Après le repas qui s'est plutôt bien déroulé. Les jumeaux sont d'excellente humeur grâce à leur entraînement et ils se sentent prêts à « tout déchirer » cet après-midi pour l'entraînement officiel. Morue n'est pas venue manger avec nous. C'est affligeant à quel point, les jours de repos elle reste coller à son binoclard. Mais bon, je suppose que si je vivais l'idylle parfait avec Severus, je réagirais sûrement de la même manière.

En parlant de Snape, il est l'heure que j'aille le rejoindre dans les cachots. Arrivée à destination, je n'ose pas frapper à la porte. La dernière phrase qu'il a prononcé résonne encore dans ma tête. J'inspire profondément avant de me décider à toquer. Severus me dit d'entrer, j'expire et je pénètre dans la pièce.

-Du thé Miss Rock ?

-Pardon... ?

Et ben, si je m'attendais à ça. Snape qui te propose du thé comme si de rien n'était, je suis sur les fesses. Oui, oui, sur les fesses ! Sans ce démonter, le professeur reprend :

-Oui Miss Rock, du thé. Il est encore tôt et j'aime prendre un thé après mon repas.

-Merci professeur mais je n'aime pas trop le thé. Mais ne vous dérangez pas pour moi !

Comme si c'était la peine de préciser. Snape fait apparaître une tasse et une théière. Je le regarde préparer son breuvage. Je ne comprends pas pourquoi 90% des élèves sont terrorisé par Snape. Il est juste mystérieux, il n'a pas envie qu'on l'étudie ou qu'on intéresse à lui. C'est vrai qu'après tout des élèves trop collant, ça doit être saoulant.

Snape me fait signe de m'asseoir, ce que je fais en me plaçant sur mon bureau comme ce matin. Severus soupire et dit :

-Miss Rock que cela reste une habitude du Dimanche.

-Bien entendu professeur. Allons nous faire une potion cet après-midi ?

-Oui, mais pas tout de suite. J'aimerais que l'on parle un peu avant. De votre magie.

Je le regarde curieusement sentant pourtant au fond de moi une micro fissure. Severus je t'en prie, ne commence pas à intéresser à moi comme un sujet d'étude passionnant. Ne me fait pas de mal, pas toi.

Je réponds d'une voix sûre :

-Oui si cela peux vous faire plaisir, que souhaitez-vous savoir ?

-Vos parents avaient t-ils aussi ses pouvoirs ?

Je baisse les yeux en me mordillant nerveusement la lèvre avant de déclarer :

-Monsieur ? Puis-je vraiment vous faire confiance ? Ou alors une fois que votre curiosité sera rassasiée, allez-vous m'envoyez paître comme une vulgaire chaussette sale ?

Snape me regarde intensément avant de hocher la tête en signe de confirmation. Alors pour la première fois depuis longtemps, j'ai envie d'y croire, j'ai envie de croire que je peux faire confiance à quelqu'un sans qu'il ne me trahisse. Je prends une profonde inspiration et dis :

-Je n'ai pas connu mes parents. Les bonnes sœurs de l'orphelinat ou je vivais m' on trouvé au pied d'un arbre à la lisière de leur propriété. Je n'avais que quelques jours, il n'y avais pas de mot, pas de signe, rien qui puisse me mettre sur la piste de mes parents ou de ma magie.

-J'ai cru comprendre en effet, que vous ne viviez plus dans cet orphelinat.

-Non, j'ai reçu une lettre il y a quelques semaines me disant que maintenant que je possédais la majorité dans mon monde, je n'avais plus ma place dans le leur. Ce n'est pas si grave, je n'ai jamais été chez moi la bas. Je n'ai jamais put leur pardonner toutes les souffrances qu'ils ont causées.

Je crache presque la dernière phrase tant ma rancœur est profonde à leurs égard. Snape me demande :

-Et où allez-vous vivre désormais ?

-Vous mettez le doigt sur un gros point d'interrogation. Je n'en sais fichument rien. Je n'ai aucunes familles, personnes vers qui me tourner. Les parents de mes amis m'ont gentiment fait comprendre que je n'aurais pas ma place chez eux. Mais je suppose que je serais bien me débrouiller.

-Très bien, ne vous inquiétez pas. Nous trouverons une solution.

Pardon ? Ai-je bien entendu ? Je met un long moment pour assimiler l'information. Avant de déclarer un peu trop froidement à mon goût :

-Je ne vois pas en quoi cela vous concerne. Vous n'êtes même pas le directeur de ma maison.

-Non, et pourtant c'est à moi que vous vous confiez et non à Minerva. Ne jouez pas au brave petit soldat, ça ne marche pas. Je vous aiderais car j'en ai envie, voilà tout. Me réponds Snape sur le même ton. Il repends : Bien, j'aimerais beaucoup voir votre magie à l'œuvre pour pouvoir mieux la cerner. Cela vous serez t-il possible. Sur des sorts que vous n'avez aucuns soucis à maîtriser bien sur.

Je réfléchis quelques instants avant de lui répondre :

-Oui sans problèmes. Je ne sais pas si la démonstration que je vais vous faire peux être considérer comme des sorts mais c'est ce que je réussi le mieux. Par contre, acceptez-vous de me suivre à l'extérieur ?

Snape m'emboîte le pas silencieusement. Sur le trajet il me demande tout de même :

-Où allons nous ?

-A la lisière de la forêt interdite, c'est là-bas ou je me sens le mieux pour pratiquer.

Arrivé devant la forêt, je m'enfonce de quelques rangées d'arbres. Croisant le regard inquiet de Snape, je lui dis :

-Ne vous inquiétez pas, nous n'allons pas trop loin. C'est encore à quelques pas.

Quelques secondes plus tard nous rentrons dans mon Cercle. C'est une mini clairière ou les arbres ont poussés en rond. Le soleil filtré à travers les feuilles mortes de l'automne éclaire la mousse parsemé de petites fleurs blanches d'une lueur doré. Je demande à Snape de rester sur le côte pendant que je m'agenouille au centre du Cercle inspirant profondément les parfums de la forêt.

Je place mes mains en coupe attendant que la magie opère mais rien ne ce passe. Je grogne de mécontentement, ça doit être à cause de ses fichus détraqueurs plus le stress de savoir que Severus me regarde.

J'essaye de me calmer en respirant calmement. L'odeur, le bruit du vent qui gémis paresseusement entre les arbres me berce et m'apaise et enfin je sens les paumes de mes mains chauffer.

J'ouvre les yeux et une douce lueur doré émane d'elle. Alors je sais ce qu'il me reste à faire. Laisser parler ma magie et son imagination. Les feuilles se mettent doucement à tourbillonner autours de moi tandis que les petites fleurs blanche fanent et fleurissent en continue.

Lentement je me lève et je tourne sur moi même, le vent s'accélère, les feuilles aussi. Et tout tourne, tourne, tourne ! Je suis prise dans cette tornade qui me fait disparaître au yeux du monde, elle est remplie de douceur et ma magie chante en harmonie avec. Alors je tourne, tourne encore et toujours plus vite. Jusqu'à ce que mes pieds ne touchent plus le sol.

Jusqu'à ce que mes bras se balancent comme un arbre au grès de la tempête.

Et je ris, ivre de joie et de vitesse pour que tout s'accélère encore et toujours plus.

Finalement, je tombe au sol exténuée mais pleine de vie. Je tourne mon regard, haletante, vers Snape.

Dans mes yeux une question, il y réponds par son regard émerveillé et satisfait...