Hello !

Eh oui, voici un nouveau chapitre ! Après plusieurs mois d'attente, l'inspiration m'est enfin revenue et je suis bien décidée à amener cette histoire à son terme ! Je pense qu'il y aura tout de même une vingtaine de chapitres, si je continue sur ma lancée ^.^

Chapitre plus long que les autres, qui j'espère vous plaira ! :D

Les persos ne m'appartiennent pas.

Enjoy !

PS: Le titre est tiré d'une chanson des Three Days Grace, j'ai terminé le chapitre en écoutant cette chanson et, manquant cruellement d'inspiration de titre, j'ai décidé que cette chanson que j'adore conviendrait très bien ! :P


Port de Log Town, 8h46.

- Hé ! Pourquoi tu m'amènes dans un port ? On va prendre le bateau ? s'exclama Luffy.

Le jeune homme, qui était resté étrangement silencieux et calme toute la durée du trajet, fit sourire Rayleigh à sa remarque.

- Pour arriver à notre destination, c'est mieux de prendre le bateau, en effet.

- Y aura de la viande ?

- Tu te rend compte que tu as mangé trop fois ton poids en viande il n'y a même pas trois heures ?

- Ben… oui. Mais j'ai faim !

- Nous mangerons une fois sur place, c'est trop dangereux de s'arrêter ici.

Luffy ne répondit rien, mais son ventre se chargea de le faire à sa place, faisant sourire une fois de plus le plus vieux.

Ils se dirigèrent vers un petit bateau à moteur, Rayleigh y installa leurs sacs avec le jeune homme et démarra, se dirigeant vers le large.

oOoOoOo

Club de tir de Log Town, 14h17.

Sans se douter que son petit frère se trouvait dans la même ville le matin même, Ace avait suivi Marco jusqu'au club de tir désert à cette heure.

- Salut Lucky ! lança Marco à l'attention du gros bonhomme à l'entrée.

Celui-ci répondit par un hochement de tête en continuant de manger son morceau de viande.

Marco s'approcha d'une porte et sembla attendre quelques chose. Un déclic ne tarda pas à se faire entendre et il entra enfin dans la salle de tir. Il attrapa deux casques au passage et en tendit un à Ace. Un fois équipés, Marco se mit immédiatement en face de la cible et vida son chargeur, toutes les balles l'avaient atteinte laissant un trou béant dans le papier.

- Putain, ça fait du bien ! s'exclama-t-il en retirant son casque de ses oreilles.

- Je ne vois pas en quoi tirer sur une cible peut défouler…

- Quoi, tu n'as jamais tiré ?

- J'aime bien les armes, mais je n'ai jamais tiré, non.

- Tu ne finiras jamais de m'étonner, Chibi, dit-t-il une fois remis de sa surprise. Pourtant, va bien falloir que tu apprennes à t'en servir si tu ne veux pas tuer des civiles en cas de fusillades.

Devant la mine estomaquée du jeune homme, Marco éclata de rire.

- Te fou pas de moi ! s'énerva immédiatement le noiraud.

Cependant, le plus vieux ria encore, surprenant Ace qui ne l'avait jamais vu rire si sincèrement. Cela fit naître un fin sourire sur son visage. Il avait l'impression que, pour la première fois, le blond cessait d'être torturé, même rien que le temps d'un fou rire.

Redevenu sérieux, Marco montra à son protégé comment tenir une arme.

- Ton arme est le prolongement de ton bras, tu ne dois pas te crisper dessus, sinon tu peux être certain de louper ta cible, ton corps ne dois pas bouger tout en restant relâché, expliqua-t-il en joignant le geste à la parole.

Ace le regardait faire en tentant d'enregistrer le plus de renseignements possible. Ce qui n'était pas très difficile, lorsqu'on possédait une mémoire telle que la sienne.

Le jeune homme apprenait vite. Au bout de trois heures, et après quelques essais infructueux, le recul lui jouant toujours des tours, il parvint même à mettre une balle dans la cible.

- Pas mal ! s'écria Marco.

- Ouais, sauf que je visais le ventre, pas la tête, se renfrogna l'élève.

- Ça c'est pas grave, tu commences à maîtriser le recul de ton arme sans te crisper outre-mesure, c'est déjà beaucoup ! Allez, fini pour aujourd'hui, j'crève la dalle moi.

Malgré ces encouragements, Ace était un peu déçu. Jamais il n'avait pensé que tirer dans une cible en papier allait être si difficile. Marco lui avait montré toutes les façons de tirer: de la main droite, de la main gauche -oui, parce qu'en plus monsieur était ambidextre !- et en tenant l'arme à deux mains.

Cela semblait si facile pour lui !

- Ça fait des années que je tire, t'sais, fit Marco en voyant la mine dépitée du plus jeune.

- Ouais mais pour toi ça semble si facile !

- Tu sais combien de temps il m'a fallu pour arriver à tirer une seule balle dans la cible ?

Le jeune homme ne répondit rien, attendant la réponse.

- Une semaine ! Alors arrête de déprimer pour rien, puis même si le temps presse, tu ne va pas nécessairement avoir besoin de te servir d'une arme dans les prochaines semaines, puis avec ton pouvoir tu peux aussi tirer des balles de feu, n'est-ce pas ?

- Comment tu le sais ? Je ne te l'ai jamais montré !

- Baaaaaaah… Disons que je te surveille parfois lorsque tu t'entraînes seul, répondit le blond d'un ton amusé en sortant du club de tir. Allez, viens, j'ai faim.

Ace ne répondit rien. Sans qu'il ne s'y attende une certaine gêne s'empara de lui, il ne s'était jamais senti observé lors de ses entraînements en solitaire.

Ils arrivèrent au bout de quelques minutes de marche devant un imposant bâtiment.

- Heu… Je pense pas être encore suffisamment riche pour me payer un menu dans un restaurant trois étoile, fit remarquer Ace en voyant l'enseigne du restaurant vers lequel Marco se dirigeait.

- T'en fait pas Chibi, tu comprendras en rentrant.

Marco ouvrit la porte et laissa entrer Ace avant lui. Après avoir marmonné un « C'est bon, j'suis pas une gonzesse, arrête de faire le gentleman avec moi. » auquel le blond répondit par un grand sourire, il rentra dans la vaste salle.

Toutes les tables étaient vides à cette heure, et certains serveurs n'étaient en tenue pour la soirée, terminant de dresser les tables avec le plus grand soin. Le Baratie était le restaurant le plus réputé de la ville, si pas du pays, presque toutes les tables étaient réservées pour cette soirée.

Marco se dirigea vers le bureau de l'hôtesse. Celle-ci le reconnu immédiatement et lui indiqua que le patron était dans le bureau.

Arrivés devant le-dit bureau, Marco se retourna vers le plus jeune.

- Il fait flipper, mais il est cool, tracasse pas, fit-il avec un clin d'oeil.

Il frappa doucement à la porte avant d'entrer sans même attendre un accord. Un vieil homme blond et une femme d'âge mûr étaient dans la pièce, ce qui sembla étonner Marco.

- Maître Zeff, Shakky, je vous présente Portgas D. Ace. C'est le grand frère de Luffy, précisa-t-il à l'attention de la femme.

- Enchanté de te rencontrer, jeune homme, dit-elle d'une voix douce. J'ai eu l'occasion de rencontrer ton petit frère, quelle personnalité exceptionnelle !

Ace la remercia d'un gracieux signe de tête. Cette Shakky lui semblait fort sympathique, et l'espace d'un instant il oublia qu'elle était -comme il s'en était douté un peu plus tôt- elle aussi un membre des Assassins. L'homme, cependant, lui inspirait plus la peur qu'autre chose.

- Où est Sanji ? s'enquit Marco. J'ai besoin de lui parler le plus rapidement possible.

- Je ne l'ai plus vu depuis hier vers midi, il est parti après avoir appris une mauvaise nouvelle. Je suppose qu'il essaye d'en savoir plus de son côté. Mais de là à savoir si il enquête de chez lui ou sur le terrain, j'en sais fichtrement rien.

- Merde, alors il est au courant aussi ?

- Ouais, après avoir appelé Dragon je le lui ait dit. Il ne réagit plus comme avant, il est beaucoup plus réfléchi. Même si je perd mon second chef, je ne vais pas l'emmerder alors qu'il essaye de nous aider. Il reste un Assassin.

Ace, resté en retrait de la conversation, commença à sérieusement se poser des questions. Qui était ce Sanji ? Quelle était cette fameuse mauvaise nouvelle dont ils parlaient ? Il n'y comprenait plus rien. On lui avait dit que la situation se compliquait, mais là il avait l'impression qu'elle devenait carrément catastrophique !

- Bon, nous allons aller voir jusque chez lui, si je ne le trouve pas je te préviens ?

- Je t'en saurais gré, répondit le vieux cuisinier d'un ton ironique.

- Il ne faut pas se laisser dépasser par la situation, dit Shakky, qui était restée silencieuse jusque là. Ils ont une longueur d'avance sur nous, mais ce n'est pas pour cela qu'on ne peut pas les rattraper. Nous savons beaucoup de choses sur eux. Plus qu'ils ne le pensent. Nous devons tirer profit de cette situation.

- Je sais bien, soupira Marco. Mais personne ne s'attendait à ça, nous savions qu'il allait vouloir marquer le coup, mais de là à essayer de buter Sengoku !

- Si tu veux mon avis, il ne le fera pas immédiatement. Je pense qu'il espère y arriver d'ici un an ou deux, si il le tue c'est uniquement pour prendre sa place, et pour se faire il doit d'abord écarter ou éliminer les personnes gênantes. Il n'en est qu'au début, n'oublie pas cela, tenta-t-elle de le rassurer.

Zeff, quand à lui, s'était muré dans une profonde réflexion. Ace compris qu'il n'avait plus rien à dire.

- On vous tient au courant, fit le blond avant de partir, entraînant le frère de Luffy avec lui.

- Bon, tu m'expliques ? lança Ace une fois qu'ils furent dehors.

- Mais bien sûr Chibi, répondit Marco en souriant. Juste le temps de passer chez un ami pour choper une caisse et j't'explique tout sur le chemin, ça te va ?

- Pourquoi pas commencer maintenant ?

- Parce que je ne vais pas t'expliquer maintenant.

Cette réponse agaça Ace au plus haut point, mais il se garda bien de tout commentaire, quelque chose dans le ton de la voix de son mentor avait changé et l'incitait à se taire.

Une demi-heure de marche plus tard, dans un lot de bâtiments de stockage désaffecté, ils arrivèrent devant un vieux hangar à l'air pas très accueillant. Un simple tube de métal d'environ 3 mètres empêchait le vieux volet mangé par la rouille de fermer l'accès au bâtiment. De vieilles carcasses de voitures étaient rassemblées dans un coin de la cours.

- Et t'espères vraiment qu'on va trouver une caisse pour faire autant de kilomètres ici ?

- Parle pas trop vite, Chibi, rétorqua simplement Marco. Franky, t'es là ?

- Aw ! N'est-ce pas la voix de Marco que j'entend là ? lança une voix de l'intérieur. Mon frère, ça fait un bail !

Un homme sortit du vieux hangar en s'essuyant les mains graisseuses sur une serviette dans le même état, et quelle ne fut pas la surprise du plus jeune lorsqu'il reconnu l'individu.

En effet, celui-ci ne passait pas inaperçu, avec sa carrure plus qu'imposante, son slip de bain pour tout pantalon, sa chemise hawaïenne et, surtout, ses cheveux bleus. Par dessus le marché, Ace le reconnu comme étant l'un des voleurs de voitures le plus efficace de sa génération, durant presque dix ans il avait nargué la police, se servant au nez et à la barbe de la Marine. Sauf qu'il y a trois ans, plus personne n'en avait entendu parlé, il avait tout bonnement disparu de la circulation. Par curiosité, le jeune homme avait fait quelques recherches, et après une habile visite sur le serveur de la Marine, il avait découvert que même le casier plus que fourni de cet homme avait mystérieusement disparu. Le jeune homme commençait à comprendre le pourquoi de cette soudaine retraite.

- Qui m'amènes-tu là ? Un p'tit nouveau ? s'enquit Franky jetant un rapide coup d'oeil à Ace.

- Portgas D. Ace, un des deux fils au vieux Barbe Blanche.

- Ah… fut tout ce qu'il répondit.

- Ace j'te présente…

- Je sais que c'est, sauf que je le connait sous le nom de Cutty Flam.

- Anciennement, maintenant c'est Franky. Mais comment sais-tu cela, jeune homme ?

- Disons que je suis plutôt curieux, c'est quand même bizarre qu'on n'entende plus parler de vous du jours au lendemain, alors j'me suis renseigné, voilà tout.

- Il fut un temps où il s'amusait à hacker le serveur de la Marine, précisa Marco.

- Héhé, un gamin rebelle en plus ! se réjoui-t-il. Bon t'as besoin d'une caisse je suppose ?

Marco acquiesça.

- Suivez-moi.

Ace eu tout de même un instant d'hésitation avant de passer sous le volet, doutant fortement de son immobilité. Cependant, son attention fut rapidement attirée par ce qu'il se trouvait dans l'antre du garagiste. Des dizaines voitures de toutes sortes, neuves ou en attente d'être remise en état peuplaient la salle.

Après un rapide coup d'oeil aux différents modèles, le jeune homme pu constater qu'il n'y avait presque que des modèles de luxe.

Le maître des lieux se dirigea vers une table et consulta un carnet.

- J'ai deux nouvelles Mercedes, une Mustang 1969 toute fraîche, une X1, et j'ai réussi à nous trouver une Lamborghini Aventador ! fit-il, apparemment très fier de sa trouvaille.

- Trop ostentatoire pour moi, tu me connais, répondit Marco avec amusement. Quel modèle les Mercedes ?

- Une CL noire et une E cabriolet anthracite.

Franky lui montra les deux voitures.

- Tu préfères laquelle, Chibi ?

Pas de réponse.

- Regarde, chuchota Franky en souriant de toute ses dents, portant son regard derrière le blond.

En effet, le temps de leur conversation, Ace avait repéré la Mustang récemment restaurée non loin et s'était approché du véhicule.

Il avait trouvé la voiture de ses rêves.

Noire comme la nuit, avec ses jantes et sa calandre flambant neuves, cette voiture avait quelques chose… d'animal. Et le jeune homme se sentait irrésistiblement attiré par elle.

- T'es tombé amoureux ?

La voix de Marco fit sursauter Ace, qui tout à sa contemplation ne l'avait pas entendu arriver. Il regarda son mentor sans comprendre puis fini quand même par répondre.

- Amoureux ? Dis pas n'importe quoi, ce n'est qu'une voiture.

Il avait fini sa phrase dans un murmure.

- Et quelle voiture, je te l'accorde, ria-t-il doucement.

- Tu sais, gamin, tout voleur de voiture a connu ça, et je ne fait pas exception, fit remarquer Franky en s'approchant.

- Connu quoi ?

- Ce genre de truc, l'impression que la voiture est faite pour toi, que toi tu es fait pour la voiture. Ça se commande pas des trucs comme ça, ça te tombe dessus, comme si tu tombais amoureux. Sauf qu'une caisse c'est pas comme les femmes, elle ne te déçoit jamais ! s'exclama-t-il, faisant rire les deux jeunes hommes.

- Et toi, c'est quoi la tienne ? s'enquit Ace, curieux.

Franky se dirigea vers une Dodge, au fond de la salle.

- C'est elle. Dodge Challenger de 1971, une bête de 430 chevaux. La seule prise que j'ai gardée après avoir raccroché, sourit-il en laissant certain souvenir remonter à la surface.

- Elle est magnifique… s'extasia le jeune homme.

- Et lorsque je l'ai piquée elle était dans un état pitoyable ! Le gars n'en avait rien à foutre de sa voiture, ça m'a pris un bon bout de temps, mais le moteur était presque intact et elle roulait, ça m'a facilité les choses. Elle et moi avons vécu pas mal de choses après ça, mais je l'ai toujours retapée et voilà où nous en sommes.

- Ce qu'il veut dire, c'est qu'il a déjà failli se tuer plus d'une fois avec cette caisse, lança Marco, resté près de la Mustang. C'est le problème aussi quand tu trouves ta voiture, tu manques plus souvent de crever qu'autre chose quand t'es au volant !

- Ça, c'est quand tu te mets dans des situations dangereuses, mais regarde, ça fait trois ans que je n'ai plus eu un seul accrochage alors que je la conduit tous les jours, s'opposa le garagiste.

- Ouais, c'est vrai, concéda-t-il avant de s'adresser à Ace. Chibi, tu préfères laquelle des deux allemandes ? On va pas risquer de prendre la Mustang, Franky va la garder bien au chaud ici, n'est-ce pas mon frère ?

- Assurément, sourit le concerné.

Après un instant de réflexion, Ace porta son choix sur la cabriolet. Franky, se chargea de remplir les papiers pour qu'ils puissent prendre la route. Il avait aussi cette tâche délicate, immatriculer les voitures, leur remplir des contrats d'assurance au nom de l'une des différentes sociétés-écran que possédaient les Assassins. Et qui d'autre connaissait mieux ces combines qu'un voleur tel que Franky ?

Une fois tout ceci fait les deux jeunes purent enfin démarrer. Après avoir remercié une fois de plus le garagiste, Marco s'installa au volant et démarra.

- Il a beaucoup de goût ce Franky, commenta Ace au bout d'un certain temps.

- Je ne te le fait pas dire ! s'exclama Marco. Jamais qui que ce soit ne s'est plaint de ses choix. Il est seul au garage et il arrive à avoir constamment cinq ou six voitures prêtes à circuler. Je sais qu'il a son réseau pour se fournir, ce ne sont pas des voitures volées, mais par certaines combines il arrive à les avoir pour trois fois rien. Enfin, personne ne se mêle de ça, il nous fourni et nous lui faisons confiance. Jusque là ça a toujours bien marché.

Ils arrivèrent sur l'autoroute et le conducteur poussa un peu le bolide.

- Ahhh, j'adore les essence, soupira-t-il en accélérant encore, se délectant du bruit du moteur. Même rien qu'avec 388 chevaux, elle est exceptionnelle. J'adore les allemandes ! s'exclama-t-il.

- Tu sais que tu fais peur, comme ça ?

- Mais j't'ennuie Chibi ! Tous les hommes aiment les belles voitures, tu sentira la même chose si tu conduis un jour ta belle !

- C'est pas ma « belle », c'est qu'une voiture, putain !

- C'est bien ce que je dit, pour le moment tu peux pas comprendre ! répliqua Marco en riant.

Il ébouriffa affectueusement les cheveux du plus jeune, mais Ace aurait juré qu'il avait laissé sa main un peu plus longtemps. Il jeta un regard à son vis-à-vis, cherchant à comprendre pourquoi il avait si soudainement arrêté de rire. Quelle ne fut pas sa surprise de rencontrer le regard de Marco, qui ne regardait absolument pas la route.

- Heuuu… je crois que tu ferais mieux de regarder la route.

- Ah ? Tu crois ça ? répondit le plus vieux avant de sourire.

Au grand dam du jeune homme, il accéléra, sans pour autant le lâcher des yeux. Leurs regards étaient accrochés, plongés l'un dans l'autre, et aucun des deux ne voulait stopper ce contact. Ace oublia soudainement qu'ils étaient à vive allure sur l'autoroute, il oublia que Marco ne regardait pas ce qu'il faisait, c'était comme si il n'étaient plus que eux-deux.

Sans prévenir, il se pencha un peu et embrassa chastement les lèvres du plus vieux. Il se recula ensuite doucement, appréhendant légèrement sa réaction.

Marco ne réagit d'abord pas, mais un sourire éclaira finalement son visage et il se re-concentra sur la route. Le plus jeune cru qu'il n'aurait droit à aucun autre geste, mais au bout d'un certain temps la main du blond vint s'emparer de la sienne, posée sur sa cuisse.

Au bout de deux heures, la nuit était tombée et ils filaient toujours à vive allure vers une destination qu'Ace ignorait toujours. Cependant, Marco décida tout de même de s'arrêter à une station service histoire de manger un peu, car ils n'avaient pas pris la peine de se restaurer lorsqu'ils étaient au Baratie.

Lorsque le plus vieux retira sa main, Ace ne pu s'empêcher d'être déçu. *Je deviens complètement ridicule !* s'exclama-t-il intérieurement.

Ils attrapèrent des sandwich et Marco pris un café bien fort, car il n'avait pas l'intention de s'arrêter pour la nuit. Ils ne tardèrent pas avant de se remettre en route.

Un fois à nouveau sur l'autoroute, son sandwich englouti, Marco pris la parole.

- Alors, n'avais-tu pas certaines questions à me poser ? demanda-t-il malicieusement.

- Bien sûr que si, mais j'avais l'impression que tu ne voulais pas en parler, alors j'ai attendu que tu le veuilles bien, répliqua Ace avant de mordre dans son dernier morceau.

- C'est long à expliquer, mais ne m'interromps pas, c'est compliqué et j'arriverai jamais à la fin si tu me coupes à tout bout d'champs. Pigé ?

- Pigé.

- Bien. Le gars qu'nous allons voir s'appelle Sanji, c'est le fils adoptif du vieux Zeff, et aussi un Assassin. Le Baratie étant l'un des plus prestigieux restaurant du pays, tu t'doutes bien qu'les Templiers s'y rendent souvent. Ils ignorent évidement qu'il appartient à un Assassin, c'qui fait bien notre affaire, en fin de compte. Il y a plus ou moins un mois un habitué surnommé Fullbody dans le milieu y est allé et ce gars là est un vrai con qui sait pas tenir sa langue, il a révélé à la femme qui l'accompagnait qu'il était Templier et qu'il connaissait très bien leur chef. Et il a aussi révélé leur une partie de leur plan, ou tout du moins il a essayer de le faire comprendre à la femme, qui blonde comme elle était a rien pigé apparemment. Heureusement parce que sinon le vieux Jango aurait du s'occuper d'elle… Enfin, soit, toujours est-il que Zeff a directement compris ce qu'il voulait faire… On avait déjà pas mal de soupçons depuis un certain temps, mais avec ce que ce gars a dit on est à présent certains, et ça ne surprend personne.

" Ce qu'il nous manque encore c'est le vrai nom du chef des Templiers, il est connu sous le nom de Barbe Noire et prend beaucoup de précaution pour ne que sa véritable identité ne soit pas divulguée, car d'après notre pote Fullbody, ce gars fait carrément partie du gouvernement et côtoie souvent les hommes les plus influents du pays, pays qui je te le rappelle est le plus puissant du monde. Et l'autre abruti a dit aussi cette phrase qui n'fait que confirmer c'qu'on pensait depuis un bout de temps: « Bientôt, mon chef sera le gars le plus puissant du monde. » Et qui est le gars le plus puissant du monde pour le moment ?

- Sengoku… souffla Ace, abasourdi.

- Exactement, reprit Marco. Et Sengoku n'est pas seulement le président de notre pays, c'est aussi l'Amiral en chef de la Marine, et donc des forces armées les plus puissantes du monde. Et d'après nous, une fois à la tête de la Marine, il s'en servira pour pouvoir atteindre les autres pays et se façonner l'empire dont il a toujours rêver.

- Il veut déclencher une nouvelle guerre mondiale ! s'exclama Ace, pour qui les pièces du puzzle se mettaient doucement en place.

- T'as tout compris Chibi !

- Mais… La mort de mon père à quelques chose à voir avec cette histoire ?

- Il était très bien renseigné là dessus. Mieux que tu ne le penses.

- C'est-à-dire ?

- Chez les franc-maçons, il existe quatre chefs, surnommé les quatre empereurs. Si tu veux leur donner un niveau sur l'échelle sociale, ils se trouvent sur un pied d'égalité avec Sengoku. Autant te dire que ce sont des gars vraiment bien renseignés.

- Et alors ?

- Et alors ? Shanks est l'un d'eux… ton frère y est fort attaché non ? J'crois même savoir que son chapeau de paille lui vient du roux, pas vrai ?

- Attend, tu veux dire que…

- Ton père était un empereur chez les francs-maçons. Et accessoirement le meilleur ami de Shanks.

Les souvenirs de l'enlèvement de Luffy lui revinrent soudain en mémoire. Leur père était absent depuis trois mois et ne donnait plus de nouvelles, ce qui était fréquent chez lui. Ses deux fils avaient appris à se débrouiller seuls et n'avaient désormais plus besoin de leur père pour vivre. Ace n'avait jamais parlé de son boulot pas très net, ni de ses talents en informatique. Il ne voulait pas inquiéter son père outre mesure, sachant que son boulot le prenait beaucoup. Newgate faisait entièrement confiance à son aîné.

Ainsi, lorsque Luffy avait été enlevé, ses ravisseurs avaient sommé Ace de ne pas prévenir leur père. Bien que la requête lui ait paru un peu bizarre, il n'avait rien oser demander de plus et s'était contenter de suivre leurs instructions à la lettre, c'est à dire qu'il devait fournir les dossiers demandés dans les plus brefs délais.

Alors qu'il se tuait à la tâche, un homme d'une trentaine d'années était venu le trouver en lui disant qu'il savait ce qu'il se passait et qu'il pouvait les aider. Trois jours plus tard le jeune homme retrouvait son frère.

Peu après l'homme était revenu et s'était présenté comme étant Shanks, le patron des banques Ikeda. Entreprise banquaire la plus rentable au monde, soit dit en passant.

Plus les souvenirs remontaient, plus ce qu'avait dit Marco était plausible et logique. Jamais Ace ou Luffy n'avaient su quel métier leur père faisait, ils savaient juste qu'il partait dix mois l'année pour ses affaires, les laissants seul avec la vieille Dadan qui les avait élevés durement.

Assez perturbé par toutes ces révélations, Ace se laissa finalement gagner par un demi-sommeil, la Mercedes filant toujours sur l'autoroute.


Voilà ! :D

Review ? Siouplaiiiiiiiiiiit !

A la prochaine !