Bonjour !

Je suis désolée de ne pas avoir posté vendredi. Avec l'horreur qui nous est tombée dessus mercredi, ca m'est complètement sorti de la tête. Je n'ai rien fait d'autre que resté scotchée devant la télé. Pas allumé mon PC, pas écrit, pas posté, rien.

Mais c'est terminé maintenant, alors je poste enfin.

Le chapitre 10, avec l'arrivée de deux personnages : un tout nouveau que j'ai moi-même créé et un ancien qui ne fera qu'un passage éclair.

Bonne lecture !


Antédiluvien


Chapitre 10 : Luke


Quand ils arrivèrent au carré VIP, Raphaël n'était pas seul.

Heureusement, il était bien trop tôt pour que la boîte ouvre ses portes, aussi le vampire hispanique pouvait-il se disputer avec Jace tout à son aise. Assis au bar, les deux hommes "parlaient" à grands renforts de sarcasmes, accusations mal déguisées et éclats de rire mauvais. Ca aurait presque pu passer pour une discussion amicale si les crocs de Raphaël n'étaient pas sorties, et si la main de Jace n'était pas déjà refermée sur le manche de son poignard séraphique.

Isabelle n'eut que le temps de paraître dans la salle qu'une tornade jaillit de derrière les jambes de Jace pour se jeter sur elle. Magnus la regarda se pencher pour soulever dans les airs un minuscule petit garçon au sourire éblouissant. L'enfant avait des cheveux roux, des yeux dorés, des tâches de rousseur disséminée sur son petit nez et une beauté angélique qui ne trompait absolument personne. Au hasard, le sorcier aurait parié qu'il s'agissait du fils du Goldenboy et de la jolie Clary. Et vu l'amour qui émanait d'Isabelle alors qu'elle roucoulait à son neveu à quel point elle était heureuse de le voir, et à quel point il était mignon, Magnus ne doutait pas un instant que cet enfant était pourri gâté. Il finirait comme son père.

Le petit faisait le plus gros câlin de l'Histoire à sa tante quand, enfin, il remarqua Magnus. Aussitôt, sa joie de vivre s'éteignit, remplacée par une inquiétude curieuse. Une lueur d'intérêt s'alluma dans ses yeux et Magnus crut, un court instant, revoir la petit Clary la première fois que Jocelyn l'avait amené chez lui pour qu'il efface sa mémoire.

- "C'est qui ?" demanda le garçon à sa tante en sossotant adorablement.

Isabelle ne lui répondit pas, trop occupée qu'elle était à respirer à plein poumons les cheveux de son neveu, se gorgeant de sa douce odeur d'enfant pur et innocent.

- "C'est Magnus Bane", répondit le sorcier en tendant sa main au garçonnet pour qu'il la lui serra, comme un grand. "Grand Sorcier de Brooklyn."

- "Ancien Grand Sorcier de Brooklyn", lui rappela Isabelle à voix basse.

Le garçon ne l'entendit pas, ou ne fit pas attention à elle, et prit un air sérieux et solennel que, sûrement, il avait vu sa mère arborer face à des représentants d'Idris. Il serra la main de Magnus comme l'aurait fait son père. Le sorcier sourit doucement. Il se prenait déjà pour un homme, ce petit garçon finalement assez bien élevé. L'influence de Clary, sans doute.

- "Moi, c'est Luke Valentin Herondale !"

Il disait son nom avec une fierté toute enfantine, sans noter le tressaillement qui prit Magnus à l'entente de son deuxième nom. Le sorcier tourna brièvement un regard vers Jace, occupé à ricaner suite à une parole de Raphaël, puis revint immédiatement sur le petit garçon qui souriait de toutes ses dents. Il nota qu'il lui en manquait deux, celles du devant. Magnus retint un sourire. Lui aussi avait été un enfant, un jour.

- "Et bien, Luke Valentin Herondale, je suis ravi de te rencontrer."

- "Moi aussi ! Mais t'es qui ? Un ami de tatie Issy ?"

- "A la base, je suis plutôt un ami d'Alexander."

Le garçon eut l'air désarçonné. Il se tourna vers sa tante, qui s'était figée à l'entente de "tatie Issy" et posa ses petites mains potelées sur le visage pâle de la jeune vampire. Il avait l'air à la fois triste et choqué.

- "C'est qui, Alessander ?" demanda-t-il, peiné qu'on ne lui dise pas tout.

- "C'est tonton Alec, mon bébé."

La lumière revint dans le visage du petit, qui éclata de rire.

- "Mon tonton, il s'appelle Alec, pas Alessander, tu sais", dit-il au sorcier comme s'il lui annoncait une vérité générale que même le plus débile des imbéciles aurait compris.

Par Lilith... Il ressemblait beaucoup plus à son père, finalement.

Isabelle dissimula un sourire dans la tignasse rousse de son neveu et se décida enfin à rejoindre son frère adoptif qui, de toute évidence, était sur le point de pourfendre Raphaël. Magnus les suivit d'un pas traînant en fourrant ses mains dans les poches de son jeans. Ses vêtements étaient affreusement froissés de sa nuit sur le sofa de la salle de repos, et il n'avait pas pris de douche depuis la veille au matin. Il se sentait sale, pas réveillé et mal fringué. Et il ne savait pas pourquoi Isabelle lui avait dit de venir. Et Raphaël le regardait avec un délicat mélange de pitié et de mépris dans les yeux qui lui était proprement intolérable. Sans parler de Jace, qui sembla reporter sur lui toute sa frustration. Tout pour le mettre de bonne humeur, en somme.

- "Il est encore là, lui ?" cracha hargneusement le Neohilim. "Je m'étonne qu'Alec ne lui ait pas arraché les couilles."

- "Tu veux dire le Alec qui est censé être mort, selon tes dires ?" s'enquit Magnus d'une voix mauvaise.

Jace eut le bon goût de rougir, mais Magnus ne savait pas si c'était de colère ou de gêne. Assis sur un tabouret du comptoir, Raphaël ricana de la déconfiture du Chasseur d'Ombres. Quand il prit la parole, ce fut pour s'adresser au sorcier.

- "Robert et Rosalie m'avaient dit que tu rentrais, mais je ne voulais pas le croire. Qu'est-ce que tu fais là, Bane ?" demanda-t-il de ce ton sentencieux qu'il n'avait pas perdu, et ne perdrait certainement jamais.

- "Robert et Rosalie ?" s'étonna Isabelle en lui jetant un regard d'incompréhension.

- "Ce ne sont pas tes affaires, Santiago." rétorqua Magnus en tapotant un rythme sec sur le bar.

- "Allons, allons !" temporisa le vampire en levant les mains en signe de paix. "Je ne cherche pas les ennuis, je suis curieux, c'est tout. Tu avais pourtant la belle vie à Paris."

Magnus ne répondit pas. Ce n'était pas comme si Raphaël pouvait comprendre ses motivations, alors il n'allait certainement pas gaspiller son énergie à essayer de les lui faire entendre. Oui, il avait la belle vie à Paris. Il vivait dans le luxe, enchaînait fêtes sur fêtes, couchait avec toutes les femmes et tous les hommes qui le lui proposaient, et se noyait presque dans l'argent que la jeunesse dorée de la capitale française lui donnait en échange de quelques menus services. Mais il n'avait pas Alexander, alors Paris et ses plaisirs n'avaient finalement pas d'intérêt à ses yeux. C'était aussi simple que cela.

Mais c'était quelque chose qui dépassait l'entendement de Raphaël Santiago. Ils restèrent ainsi dans un silence tendu, jusqu'à ce que deux ascenseurs s'ouvrent pour livrer passage à Alexander, Maureen et Simon. Dès qu'il vit ses oncles, le petit Luke se contorsionna dans les bras de sa tante pour s'en extirper et sauter au sol, au mépris de la hauteur et du danger que représentait la manoeuvre, avant de courir vers eux. C'est Alec qui le réceptionna et il resta dans ses bras alors que Simon lui ébouriffait les cheveux affectueusement.

- "Qu'est-ce qu'il se passe, au juste ?" s'enquit l'aîné des Lightwood sans adresser le moindre regard à Magnus.

Les yeux du sorcier restèrent obstinément fixés sur l'étiquette écrite en russe d'une bouteille de vodka. Isabelle fronça les sourcils.

- "Tu voulais me voir ?" demanda-t-elle au vampire hispanique sans répondre à son frère.

- "En fait non" admit Raphaël. "Je voulais simplement vérifier si Bane était vraiment revenu."

- "Tu m'as vu, tu peux t'en aller", grinça Magnus sans quitter sa bouteille des yeux.

- "Maureen, raccompagne notre ami à la sortie", ordonna Simon avec l'assurance tranquille de celui qui sait être obéi sans discussion.

Voilà une facette de Simon que le sorcier ne connaissait pas. Mais il s'en fichait, tant que le Monstre quittait les lieux avec Santiago, il était satisfait. La jeune fille suivi Raphaël dans les escaliers menant au rez-de-chaussée et la porte molletonnée se referma silencieusement derrière elle. Jace prit son fils des bras de son frère et alla installer le garçonnet dans une alcôve confortable, puis lui donna sa stèle pour qu'il joue pendant que les grandes personnes discutaient.


OoOoO


Il revint s'assoir sur son haut tabouret - attitré semblait-il puisque ses initiales étaient gravées sur le dossier, nota Magnus - et Alec passa derrière le bar pour servir un verre à ceux qui en désiraient un. Une bière brune pour Jace, qui s'accrochait avec l'énergie du désespoir à l'idée que la couleur brune était une couleur virile, et qu'elle seyait à un homme. Un jour, songea Magnus, Clary et Isabelle réussiraient peut-être à lui faire abandonner ce genre de délire pour lui faire goûter les joies du rose.

- "Un Bloody Mary", commandèrent d'une même voix Simon et Isabelle avant de se sourire d'une manière effroyable de niaiserie.

Il sembla bientôt évident pour tout le monde qu'Alec et Magnus n'étaient pas dans les meilleurs termes possibles, et que le sorcier n'en était pas entièrement responsable. Le silence perdura quelques instants, seulement rompu par les petits cris que poussait Luke, dans son alcôve, alors qu'il s'imaginait combattre de puissants démons pour protéger sa bien-aimée maman des forces du mal qui envahissaient la terre.

- "Il se passe des choses étranges, en ce moment", dit Jace en regardant son fils d'un air pensif. "Des disparitions inexpliquées de Terrestres, qu'on retrouve quelques temps plus tard vidés de leur sang."

Dix ans auparavant, Magnus se serait contenté de lâcher "vampires" comme si ca réglait la question, mais beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts, et il lui semblait maintenant ridicule que des vampires aient pu commettre ces crimes. Pas quand ils étaient dirigés par les Daylighters et Alexander. Il n'en revenait toujours pas des révélations que son ancien amant lui avait fait la nuit précédente.

La conversation avait été houleuse mais, finalement, la vérité avait fini par ressortir, et il en était à la fois choqué et heureux. Heureux parce que, contrairement à tout ce qu'il avait pu penser, Alexander était encore de ce monde, même s'il était désormais bien différent du jeune homme qu'il avait laissé derrière lui dans cette maudite station de métro. Il était encore là, et Magnus pouvait le reconquérir, quitte à y passer plusieurs décénnies. Quant au choc... Et bien Magnus pensait qu'Alexander était un garçon foncièrement bon et bienveillant, quelqu'un qui serait incapable de faire du mal de manière volontaire, à qui que ce soit, à moins d'y être absolument forcé.

Il se trompait.

Alors oui, il avait quelques difficultés à regarder le jeune homme dans les yeux. Oh, il l'aimait toujours, et même plus encore qu'avant de le quitter dix ans auparavant, mais il ne pouvait pas simplement effacer de sa mémoire les révélations qui lui avaient été faites. Il y avait beaucoup de choses à prendre en compte, beaucoup trop pour qu'une journée de réflexion soit suffisante. Camille, Maureen, Alexander, ses propres erreurs, Sebastian Morgenstern. Ca faisait beaucoup à digérer. Magnus secoua la tête et chassa ces considérations de son esprit, essayant de se focaliser sur les paroles échangées par Jace et sa soeur.

Mais sentir le regard d'Alexander sur lui, qui lui brûlait la peau, ne rendait pas la chose facile. Peut-être que s'il levait les yeux, juste un peu... Ca ne pouvait pas faire de mal, de simplement le regarder. Il n'allait pas se désintégrer sous ses yeux. N'est-ce pas ? Magnus redressa la tête. Alexander était occupé à ranger une poche de sang froid dans un frigidaire qui s'encastrait parfaitement sous le bar. Evidemment, ce n'était pas - plus - du jus de tomate qui donnait cette teinte sanguine aux trois Bloody Mary.

- "Tu veux boire quelque chose ?" s'enquit le jeune homme sans le regarder.

- "Un Trinidad."

- "Je ne connais pas ce cocktail."

Comment était-ce possible ? Tout le monde connaissait le Trinidad ! Non ? Bon, peut-être pas.

- "Un Blue Lagoon alors."

Le jeune homme se détourna de lui pour s'emparer de la bouteille de curacao bleu. Les yeux de Magnus derivèrent jusqu'à ses fesses, reluquant sans vergogne.

- "Je crois que ses yeux sont plus haut..." lui murmura Simon d'un ton complice.

Le sorcier sourit, et pour une fois ce n'était pas forcé.

- "Si ce ne sont pas des vampires, qui d'autres ?" interrogea Jace en frappant sur poing sur le comptoir.

L'attention de Magnus retourna sur Jace et Isabelle.

- "Je ne nie pas qu'il s'agit sûrement de vampires, mais je peux t'assurer qu'il ne s'agit certainement pas des nôtres ! Alec, aide moi !"

Le jeune homme fit glisser son cocktail vers Magnus, qui le remercia d'un sourire doux, et se tourna vers son frère et sa soeur. Il prit le temps de boire une gorgée de son Bloody Mary avant de prendre la parole, et les nouvelles qu'il apportait n'étaient pas réjouissantes.

- "Il y a aussi eu des disparitions chez nous", déclara-t-il sans emphase. "De très jeunes vampires, retrouvés eux aussi vidés de leur sang. Raphaël est censé enquêter, mais il n'a rien trouvé de très probant."

- "Quoi ? Mais... Pourquoi ne m'en as-tu pas parlé ?" s'indigna Isabelle.

Il haussa les épaules et reprit une gorgée alors que sa soeur fulminait. Qu'aurait-il dû faire ? Rajouter un peu plus d'inquiétude au poids que sa soeur portait sur les épaules en tentant d'unifier les clans vampiriques de New York ? Il préférait mille fois mener son enquête, avant de l'accabler pour quelque chose à laquelle elle ne pouvait rien.

- "Et à moi, pourquoi n'en as-tu pas parlé ?" demanda Jace d'un ton peiné mal dissimulé. "En tant que directeur de l'Institut, je..."

Jace n'eut malheureusement pas le loisir de terminer sa phrase.

Un hurlement aigu lui coupa la parole. Magnus le vit devenir pâle comme un linceul, une fraction de seconde avant que le sorcier ne détourne les yeux du Chasseur d'Ombres pour les poser sur l'origine du cri.


OoOoO


Au fond de son alcôve, le petit Luke avait joué avec la stèle de son père, comme celui-ci le lui avait demandé. Et comme c'était un petit garçon très obéissant qui vénérait son père, il avait obéi. Luke ne désirait rien de plus en ce monde que de ressembler à son papa, de le rendre fier de son fils.

A part faire sourire sa maman, bien sûr.

Aussi avait-il déjà commencé son entraînement de Nephilim, sans que ses parents le sachent. Il aspirait à devenir un grand Chasseur d'Ombres, à redorer le blason des Herondale et il savait très bien malgré son jeune âge que, pour ce faire, il lui fallait travailler très dur, et très longtemps. Son esprit d'enfant avait rapidement fait un dangereux raccourci. Puisqu'il ne pouvait pas apprendre à se battre sans professeur et que personne ne voulait l'entraîner, il lui fallait commencer par s'instruire. Alors il avait commencé par lire les ouvrages à portée de ses minuscules mains, dans la bibliothèque.

Ayant hérités des incroyables facultés de ses parents, et de l'intelligence vive de sa mère, il avait rapidement compris le principe des runes et des pouvoirs qu'elles accordaient à leur porteur. Alors il avait étudié la copie du Livre Gris dont disposait l'Institut de New York, commençant par mémoriser les runes les plus inoffensives pour enchaîner vers les motifs de combat. Malheureusement, dans son empressement à vouloir rendre les siens fiers, il ne prit pas le temps d'apprendre le principe le plus élémentaire des runes : la faiblesse du corps malgré tout humain des Chasseurs d'Ombres. Théoriquement, un Nephilim recevait sa première marque à l'âge de 12 ans, parfois plus tard, très rarement avant. Avant, on était pas prêt à encaisser les effets d'une magie angélique aussi puissante.

Mais le petit Luke était pressé et, du haut de ses 6 ans, s'estimait prêt.

Alors quand Jace lui avait donné sa stèle pour qu'il joue avec, ne se doutant pas que l'enfant savait s'en servir grâce aux dons hérités de sa maman, l'enfant avait vu là une chance inespérée de faire la fierté de son père. Il avait fait semblant de jouer tant que les yeux de Jace étaient posés sur lui. Mais dès l'instant où le regard doré du Directeur de l'Institut s'était détourné de l'enfant, Luke avait monopolisé toute sa mémoire pour se rappeler d'une rune de vitesse, inoffensive mais impressionnante. Sûrement, s'était-il dit, papa sera fier ! Il avait donc relevé sa jambe de pantalon, et avait dessiné, la langue tirée dans son effort de concentration.

D'abord, la brûlure de la stèle l'avait surpris. Aucun livre n'avait spécifié ça, et il n'aimait pas vraiment cette sensation. Mais il était un Chasseur d'Ombres, un Herondale et un Fairchild, un Lightwood aussi, alors il ne pouvait pas se laisser abattre par une petite brûlure. Il avait continué à tracer la rune sur sa peau, grimaçant à chaque courbe, à chaque ligne. Puis il avait relevé la stèle et admiré son oeuvre.

Au début, il ne se passa rien, et Luke fut extrêmement déçu. Il croyait avoir raté son dessin. Et puis il l'avait senti, dans le creux de son ventre. Le déferlement de puissance. Il avait eu le souffle coupé, tout son corps s'était raidi devant la vague monstrueuse de magie qui se distillait dans ses veines. Il eut peur, et voulut appeler son père à l'aide, mais sa gorge refusait de laisser passer le moindre son.

Il attendit, la douleur augmentant à chaque fraction de seconde qui s'écoulait, jusqu'à ce que sa vision se brouille. Il avait l'horrible impression que ses jambes brûlaient, comme s'il les avait plongé dans un bain bouillant d'un seul coup. Luke se mit à trembler convulsivement, et en lâcha la stèle. Ce fut le son clair du cristal séraphique heurtant le sol qui débloqua sa voix. Le cri de pure douleur qu'il poussa résonna longuement dans le Pandemonium, bien après que sa famille eut accourue. La dernière chose qu'il vit fut le visage terrifié de son père, son cher papa qu'il voulait tant rendre fier.

Il y eut un éclair de lumière, des étincelles d'un bleu électrique. C'est joli, eut-il le temps de penser.

Puis il sombra dans la nuit.


Voilà ! Je vous dis à la semaine prochaine !

Bisous,

Aschen