Voilà, j'ai réussi à tenir ma promesse!

Quel exploit, je n'ai pas attendu deux semaines avant de poster la suite!

J'espère que ça en vaudra la peine, bonne lecture!


Et pourtant, il ne pouvait empêcher une petite part de lui-même croire que Tony était en vie.« Ziva, direction Est, vite ! lança Gibbs en claquant la portière.


-Quoi ? Mais Seattle est au No…

-Je sais mais on ne va pas là-bas. Roulez !

-Je ne comprends pas, est-ce qu'on ne devait pas arrêter ce type ? demanda Ziva en démarrant en trombe.

-Si, mais pas avant de retrouver DiNozzo. »

Deux regards éberlués s'attardèrent sur lui. Avaient-ils bien entendu ? Retrouver Tony ? Ont-ils bien compris ?

« Est-ce qu'on sait où ils sont ? s'enquit l'israélienne.

-Peut être bien. Abby a trouvé un indice intéressant qui pourrait nous conduire directement à Tony et son équipe.

-Et donc à Brooklys aussi, conclut notre geek depuis l'arrière du véhicule.

-Ce n'est qu'une hypothèse McGee, ajouta Gibbs.

-Mais qui peut être vraie ! » rétorqua Ziva en accélérant de plus belle.

La vitesse augmentait encore et encore, tant et si bien qu'ils arrivèrent à la lisière de la forêt que Gibbs leur avait indiqué en un rien de temps.

Ils descendirent de la voiture dans un geste commun et sortirent leurs armes simultanément.

« On reste groupé, si ce malade est ici, on doit s'attendre à tout. Il va falloir être vigilants et discrets. Rappelez-vous que la priorité, c'est Tony et son équipe. Ziva partez devant, McGee, suivez-la, je boucle. »

Ils avancèrent ainsi, pas à pas, s'enfonçant petit à petit dans l'obscurité des bois, méthodiquement, vérifiant chaque arbre, chaque recoin des ténèbres qui s'élargissaient devant eux, s'assurant que rien ni personne ne les suivait, cherchant le moindre obstacle voulant s'imposer à eux.

Les sens en alerte, le cerveau tournant à toute vitesse, les membres à l'affût, le corps et l'esprit tout entier prêt à réagir au moindre bruit, mouvement, son suspects, Gibbs était sur toutes ses gardes. Son instinct le guidait dans la noirceur, l'avertissant des risques. Et puis...

Un son.

Un craquement de branches.

Une réaction sans attente.

L'ancien marine dirigea immédiatement son arme vers la source du bruit.

McGee.

Gibbs souffla de soulagement et réprimanda son agent d'un simple regard.

Celui-ci s'excusa d'un chuchotement.

La route reprit en silence. Cette fausse alerte avait mis Gibbs dans un état d'attention maximal. Son cœur battait à ses tempes et ses oreilles et son regard perçant scrutait les alentours à la recherche d'un quelconque danger.

Ils marchèrent ainsi durant dix longues minutes dans une vigilance intense et fatigante.

Jusqu'à ce qu'ils la virent…

Une forme se découpant dans le noir…

Ziva fit signe de s'arrêter à l'arrière.

Elle s'approcha de la chose, puis refit signe, cette fois-ci d'avancer.

Ils encerclèrent l'objet de leur intrigue.

Une cabane.


Une femme rousse marchait en ville près d'un homme brun, tout deux un café à la main.

« Plutôt froid pour cette période de l'année, vous ne trouvez pas ? demanda-t-elle.

-Oh, vous savez, il fait toujours froid ici. Je suis habitué. » répondit-il du tac au tac.

Ils burent une gorgée de leur breuvage dans un même mouvement.

« Je voulais… dirent-ils en même temps.

-Excusez-moi, allez-y, rigola l'homme.

-Ce n'est rien, je… Je souhaitais seulement vous dire que je suis profondément désolée pour ce qui est arrivé à l'Agent Lewis, et…

-Vous n'avez pas à être désolée, Directeur Shepard.

-Si. Je le suis parce que je ressens la même chose que vous à la perte de l'Agent DiNozzo.

-A la seule différence que votre agent n'est pas mort. » affirma le Directeur Meyer.

Jen s'étonna de l'intonation ferme et de la foi que l'homme avait en ses paroles.

« Comment pouvez-vous en être sûr ? l'interrogea-t-elle.

-Parce que Tony est un coriace et quoi que ce gars ait pu lui faire, il s'en sortira. Je n'en dirais pas autant de mes agents… » confia Stephen.

Jenny l'observa. Il avait l'air sincère, avec son visage contrit à cette triste vérité… Elle décida qu'il était peut être temps de lui faire confiance. Elle approcha ses yeux des siens et le fixa, adoptant un ton honnête, presque de pitié.

« Ne vous inquiétez pas, mon équipe est sur le coup, ils trouveront la vôtre et ce malade, je vous le garantit. » assura-t-elle de son sourire le plus confiant.

L'homme lui rendit son sourire.

Plus il l'observait, plus il pensait qu'après toutes ces années, elle était restée la femme qu'il avait toujours connue… Sauf qu'elle ne le connaissait pas sous son véritable jour.


Ziva et Gibbs se positionnèrent à l'entrée, et, par un hochement de tête, l'homme enfonça la porte et laissa passer son officier, les deux braquant leur arme dans la pièce.

Vide.

Gibbs souffla de désespoir et s'administra une claque mentalement.

Il savait qu'il n'aurait pas dû espérer.

Il le savait, et pourtant…

« Il n'y a rien ici, abandonna-t-il.

-Détrompez-vous. » lança Ziva, du fond de la pièce.

Il se tourna vers elle et se retapa l'arrière du crâne intérieurement.

Il aurait dû le voir tout de suite.

Deux menottes ensanglantées, accrochées au mur à bonne hauteur, de façon à ce que le prisonnier ait les bras maintenus en l'air, et du sang, répandu un peu partout, et non en petite quantité.

« Regardez, dit Ziva en montrant la traînée rouge au niveau du sol. On dirait que le sang a continué son chemin. Il ne s'est pas arrêté au contact du sol.

-Il est allé à l'étage du dessous, en déduit Gibbs.

-Patron ! retentit une voix à l'extérieur. Venez voir, je crois que j'ai trouvé quelque chose ! »

La jeune femme et son chef échangèrent un regard furtif et se précipitèrent dehors.

Ils trouvèrent McGee, genou à terre, déblayant quelque chose contre le mur de l'abri. Les deux agents se joignirent à lui jusqu'à découvrir, aux deux sens du terme, une poignée.

Alors ils tirèrent dessus, jusqu'à ce que le battant s'ouvre largement, laissant apercevoir un couloir sombre s'enfouir dans les profondeurs.

« Un escalier ? s'interrogea Ziva.

-McGee, avec moi. Vous, montez la garde. Si on ne revient pas avant le lever du jour, appelez du renfort.

-Je veux venir avec vous.

-Non. Ziva. » Leurs yeux échangeaient leurs pensées sans un mot. Alors la jeune femme comprit que ce qu'elle avait de mieux à faire était d'obéir.

« D'accord » acquiesça-t-elle.

Le patron prit sa lampe de poche et son arme au poing puis partit à l'avant, suivit de près par le bleu, le même équipement à la main.

Ziva les observa descendre quelques marches avant de les interrompre :

« Gibbs ! l'arrêta-t-elle, tandis qu'il se tournait à la mention de son nom, Bonne chance. »

Il la remercia d'un hochement puis entreprit de mettre un pied devant l'autre dans l'obscurité de ce passage.

Le chemin fut long mais déboucha sur une petite pièce froide et humide.

« Oh mon Dieu » échappa McGee.

Sur le sol, trois corps gisaient.


Alors, c'est mieux quand il y a moins d'attente, n'est-ce pas?

Malgré ça, merci de toutes vos reviews, merci, merci, merciiii !!