Je m'écrase devant vous tous chers lecteurs et vous autorise à me lapider pour mon retard ! j'ai eu deux semaines assez chargées, mais voici un chapitre un peu plus long qui devrait calmer votre humeur !

Je suis on ne peut plus ravie que tout le monde ait apprécié l'idée de Gaara comme ex-mari d'Hinata (d'ailleurs So. Lalia, bien sûr qu'il est assez fort pour envoyer Neiji à l'hôpital ! J'adore Neiji, mais Gaara est The best ! et puis il a la voix plus grave (argument massue qui met fin au débat) !^^

En tout cas on passe à d'autres personnages cette fois-ci ! Bonne lecture !


« Il n'est pas venu. »

Toute la journée du dimanche elle s'était répété qu'il allait forcément passer. Elle l'avait attendu jusqu'à minuit, assise dans un son appartement rutilant. Quand minuit avait sonné elle s'était effondrée dans son lit et n'avait réussi à s'endormir que trois heures plus tard.

Et la voilà, ce lundi matin, la bouche pâteuse comme un lendemain de fête beaucoup trop arrosé, seule et misérable dans son appartement impeccablement bien rangé.

« Il n'est pas venu. Je ne le reverrai plus. »

Et la voilà, recroquevillée près de sa gazinière, en train de fondre en larmes alors que l'eau bout dans la casserole.

Depuis quand est-elle une pleurnicheuse ?! Depuis quand pleure-t-elle parce qu'un mec lui a posé un lapin ?!

Elle s'en fiche. Elle a encore tout gâché. Maintenant c'est fini pour elle la vie normale. Autant rentrer tout de suite à Oxford. Elle dira à Deidara qu'elle est d'accord pour sortir avec lui, même si il est complètement débile… Finit pour elle le retour à la normalité.

Et puis non ! C'est trop bête !

Pour une fois elle va se faire violence et ne pas laisser les choses se passer sans qu'elle intervienne.

Tout en prenant un petit déjeuner rapide elle réfléchit.

Elle enfile vite un jean et une veste qu'elle a retrouvé en rangeant, se maquille un peu les yeux et saute sur sa moto. Elle fait un tour en ville, rentre dans plusieurs boutiques, déjeune sur le pouce puis file vers le château de son père dans lequel elle se faufile discrètement.

Elle en ressort une heure plus tard, un gros sac à la main et rentre chez elle déballer les affaires qu'elle avait récupérées.

*

21h30

Le docteur Sai venait de finir ses visites et s'apprêtait à aller se coucher sans avoir dîné lorsque la sonnette retentit.

Intrigué il alla ouvrir et se retrouva pour la seconde fois avec James Stewart sous le nez.

-J'ai trouvé ça au videostore, ça s'appelle Harvey, c'est bien ?

Le DVD se décala et il se trouva face à Sakura.

Ils restèrent ainsi, face à face, pendant une minute. Sakura ne disait rien, se sentant observée. Tremblante, elle attendait. Sai détaillait ses yeux rougis qui semblaient le supplier de faire un geste et il remerciait le ciel d'avoir un visage aussi inexpressif car sinon elle aurait compris qu'il se retenait de la prendre dans ses bras pour la remercier d'être revenue.

Il finit par dire :

-C'est excellent. Entre, je vais chercher le jus d'orange.

*

-Est-ce que tu te rends compte qu'on vient de passer deux heures à regarder un film sur un lapin imaginaire ?????? s'exclama Sakura.

-Tu n'as pas aimé ?

-Je n'suis même pas capable de répondre à cette question !

-Héhéhéhé ! C'est le génial de ce film ! fit Sai d'un air satisfait. Ça met vraiment de bonne humeur ! Surtout après le weekend que j'ai passé. Figure-toi que j'avais complètement oublié que j'étais de garde au SAMU ! Du coup ça m'a bloqué tout mon week-end…

Sakura l'aurait presque embrassé. L'air de rien il venait de lui expliquer pourquoi il n'était pas venu dimanche. Il ne lui en voulait absolument pas ! Prise d'une impulsion soudaine, elle le prit par les épaules et le força à se retourner et s'installa contre son dos comme la dernière fois.

Elle commença :

-Aujourd'hui je suis retournée au château… Je voulais revoir ma chambre. Les rares fois où je suis revenue je restais dans la salle à manger. J'avais peur qu'elle me rappelle des souvenirs… douloureux. Mais en fait pas du tout ! C'est mon enfance qui m'est revenu en mémoire… C'était plutôt chouette. Chaque chose que je touchais me rappelait un souvenir ! Je me suis revue en train de jouer avec ma maison de poupée, en train d'écouter mon père me raconter une histoire, j'ai retrouvé ma robe rouge préférée, ma collection de peluches de grenouilles que mon père me ramenait de tous ses voyages,… C'était génial !... Trop émouvant… Et puis je suis tombée sur une photo de mon ancien groupe d'amis.

Sans qu'elle s'en rende compte des larmes commencèrent à rouler sur ses joues.

-C'est comme si un gros morceau de métal s'était substitué à la mélodie de ma boîte à musique !... Je me suis revue en plein milieu de la pièce, les bras ballants devant mon père, plus grave que jamais, qui venait de m'apporter la pire nouvelle que j'ai jamais reçu, incapable de prononcer une parole… Je me suis revue en train de mettre en pièce mes vêtements, de rentrer après des fugues de plusieurs jours en claquant la porte, de gueuler sur tout le monde même ma vieille nounou et mon père,… et enfin de mettre quelques fringues dans un sac et de partir pour de bon… C'était tellement affreux… J'ai fait souffrir tellement de monde…

Cette fois elle ne put plus se retenir. Elle échappa un sanglot et sentit le dos de Sai se raidir.

Qu'elle idiote elle faisait ! Décidément pleurer devant les gens était à proscrire ! D'ailleurs elle le sentit se tortiller, mal à l'aise, puis se décoller complètement.

Elle tentait vainement de ravaler ses larmes lorsqu'elle sentit deux bras l'entourer doucement. Les yeux écarquillés elle mit quelques instants à comprendre puis, par réflexe, elle chercha à se dégager. Mais Sai s'y attendait et ne lâcha pas prise.

Alors Sakura s'abandonna dans ces bras rassurants, noyant ses pleurs dans le réconfort de cette étreinte.

Elle pleura une bonne partie de la nuit, Sai ne disant rien, fidèle à lui-même.

Elle pleura son enfance à laquelle elle n'avait pas eut le temps de dire au revoir.

Elle pleura en repensant au visage triste de son père qui assistait à sa noyade, impuissant.

Elle pleura sa confiance dans les hommes, perdue pour longtemps.

Elle pleura pour tous les mauvais choix qu'elle avait faits.

Elle pleura sa vie gâchée.

Elle pleura Hinata.

*

Le soleil se leva, réveillant Sakura. Les yeux rouges et gonflés elle regarda autour d'elle et s'aperçut que le torse de Sai lui avait servit d'oreiller. Ce dernier dormait toujours, l'air paisible, un bras encore autour d'elle et les cheveux en bataille.

Il s'était endormi après elle, elle le savait. Quand ses larmes avaient commencé à se calmer il lui avait longtemps caressé les cheveux pour qu'elle trouve le repos.

Elle l'observa un long moment puis se leva doucement.

Sai émergea en sentant quelque chose sur sa joue. Il ouvrit un œil une fois qu'il eut réalisé qu'il s'agissait d'un baiser tout doux et timide. Il se réveilla complètement en entendant la porte se fermer.

Un énorme bâillement et de longs étirements plus tard il était debout.

Il se dirigea vers la cuisine d'un pas traînant et s'arrêta net devant le spectacle qui s'offrait à lui.

Il se frotta vigoureusement les yeux pour s'assurer qu'il ne rêvait pas.

La table du petit déjeuner était magnifiquement dressée. Sur une nappe blanche, le pichet de jus d'orange, la cafetière, le bol de lait, les tartines faîtes exactement comme il les prenait, le pain coupé et la corbeille de croissants offrait une vue des plus attrayantes.

Il avança lentement jusqu'à sa chaise et s'aperçut qu'au dessus du bol était écrit en corn flakes : MERCI

« Drôle de fille » pensa-t-il avec un sourire.


-Voilà ta chambre ! C'est la chambre d'amis. La personne qui l'occupait jusqu'à aujourd'hui a proposé d'elle-même de la libérer lorsqu'il a appris que tu venais. Qu'est-ce que tu en dis ?

-C'est parfait ! Ça me convient très bien. Mais lui, où va-t-il dormir ?

-Sur le canapé de son oncle… ça m'ennuie un peu de le mettre à la porte, c'est une personne très respectable et une agréable compagnie, mais il m'a assuré que ça ne l'embêtait pas… En tout cas je suis ravie de te voir ici !

-C'est vrai que ça faisait longtemps que je n'étais pas venu… ça à l'air d'être un endroit très plaisant.

-Sais-tu combien de temps tu vas rester ?

-Le temps de venir à bout de mes affaires. Mais j'avoue que je ne sais pas exactement combien de temps ça va prendre… C'est ce qui en fait tout l'intérêt !

-L'intérêt ?... Enfin bon tu vas te plaire ici ! Les gens sont charmants. Très ouverts, ils n'hésitent pas à se montrer tels qu'ils sont !

-Ça ma tante, j'y compte bien !... répondis le jeune homme aux tatouages triangulaires avec un grand sourire.

*

-Mes respects, Lady Ino. Comment allez-vous depuis deux jours ?

PFFROUHAA

Ino venait de recracher son thé en entendant cette voix.

« C'est quand même pas possible ! »

Assise sur la terrasse du château, un recueil d'affaires judiciaires sous les yeux, la blonde aspirait à une après-midi tranquille de révisions et certainement pas à voir débarquer cet individu qui n'avait pas hésité à la tourner en ridicule la dernière fois.

« Mais qu'est-ce qu'il me veut ce gars ?! »

Néanmoins elle décida de ne pas rentrer dans son jeu. Pour une fois elle allait se conduire comme la jeune fille anglaise de bonne famille qu'elle était et donc ne pas s'énerver. Il en serait bien trop heureux.

Lentement elle se leva et se tourna vers l'intrus.

-Monsieur. Le salua-t-elle avec toute la froideur dont elle était capable. Que me vaut le plaisir de votre visite ?

-Eh bien figurez-vous que ma tante, Lady Kurenai que vous devez connaitre, m'a très gentiment invité à passer quelques temps chez elle. C'est en arrivant que j'ai appris que vous habitiez dans les environs. J'ai donc décidé d'aller vous présenter mes respects, répondit Kiba avec son plus gracieux sourire.

-Soyez sûr que j'apprécie l'intention. Avez-vous l'intention de passer plus d'un week-end par chez nous ?

-Je n'ai pas encore fixé de date de retour.

-Eh bien permettez-moi de vous souhaiter un agréable séjour.

-Je vous remercie ! Aurais-je le plaisir de vous revoir prochainement ?

-Je crains malheureusement que mes obligations d'étudiante et de châtelaine ne m'interdisent de recevoir énormément de visites. Mais je suis persuadée que vous n'aurez aucun mal à trouver de quoi vous distraire… Vos habituelles… partenaires de jeu sont nombreuses à passer leurs vacances ici.

-Partenaires de jeu, le mot est charmant ! Quoiqu'il en soit il n'est pas bon que vous restiez seule tout le temps et je me fais un devoir de vous distraire ! Soyez donc sûre que vous me verrez tous les jours à votre porte !

-Je vous assure bien que ce n'est absolument pas nécessaire ! Je pourrais toujours vous voir en ville et… Qu'est-ce que… Oui Shizune ! j'arrive ! Veuillez m'excusez, je me vois obligée d'écourter votre visite. Au revoir Monsieur, et saluez votre tante de ma part !

Tout cet échange s'était passé dans la plus grande courtoisie, les deux protagonistes se tenant droits comme des i face à face et souriant le plus faussement du monde.

D'ailleurs il vaut mieux reprendre le dialogue et y associer les pensées :

_Lentement elle se leva et se tourna vers l'intrus.

(Ah, la crise va partir ! Elle va m'incendier à cause de la dernière fois et je la remettrai à sa place en deux mots. Elle est si facile à manipuler !)

-Monsieur. Le salua-t-elle avec toute la froideur dont elle était capable. Que me vaut le plaisir de votre visite ?

Traduction : qu'est-ce que tu viens foutre chez moi p'tit con ?!

(Wo. Plutôt froid comme accueil. Je vois, elle veut se la jouer restons poli. Ok. Ça me va.)

-Eh bien figurez-vous que ma tante, Lady Kurenai que vous devez connaitre, m'a très gentiment invité à passer quelques temps chez elle. C'est en arrivant que j'ai appris que vous habitiez dans les environs. J'ai donc décidé d'aller vous présenter mes respects, répondit Kiba avec son plus gracieux sourire.

Trad : Je t'ai dit que j'arrivais toujours à mes fins ! Pas de bol ma vieille t'es une de mes fins ! Allez, tu vas vite te montrer ma p'tite folle-de-mecs.

-Soyez sûr que j'apprécie l'intention. Avez-vous l'intention de passer plus d'un week-end par chez nous ?

Trad : Tu m'prends vraiment pour la dernière des idiotes ! T'es venu continuer à m'humilier ! Ben tu vas trouver à qui parler mon gars !

-Je n'ai pas encore fixé de date de retour.

-Eh bien permettez-moi de vous souhaiter un agréable séjour.

Trad : Si t'attends quelque chose de moi tu vas rester ici un bout de temps ! Dégage maintenant !

-Je vous remercie ! Aurais-je le plaisir de vous revoir prochainement ?

Trad : Un peu que j'vais passer un bon séjour ! J'ai bien l'intention d'profiter au maximum !

-Je crains malheureusement que mes obligations d'étudiante et de châtelaine ne m'interdisent de recevoir énormément de visites. Mais je suis persuadée que vous n'aurez aucun mal à trouver de quoi vous distraire… Vos habituelles… partenaires de jeu sont nombreuses à passer leurs vacances ici.

Trad : Dans tes rêves que tu vas me revoir ! Amuse-toi tout seul avec les petites pétasses de la ville, j'suis sûre que t'en trouveras à ton goût !

-Partenaires de jeu, le mot est charmant ! Quoiqu'il en soit il n'est pas bon que vous restiez seule tout le temps et je me fais un devoir de vous distraire ! Soyez donc sûre que vous me verrez tous les jours à votre porte !

Trad : Ouah la pique ! Ah tu le prends comme ça ?! Eh ben accroche-toi ma grande, tu sais pas à qui t'as affaire !

-Je vous assure bien que ce n'est absolument pas nécessaire ! Je pourrais toujours vous voir en ville et… Qu'est-ce que… Oui Shizune ! j'arrive ! Veuillez m'excusez, je me vois obligée d'écourter votre visite. Au revoir Monsieur, et saluez votre tante de ma part !

Trad : Oh mais qu'est-ce qu'il me gave celui-là ! Je sais pas ce qui me retient de… Ouf ! Shizune est là ! Ça m'évitera de m'énerver ! Adieu ducon !


Héhéhé ! Ces deux là sont tellement faits l'un pour l'autre !^^

Bon il n'y a certes pas trop d'action dans ce chapitre, mais chaque chose en son temps mes petits lapins…

A propos de lapins ! Le film Harvey dont je parle est exactement comme je le décris… Il est parfaitement impossible de dire si on a aimé ou pas ! Et juste pour ça il faut le voir !

A part ça qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?