Bonjour, bonjour

Je vous remercie, comme toujours, pour vos reviews, les favoris, les alertes, les lectures anonymes : j'espère que Wibbly Wobbly continue à vous plaire ! Vraiment !

N'hésitez surtout pas à me faire des remarques, à me dire s'il y a des fautes, des incohérences, des paragraphes répétés (car mine de rien ça m'arrive souvent vu que je reformule tout quinze fois) etc.

J'ai également posté le début de l'OS dont je parlais la dernière fois (ouais le début seulement... je l'ai transformé en TS vu qu'il était vraiment trop long sinon)

Bonne lecture !


Teen Wolf ne m'appartient pas... malheureusement (même si ça dépend, toujours, pour qui)


Wibbly Wobbly Timey Wimey - Chapitre 10 : Error unknown product

Les yeux rivés sur les deux adolescents qui étaient actuellement installés dans le salon et qui ne faisaient plus vraiment attention à leur environnement : Talia ne pouvait, et ne le souhaitait pas vraiment non plus d'ailleurs, s'empêcher de sourire. Elle était touchée, un peu plus que de raison, par la scène dont elle se trouvait être l'heureuse spectatrice.

Aussi étrange, aussi mystérieux et aussi menteur puisse être l'humain qu'elle venait de rencontrer : il avait toutefois réussi là où beaucoup avaient échoué avant lui. Contrairement à bien d'autres : il ne s'était pas cogné contre le haut mur de protection qu'avait érigé son cadet tout autour de lui. Il avait su le contourner sans peine avant de trouver la minuscule petite (oui elle était vraiment pas très grande) porte d'entrée. Il était parvenu à se faire une place de premier choix aux côtés de Peter, su se faire apprécier par son solitaire de petit frère et ça... ça n'avait absolument pas de prix !

Ça n'avait tellement pas de prix, d'ailleurs, que Talia préférait de loin les regarder et écouter ce qu'ils avaient à se dire (distraitement et discrètement bien entendu) plutôt que rebondir sur la remarque qu'avait précédemment chuchoté son cadet : « Un gâteau empoisonné alors ».

Bon sang ! Depuis quand n'appréciait-il plus d'être ce qu'il était ? Depuis quand vivait-il aussi mal le fait d'être né loup-garou ? Elle avait beau en avoir une petite idée : Talia refusait de penser qu'elle avait pu passer à côté de quelque chose comme ça. Comment diable avait-elle pu ne pas comprendre à quel point le mal aise de son frère était réel, présent, ancré en lui.

L'alpha regardait donc les deux garçons parler et n'osait pas les interrompre. Thomas faisait des miracles avec Peter ! Talia songeait même sérieusement à téléphoner à Deaton afin de lui demander si l'adolescent qu'il hébergeait pouvait rester dîner avec eux ce soir... voire même dormir ici si la soirée se prolongeait plus que prévu.

- Vous devriez monter, suggéra-t-elle finalement. Vous seriez plus à l'aise et... tu pourras peut-être répondre aux questions de Thomas.

- Oh euh... j'ai pas de questions, sourit Stiles.

L'humain fronça aussitôt les sourcils. Ses yeux passèrent rapidement d'un loup à l'autre. Son nez se fronça, sa mâchoire parti en vrille et Stiles commença à se dire que réfléchir avant de parler pouvait vraiment être une bonne idée... parfois... pas tout le temps... mais parfois un peu quand même. Pas de chance pour lui ! Maintenant était un parfois et il ne le comprenait que maintenant.

- Enfin... si. Si : j'ai des questions. Tout plein de questions. Les loup-garou existent ? Genre vraiment ? C'est pas une caméra cachée et tout ça ?

La mère de famille secoua la tête. Elle était, un peu malgré elle, amusée par le cirque de leur hôte. S'il était plus qu'évident que le nouveau nouveau dans la vie de Peter cachait de nombreux secrets : Deaton lui faisait suffisamment confiance. Si tel n'était pas le cas : jamais l'homme n'aurait accepté de l'héberger et aurait également évité qu'il ne côtoie trop la famille Hale.

Elle, de son côté, faisait confiance à son vieil ami. Un peu trop peut-être. Après tout : personne n'est infaillible. Talia se plaisait pourtant à se dire que, sur ce coup, Deaton allait être particulièrement vigilant et que jamais il ne laisserait sciemment quelque chose arriver à sa famille... et certainement pas à Peter qui en avait déjà bien trop bavé.

- Tu restes manger ici ce soir, Thomas ?

- Euh... bah y a... je pense que... on va peut-être m'attendre et... enfin je sais pas... je veux dire que... qu'on va peut-être m'attendre, et c'est exactement ce que je viens de dire... ou peut-être pas... enfin peut-être qu'on va pas peut-être m'attendre hein... pas que c'est pas ce que je viens de dire... et... je vais me taire... désolé... mais je pense que... j'ai déjà fait assez de dégâts pour ce soir... voire plus que juste ce soir...

- Je vais appeler Alan, sourit-elle doucement.

- Merci madame.

Talia fit un petit signe de tête à Stiles afin de lui signifier que ce n'était rien. Elle retourna ensuite dans la cuisine afin de passer le fameux coup de fil... non sans avoir au préalable regardé une dernière fois la scène du salon.

Derek était littéralement collé à Peter et murmurait encore et toujours de petits "pardon" auxquels ne faisait même plus attention son aîné. Peter serrait de temps en temps l'épaule de son neveu, plus machinalement qu'autre chose... et le dernier, l'humain, était agenouillé devant le canapé et fixait son camarade de classe.

- Donc euh... on monte ?

Stiles acquiesça puis se releva d'un bond. Il s'empara aussitôt des mains du lycanthrope afin de le tirer sans même prendre la peine de lui demander son avis. Il ne fallait pas lui demander son avis de toutes façons ! Peter aurait encore réussi à faire traîner les choses en longueur en tergiversant pendant cent sept très longues années sur le fait qu'il pouvait aussi se lever tout seul mais que c'était très gentil de sa part et... et mieux valait ne pas songer à la suite.

- Je peux venir ? Demanda un mini-Derek adorable.

- Pas maintenant, souffla Peter, gêné.

- Mais...

- Tu peux aller jouer avec Cora, non ?

- Non. C'est un nain de jardin. J'aime pas les nains de jardin.

- Alors va voir Laura.

- Non. Elle est grande, elle. Puis c'est une fille. J'aime pas les filles. C'est ennuyeux les filles.

Juste derrière Peter, dont les épaules s'étaient affaissées suite aux réponses déconcertantes de son neveu, Stiles se retenait de rire. Enfin non... il ne se retenait absolument pas de rire. Les mots du mini-garou face à lui étaient à la fois adorables et drôles au possible.

Bon sang ! C'est qu'il allait littéralement prendre son pied en rentrant à son époque. Si il rentrait à son époque. Il rentrerait à son époque. Il devait rentrer à son époque. Il ne pouvait pas ne pas retourner à son époque. Il ne pouvait pas ne pas pouvoir retourner à son époque. Il ne pouvait pas ne pas vouloir retourner à son époque sachant qu'il en avait envie depuis le début... même si cette envie tendait à se faire de plus en plus discrète.

En fait : il en avait envie et pas envie à la fois... parce que c'est possible quand on est un Stiles. Tout est possible quand on est un Stiles, deal with it.

L'hyperactif commençait à s'habituer un peu malgré lui, mais juste un peu hein, à cette époque. En soit : elle différait tout de même fort peu de la sienne, hein ! Le lycée était le même, les enseignants étaient les même (et c'est là qu'il se rendait compte que ses profs n'étaient plus de première fraîcheur), tout était pareil... à part les fringues, le cinéma, la musique et les Hale.

Surtout les Hale !

Les changements les plus notables concernaient ces derniers. Peter et son côté attachant, et son manque de confiance en lui, et ses difficultés à croire que d'autres puissent réellement apprécier sa présence, et ses subites envies d'aller se réfugier dans la forêt, et son besoin vital d'être rassuré quant au fait qu'il n'était pas en train de dépasser les bornes. Comme si le Peter de son époque en avait quelque chose à faire ! Voilà qui serait bien trop beau ! Ici, il avait un Peter qui parlait parfois, souvent, toujours un petit peu trop... surtout quand il était nerveux et, pas de chance pour lui, il avait tendance à l'être un peu trop souvent. Stiles craignait déjà le moment où il parviendrait à rentrer à son époque et où il devrait l'abandonner.

Pour l'adolescent c'était bel et bien ça que ça serait : un abandon pur et simple... et Peter avait de fortes chances de le percevoir ainsi lui aussi. Stiles ne voulait pas que ça se termine ainsi. Oh non il ne le voulait pas !

Il ne voulait pas rentrer à son époque et se rendre compte que tout était exactement comme avant entre l'ancien Alpha et lui. Il ne voulait pas retrouver un Peter sarcastique, agaçant au possible et parfois violent. Il ne voulait pas retrouver un Peter aussi malheureux que celui qu'il avait dans les pattes dans les années 2000... même si celui avec qui il sympathisait présentement n'était pas non plus la personne la plus joyeux qui soit. Ici, même s'il n'était pas un schtroumpf Joyeux, Peter vivait... et c'était tout ce que demandait Stiles : un Peter pas trop trop malheureux.

Stiles demandait ça... mais n'oubliait pas non plus qu'il allait pouvoir allégrement se moquer du grand Derek alpha-grognon-garou. En toute amitié hein, bien entendu ! Jamais il ne le ferait méchamment. Bon... pour pouvoir se moquer "en toute amitié" encore fallait-il qu'ils soient amis et rien n'était moins sur. Derek Hale n'a pas d'amis. Derek Hale n'a pas besoin d'amis. Il pense ne pas en avoir besoin, en tout cas... abruti fini, va !

- Si à un moment tu souhaites partir en courant : je te conseille de descendre les escaliers et passer par la porte d'entrée, marmonna Peter en le faisant entrer dans la dernière pièce au fond du couloir de l'étage. La fenêtre c'est pas très commode.

Peter Hale, expert ès "je rassure les gens" depuis 1666.

Sitôt ces mots dits : Stiles avait tourné la tête en direction de la fameuse fenêtre puis sourit, amusé. Un Peter qui songeait immédiatement au meilleur moyen de fuir n'avait pas grand chose d'étonnant. Un Peter qui songeait à fuir par la fenêtre ne l'était pas non plus d'ailleurs ; surtout lorsque l'on connaissait les habitudes des loup-garous de son époque d'origine... et des humains aussi d'ailleurs. N'avait-il pas plusieurs fois failli se faire gentiment assommer par une Melissa McCall inquiète alors qu'il pénétrait dans la chambre de son meilleur ami de cette curieuse manière ? Si ! Exactement !

- Les fenêtres c'est trop cool ! S'écria un Derek qui avait tout de même tenu à suivre les deux adolescents. Quand je serais grand : je ferais que passer par les fenêtres !

- Derek, grogna l'oncle. Fou moi le camp sinon je...

- Je sais : sinon tu m'égorges avec tes dents, soupira le premier en levant les yeux au ciel. Tu dis toujours ça. T'es aussi ennuyant qu'une fille parfois.

Stiles ignorait ce qui était le plus étrange dans la scène que les deux Hale étaient en train de lui jouer... et décida de ne pas chercher à connaître la réponse à sa question existentielle. C'était préférable.

- Je tâcherais de me souvenir de ton conseil... mais je pense pas partir en courant.

- Pourquoi ?

- Parce que tu partirais pas en courant avec moi et ça casserait un peu tout l'intérêt du truc.

- Mais... je... tu... les loups sont des monstres.

L'humain soupira et ses épaules s'affaissèrent. C'était vraiment pas gagné ! Son regard se planta dans celui du lycanthrope qui lui faisait face et Stiles commença à chercher les mots les plus adéquats... pour une fois : il allait réfléchir avant de parler.

Maintenant était un autre parfois.

- Tu te considères comme un monstre ?

- Bien sur. Et tu devrais aussi.

- Derek est un monstre ?

- C'est un gamin.

- Un gamin monstrueux ?

- Non. Adorable... quand il le veut... et il a tendance à pas trop le vouloir mais... pas monstrueux.

- Ta sœur est un monstre ?

- Non.

- Tes nièces sont-elles des monstres ?

Peter fronça brièvement les sourcils. Il était étonné que l'humain ait conscience de l'existence de ses deux nièces. Il en arriva cependant rapidement à supposer que Stiles n'avait fait que tirer ces conclusions suite à sa courte conversation précédente avec Derek.

- Non.

- Mais toi : tu es un monstre ?

Le loup-garou leva les yeux vers son camarade de classe. Il ne voyait pas trop quoi répondre là, maintenant, tout de suite... et ça ne lui plaisait pas. Comment son ami pouvait-il aussi aisément lui montrer que ce qu'il pensait n'était guère des plus logique ?

- Pourquoi serais-tu un monstre, Peter ? T'as rien fait de monstrueux or c'est un peu la raison d'être des monstres de faire de monstrueuses monstruosités de monstres, non ? Si un monstre ne fait rien de monstrueux : est-il un monstre ? Si le monstre ne fait rien de monstrueux mais ressemble à un monstre : est-il un monstre ? Si il est un monstre alors il ne l'est que par son apparence et les apparences peuvent souvent être trompeuses et... et de toutes façons tu ressembles même pas à un monstre. A part si les monstres ont une forme humaine mais là c'est un autre débat... et je serais aussi un monstre donc on se parlerait entre monstre et du coup bah ça serait pas grave.

- Tu sais pas de quoi les...

- J'ai failli me faire zigouiller plusieurs fois par des loup-garou, Peter... et la plupart du temps par mon meilleur ami. Quand il s'est fait mordre : il contrôlait que dalle. il était même pas au courant de ce qu'il était, de toutes façons. Il a bousillé des fauteuils de bureau, a failli m'arracher les bras, les yeux et la tête, Alouette... et un tas de trucs pas très cool de la part d'un meilleur ami si tu veux mon avis. Est-ce que ça faisait de lui un monstre ? Est-ce que ça fait de lui un monstre ?

Peter était en train de fixer son ami, les sourcils haussés, l'air de clairement penser que oui.

- Probablement un peu... mais il a apprit à se contrôler et maintenant tout roule pour lui. C'est pas un monstre. Scott n'était et n'est toujours pas un monstre... à part si avoir la tronche de traviole est un truc monstrueux... ça l'est pas... monstrueux je veux dire. C'est juste drôle... enfin non. Non techniquement c'est pas drôle non plus mais passons. Ce que je veux dire c'est que... t'es pas un...

- Tu sais depuis quand pour moi ? Claqua finalement Peter.

Stiles se figea.

- Peter, grimaça l'humain en secouant la tête de droite à gauche. Tu...

- Depuis quand... tu sais... pour moi ? répéta le lycanthrope plus lentement.


J'espère que Wibbly Wobbly Timey Wimey vous plaît toujours (au moins un peu) J'espère que vous n'êtes toujours pas déçus !

Ah ! Et si jamais vous pensez à quelques situations qui pourraient mettre Stiles légèrement dans la mouise (plus qu'il ne l'est déjà, s'entend) n'hésitez pas ! Je verrais s'il m'est possible de les inclure.

Au niveau de la ligne de temps : Stiles et Peter se connaissent depuis quelques semaines déjà mais un mois grand maximum.

A bientôt !

Skayt