Bonjour à tous !

Aujourd'hui pas de phrase fofolle car mon esprit n'a pas la force de passer outre de ce qui est arrivé cette semaine. la France est en deuil pour toutes les victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo. Nous avons perdu de grands Hommes, aussi bien dessinateurs, économistes, policiers et civils. Mon coeur saigne.

je tiens a vous dire de ne pas vous tromper de colère, car les Djihadistes ne représentent pas la communauté Musulmane. Ce sont des monstres qui ont tué et continueront de tuer pour leur Dieu comme le Klukluxclan l'avait fait auparavant. Ces extrémistes doivent arrêter sur le champ, ils n'apportent que la haine avec eux.

Moi qui prône la paix, voir tout ça m'écœure. Je suis triste et en colère. Malgré tout, personne n'aura jamais notre liberté de penser et nos crayons. Je continuerais de me battre avec mes semblables pour apporter un peu de mieux dans ce monde.

Ne nous décourageons pas et restons unis, c'est ainsi que nous vivrons le mieux ! Sur ce j'espère que qui que vous soyez, vous n'aurez pas le malheur de subir les préjugés qui se sont formés. Musulmans, Chrétiens, Bouddhistes, Athées, qui que vous soyez je vous aime.

Bonne journée à vous tous et bonne lecture ! j'espère pouvoir vous donner un peu de détente en ces temps durs.

Amour et Chocolat ! 3


Chapitre 11 :

Sur place, tout n'était que cendre, morceaux et plaques de fers brûlées, déchiquetées, tordues et éparpillées. Il y avait une aile brisé en deux dix mètre à sa droite, l'autre à vingt mètre devant lui, miraculeusement encore accrochée à un bout d'avion. La cabine de pilotage s'était séparée des passagers et avait violemment heurté le sol et roulé sur cinquante mètres, laissant une masse de métal broyée et tordue dans un sillon de terre et de branches brisées dans sa course. Coincé entre quelques arbres déchiquetés, on tentait de libérer le cockpit en dégageant les troncs tandis que quelques pompiers s'attaquaient à ce qui avait été la porte a coup de scie circulaire et de perceuses. Étonnamment cette partie de l'appareil était restée entièrement fermées et les vitres étaient encore solidement fixées bien que devenues totalement brouillées à cause des impacts. On savait que les deux pilotes n'avaient pas pus s'en sortir, ne serais-ce que par l'état de leur appareil, mais aussi parce qu'une traînée rougeâtre était visible sur le verre.

La queue de métal était en bouillie deux cents mètres derrière lui, et le corps de l'avion était déchiqueté dans un rayon de plus de cinquante mètres. On pouvait voir ça et là de rares bagages éventrés et a moitiés brûlés, un réacteur découpé en plusieurs morceaux, quelques dossiers ou assises de sièges éparpillés et éventrés ou encore attaché à un bout de métal, des bouts de plastiques fondus et divers objets méconnaissables brûlés et éparpillé dans les débris.

L'avion s'était écrasé dans le parc sportif d'Arakawa au nord ouest de la ville après avoir explosé en vol à 500 mètres d'altitude. Soit seulement cinq minutes après son décollage. D'après les témoignages et les rares vidéos, le feu aurait commencé à l'arrière de l'appareil, le faisant dangereusement descendre avant qu'une seconde explosion ne découpe brutalement le Boeing en deux.

Gaara regardait le massacre en essayant d'oublier l'odeur de corps et de plastique brûlé, posté au milieu des débris et de la terre violemment battue alors que les équipes médico-légales ramassaient de bouts de corps non identifiables pour l'heure. Habillés de combinaisons hermétiques, un groupe leur avait été prêté par la police et le Démon se méfiait d'eux, il y aurait probablement une taupe dans ce nombre de gentils médecins.

Masqué, le roux ne bougeait pas, analysant le crash alors que ses hommes cherchaient désespérément des indices, et prévenaient dès qu'ils trouvaient un semblant de cadavre. Le démon serrait machinalement les poings, il voyait un bras calciné, une tête noircie déformée, un bout de buste. Il les voyait dans chaque morceau. Saï et Shin morcelés ça et là. Il ferma les yeux un instant, chassant cette pensée pour se concentrer sur son travail. Les pompiers finirent d'ouvrir le cockpit et le bruit de la découpe cessa, indiquant qu'ils avaient réussis. Gaara marcha vers eux en prenant deux de ses hommes pour récupérer les boites noires. Il avait hâte de quitter l'endroit.

Avant même de les rejoindre plusieurs hommes marchaient déjà en rond en essayant de mieux respirer, les deux pilotes n'avaient plus vraiment forme humaine et leur sang visqueux maculait la cabine. Le Démon déglutit, habitué il regarda à l'intérieur et soupira, d'un signe de main il fit signe aux médecins d'embarquer les corps et ses hommes commencèrent à bombarder l'intérieur de photos. La procédure allait durer un moment avant qu'ils n'aient le droit de commencer à redécouper le cockpit pour en sortir les boites. Gaara laissa ses deux hommes en surveillance pour qu'ils évitent qu'on leur vole des indices et fis demi tour vers les tentes médicales installés sur le terrain de golf.

Il voulait savoir qui avait été mis sur cette enquête au niveau médical avec eux et espérait fortement que ce ne sois pas Kabuto, le bras droit d'Orochimaru. Bien que sa présence aurait pu augmenter les soupçons sur lui, il détestait ce type.

Ayant la permission, il se présenta à un garde qui le fit rentrer. Bien qu'il savait qu'aucun survivant n'avait été trouvé, il espérait qu'on ait repéré quelque chose, un petit rien sur les deux frères. Dans la tente à l'odeur caractéristique de désinfectant, une jeune légiste fermait un sac mortuaire, ses courts cheveux roses cachés dans sa charlotte paraissaient au travers, le roux fronça les sourcils derrière son masque. Il ne connaissait qu'une seule personne possédant cette caractéristique chez les médecins légistes de son âge. Il toussota pour lui indiquer sa présence.

- Vous avez trouvé quelque chose ?

Son masque modifiant sa voix, la jeune femme ne pouvait pas le reconnaître et continua son affaire sans se retourner, ayant deviné qui lui parlait en l'entendant. Il n'y a que leur groupe qui dissimule leur voix.

- Des cadavres pourquoi ? Vous cherchez quelque chose en particulier Renard ?

Ce ton froid... Ah oui, il avait oublié à quel point elle les détestait. Il croisa les bras, et avisa la rosée qui ouvrait un autre sac et l'étalait sur une table pour y placer un buste visiblement féminin sans ressentir le moindre dégoût, l'habitude. Il y avait des centaines de sac différents, un pour chaque bout trouvé avec les coordonnées GPS de l'emplacement exact de là où ils ont été récupéré.

- Pas spécialement madame...

- Mademoiselle, le coupa-t-elle d'un ton sec en fermant méticuleusement le sac.

- Mademoiselle, reprit-il calmement en constatant qu'elle n'aimait toujours pas les formalités. Le moindre indice suspect n'est pas négligeable.

Elle finit par se retourner vers lui, visiblement agacée par sa présence, ses yeux verts le fixaient comme pour regarder qui se trouvait sous son masque. Elle retira ses gants tachés de sang en les faisant claquer et les mis dans la poubelle avant d'aller en remettre d'autres neufs, tout en l'ignorant royalement.

- Nous n'avons aucun indice ici Renard, seulement des morts. A moins que vous n'en cherchiez un en particulier.

- Je ne cherche personne, je me renseigne, Je vous rappelle que nous collaborons sur cette affaire.

Elle croisa les bras.

- Et que nous vaut cette aide ? Vous aviez un de vos membre dans cet avion ? Où bien y avait-il un meurtrier que vous vouliez arrêter ? Pour être honnête, vous avez trop de problèmes en se moment pour avoir le temps de vous occuper d'un crash.

Gaara eu un sourire derrière son masque et haussa les épaules. Sakura Haruno, décidément cette fille était très intelligente et savait surtout beaucoup de choses.

- Aucunement, mentit-il. On nous a demandé notre aide pour réguler un peu notre entente et parce que vous ne savez pas bien regarder dans les débris.

- Ah oui, et qu'y avez-vous donc vu dans ces débris ? Demanda-t-elle, irritée.

- Des marques caractéristiques liées à une explosion loin d'être d'origine terroriste, si ça avait été le cas l'appareil ne se serait pas fendu nettement en deux et aurait bien moins brûlé. Les terroristes ont plutôt tendance à détourner les avions pour les faire écraser et non pas les faire exploser, une bombe ne peut pas être placée dans l'appareil il y a trop de surveillances. Quelqu'un a donc laissé entrer le terroriste avec a bombe sans le passer au détecteur, ni lui ni son bagage. Avouez que c'est suspect. Par ailleurs ne trouvez-vous pas étrange que le cockpit ait été le moins endommagé ? Comme si ce n'était pas les pilotes qui étaient visés mais les passagers. D'où ma question : avez-vous trouvé quelque chose permettant de dire s'il y avait quelqu'un d'important dans cet avion ?

La rosée le fixait, légèrement intriguée par son discours et fronçait les sourcils avant de soupirer.

- Vous êtes mieux placés que nous pour savoir s'il y avait quelqu'un d'important ou de suspect à bord, mais les registres n'indiquent rien de spécial et vous êtes les pros des passeports modifiés non ? De toute façon pour l'instant nous n'avons identifié personne, impossible sans les empreintes ADN et on attend d'avoir tout trouvé avant de les envoyé au labos. Tsunade-sama vous enverra un rapport dans les jours qui suivent. Faites aussi votre travail, je n'aime pas cette affaire, elle pue à des kilomètres à la ronde.

Gaara décroisa les bras, résigné de lui faire dire quoi que ce soit, il réessayera plus tard en civil quand elle lui sautera dessus pour se plaindre de sa supérieur, et encore même dans ce cas là elle sait garder un profond silence. Il allait devoir acheter du Sake, beaucoup de Sake, s'il voulait ne serait-ce qu'un petit indice.

- Au moins nous sommes d'accord sur ce point. Cette affaire pue, faites attention à ce que vous trouvez Mademoiselle... Haruno, ajouta-t-il après avoir baissé les yeux vers son badge.

- Je n'aime pas l'admettre Monsieur... Tanuki, fit-elle en avisant son masque à la figure caractéristique. Mais nous sommes d'accord.

Le démon eu un rictus amusé. Si elle parvenait à leur faire confiance cette affaire irait bien plus vite, surtout que cette jeune femme suivait beaucoup de leurs principes et questionnements. Elle détestait juste leur côté justicier et meurtrier. Gaara la salua avant de quitter la tente pour rejoindre ses hommes. Il se mordilla la lèvre en se demandant comment il allait dire à Itachi qu'il n'y avait pas de survivants.

Il pénétra dans leur tente principale entourée de gardes avec un soupir et avisa les enquêteurs qui travaillaient sur la trajectoire de l'avion et sur les passagers. D'autres étaient regroupés autour d'une table et préparaient des hypothèses concernant le « terroriste ». Le démon s'approcha d'eux et ils le saluèrent en le voyant.

- Ichibi-sama. Nous avons réfléchis sur la procédure utilisée pour abattre cet avion pour repérer de quel clan est l'assassin.

- Dites-moi tout.

- Utilisation d'engins explosifs puissants placé dans la soute et sous un siège vers le milieu de l'appareil. D'après le plan d'assise la seconde bombe était placé sous les sièges des frères Norima.

Gaara ferma douloureusement les yeux, pensant qu'au moins ils n'avaient pas souffert. Mais dorénavant il y avait peu de chance de trouver un morceau de leur corps.

- ça ne peut pas être qu'une simple coïncidence. Comment cela se fait-il que rien n'ait été remarqué à l'embarquement ?

- Eh bien on a commencé à visionner les caméras de surveillances et nos collègues interrogent les membres chargés de ce boeing. Les aéroports sont particulièrement protégés et l'auteur n'a pas détourné l'avion : il est monté avec les bombes ou les y a placé avant l'embarquement. Donc c'est soit un haut placé, soit un ordre des Yakuzas.

Le démon dodelina de la tête comme attendant autre chose de plus concret.

- Apprenez-moi quelque chose que je ne sais pas.

Ils parurent embêtés et un second reprit :

- Désolé Ichibi-sama, mais nous n'en savons pas plus pour le moment. On ne peut qu'écarter la piste de l'attentat habituel, c'est une guerre de camps et d'informations.

Gaara croisa les bras avec un soupir. Rien de nouveau en sommes. En seulement quatre heures ils n'avaient pas eu beaucoup d'informations, et c'était ce manque qui était suspect. En toute évidence l'affaire avait été faite pour être camouflée, mais dans quel but ? Le plus logique serait pour cacher l'auteur du crime mais quelque chose intriguait le Renard, il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus et ça commençait à l'énerver.

Un des hommes toussota timidement pour attirer l'attention.

- Hm, et si il y avait un troisième potentiel coupable ?

Le roux et les autres se tournèrent vers lui dans un même mouvement. Ce n'était pas la révélation qu'il attendait ou qu'il cherchait, mais elle restait intéressante.

- Comme ? Demanda-t-il intrigué.

- Comme nous. Le Gouvernement et les Yakuzas ne sont pas les seuls à vouloir le silence des frères Norima après tout, rajouta-t-il après un silence plus que pesant.

Il y eu un nouveau silence avant que les autres enquêteurs ne commencent à crier d'indignation pendant que Gaara réfléchissait. Il avait raison, dans un certain sens personne ne voulait qu'ils parlent. Le gouvernement car il ne fallait pas qu'ils rapportent leurs petits secrets, les Yakuzas car ils connaissent trop bien le manoir, les Renards car ils possèdent beaucoup trop de connaissances des deux côtés et qu'il serait dangereux que Saï ou Shin tombent entre de mauvaises mains.

Trois forces opposées, trois raisons de les tuer. Le roux qui trouvait déjà la situation compliquée serra les poings et abattit ses mains sur la table pour faire taire le brouhaha incessant.

- ça suffis !

Tous sursautèrent et se tournèrent vers lui, visiblement désolés et penaud, baissant la tête d'un air honteux de se disputer aussi facilement. il fallait dire qu'ils étaient tous tendus.

- Votre collègue à raison, une trahison de notre part est possible, il ne faut oublier aucun détail si on veut résoudre cette affaire. Dans quel cas nous auront de sérieux problèmes et j'espère que personne n'a fais ce crime chez nous. Cherchez qui aurait un intérêt à les voir mourir dans notre camp et prévenez moi si vous trouvez quelque chose.

- Oui ! firent-ils à l'unisson.

Gaara les laissa là, s'éloignant un peu pour remettre de l'ordre dans ses idées. Cette affaire risquait d'être longue, très longue, et il espérait que Naruto avançait mieux que lui.

Pendant ce temps :

Une jeune femme entrait dans le hall de l'hôtel. Elle était plutôt grande, élancée avec ses longues jambes, aux formes généreuses et de longs cheveux noirs descendaient au creux de ses reins. Ses yeux noirs d'encres étaient d'une profondeur incroyable et son mascara renforçait ce trait en rendant ses pupilles plus grandes et envoûtantes. C'était le genre de femme qui faisait frémir les hommes d'un simple regard, et pour dire, elle était d'une beauté rare et élégante. Sa robe rouge était chic et décolletée, mais pas trop pour éviter qu'on s'y perde trop longtemps et laissait apparaître un bout de sa jambe fine sur le côté droit. Jambes protégées par un collant presque invisible Elle n'avait qu'un simple sac à main et était accompagnée d'un jeune homme blond habillé soigneusement d'un smoking noir assez simple et portait la valise de la jeune beauté comme s'il s'agissait d'une plume. Il devait être son majordome à coup sûr.

En les voyant entrer, le réceptionniste eu un léger déglutissement d'appréhension. Il était évident que cette personne était importante, son charisme était trop soigné et imposant pour qu'elle ne soit qu'une jeune riche. Ses talons rouges claquaient habilement dans le hall alors que tous jetaient un œil vers cette invitée de marque, rendant jalouses les femmes dont les maris s'étaient retournés. La brune avançait non sans avoir un léger sourire comme amusé par la situation alors que son visage imposait le respect sans même la connaître.

L'homme de la réception se tenait droit, un peu plus qu'à son habitude et la salua en se baissant assez bas lorsqu'elle arriva devant le guichet, son majordome s'arrêta quelques pas derrière elle.

- Bien le Bonjour Madame.

Elle le regarda un instant, mesurant ses paroles pour laisser un petit blanc gênant où le pauvre homme eu le temps de se demander s'il avait fait une faute dans le protocole. En réalité ce silence lui permettait d'imposer sa personne pour qu'on ne remette pas son identité en doute.

- Bonjour, répondit-elle d'une voix douce mais ferme, mon ami qui m'a demandé de venir m'attend en chambre 1054, il se nomme Atori Kôo.

Soudainement rassuré mais tremblant légèrement, l'homme se reprit en comprenant la demande. Un hôtel aussi luxueux nécessite un badge pour faire fonctionner l'ascenseur et l'homme en prit un presque immédiatement sans se poser de questions.

- Bien sûr, dit-il en ouvrant le registre pour vérifier en suivant les règles strictes. Voulez-vous que je vous annonce ? Ajouta-t-il après avoir trouvé le nom.

Il lui tendit le badge et la jeune brune lui lança un sourire. Il contempla le rouge à lèvre un peu foncé mais pas trop rouge pour qu'il ne jure pas avec son teint, comme envoûté. Ses lèvres s'étirèrent et il en suivait le mouvement en essayant de rester impassible malgré son léger rougissement.

- Inutile, j'aimerais lui faire la surprise.

Elle prit la carte en effleurant par « mégarde » le bout de ses doigts, le faisant légèrement frisonner. Si cet homme avait suivit le protocole, il lui aurait demandé des papiers d'identités pour être sûr de sa caste, mais il n'y avait pas du tout pensé, trop éblouis pour réfléchir correctement.

- Bien Madame, la chambre se trouve au dernier étage dans le couloir de gauche. Nous espérons que vous passerez un bon séjour dans notre hôtel, fit-il en se penchant pour la saluer.

- Oh, je n'en doute pas, répondit-elle d'une voix douce.

Elle partit vers l'ascenseur alors que le réceptionniste la suivait du regard, soupirant de soulagement d'avoir réussit à ne pas flancher. Ses collègues lui lancèrent un regard à la fois jaloux et fiers. La réputation avant tout, et il était souvent dur de faire face à des personnes importantes sans flancher ou trembler. Cet homme qui était tout nouveau dans le milieu en frissonnait d'ailleurs encore et avait un petit problème d'érection.

Lorsque la porte de l'ascenseur se referma, le majordome blond eu un léger rire alors que la jeune brune soupirait en lui demandant de ne pas faire de commentaires. Il s'excusa et ils arrivèrent au dernier étage. Comme ils s'y attendaient, un garde était posté dans le couloir, mais voyant leur très probable importance, il les salua très bas. La jeune femme fit un vague signe de tête et se dirigea vers la gauche, la chambre était presque au bout du couloir et le blond y frappa.

On avait beau avoir prévenu Jugo de son style vestimentaire spécial à l'arrivé, il eu un immense instant de blanc en voyant la magnifique jeune femme avant de reconnaître Deidara à sa gauche. Il eu un léger mouvement de surprise, les yeux un peu rond en comprenant qui il avait en face de lui, mais il se reprit vite et de les fit entrer en jouant le jeu. Il s'inclina.

- Madame vous êtes en avance.

- J'étais las de tourner en rond... dit-elle en tant qu'excuse alors que le roux refermait la porte avant de s'y adosser et de recevoir une perruque sur la tête.

Il regarda son chef avec un étonnement plus que flagrant après avoir avisé la perruque brune qu'il tenait entre ses mains. Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que Sasuke le regardait déjà de travers.

- Parles et tu es un homme mort.

Le jeune Uchiwa avait reprit un masque dur qui était plutôt impressionnant avec son apparence féminine, et même après avoir retiré la perruque ses cheveux courts lui donnait un charme féminin particulier et élégant. Jugo secoua la tête pour se reprendre.

- Loin de moi cette idée, qui me croirait de toute façon ?

- Mon imbécile de frère, rétorqua le cadet en se dirigeant vers le canapé en velours.

Le roux se tourna vers son collègue et en tant que réponse Deidara haussa les épaules et rejoignit Sasuke dans le salon. Il posa la valise non loin de lui. Le nouveau membre de la garde la regarda un instant, une question muette sur le bout des lèvres mais finit par la garder pour lui, pensant qu'il lui dirait de quoi il s'agit le moment venu. Il alla s'asseoir en face de son chef alors que celui-ci avait plongé une main dans son décolleté pour sortir ses faux seins. Le geste surprenant tout le monde.

- Comment les femmes supportent-elles un soutient-gorge ? Râla-t-il.

Deidara se demanda pourquoi l'Uchiwa était mécontent du soutient gorge et non du corset qui lui comprimait la cage thoracique depuis une heure. Jugo, lui, le regarda en sortir un disque dur et des câbles qu'il avait demandé plus tôt dans la matinée avec un haussement de sourcil hébété complètement justifié.

- Eh bien... l'habitude je pense... souffla-t-il dans sa surprise. Et je ne pense pas qu'elles se baladent toujours avec du matériel dans la poitrine, ajouta-t-il pour justifier son désarrois. ça devait être gênant.

Sasuke eut un grognement pour lui donner raison en posant le matériel sur la table et remit ses faux seins. En effet l'absence en rendait son apparence féminine assez spéciale avec un décolleté tombant et des pectoraux masculins prononcés. Une nouvelle fois transformé en femme, l'Uchiwa s'adossa au dossier moelleux alors que Deidara regardait par la fenêtre, intéressé par la tour des Renards. Le blond jeta un œil dans le système d'espionnage en attendant qu'ils aient finis et pour remplacer son collègue.

- Fais-moi ton rapport.

- Ce matin vers 9 heures lorsque vous étiez au cimetière, une vingtaine de limousines sont arrivées chez les Renards par alternance, environs une toute les dix minutes comme pour camoufler leur présence. Je n'ai vu aucun visage car ils passaient tous directement vers le parking souterrain. D'habitude ceux qui viennent, même les attendus importants, passent le hall et sont visible d'ici. Personne n'est passé par l'entrée principale, ils se cachent. Heureusement j'ai pu identifier certaines plaques, d'où la confirmation que les Renards qui étaient hors de la ville sont venu les rejoindre. Nous avons des détectives privés non officiellement reconnu en tant que Renard comme Hatake Kakashi qui sont dans la tour. A la même heure cet hôtel a été encerclé et fortement surveillé.

Sasuke hocha la tête, comprenant la suspicion de son garde vis à vis de cette soudaine activité. Hatake avait été l'enquêteur chargé de l'affaire de séquestration concernant son frère, Fugaku lui avait fait un briefing la veille au cas où il aurait été présent à l'enterrement.

- Ils avaient probablement peur que les flics n'essaient de les infiltrer en voyant que nous collaborons avec eux sur certaines choses, fit Sasuke. Mais l'apparition des autres Renards est effectivement très suspecte... Continues.

- Vers onze heures, après que l'avion ait explosé, les voitures des Renards sont rentrées avec d'autres qui sont arrivés en même temps mais de plusieurs endroits de la ville. Je peux retrouver leur provenance grâce aux clichés que j'ai pris, ajouta-t-il devant l'expression mitigée de son chef. Cet arrivage-là est moins suspect que l'autre et je m'y attendais mais j'ai repéré la voiture de Tsunade Senju dans le lot. Les flics sont chez eux en ce moment, ils collaborent probablement sur l'enquête du Boeing.

L'Uchiwa fronça les sourcils. Il s'en doutait, s'ils tentent de se protéger et que le gouvernement entre chez eux avec une autorisation, c'est qu'ils collaborent ou se défendent pour ne pas paraître suspect. Ou les deux. Collaborant pour trouver celui qui a fait exploser des innocents et se défendant sur leur présence avec les Yakuzas. Atténuant ainsi un peu la tension qui s'était créé. Il espérait que la situation allait être bloquée encore un peu et que le gouvernement ne se décide pas à attaquer. Il eu un soupir.

- Je vois, tu as autre chose ?

- J'ai repéré les lieux au niveau de la tour des Renards, du onzième au treizième étage ce sont les appartements privés des enquêteurs et de Jiraya. Au dessus ce sont des salles de réunions et des amphithéâtres pour présenter les enquêtes et les indices afin de débattre. J'y ais déjà assisté. Les étages de vingt à vingt cinq, eux, sont essentiellement leurs bureaux de travail, les archives et tous ce qui est important. Les deux derniers étages, eux, son factices, les fenêtres sont fausses, de loin on peut penser qu'elles sont vraies mais il n'y a pas moyen de savoir ce qu'il y a là-bas.

En parlant ils s'étaient reprochés de la fenêtre, les stores baissés mais entre-ouverts ne pouvaient pas laisser d'éventuels gardes voir dans la chambre. Sasuke regardait l'écran où Jugô avait agrandis le haut de l'immeuble et lui désignait les différentes parties. Les deux derniers étages étaient effectivement dépourvus de fenêtres, celles qui étaient présentes étaient fausses et cela intrigua fortement le jeune Yakuza. Un secret qu'il avait hâte de découvrir, salle d'entraînement ou plus secret ?

- hm... fit-il en l'écoutant.

Il jeta un rapide coup d'œil au douzième étage, étant son but pour le moment. Deidara continuait de regarder dans le télescope pour voir s'il trouvait aux fenêtres quelques connaissances inattendues, n'écoutant pas ce qui se disait derrière lui. Le roux, sachant ce que son chef cherchait, agrandis un peu l'image.

- L'appartement de Naruto est ici, fit Jugô en désignant quatre larges fenêtres. Il y rentre souvent vers minuit, c'est rare qu'il y retourne tôt avec ses occupations de Renard et la fac.

Sasuke regarda les fenêtres avec un sourire satisfait. Bien, il ne lui manquait plus qu'un plan d'entrer et de sortie et il aurait enfin sa petite et douce vengeance. Enfin, s'il était de bonne humeur, car sinon elle risquait d'être assez... chaude et brutale.

Il croisa les bras en regardant la tour. Les indices qu'il avait trouvé sur Danzô devaient être en train de bien les occuper. Pour le peu qu'il ait vu il y avait de quoi faire. Il espérait avoir déclencher sa surprise et l'attention qu'il recherchait auprès d'eux, et surtout auprès du Kyubi. Il leur avait laissé suffisamment d'indices pour que la mort du vieux pédophile ne leur retombe pas dessus, et pour qu'ils découvrent qui l'a tué. Mais il était loin d'être stupide. Il n'allaient pas le découvrir sous le nom d'Uchiwa Sasuke, loin de là.

Il eu un sourire en regardant Jugô. Il comprenait parfaitement les Renards, il y avait du bon à avoir une double identité.

Après avoir parlé de quelques détails avec lui, il alla enfin ouvrir l'imposante valise qu'il avait apporté, lui expliquant qu'elle contenait de quoi se nourrir pour trois semaines. Principalement composée de boite de conserves, riz et tout un tas de choses congelées. Le bonus de la valise, était qu'elle contenait un magnum silencieux au cas où il se ferait repérer et un joli couteau cranté.

Jugô les en remercia car la chambre d'hôtel ressemblait plus à un appartement. Demander d'apporter le dîner dans la chambre tous les jours aurait fait trop suspect et on aurait put le reconnaître au bout d'un temps. Deidara l'aida à ranger les affaires pendant que Sasuke regardait l'immeuble avec le télescope, espionnant distraitement la chambre de Naruto pour repérer d'éventuelles cachettes et points de surprise pour le capturer sans qu'il le voit.

Cela l'amusa de constater à quel point il pouvait laisser traîner tout et n'importe quoi dans un appartement aussi luxueux. Il y avait une pizza à moitié mangée sur la table basse et des boites à bentos empilées dans la cuisine avec des ramens instantanés. Il eu un haussement de sourcil en voyant un pantalon négligemment jeté près de la salle de bain, et un t-shirt, et un caleçon... Le Yakuza se demanda s'il avait l'habitude de se dessaper à travers son appartement en marchant vers sa douche. Après tout il ne savait pas que Naruto s'était changé en hâte pour revêtir sa tenue de Renard.

Ayant finis, les deux gardes revinrent vers leur chef et le lui annoncèrent. Celui-ci alla donc remettre sa perruque en place dans la salle de bain pour se préparer à appliquer le plan de sortie. Ils n'osèrent pas lui poser la question autour de laquelle ils avaient débattus dans la cuisine, à savoir « est-ce que Sasuke sama s'est rasé ou épilé les jambes avant de venir, où est-il imberbe ? ». Tout un programme qui aurait pu leur valoir deux semaines de cachot dans la cave familiale. Valise maintenant presque vide mais contenant quelques vêtements féminin au cas où on leur demanderait de l'ouvrir.

Le cadet Uchiwa revint et se planta devant le miroir de l'entrée, vérifiant encore une fois son maquillage. Une vraie fille habituée au luxe.

- Près à ce que je te crie dessus Jugô ?

Le concerné eu un léger froncement de sourcil.

- Je dois vraiment faire ça ?

- Oui, répondit-il en se mettant face à lui. Ce n'est que du théâtre, mais tu ne me touches pas.

Le roux manqua de répliquer qu'il n'en avait même pas eu l'idée, trop peur qu'on lui coupe la main pour un tel geste, et se massa les sinus se mettant dans l'ambiance. Sasuke commença en piaillant comme une jeune effarouchée :

- Comment as-tu pu me faire ça Hatori ?! Tu étais mon amant favoris !

Cette phrase faillit faire exploser de rire Deidara qui se tenait à côté, mais il repris son sérieux pour que les deux puissent se disputer plus facilement et sans être perturbé. Jugô reprit en criant plus fort comme pour montrer que c'était lui qui faisait la loi et surtout pour que le garde entende la dispute et comprenne pourquoi ils ne sont pas restés longtemps dans l'hôtel.

- Parce que tu crois que ma femme ne se doutait de rien peut être ?! Pourquoi crois-tu qu'elle m'ait mis à la porte ?! Je devais choisir entre elle et toi, et comparé à toi, je n'ai pas d'autres amantes vers qui me tourner, et pour toi en perdre un ça change quoi ?

Alors que le garde s'était stoppé dans la consultation de son portable en entendant la dispute, et en se demandant s'il allait y avoir un meurtre, il entendit le bruit caractéristique d'une puissante gifle colérique avant d'entendre la porte s'ouvrir et de voir la jeune femme se diriger vers l'ascenseur en serrant les poings, le visage dur et fermé. Le garde put voir le gentleman roux se tenir la joue, visiblement hébété alors que le majordome blond lui lançait un regard navré et rejoignait sa maîtresse. En réalité, Sasuke avait vraiment mis une gifle à Jugô, un peu plus fort qu'il ne l'aurait voulu, et s'était éclipsé après avoir murmuré un « désolé » presque inaudible.

Le roux claqua sa porte alors que le blond entrait dans l'ascenseur à la suite de la brune effarouchée, plantant là le garde qui se disait qu'il y avait du bon à ne pas côtoyer ces riches là. Les deux Yakuzas traversèrent très vite le hall sous le pas rageur de la femme qui restait très digne malgré sa visible colère.

Tous ceux qui la virent passer se doutaient qu'il y avait eu une dispute et le réceptionniste eu un pincement au cœur en la voyant dans cet état. Une si belle femme, comment pouvait-on lui faire du mal ? Sasuke entra dans la limousine qui venait de se garer en face de l'hôtel, Deidara referma sa porte et mis la valise dans le coffre avant de rejoindre l'avant du véhicule. Yahiko conduisait et démarra pour quitter l'endroit. Le cadet des Uchiwa commença à râler en essayant de défaire son corset et soupira de soulagement en le retirant. Il commença à se changer après avoir fermé la lunette du côté conducteur. La voiture de Kisame et Sasori étant déjà en route.

- On rentre Yahiko.

- Reçu.

Du côté de Naruto :

Il était maintenant seize heures, cela faisait deux heures que Naruto regardait, blanc comme un linge, les vidéos de Danzô. Il avait mis un casque pour que Yugito qui travaillait plus loin n'entende pas les cris et l'horreur qui était faite sur ces enfants. Un dossier à sa droite comportait la liste des potentielles victimes de l'homme, et le Renard avait déjà sortit trois dossiers avec la reconnaissance faciale.

Il aurait voulu se boucher les oreilles et fermer les yeux, mais il n'en avait pas le droit, le moindre indice était important. Il fixait les scènes les yeux remplis d'effrois et cernés par ses précédents pleurs. Danzô les tuait pendant l'acte, ces pauvres enfants de pas plus de huit ans mourraient le visage déformé par la douleur et la peur, les yeux et la bouche grand ouvert dans un cri muet. Il arrivait à la fin de la vidéo et avait gardé ses mains sur la bouche tout le long pour s'empêcher de crier et s'était déjà mordu les doigts jusqu'au sang. Il comprenait très bien que l'assassin de Danzô l'ai massacré aussi sauvagement après avoir vu une chose pareille car lui-même l'aurait fais sans pitié dans la soirée pour se défouler et le faire souffrir, lui arrachant son service trois pièce pour lui enfoncer dans la gorge afin qu'il s'étouffe avec pendant qu'il lui sortirait les intestins du bide, après lui avoir tranché les mains.

Naruto eu un hoquet de dégoût et se recroquevilla sur lui-même en fermant les yeux, pleurant silencieusement en entendant les cris d'agonie de Mizaki Inoutchi sept ans, que Danzô était en train d'éventrer en poussant des soupirs de plaisir. Son casque vola en travers de la pièce et le Renard éteignit l'écran en suffocant. Nibi qui avait sursauté en entendant le casque sans fil heurter violemment le mur, se tourna vers son collègue qui s'était plié en deux sur sa chaise et se précipita vers lui, inquiète de son état.

- Naru !

Plus pâle que jamais, le blond commençait à faire une hyperventilation due à un manque d'endorphine et n'arrivait pas à respirer correctement, des larmes douloureuses s'échappaient de ses yeux. Yugito jura et prit le masque à oxygène de secours pour lui coller sur le visage et le serra dans ses bras.

- Respire Naruto, respire... je suis là...

Le concerné s'agrippait à elle en tremblant et essayait de se calmer et d'oublier ce qu'il venait de voir. Il eu un nouveau hoquet une fois un peu calmé par la main de Yugito sur ses cheveux et se leva pour courir aux toilettes sous le regard intrigué de ses collègues qui se demandaient ce qui avait bien put le faire flancher à ce point et s'y enferma pour gerber tout ce qu'il pouvait. Nii était à côté de la porte et attendait qu'il sorte en se mordillant un ongle. En toute évidence ce qu'il avait vu devait être horrible. Dans les bureaux des murmures se levaient sur la nature de son état. Jamais le Kyubi n'avait été aussi mal en leur présence et ce n'était pas bon signe du tout.

Inquiet, Bee avait rejoint sa collègue en empêchant les voyeurs d'entrer et la regarda après avoir entendu Naruto vomir ses tripes. Quelques personnes s'étaient approchés de la porte pour entendre ce qu'il se disait.

- Merde il est malade ?

- J'aimerais bien... murmura Nibi plus pâle que d'habitude. Danzô à filmé ses exploits et Naru devait tout regarder, je ne sais pas ce qu'il a vu.

Le Démon croisa les bras après avoir juré et finit par toquer à la porte après avoir inspiré. De l'autre côté de la porte, leurs collègues avaient pâlis.

- Kitsune reprend toi...

Le Renard toussa, agenouillé sur le sol et essayait de se reprendre. Vomir lui ayant fait du bien et surtout fait pensé à autre chose, il s'essuya les lèvres et tira la chasse d'eau avant d'avoir un nouveau hoquet. L'odeur le dérangeant il sortit sans regarder ses collègues et s'appuya sur le lavabo avec ses mains, la tête baissée et respirant un peu plus facilement en fermant les yeux. Les deux Renard l'avisèrent avant de voir ses doigts en sang à force de les avoir mordu et pâlirent. Le blond finit par se laver les mains, grimaçant de douleur et Yugito pensa ses doigts. N'osant pas parler ils restèrent un peu à l'écart le temps que le Kyubi s'en remette et Bee lui tendit des sachets de sucres pour qu'il tienne le coup, il en avait toujours sur lui en tant que sportif pour aider ses collègues quand ils faisaient un malaise. Naruto le regarda vaguement et les prit sans rien dire, les avalant presque d'un trait avec un soupir de soulagement en sentant le goût sur sa langue et faisan craquer les cristaux entre ses dents, desserrant enfin un peu la mâchoire. Yugito qui était sortie revint avec une canette de soda qu'elle lui donna, le renard les remercia et commença à boire.

- Tu te sens mieux ? Demanda-t-elle.

Il hocha la tête et posa la canette fraîche sur son front pour refroidir un peu ses idées fumantes.

- Bon sang Kyu c'est la première fois que je te vois dans un état pareil, ajouta Bee. Reprend-toi vieux ce mec est mort torturé.

Naruto ouvrit les yeux et les posa sur eux.

- S'il ne l'avait pas été, je serais allé le massacrer dans la seconde.

Le ton était froid et dur, sa haine ne lui permettait pas de contrôler ses paroles et il s'emporta alors que ses collègues allaient rétorquer :

- Nous aussi Naru mais...

- Comment on a pu passer à côté de ça ?! Il faisait partit du gouvernement même ! Ils sont encore combien à faire ces choses ?! Jusqu'où notre système est-il corrompu hein ? Vous pouvez me le dire ?! Merde ce type était protégé comme s'il s'agissait du président des États-Unis d'Amériques et il en profitait pour sombrer dans les vices les plus abominables que j'ai pu voir jusqu'à présent, tout ça pour quoi ?! Pour assouvir ses besoins insatiables que même l'argent n'arrivait pas à satisfaire ! Ces types sont des malades mentaux, pourris jusqu'à la moelle par leur fortune, oubliant jusqu'à leurs peurs d'enfances, oubliant qu'ils ONT des enfants ! Ça les exciterait aussi de les toucher comme ça ?! Cria-t-il de dégoût après un instant de blanc.

Bee et Yugito ne savaient pas où se mettre et baissèrent les yeux, leur ami avait raison, et ils le savaient. Ils préférèrent le laisser continuer. Que faire d'autre ?

- Bordel même les Yakuzas ne touchent pas aux enfants ! Ils sont l'avenir, ils sont innocent, ne peuvent pas comprendre le mal ou le bien, ils vivent encore heureux et insouciant. Et là PAF ! Bienvenue en enfer mon chéris, désolé mais parce que j'en ais envie ta vie va devenir un enfers pour les derniers jours où tu vivras et tu ne pourras jamais comprendre pourquoi on te fais ça ! Tu te demandes ce que tu as fais de mal, ce que fais la police, pourquoi papa ne vient pas te sauver, oh mais non, papa est mort et on vient te montrer sa tête pour que tu pleures encore plus en continuant de te prendre ! Ça les excite cette bande de malade de les voir pleurer et hurler de douleur et d'incompréhension entre leurs mains !

Pendant qu'il criait, Naruto avait commencer à pleurer et sa voix se brisait à a fin de ses paroles. Il s'appuya sur le mur pour reprendre sa respiration alors que ses collègues avaient pâlis. Un silence monstrueux s'était installé dans la salle de bain et dans la pièce d'à côté où certains avaient plaqué une main sur leur bouche, posé sa tête entre ses mains, ou n'osait pas bouger en devenant très blanc. Leurs épaules étaient brusquement remontées d'un cran. Ils savaient l'affaire grave, mais pas à ce point. Ils n'avaient jamais imagier les scènes, ils ne le pouvaient pas. Comment le pourrait-on ?

- Il les a torturé ! Reprit-il en criant. Il a torturé ces gosses bordel de merde ! Il les a violé, frappé, déchiré en deux, et est allé jusqu'à les marquer au fer rouge pour s'amuser avant de les tuer de façon abominable !

Naruto se laissa glisser au sol et posa sa tête sur ses genoux, se recroquevillant sur lui-même en essayant de respirer plus calmement.

- Assez... murmura-t-il.

Nibi se mordilla la lèvre en se remettant de ce qu'elle venait d'entendre et déglutit en s'agenouillant en face de lui, lui posant une main sur l'épaule après de longues minutes de silence.

- Écoutes Naru, ce que tu regardes est dur à voir, très dur. Je n'ai rien vu ni entendu de ses vidéos mais j'ai vu tes réactions. Ce que Danzô à fais à ces gosses est terrible et je suis loin de la vérité. Ce que je vais te dire va te sembler dur, mais il faut que tu continues à regarder, tu es le seul a avoir le cœur assez dur et accroché pour ça parmi nous tous. Tu sais que si on trouves un indice dans ces vidéos on pourra liquider une partie du réseau, et trouver d'autres preuves. Oui ces enfants sont mort de façon horrible mais on peut et avons le devoir d'empêcher que ça se reproduise ! C'est une raison plus que suffisante pour continuer même si c'est horrible, même si tu pètes un câble, même si tu vomis tes tripes, même si tu pleures et cries, même si tu voudra tuer le monde entier après le visionnage ! Tu peux empêcher que d'autres enfants soient retirés à leurs parents et subissent toutes ses choses, alors Naru, il faut que tu te lèves et tu y retournes parce que si tu lâches maintenant on va encore avoir des disparitions.

Le Kyubi releva la tête vers elle et planta son regard dans le sien.

- Nii... je n'ai pas dis que j'allais abandonner. Je pique une crise pour m'en remettre, mais jamais, non jamais je ne laisserais d'autres enfants périr ainsi !

Elle hocha la tête en se relevant.

- Bien, parce que tu es notre meilleur membre.

- Et alors ? Être le meilleur ne veux pas dire qu'on a pas de faiblesses, rétorqua-t-il en se relevant. Désolé, ajouta-t-il en se rendant compte du ton dur qu'il avait employé.

- C'est bon, je sais, lui dit-elle avec un sourire.

Bee lui posa une main sur l'épaule.

- En tout cas mec, je sais pas comment tu as fais pour ne pas avoir craqué comme ça plus tôt. Les preuves qu'on a permettent de nous en tirer sur sa mort pour prouver qu'il le méritait mais pas de dire si un de nos membre l'a fait. Pas pour le moment en tout cas, les Démons ont de sérieux alibis et les caméras de surveillances ont été coupées délibérément une heure avant sa mort. On interroge le gardien pour savoir qui l'a corrompu.

Naruto hocha la tête, se sentant un peu mieux mais tremblant encore à cause du choc et de la colère. Passer sur un autre sujet l'aidait un peu malgré les images sanglantes qui passaient en boucle dans son crâne.

- faites lui cracher le morceau, je vais voir si on a un autre homme dans les vidéos, dit-il d'un ton un peu bas.

- N'en fais pas trop Naru où tu risque de passer une sale nuit.

- Je vais passer une sale nuit, affirma-t-il. Comment veux-tu dormir après ça ?

Le poulpe eu un regard navré derrière ses lunettes de soleil et lui promit de venir avec un bon somnifère lorsqu'il ira se coucher, pour lui éviter de trop se torturer l'esprit. Mais avec son état d'esprit ce n'était pas sûr qu'il laisse entrer quelqu'un dans son appartement, il aurait besoin de se laisser aller, de frapper quelque chose.

Lorsqu'ils sortirent enfin des toilettes, des murmurent qui avaient commencés autour du sujet se stoppèrent net et tous tournèrent furtivement les yeux vers le Kyubi qui balança rageusement sa canette dans la poubelle après l'avoir broyé entre ses doigts et cria :

- Vous me chercher tous les dossiers des plus grands suspects du gouvernement et des Yakuzas. Je les veux dans moins d'une heure sur mon bureau, on va faire du tris chez ces enfoirés !

Devant l'entrain assuré du Démon qui n'en avait plus rien à foutre de qui il mettra en taule, tous reprirent le travail en soufflant, rassuré de voir qu'il avait reprit son mordant habituel. Bien que plus mordant que d'ordinaire tous obéirent sans poser de questions comme si on leur avait donné un coup de fouet. Naruto avait ce don de motiver tout le monde ne serais-ce qu'en ne demandant qu'un simple bol de Ramens.

Bee repartit vers son bureau pour continuer à fouiller les dossiers et à établir un rapport qui enlèverait beaucoup de leur membres de la liste des suspects, le problème étant les neufs Démons qui avaient une identité secrète et donc pas d'alibi stable tant que leurs noms ne sont pas dévoilés. Le Renard retourna avec Yugito dans la salle où ils travaillaient et le blond récupéra son casque en vérifiant s'il marchait encore. Ce qui était heureusement le cas même s'il était un peu cabossé. Il manquait également un bout de plâtre sur le mur. Le kyubi soupira.

- Toujours rien de ton côté ?

La blonde se rassied devant ses écrans où des dizaines de pages étaient affichées. C'était principalement des photos satellites d'endroits désaffectés et les noms des propriétaires. Elle cherchait des indices où on pourrait retrouver l'adresse de planques sordides où Danzô avait pu séquestrer les enfants, rouvrant les pistes qu'ils avaient utilisés pour Orochimaru des années auparavant.

- Non, rien pour l'instant mais je ne perds pas espoir. Si on retrouve le lieu comme pour Orochimaru on aura des preuves. Mais je doute que ces lieux soient restés intacts après sa mort, dans le doute ceux qui sont mêlés à cette histoire les auront probablement brûlé.

Les lieux en questions n'avaient pas pus être cherchés car il n'avaient pas de preuve concernant leur potentielle existence, ce que les films et les photos donnaient. Elle désigna le second écran où une recherche était lancée.

- Je cherche aussi les derniers cas d'incendie pour vérifier.

Naruto hocha la tête.

- D'accord, j'espère que tu vas trouver pour qu'on puise compléter les dossiers.

- Ouais... ça serait déjà ça. Courage à toi aussi.

Le blond eu un faible sourire et la laissa travailler. Il retourna devant son poste en fermant les yeux et se mordilla l'ongle. Faisant le plus de vide possible dans sa tête, il se décida à rallumer l'écran et pâlis en voyant la scène qu'il avait coupée. Il ferma la fenêtre sans plus attendre et avisa avec colère et dégoût le nombre de vidéos qu'il devait encore regarder.

Ce n'était pas le moment de flancher.

Il allait cliquer sur la suivante lorsqu'une attira son attention. Il fit dérouler la fenêtre vers le bas et vérifia la durée qui l'avait interpellé. Deux heures. Elle était bien plus longue que les autres. Il fronça les sourcils et nota celles qu'il avait déjà vérifié avec le nom des enfants à côté de celle où ils apparaissaient.

S'il arrivait à regarder celle de deux heure en entier sans flancher c'était un putain de miracle. Surtout qu'elle ne devait pas être aussi longue pour rien et il manqua de vomir en s'imaginant le pire. Il alla chercher une bassine au cas où et des balles en mousse pour serrer les poings sans s'entailler la paume, et lança la vidéo.

Pendant les quelques secondes où on cadrait la caméra, il regardait le garçon attaché à un genre de table. On ne voyait pas encore son visage car il dépassait du champ de vision. Il était bien plus âgé que les autres victimes. Naruto pensa qu'il devait avoir quinze ou seize ans et cet âge l'interpella. Danzô n'avait pas de préférence pour le bas âge ? Entièrement nu, l'adolescent avait déjà été abusé et on le voyait par ses marques de suçons, ses bleus et ecchymoses et les traces de liquide sur son torse et entre ses cuises écartées et attachées dans cette position à la table. Il respirait difficilement et le son douloureux de sa voix était difficile à supporter alors qu'une seconde lui parvenait.

- Tu lui as donné quoi ?

Le démon reconnu la voix de Danzô très facilement mais fut intrigué par la question. Cette fois il n'était pas seul et le blond se pencha sur sa chaise comme pour mieux entendre. Un rire éraillé lui parvint et il pâlit.

- Un nouveau cocktail intéressant. Son corps brûle d'envie tout seul.

Naruto cria en reconnaissant la voix caractéristique, alertant sa collègue qui se précipita vers lui en ignorant la peur de voir ce que Danzô était probablement en train de faire. Ce n'était pas un cri de peur mais de surprise, et ça ce n'était pas convenable à la situation, signe qu'il y avait quelque chose d'important.

- Orochimaru ! Cria-t-il enfin pour répondre à la question muette de sa collègue.

- Quoi ?!

Natuto fit une pause et retira son casque pour mettre les enceintes, il revint en arrière au tout début de la vidéo pour lui faire entendre. Elle déglutit :

- Oui c'est son timbre de voix, mon dieu...

Le film se poursuivait tandis que les deux hommes parlaient du produit en question qui allait grandement faire crier leur victime contre son gré en cadrant la scène. Les deux renards avaient pâlis et Danzô ricana :

- Joli morceau que tu me ramènes, je me demande combien son père donnerait pour le revoir en vie.

- Je ne comptes pas le vendre. Alors on va dire que c'est pour ton anniversaire.

Les deux renards froncèrent les sourcils en déglutissant, depuis quand on offrait des enfant à violer pour les fêtes ?! Et par ailleurs, il était un enfant de riche ? Mais il n'y avait pas eu d'enlèvement ces dernières années a leur connaissance. A moins que ce ne soit, non impossible... La caméra bougea et montra son visage, crispé de douleur, la lèvre fendue et saignante, des bleus partout et un œil un peu enflé par un coup, il fermait les paupières comme résigné et pour ne pas voir ses assaillants. Sa chevelure noire et longue était en bataille autour de sa tête et une mèche lui barrait le visage. Les deux Renards reconnurent immédiatement le jeune homme grâce à ses deux marques caractéristiques qui partaient du coin de ses yeux vers ses joues. Naruto eu un cri en reconnaissant la victime et mit la vidéo en pause.

Il y eu un instant de blanc où le blond fixait le visage sur l'écran, n'y croyant pas, alors que sa collègue avait plaqué ses mains sur sa bouche en voyant la suite des événements dans sa tête. Tout allait être chamboulé, secoué dans tous les sens par le son de cette voix sur cette vidéo. L'instant d'après, le Kyubi bondissait vers le téléphone pour prévenir son oncle en murmurant des insultes.

- Bordel de merde... Lâcha enfin Nibi.

Ils avaient une partie de l'agression d'Itachi Uchiwa en vidéo avec la preuve qu'Orochimaru était coupable et mêlé aux affaires sordides de Danzô. La tour des Renards devint subitement une véritable fourmilière grouillante d'activité, ressortant tous les dossiers et contactant le gouvernement.

Au même instant :

Jiraya regardait son homologue qui faisait tambouriner ses ongles sur la table, agacée par les événements. Le bureau où ils se trouvaient était conçu spécialement pour que personne ne puisse les entendre. Tout deux étaient seuls autour de la table en pin où étaient posés plusieurs dossiers.

La femme blonde le regardait en fronçant les sourcils et en croisant les bras. Sa tenue de travail officiel, fort heureusement pour le vieil homme, ne mettait pas en avant sa forte poitrine. Un hexagone était tatoué sur son front dans la lignée de son nez, signe qu'elle avait passé un certain temps sur le continent chez des experts en médecine et art martiaux. Ce qui lui valu a son retour et après la confirmation de ses talents, une place importante dans la police Japonaise. Et pour cause, elle avait enseigné aux médecins légistes tout ce qu'il y avait a savoir il y a de très nombreuses années et continuait de le faire. Elle avait formé les plus talentueux médecins et dirigeait à présent les forces policières du centre de la ville. Ses compétences étaient très loin de s'arrêter au scalpel au détriment des conseillers de Tokyo qui n'arrivaient pas à agir comme bon leur semblait avec elle à leurs talons.

Cette femme, malgré son apparence d'une jeune quarantaine d'année, en avait en réalité plus de cinquante. Ses connaissances médicales lui ayant permit de garder le top de sa forme sous l'œil inquiet des plus âgés qui auraient bien voulu la voir partir plus vite de son poste. Il faut dire qu'elle avait un caractère... particulier.

Jiraya feinta l'ignorance.

- je ne vois pas de qui tu parles.

- Oh ne fais pas l'innocent vieux pervers, je te parles des frères Norima qui ont subitement disparus !

Le chef des Renard croisa ses bras en s'adossant a son fauteuil.

- Saï est mort en se suicidant après la disparition de son frère, certes, mais je ne vois pas pourquoi tu en parles. C'est Orochimaru qui a capturé Shin pour tenter d'avoir Sasuke Uchiwa, mais celui-ci s'est échappé sans réussir à reprendre Shin de vos mains. Donc si tu me demandes où il est c'est sûrement qu'Orochimaru s'amuse à le torturer dans sa cave.

Tsunade brisa son crayon entre ses doigts dans un claquement sec qui retentit dans la pièce, elle fixa son ancien camarade d'un œil mauvais.

- Tu crois toujours les Yakuzas à ce propos. Mais tu ne crois pas ton ami lorsqu'il te dis qu'il n'a rien a voir avec tout ça. Nous avons déjà eu cette conversation Jiraya et jamais Orochimaru ne ferait ce genre de... choses ! Et non Shin n'est pas entre nos mains, il a disparu ce soir là, nos hommes affirment que tes chers Uchiwa l'ont repris avec eux. Alors où est-il ?

L'homme croisa calmement ses doigts sur la table. Il était toujours autant déçu qu'elle ne le croie pas, même s'il aurait vraiment aimé car le suspect était, enfin avait été, son meilleur ami. Il se demandait bien d'ailleurs pourquoi elle était aussi butée, car il était évident qu'Itachi Uchiwa ne s'était pas fait toutes ses choses tout seul. La réponse de la policière avait été qu'ils mentaient sur l'origine de ces actes et avaient déjà eu le coupable et profitaient des blessures de leurs fils pour vouloir mettre Orochimaru à la potence. Car il était l'enquêteur le plus doué des forces de la police et qu'il en voulait à leur peau. Une bonne aubaine.

Jiraya l'avait presque cru. Et a vrai dire il espérait encore qu'elle dise vrai malgré avoir vu le jeune Uchiwa à l'époque délirant complètement sans que personne ne l'ait drogué, et il est impossible de faire entrer une autre idée dans un esprit aussi torturé, et les pensées déjà fortement encrées sur toutes les choses qu'on lui a faite. Il lui était impossible de mentir sur ce point, il était presque fou et les avocats avaient insisté sur ce point pour le discréditer.

Il était trop perturbé pour savoir ce qu'il disait et ses parents le manipulaient. C'était évident que les Yakuzas en auraient profité. Jiraya serra les poings en connaissant les parents de très longue date. Il n'étaient pas opportunistes à ce point, du moins il l'espérait.

- Les Uchiwas sont mes clients, et non pas mes amis, que ça reste clair entre nous. De même il y a une différence entre les paroles et la vérité. Je préfère avoir des preuves avant de me prononcer. Si sa disparition te dérange va demander à Orochimaru où il est, je vais chez les Uchiwa ce soir pour remettre certaines choses au clair.

Elle se tendit à ses paroles et sut qu'il ne lui en dirait pas plus.

- Tu devrais faire attention à ce que tu dis avec eux. Je ne serais pas toujours là pour te protéger, et encore... Le peu que je puisse faire pour toi c'est collaborer sur une enquête d'avion pour te faire paraître moins suspect. J'espère pour toi que cette enquête sur les Uchiwa avance, finit-elle d'un ton dur.

- Elle avance plus vite que tu ne le penses, mon meilleur homme est sur l'affaire.

Tsunade décroisa les bras, ramassant distraitement les débris de son crayon.

- J'avais cru comprendre ça oui. Le Kyubi les a approché très récemment. Et vous aurez beau confirmer que c'est un double agent qui se fait passer pour un collaborateur auprès d'eux, les hauts placés ne sont pas aussi crédules. Un seul faut pas et cette tour explose. Tu sais bien que je ne pourrais rien faire pour les en empêcher.

Il eu un léger sourire, content qu'il s'inquiète pour eux.

- Ne t'en fais pas, tout se déroule exactement comme nous l'avions prévus. Bientôt le Kyubi rencontrera Sasuke Uchiwa, et les arguments qu'il a sont solide, il est d'ailleurs presque déjà de notre côté.

Elle eu un soupir.

- Bien, demande-lui de nous le prouver alors pour détendre ces imbéciles du gouvernement qui ont pointé des missiles sur le clan Uchiwa. Je préfère que ton agent utilise la méthode douce et qu'ils soient jugés plutôt qu'exterminés. Par ailleurs, si le cadet apprend la supercherie, je ne donne pas cher de votre peau.

Ces rapports sont confidentiels pour l'instant Tsunade. Si les choses avancent d'ici ce soir j'accepterais de recevoir les conseillers avec mon agent pour les rassurer. En attendant dis-leur si tu veux que nous restons neutre, et qu'ils devraient arrêter de nous envoyer des chèques pour nous corrompre. J'en ai brûlé trois d'une sommes imposante ce matin.

Tsunade leva les yeux au ciel. Heureusement que son ami tenait à ses convictions dur comme fer et n'aimait pas l'argent. Il aurait put finir par devenir un Yakuza ou un pourris et plus personne n'aurait été arrêté pour les crimes plus plus odieux. Tous savaient qu'il ne fallait qu'une seule décision de leur part pour faire sombrer soit les Yakuzas, soit le gouvernement. les deux camps essayaient tant bien que mal de ne pas trop faire osciller la balance.

- j'ai d'autres préoccupations pour le moment, demande à ta secrétaire de le faire au lieu de la draguer.

Histoire de détendre l'atmosphère qui commençait à devenir pesante, et parce qu'il avait l'habitude de lancer des piques sexuelles a Tsunade qu'il convoitait depuis de très nombreuses années. Jiraya lui lança un regard espiègle et explicite alors qu'un sourire pervers se dessinait sur son visage. A vrai dire, il avait du mal à rester sérieux en face de belles femmes. Et pourtant il le savait. il savait qu'il ne fallait surtout pas la draguer elle.

- j'aimerais bien que tu sois ma secrétaire.

Une veine se dessina sur son front alors qu'elle le toisa du regard. il compris que trop tard qu'il avait encore gaffé et eut a peine le temps de la voir agripper le bord de de la table qui les séparait, qu'elle lui avait déjà retourné sur la figure en hurlant.

- HORS DE QUESTION VIEUX PERVERS !

étourdit et a moitié sous la table qu'il venait de se prendre en pleine face, jiraya voyait de petits anges a gros seins lui lancer des cailloux. Tsunade n'y était pas allé de main morte, surtout que ta table massive devait bien peser pas loin de 120kg. Le stress de ces derniers temps devaient lui peser un peu trop sur les épaules, et c'était littéralement retombé sur le vieil homme. A plat ventre par terre avec des dossiers éparpillés partout autour de sa tête, il prit une voix plaintive et innocente.

- On a le même âge, pleurnicha-t-il, et j'ai encore des pectoraux, ajouta-t-il comme si cet argument était valide pour dire que oui : il était encore bien roulé lui aussi.

- Je m'en fiche ! MEURT !

les gardes renards comme policiers qui attendaient à l'extérieur se regardèrent et eurent un soupir en décidant de les laisser tranquille dans leur phase «retrouvaille». Tous trouvaient qu'ils ressemblaient à un vieux couple lorsqu'ils étaient côte à côte, bien qu'ils n'aient jamais été ensemble. Quoi qu'il y avait des doutes à ce sujet en ayant entendu certaines piques de Jiraya envers sa collègue, mais avec lui on ne savait jamais si c'était vrai ou non.

Alors que Tsunade était montée sur la table retournée pour mieux écraser son imbécile d'ami qui lui promettait encore de passer une merveilleuse nuit dans son lit, le téléphone portable du Renard qui avait été éjecté plus loin se mit à sonner. Sauvé par le gong, le vieil homme tendit le bras et décrocha en restant calme face à Tsunade qui s'était agenouillée pour l'étrangler et repoussait difficilement ses mains.

- Jiraya j'écoute ? Non Tsu s'il te plaît ne m'étrangle pas quand je suis au téléphone, bien que j'aime te voir au dessus de moi je... AÏE !

A l'autre bout du téléphone, Naruto se massa les sinus et inspira pour ne pas s'énerver. Ils étaient encore en train de se chamailler lors d'une situation critique. Il avait l'habitude, il n'allait pas s'énerver, il n'allait pas...

- Tsunade enfin si tu veux me retirer ma chemise il faut d'abord enlever la table.

La policière tirait rageusement sur sa chemise pour passer se nerfs sur autre chose que sa gorge, elle s'arrêta en l'entendant parler, ayant un instant de blanc avant de lui frapper le torse alors que Naruto hurlait de l'autre côté du téléphone :

- jiraya !

- Aïe, oui Kyu ?

Tsunade cessa de le frapper en entendant le nom de la personne qui l'appelait. Mais lorsqu'elle vit le visage de Jiraya pâlir comme jamais, elle comprit que quelque chose de grave était arrivé. Il la regardait, à la fois horrifié et désolé, et la blonde le fixait, légitimement inquiète. Il déglutit et murmura au téléphone :

- On arrive.

On arrive, et non pas « j'arrive », la policière entendit par là qu'elle était aussi conviée. Elle fronça les sourcils, espérant en vain que ce qui était arrivé n'était pas trop grave, c'est à dire qu'il n'y avait pas trop de morts. Jiraya décrocha et ferma les yeux.

- Quoi ? Demanda-t-elle.

Il les rouvrit, lui demandant de se pousser pour qu'il puisse se relever. Elle ne bougea pas, renforçant sa poigne sur son col, plus menaçante.

- Quoi ? Répéta-t-elle.

Le Renard eu un soupir.

- Orochimaru sévissait avec Danzo.

Elle ne réagis pas tout de suite, ne bougeant pas de là où elle était.

- Tu mens.

- J'aimerais.

Tsunade vit dans ses yeux la même douleur qui lui comprimait la cage thoracique et elle baissa la tête. Il ne mentait pas. Les Renards venaient de trouver une preuve apparemment grave et irréfutable. Elle se leva et envoya la table contre le mur.