Titre : Les lumières de Central, la nuit

Disclaimer : Ni l'histoire, ni les personnages, ni l'univers ne m'appartiennent, et je ne suis pas payée pour écrire cette fic.

Genre : Romance/Humor

Pairing : RoyxEd

Rating : M, maintenant


Edward

Lorsqu'ils se réveillèrent le lendemain, sans qu'il se soit passé quelque chose de notable, les nuages avaient envahi le ciel. Comme un présage, avait fugitivement pensé Edward. Un présage de quoi? Il n'en savait rien.

Les rires des enfants retentissaient toujours, mais paraissaient plus lointains, et des cris se mêlaient à eux. Il commençait à y avoir de l'orage, et les mères enlevaient leurs rejetons du tourniquet pour les planter à l'abri sous leur parapluie, en attendant que l'orage cesse, qu'il pleuve un peu moins. D'autre mères, non munies de ces précieux parapluies, prenaient d'assaut tous les abris disponibles : sous les arbres, dans un arrêt de bus, les porches de immeubles imposants. D'autre encore décidaient de prendre leur enfant sur leurs épaules et de courir jusqu'à leur maison, espérant qu'il n'allait pas se mettre à grêler tant qu'elles ne seraient pas rentrées chez elles.

Edward enviait ces rejetons, presque jusqu'à les haïr. Eux, ils avaient une mère qui prenait soin d'eux, tous leurs membres, et même s'ils étaient trempés jusqu'aux os par la pluie glaciale, même s'ils pleuraient, même s'ils ne s'en rendaient pas compte, ils étaient heureux. Comme Edward était heureux à leur âge. Sauf que pour ces rejetons, ça durerait, leur bonheur. Peut-être même jusqu'à la fin de leur vie, s'ils avaient de la chance. Lui, son bonheur n'avait pas duré. Sa mère était morte, et il avait bêtement essayé de la ressusciter. Il avait perdu le corps de son frère et la moitié de ses membres.

- Edward. Edward. Il est l'heure de partir.

Il se retourna.

Roy Mustang, l'homme le plus convoité de Central City, se tenait devant lui, les cheveux mouillé et torse nu. Il songea à la chance qu'il avait. Le brun l'aimait et le respectait... Peut-être. Edward le regarda quelques secondes dans les yeux, croisant le regard ardent qui émanait de ces pupilles de feu. Du feu noir. Il baissa les yeux, l'air presque triste.

Roy détourna la tête. L'air presque triste, lui aussi. Edward ne prit pas le temps de réfléchir à la question : pourquoi a-t-il l'air si triste.

Il n'avait pas envie. Aujourd'hui, il avait juste envie d'être égoïste. De ne penser qu'à lui, qu'à sa mère, qu'à son frère, aux gens qu'il avait blessés, perdus, abandonnés.

Lentement, il enfila son pantalon d'uniforme. C'était la première fois qu'il le portait. Il s'empêtra en enfilant la veste, trouva le moyen de la fermer et accrocha sa montre en argent à la ceinture du pantalon. Il avait l'air ridicule, il en était sûr. Mais Roy le regardait d'un air attendri, alors...

- Ça te fait paraître plus grand.

- QUI EST EN TEMPS NORMAL TELLEMENT PETIT QU'ON A BESOIN D'UN MICROSCOPE POUR LE VOIR?

- J'ai... Pas dit ça...

- Ouais, ouais.

"Mais tu l'as pensé."

Le colonel l'agrippa par la main, l'entraîna vers lui et l'embrassa, puis répéta :

- J'ai pas dit ça.

Edward ne pipa mot.

Il s'éclaircit la gorge, mal à l'aise, et se dégagea. Il n'avait pas l'habitude de voir le colonel ainsi. Aussi affectueux.

Pour se donner une contenance, il dit :

- Bon... Je croyais que c'était l'heure de partir.

- Oui, FullMetal. On y va.


Roy

Lorsqu'ils se réveillèrent le lendemain, sans qu'il se soit passé quelque chose de notable, les nuages avaient envahi le ciel. Des nuages noirs, menaçant à chaque instant de déverser sur les pauvres passants la pluie qu'ils contenaient.

Çà ne tarda pas, d'ailleurs. L'orage éclata, et il pleuvait des cordes.

Il remarqua qu'Edward était assis sur le bord du lit, l'air profondément triste et songeur. Il regardait du côté du parc de jeux, où toutes les mères s'occupaient de leurs enfants. Roy savait à quoi il pensait, alors il n'intervint pas. Il avait pourtant tellement envie de le prendre dans ses bras, de le bercer comme un enfant, de le consoler, le consoler, jusqu'à ce qu'il n'aie plus l'air triste et s'endorme dans ses bras.

Il ne pouvait pas le consoler, et il le savait. D'autant plus qu'il était probable qu'il soit l'une des raisons qui le rende triste. Après tout, il avait brûlé sa maison.

Roy voulait le sortir de ses pensées. Rien qu'un instant.

- Edward.

Il ne réagissait pas.

- Edward. Il est l'heure de partir.

Il se retourna, le regardant d'un air presque perdu. Lorsqu'il croisa son Regard, Roy put se rendre compte de la profonde tristesse qu'il ressentait. Encore une fois, il eut un élan de tendresse, puis une poussée de tristesse en repensant à ce qu'il avait fait.

Edward se détourna et commença à se débattre afin d'enfiler son uniforme. Une fois mis, il accrocha sa montre à sa ceinture. Roy était admiratif. Il avait l'air tellement plus mature avec l'uniforme de l'armée... C'était probablement la première fois qu'il le mettait, d'ailleurs. Il se retourna, l'air incertain.

- Ça te fait paraître plus grand, dit Roy, en toute sincérité, mais en s'attendant à la suite qui allait inévitablement se passer.

- QUI EST EN TEMPS NORMAL TELLEMENT PETIT QU'ON A BESOIN D'UN MICROSCOPE POUR LE VOIR?

Ben voilà.

- J'ai... Pas dit ça...

- Ouais, ouais.

Roy l'attrapa par le poignet, l'attira dans ses bras, l'embrassa, puis dit de nouveau :

- J'ai pas dit ça.

Edward était rouge. Mais rouge.

Mal à l'aise, il s'éclaircit la gorge, puis dit :

- Bon... Je croyais que c'était l'heure de partir.

- Oui, FullMetal. On y va.

Oui, il l'aimait. Profondément.


Voilààà, c'était le onzième ! j'aime beaucoup le début du passage d'Edo, et vous? Autre chose : C'est peut-être le dernier chaître que vous verrez avant longtemps, étant donné que je pars demain matin à la montagne et que je reviendrais le 13 au soir. Mais, promis, dès que je rentre, je poste.

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