et voir leurs réactions. Son coeur rata un battement: pourvu qu'il ne soit rien arrivé à ses amis. Elle n'avait aucun moyen de savoir ce qui se passait à l'extérieur. Pour savoir ce qui retenait ainsi Ulquiorra, elle devait attendre son retour.
Elle sursauta, laissant échapper un petit cri de surprise, lorsque la porte s'ouvrit. Pressant la main sur son coeur, elle se tourna vers son visiteur. Le sourire naissant sur ses lèvres s'évanouit lorsqu'elle vit qu'il ne s'agissait pas d'Ulquiorra.
- Bonjour! Fit la nouvelle venue. Puis-je entrer?
Orihime hocha la tête, les yeux fixés sur la jeune femme qui se tenait devant elle. Elle était d'assez grande taille, légèrement plus grande que Ulquiorra, et de stature athlétique. Son visage gracieux aux traits fins et délicats s'éclairait d'un sourire bienveillant qui n'avait rien à voir avec le rictus d'Aizen. Elle avait de beaux yeux en amande, soulignés d'un trait noir. Son oeil gauche était bleu comme le saphir et le droit avait la couleur de l'émeraude. Ses cheveux courts, blancs comme la neige, tombaient sur son front en cachant en partie son oeil droit. La partie gauche de son visage était marquée d'un tatouage argenté: une fine ligne barrait son front horizontalement et une autre descendait sur son oeil gauche, jusqu'au milieu de la joue, comme une larme. Au dessus de son oreille gauche, elle portait son fragment de masque comme un peigne dans ses cheveux. Ce n'était pas un morceau de mâchoire comme pour la plupart des autres arrancars et il ne représentait rien de précis. Il avait vaguement la forme d'un éclair ou d'un "S" pointu dont l'extrémitée supérieur dépassait au sommet de son crâne. Orihime ne put s'empêcher de sourire en remarquant que trois rubans d'un blanc immaculé y étaient accrochés et tombaient librement sur l'épaule et la poitrine de la jeune femme.
Elle portait l'uniforme des arrancars avec le hakama blanc, mais sa veste était différente de celle d'Ulquiorra. Elle tombait jusqu'à mi-cuisse et était fendue sur les cotés jusqu'à la taille pour faciliter les mouvements. Fermée de la poitrine à la taille par des boutons argentés, elle était aussi serrée à la taille par une ceinture de soie noire, nouée sur sa hanche gauche, dont les pans tombaient librement le long de sa cuisse. Elle portait, en outre, un haori blanc à manches longues par dessus son uniforme. Glissés dans sa ceinture, deux zanpakutô blancs à tsuba d'argent, reposaient contre sa hanche droite.
- Est-ce que je te plais? Demanda la nouvelle venue d'une voix cristalline.
Orihime se rendit compte qu'elle la fixait avec des yeux ronds. Gênée de sa curiosité mal venue, elle ne sut que répondre.
- Euh ...
Le sourire de la jeune femme s'accentua.
- Ne t'inquiètes pas, je plaisantais!
Elle fit quelques pas à l'intérieur de la salle. Sa démarche était élégante, souple, féline. La jeune femme avait un port altier, de la noblesse et de la grâce dans chacun de ses mouvements. Il se dégageait d'elle quelque chose d'impressionnant. Orihime se sentait minuscule et inutile face à elle. Ce n'était pas la même chose que ce qu'elle ressentait face à Aizen qui aimait écraser les autres sous sa puissance. C'était beaucoup plus subtile. Elle se sentait intimidée par sa prestance, la noblesse de son allure, sa beauté. Elle impressionnait Orihime sans avoir à lever le petit doigt pour ça. Elle dégageait une telle impression de puissance et de calme que ça paraissait irréel.
- J'ai beaucoup entendu parler de toi, Inoue Orihime.
- Euh ... Ah bon!
La rouquine semblait gênée. Elle ne savait pas quoi dire.
- Oh! Quelle idiote! Fit l'autre en se donnant une grande claque sur le front. Je ne me suis pas présentée!
Elle se planta devant Orihime:
- Turellia Nerrys Del'Rynn! Tu peux m'appeler Turel!
- Euh! ... Enchantée!
La jeune-fille semblait se demander ce que lui voulait cette arrancar.
- Que ... Que puis-je faire pour vous?
Turel lui sourit.
- Et si on discutait, toutes les deux!
- De ... De quoi?
- De choses et d'autres, de ce qui te passe par la tête, de tes amis, des arrancars ... d'Ulquiorra!
Entendant ce nom, Orihime leva vivement la tête et la regarda dans les yeux.
« Elle sait! ... Oh, mon dieu, elle sait! ... Que dois-je faire? ... C'est certainement Aizen qui l'envoi pour m'espionner! »
- Pourquoi voudrais-je parler d'Ulquiorra-san avec vous?
- Je ne sais pas! Parce que c'est lui qui t'a amené ici, parce que c'est lui qui veille sur toi, parce qu'il est ton seul contact avec l'extérieur de cette prison ... Parce que tu l'aimes!
Les yeux d'Orihime s'ouvrirent démesurément.
« Nous sommes perdus! »
Prise de panique, Orihime senti ses jambes se dérober sous elle.
- Hop là! Fit Turel en l'attrapant par le bras.
Elle aida la jeune fille à s'asseoir sur le canapé et mit un genoux au sol devant elle.
- Du calme petit oiseau, du calme!
Elle lui caressa doucement les cheveux.
- Je ne suis pas venue pour te piéger, ne t'inquiètes pas!
Orihime lui lança un regard horrifié.
- Je ne suis pas avec Aizen, loin de là! Tu peux me faire confiance.
La rouquine ne semblait cependant pas décidée à la croire.
- Tant pis! Fit Turel. Nous ne parlerons pas d'Ulquiorra.
Elle se releva et fit quelques pas vers la porte.
- Tu viens?
- Euh ... Où?
- On va faire un tour. Je vais te montrer mon jardin secret ... qui n'est pas vraiment un jardin d'ailleurs! Mais ça tu le verras!
Orihime lui lança un regard embarrassé.
- C'est que... Je n'aie pas le droit de sortir d'ici sans l'autorisation d'Aizen-sama.
- Oublis Aizen, je te donne mon autorisation. Viens!
Turel tendit une main vers elle, comme le ferait une mère pour inviter son enfant à la suivre. Orihime hésita un instant.
- Viens, je ne vais pas te manger. Ca fait des siècles que je n'ai plus dévoré d'âmes!
Orihime ne sembla pas apprécier la plaisanterie.
- Désolée! S'excusa Turel avec un sourire. Allez, viens, je te promet qu'il ne t'arrivera rien.
La jeune-fille hésita encore un instant puis songea qu'il valait mieux ne pas contrarier un tel personnage. Elle se leva et rejoignit l'arrancar dans le couloir.
- C'est bien! Fit Turel en refermant la porte derrière elle.
Elle longèrent le couloir et descendirent les escaliers. Orihime se rendit compte qu'elles suivaient le même chemin que celui qu'elle empruntait lorsque Ulquiorra l'emmenait à la salle du trône d'Aizen. Cependant, au pied du grand escalier de marbre, celui-là même où elle avait faillit tomber quelques jours plus tôt, Turel continua tout droit au lieu de tourner dans le premier couloir. Orihime trottinait derrière l'arrancar en se disant que, décidément, tous les couloirs se ressemblaient.
Elle fut un peu surprise lorsqu'elles arrivèrent dans une galerie deux fois plus large que les autres. Les habituels flambeaux accrochés aux murs étaient remplacés par de lourdes vasques de bronze. La lumière éclairant les lieux révéla des murs, non pas blancs comme partout ailleurs, mais couverts d'une immense fresque qui semblait en partie inachevée. Elle représentait différents arrancars que Orihime ne connaissait pas. Divers noms étaient disséminés tout autour de la fresque, probablement ceux des arrancars y étant dessinés. La jeune-fille rattrapa Turel qui continuait à marcher devant elle, seule.
- Euh ... Turellia-sama, qui sont tous ces arrancars?
Turel jeta un coup d'oeil à la fresque.
- Ce sont des espadas.
- Ah bon! ... Mais je ne vois pas Ulquiorra-san, ni Grimmjow-san, ni ...
- Tu ne les verras pas sur ces murs.
Orihime la regarda surprise:
- Pourquoi?
- Ce sont les premiers espadas ayant existé, aux toutes premières heures de Las Noches, longtemps avant que je devienne moi-même un arrancar! Peindre leur portrait sur ces murs est une étrange coutume qui a prit fin avec la disparition de notre maîtresse, il y a longtemps!
- Comment ça?
- Crois tu donc que nous sommes tous des monstres assoiffés d'âmes et de combats?
Le visage d'Orihime répondit à la question pour elle.
- Ce n'est pas le cas! Vois-tu, il y a longtemps, être un arrancar, être un espada, ça voulait vraiment dire quelque chose, mais depuis cette époque les choses ont changé. Ils sont devenus de moins en moins puissants et en même temps que leur force déclinait, ils perdaient quelque chose, au fond de leur âme. Aujourd'hui, les espadas ne sont plus que des brutes, des mercenaires, des tueurs à la botte d'un mégalomane qui va tous nous entraîner dans sa chute. Ils ont perdu le plus important sans s'en rendre compte. Aujourd'hui, ils sont ... vide, en quelque sorte.
Turel se tourna de nouveau vers la fresque.
- Lorsqu'il s'est arrogé le titre de « Maître de Las Noches » Aizen a tué ou fait tuer tous ceux qui osaient s'opposer à lui. Ce qui restait des espadas désignés avant son règne ont tous été massacré avec leurs fracciones. Je suis la dernière de cette époque.
Elle leva le bras gauche et exhiba le dos de sa main. Le chiffre « 1 » y était tatoué.
- Autrefois, j'étais Turellia Nerrys Del'Rynn, la Primera Espada.
Orihime plaqua les mains sur sa bouche. Elle était à la fois choquée par la révélation et par ce qu'elle voyait. La main de l'arrancar n'avait rien de normal. Elle semblait couverte de plaques chitineuses articulées entre elles au niveau des phalanges, comme si un gant d'armure la recouvrait jusqu'au poignet. Cette main ressemblait d'avantage à une griffe. D'ailleurs, chacun de ses doigts s'achevaient sur une griffe recourbée et pointue.
- Qu'il y a-t-il? Demanda Turel en voyant l'expression de la jeune fille.
- Votre main ...
Turel regarda sa main comme si elle venait de découvrir quelque chose.
- Ah oui! Ce n'est rien!
Orihime se demanda si elle ne portait pas une sorte de prothèse ou quelque chose dans ce genre là.
- Voulez-vous que je la soigne?
- Quoi? ... Ma main? .. Non, pas la peine!
Saisissant le regard de la jeune fille, Turel comprit ce qu'elle avait en tête.
- En fait, je suis « née » comme ça!
- Ah bon?!
- Tu sais, parfois la métamorphose d'un hollow en arrancar se passe de travers. Ce n'est pas une science exacte ... Il arrive qu'il y ait des accidents, comme durant un accouchement. Ne t'inquiètes pas pour ça, ça ne me fait pas du tout souffrir et ça ne me gène pas non plus. Au contraire, j'ai plus de force dans cette main que dans l'autre.
Ca la fit rire. Orihime se demanda pourquoi elle était aussi différente d'Ulquiorra.
- Allez, entre! Fit Turel.
Elle passa la main sur le panneau d'une lourde porte d'airain. Orihime ne l'avait pas remarqué jusque là. Un champ de force semblable à son bouclier se brisa comme du verre et Turel poussa la porte.
- Bienvenue à la Chapelle, le lieu le plus fermé de Las Noches, fit-elle en passant devant sa compagne. Ici nul autre arrancar que moi n'a mit les pieds depuis des décennies! Contrairement à ce que son nom indique, la Chapelle n'est pas un lieu de culte. Il n'y à auun dieu au Huecco Mundo. Mais c'est ici que "naissaient" tous les arrancars.
Orihime s'avança, la bouche grande ouverte.
La salle était immense, très haute de plafond. D'épais piliers de pierre soutenaient une voûte élégante. Des lustres portant des flambeaux pendaient des plafonds ornés de fresques étranges. Des dalles de marbre noir couvraient les sols et des vitraux colorés perçaient les murs. Un soleil étincelant les traversaient, jetant sur le dallage des halos chatoyants. Les lieux étaient emprunts de solennité comme le serait un lieux de culte.
- Du soleil? Remarqua Orihime, les yeux fixés sur le vitrail le plus proche.
- Malheureusement, ce n'est qu'une illusion. Il n'y a jamais aucun soleil dans ce monde!
Orihime s'arracha à la contemplation des vitraux pour observer autour d'elle.
- Oh! Qu'est-ce que c'est?
En plein milieux de la Chapelle, trônait un arbre immense et majestueux dont les hautes branches frôlaient la voûte. De gros bourgeons d'un vert tendre poussaient entre les grappes de fleurs blanches.
- Un arbre?
- Le dernier arbre encore vivant au Hueco Mundo! Confirma Turel.
Stupéfaite, Orihime caressa l'écorce lisse du plat de la main. Elle pensait que rien ne pouvait vivre dans ce monde que les hollows et les arrancars.
- Jadis ce monde était tout aussi vivant que la Terre ou Soul Society!
- Que c'est-il passé?
- L'abondance de réiatsu dans l'atmosphère a étouffé toute vie. Seul ont pu survivre ceux qui se nourrissaient de ce réiatsu: les hollows et les arrancars.
Orihime se tourna vers Turel:
- Je pensais pourtant qu'aucune vie n'était possible sans réiatsu!
- C'est vrai! Approuva Turel. Mais vois-tu, une trop grande abondance n'est pas souhaitable non plus. C'est comme pour une plante: si tu ne l'arroses pas, elle meurt; mais si tu l'arroses trop, elle dépérit et finit par mourir aussi. Il faut ... un juste milieux.
Orihime hocha la tête, Turel baissa les yeux et la fixa de son regard perçant.
- C'est comme pour tes pouvoirs. Tu peux soigner les blessures en gardant un juste équilibre, mais insuffle plus d'énergie à ton bouclier et tu pourras effacer ta cible de l'existence au lieu de simplement la ramener à l'état d'avant ses blessures.
- Vous croyez?
- C'est un pouvoir très puissant que tu possède là, le pouvoir d'anéantir les chose, rien de moins. Il te faudra apprendre à connaître puis à dépasser tes limites pour t'ouvrir de nouvelles possibilités, découvrir de nouveaux pouvoirs.
Orihime cligna des yeux à plusieurs reprises.
- Il est encore un peu tôt pour t'apprendre ce genre de leçons! Remarqua Turel. Mais quand tu auras découvert ça, même Aizen ne pourra plus rien contre toi.
La jeune-fille regarda l'arrancar avec surprise.
- Mais, ne veut-il pas mes pouvoirs? Pourquoi me raconter tout ça? N'est-il pas votre maître?
Turel éclata de rire.
- Mon maître? Grand dieu, non! Jamais!
Elle fixa Orihime de son regard troublant.
- Je n'ai plus de maître! Le seule que j'ai jamais eu a disparut, il y a longtemps. A sa disparition, elle m'a laissé Las Noches en héritage. C'est elle, là.
Elle désigna l'un des vitraux. Une majestueuse femme arrancar aux yeux et aux cheveux d'or y était représentée. Lorsque Turel s'approcha du vitrail, Orihime la suivit.
- Voici Shaarys Orabel Del'Rynn, plus connue des shinigamis sous le nom de Nightmare. Elle fut la première d'entre nous, il y a longtemps. C'est elle qui créa Las Noches. Elle voulait en faire une forteresse où elle pourrait accueillir ceux qui étaient comme elle et les protéger des shinigamis. Elle a ensuite prit l'habitude d'observer les adjuchas et les vasto-lordes dans le but de choisir ceux qui pourraient devenir arrancar à leur tour.
Orihime regarda le vitrail pendant un instant puis se tourna vers Turel:
- Je ne comprends pas! Aizen ne vous a donc pas créé?
- Ooohh! Non! Il n'a créé personne ici, ce n'est pas en son pouvoir. La seule chose qu'il a pu faire pour ces imbéciles qui le suivent, c'est utiliser son fichu Hogyoku pour renforcer leur force. Il faut des dizaines d'années pour qu'un arrancar évolue à un niveau de puissance satisfaisant. Il faut encore plus de temps pour qu'il puisse prétendre au tire d'espada. Un peu comme pour les shinigamis et leurs capitaines. Grâce à ce Hogyoku, Aizen a pu leur permettre d'éviter d'attendre les années nécessaires à leur maturation.
Turel laissa passer une seconde avant de continuer:
- C'est comme ça qu'il a réussit à s'installer ici: en éliminant ceux qui lui tenaient tête et en séduisant les autres avec ses artifices ridicules. La plupart des arrancars l'ont suivi par avidité, aveuglés par la puissance qu'il leur promettait. Les autres ont trop peur de lui pour réagir.
- Mais vous ne le craignez pas, Turellia-sama?
Elle secoua la tête un sourire hargneux aux lèvres.
- Il ne s'attaquera pas à moi. Tout du moins pas avant d'avoir une bonne raison de le faire.
- Pourquoi?
- Pour deux raisons en fait. Une: il ne désespère pas de pouvoir parvenir à m'arracher les secrets de « l'arrancarisation » des hollows. Et deux: parce qu'il sait qu'il ne pourra pas me battre à moins d'y sacrifier une grande part de sa propre force et d'en sortir très affaiblit ou gravement blessé dans le meilleur des cas. Je n'étais pas la Primera pour rien!
- Aahh?
Turel observa Orihime pendant un instant avant de reculer pour s'appuyer contre la table de pierre que Shaarys utilisait autrefois pour créer ses arrancars.
- Il y a autre chose que je voudrais que tu sache, Inoue Orihime.
Cette déclaration lui attira l'entière attention de la jeune-fille.
- Il faut que tu saches que les arrancars ont un coeur. Et quand je parle de coeur je ne fais pas seulement référence au muscle qui pompe le sang, mais aussi au siège des sentiments et des émotions tel que vous le concevez, vous, les humains!
Orihime fut foudroyée par la surprise.
- C'est vrai?
- Evidemment, sinon je n'en parlerais pas. Je ne suis pas comme Aizen, je ne ment pas à tout bout de champ!
- Comment est-ce possible?
- Voies tu, le masque d'un hollow ...
Une fois que Turel eut fini son explication, Orihime hocha la tête d'un air studieux.
- D'accord! Fit-elle en réfléchissant. Donc, les hollows n'ont plus de coeur parce qu'ils portent un masque et les arrancars ont un coeur parce qu'ils ont ôtés leur masque? C'est ça?
- Tout à fait!
Orihime posa un index contre son menton, semblant plongée dans ses réflexions.
- Mais et votre trou dans la poitrine? Demanda-t-elle après un instant.
- Ca n'a rien à voir avec la perte du coeur. Le trou dans la poitrine d'un hollow ou d'un arrancar n'est que l'ancrage disparu de la chaîne du karma.
« Quand un humain meurt, la chaîne qui reliait son corps spirituel à son corps physique se brise. Si un shinigami ne se dépêche pas de venir le chercher pour l'envoyer au Soul Society, la chaîne commence à s'auto-détruire. Les maillons restant suspendu à la poitrine du corps spirituel commencent à se dévorer entre eux. Quand la base de la chaîne est détruite à son tour, le trou s'ouvre, l'âme se désagrège avant de réapparaître sous la forme d'un hollow et son masque apparaît. C'est un supplice long et douloureux.
« Le trou dans nos poitrine n'est rien de moins que le symbole de la défaillance des shinigamis qui n'ont pas su nous envoyer au Soul Society.
Orihime resta pensive un instant, l'air profondément troublé.
- Les arrancars ont donc un coeur?
Turel répondit d'un hochement de tête.
- Donc, Ulquiorra-kun ...
Turel remarqua que la jeune-fille avait laissé tomber le « san » honorifique pour un « kun » beaucoup plus intime. Cependant, elle n'en fit rien remarquer lorsqu'elle répondit:
- Oui, Ulquiorra aussi! Même s'il vient juste de l'apprendre et qu'il cherche encore à le cacher.
- A le cacher, mais pourquoi?
- Il n'est pas certain de le savoir lui même. Tu sais, le coeur des jeunes arrancars est un peu comme un immense débarras, ils ont du mal à y trouver ce qu'ils y cherchent ... Laisses-lui un peu de temps, il finira par comprendre.
Orihime baissa la tête.
- Il m'a dit qu'il avait peur.
- D'Aizen, je suppose!
- Oui
Turel poussa un profond soupir.
- Je lui aie pourtant dis qu'il n'avait pas à s'inquiéter pour ça. Je me charge d'Aizen.
- Pourquoi faites-vous ça, Turellia-sama?
- Disons que je suis curieuse de voir ce que cette histoire va donner.
Orihime se demanda si c'était bien la seule raison mais elle n'osa pas en demander plus.
Quel étrange arrancar! Elle n'en avait pas rencontré beaucoup jusque là mais il ne fallait pas être devin pour comprendre que cette Turellia était spéciale. C'était peut-être une erreur mais Orihime décida qu'elle pouvait lui faire confiance et croire ce qu'elle lui avait révélé à propos du coeur des arrancars.
Un instant, elle se demanda ce qui se passerait si les shinigamis apprenaient ça!
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NOTE:
La tsuba est la pièce métallique soigneusement décorée qui sert de garde à un katana
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Un chapitre un peu long dans lequel il ne se passe pas grand chose mais qui est important tout de même.
Orihime apprend beaucoup de choses sur Ulquiorra et sur Turel.
Dans le prochain chapitre, Ulquiorra reçoit un nouvel ordre de mission et doit laisser Orihime aux mains d'un autre espada.
Un autre personnage vas aussi faire son apparition: Gin Ichimaru!
Et Aizen refait surface.
Laissez moi vos reviews, ça me fait toujours autant plaisir de les lire.
A bientôt!
Bises!
