Notes de l'Auteur : Voici le chapitre 9 après un long (très long ?) moment d'attente ! Merci encore pour vos reviews !
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Précédemment :
Hermione : et ben dis donc ! Ca met longtemps à sortir les excuses chez les Serpentards, je me disais bien que ça ne venait pas naturellement !
La jeune femme esquissa un sourire à l'adresse du jeune homme et celui-ci le lui rendit. Il ne faisait aucun doute que la jeune femme lui pardonnait, après tout, elle n'y était pas pour rien non plus, puis, l'important était qu'ils n'étaient pas allé jusqu'au bout…
Pendant ce temps, un certain Drago Malefoy, assis sur son fauteuil de cuir, réfléchissait déjà au plan machiavélique qu'il pourrait bien réserver à sa chère assistante.
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L'hiver était désormais passé mais quelques flocons têtus venaient encore pointer le bout de leur nez sur les pavés des ruelles de Londres. Hermione marchait, martelant le sol de ses talons hauts, elle se dirigeait vers la librairie qui, il y a quelques mois de cela, l'avait licencié, la précipitant de ce fait dans les bras du diable en personne. Ce blond à l'air angélique qui, en réalité, sortait tout droit de la cuisse de Satan en personne.
Après quelques minutes, la jeune femme pénétra dans l'enceinte de la librairie et quitta sa longue veste marron, libérant ses longs cheveux bruns de l'écharpe qui les retenait. Au son de la clochette de la porte, une petite sorcière joufflue sortit de derrière un rideau situé au fond de la pièce et se précipita vers Hermione, un grand sourire placardé sur le visage.
Hermione : Mme Waldick.
Mme Waldick : Hermione ! Appelle-moi Sirena voyons ! Tu veux un thé ? Un café ? Un chocolat ?
Hermione : Je me contenterais d'un peu d'eau… Sirena.
Après un aller dans l'arrière boutique, la petite sorcière revint avec un verre d'eau à la main et le tendit à Hermione.
Sirena : Alors, comment ça va pour toi Hermione ?
La jeune femme jeta un coup d'œil à la librairie qui semblait tomber en ruine avant de répondre ;
Hermione : Et bien, on va dire que j'ai un emploi.
Elle soupira puis bu une petite gorgée d'eau.
Hermione : Mais, maintenant que j'y pense vous ne deviez pas fermer boutique ?
Sirena : Nous le devions en effet, mais, la perspective de fermer cette librairie, cet endroit dans lequel nous avons tous deux grandis, mon mari et moi, nous brisait tellement le cœur que nous avons choisi de la laisser ouverte. Certes, les clients sont rares mais nous essayons quand même de remonter la pente, il est vrai que l'on vit un peu de nos rentes en ce moment mais bon… Toi-même, tu sais à quel point cet endroit est important pour nous.
Hermione : Oui, je comprends. En fait, j'étais juste passé pour voir comment vous alliez, en fait je m'attendais à devoir passer par derrière mais quand j'ai vu l'enseigne éclairée… Enfin, j'imagine que la librairie me manquait.
La libraire esquissa un petit sourire puis, d'un geste de sa baguette, amena une chaise près de son ancienne employée afin qu'elle puisse s'asseoir. La jeune femme la remercia et s'installa.
Sirena : Sinon, parle-moi de ton nouveau travail, c'est intéressant ?
Hermione : Et bien, sans compter le fait que je me sois faite embauchée par le pire des patrons, ça va. Je m'en accommode.
Sirena : Qui est-il ?
Hermione : Drago Malefoy.
Sirena : Oh oui, effectivement. J'avais entendu dire que le petit Malefoy s'était reconvertit dans l'industrie pharmaceutique… A ce qu'on dit il a complètement coupé les ponts avec ses parents ! Enfin, c'est ce qu'on raconte.
La jeune sorcière arqua un sourcil. Il ne lui avait jamais parlé de ça, en même temps, il n'était sûrement pas assez intimes pour qu'il vienne pleurer sur son épaule en racontant tous ses malheurs… Hermione songea aux paroles qu'il lui avait dites « je suis devenu quelqu'un de bien », peut-être que c'était cela qu'il voulait dire. Peut-être qu'il avait finalement compris que la magie qui habitait les sorciers n'avait rien à voir avec le sang qui coulait dans leurs veines, peut-être…
Même si cela lui semblait peu probable, la jeune femme voulait espérer qu'il avait enfin compris la leçon que leur avait toujours enseignée Dumbledore.
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Le lendemain, l'ancienne lionne se leva une heure avant que le réveil ne sonne. Hermione se leva de son lit et se rendit dans la salle de bain. Étrangement, la jeune femme était de bonne humeur et même la perspective de se rendre au bureau et de voir Malefoy ne semblait pas pouvoir altérer son état. Hermione se coiffa d'un coup de baguette magique, formant un chignon et quelques boucles tombantes dans ses cheveux puis se maquilla d'un trait d'eye-liner et d'un rouge à lèvres rouge brillant.
Une demie heure plus tard, elle était fin prête, elle sortit de son appartement, sac en main, puis transplana en direction de Pharmaprod.
Lorsqu'elle arriva devant l'immeuble, la jeune femme remarqua une Porsche décapotable d'un jaune éclatant. Elle arqua un sourcil, se demandant à qui était cette voiture. Elle ne l'avait encore jamais vu garée sur le parking et il lui semblait que personne dans ce bâtiment, mis à part le cher PDG, ne pouvait se payer une telle voiture. Et vu l'aversion qu'entretenait le serpent pour les objets moldus, ça ne risquait pas d'être sa voiture !
Hermione haussa les épaules puis continua son chemin, pénétrant dans le bâtiment. A peine fut-elle entrée que Luke se précipita vers elle. Il semblait stressé et cela n'annonçait rien de bon.
Luke : Le patron veut te voir immédiatement dans son bureau. Il dit que c'est urgent.
Hermione grimaça, elle réajusta sa longue veste beige, resserrant la ceinture de celle-ci et souffla, jetant un œil à l'ascenseur qui la mènerait jusqu'au bureau de Malefoy.
Hermione : A ton avis, ça sent le licenciement ?
Luke : Tout ce que je sais c'est qu'il y a une heure une femme est rentrée dans son bureau et elle n'en est pas ressortit depuis…
Hermione : Peut-être ma remplaçante qui sait. En même temps mon job ne tient qu'à un fil ou plutôt qu'à l'humeur de notre cher patron…
Luke : Pas le genre à être assistante.
Hermione : Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
Luke : Vêtements griffés de pieds en cap, Porsche, et l'air hautain qui va avec.
Hermione : Effectivement, je comprends mieux. Bon, je vais y aller, je vais bien voir ce qu'il me veut.
La jeune femme se dirigea vers l'ascenseur et Luke lui envoya un petit « bonne chance » d'encouragement. Hermione lui envoya un léger sourire et pénétra dans l'ascenseur. Sa bonne humeur était quelque peu descendue en entendant les mots de Luke, et tout l'esprit de la jeune femme était désormais occupé à chercher la raison de sa convocation dans le bureau de Malefoy.
Les quelques secondes en ascenseur lui parurent courtes, trop courtes. Elle aurait voulu avoir le temps de réfléchir aux prochains arguments qu'elle pourrait lancer à l'ancien Serpentard, elle aurait voulu qu'il lui laisse le temps…
Drago : Melle Granger, approchez.
Au son de la voix de Malefoy, Hermione sursauta. La porte de l'ascenseur s'était ouverte sans qu'elle puisse s'en rendre compte et elle découvrait à présent, Malefoy accompagné d'une jeune femme qui arborait un air aussi froid que l'était sa beauté. Si Hermione avait du lui donner un surnom, elle l'aurait sûrement appelée « la reine des glaces ».
Et maintenant, Malefoy qui se mettait à la vouvoyer et à l'appeler « mademoiselle »… Dans quel pétrin était-elle encore tombée ?
Après quelques secondes d'hésitation, l'ancienne gryffondore fit quelques pas en avant, se rapprochant des deux personnes qui la dévisageaient désormais. Malefoy fit un geste en direction de la reine des glaces et annonça, d'un air solennel ;
Drago : Je vous présente Phaedra Monahan, elle sera votre patronne pendant les deux semaines à venir.
Hermione : Heu…
Phaedra, n'accordant même pas un regard à la lionne, se tourna vers Drago.
Phaedra : J'espère qu'elle est compétente…
Drago : Ne t'inquiètes pas, elle l'est. Ce n'est pas pour rien qu'elle est mon assistante.
Alors qu'ils discutaient tranquillement, il semblait à Hermione que les deux avaient complètement oubliés sa présence et le fait que c'était d'elle dont ils parlaient. A vrai dire, la sorcière commençait sérieusement à s'impatienter et n'avait qu'une hâte, dire à Malefoy qu'il était hors de question qu'elle travaille pour cette snob. Quelques secondes plus tard, les grands yeux verts de Phaedra se tournèrent vers Hermione et la regardèrent de haut en bas, comment pour vérifier si elle n'était pas sale ou quelque chose comme ça. Finalement, elle retourna sa tête blonde vers Drago, hocha la tête puis se dirigea vers l'ascenseur. Elle entra à l'intérieur puis disparu sans l'ombre d'un regard pour Hermione.
La lionne se retourna vers Malefoy et le toisa du regard.
Hermione : C'était quoi ça ?
Drago : Un de mes plus gros investisseurs.
Hermione arqua un sourcil.
Drago : Ben quoi tu crois que j'ai fondé cette boîte comment ? Il m'a fallu des relations et arriver à ce que ces relations veuillent bien investir.
Hermione : Bref, tout ça pour dire que je refuse de travailler pour cette femme. T'as vu comme elle regarde ? Comme si j'étais une vulgaire poussière perchée sur son épaule…
Drago (catégorique): Tu n'as pas le choix.
Hermione : Je…
Drago (la coupant) : N'essaie pas de discuter. Cette femme continuera d'investir même si je dois licencier la moitié de la boîte pour ça. Elle est trop importante pour moi… Financièrement.
Hermione : Tu n'es qu'un sale connard Malefoy !
La jeune femme se retourna, se dirigeant d'un pas rapide vers l'ascenseur, elle y entra. Alors que les portes se refermaient, elle eut juste le temps d'entendre ;
Drago : Au fait, j'aimerais que tu m'appelles monsieur et que tu me vouvoies désormais, ça fait plus pro !
Hermione : Grrrr...
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Queenz
