LA FORCE DE SE BATTRE
Alors, voici enfin le chapitre 11 qui tardait à venir.
J'ai mis du temps à l'écrire car j'avais plein d'autres choses en tête, mais maintenant il est là, j'espère que vous allez l'aimer.
Je vous remercie pour vos reviews.
Dans ce chapitre, une lettre de Carlisle pour Candy et, comme le dit le titre, "une demande théâtrale"...
Bonne lecture
Lorelei Candice Black
CHAPITRE 11 : Une demande théâtrale
Le lendemain matin, à peine Candy commençait à s'étirer que Betty entrait dans la chambre et Candy se surprit à penser « Je me demande bien comment elle fait… C'est comme si elle avait des pouvoir surnaturels… ». La vieille bonne fut heureuse de constater que les joues de Candy avaient repris des couleurs et que ses yeux avaient retrouvé leur étincelle mystérieuse. Bien que toujours pâle et certainement encore faible, c'était un beau progrès.
« Voulez-vous porter la robe rouge et blanche ou la verte et blanche aujourd'hui mademoiselle ? » Après quelques secondes de réflexions, la jeune femme se décida :
« J'ai porté du vert hier, je porterai la rouge aujourd'hui. »
« Et vos cheveux, vous les voulez en chignon, en couettes ou libre ? »
« Je pense les garder libre avec un serre-tête rouge. »
« Très bien Mademoiselle Brown. Je suis heureuse de voir que vous allez mieux. » Candy lui sourit en réponse avant de finir de se préparer.
Quand elle descendit prendre son petit déjeuné, elle vit son père, son oncle et sa grande tante à table.
« Bonjour, comment allez-vous ce matin ? » Candy qui leur avait donné l'habitude d'être silencieuse et triste les étonna.
« Et bien, je vois que retrouver Terry t'a fait beaucoup de bien Candy. »La taquina Albert alors qu'Elroy et Anthony lui sourirent en retour.
« Archibald et Annie ne sont pas encore levé ? » Leur demanda Candy, étonnée.
« Les Brighton sont partis tôt ce matin, ils devaient rendre visite à des amis à eux à la sortie de la ville. Archibald et ses parents sont en ville, ils vérifient que le bateau d'Alistair est bien parti. Les Legrand sont repartie directement hier soir en train car ils ont à faire en Floride. Mais Annie et Archi te retrouveront dans le parc comme prévu pour le pique-nique. Ils apporteront les provisions pour vous quatre. » Lui dit Elroy en proposant un petit pain tout chaud à la jeune femme.
« Les journaux sont très élogieux Candy. Je suis fière de toi, tu les as tous conquis. Ils en ont presque oublié que la soirée était censé saluer mon retour officiel à la tête de la famille… » Lui dit William.
« J'en suis vraiment désolée Albert… » Commença Candy en culpabilisant avant qu'il ne la coupe.
« Ne t'en fais donc pas Candy. Tu me connais bien, je suis ravi quand je ne suis pas le centre d'attention. »
« Est-ce qu'ils parlent de ce qu'il va advenir de Susana et de sa mère ? » Demanda Candy en essayant de paraître nonchalante.
« En fait ils parlent de ce qu'il s'est passé. Ils ne disent pas grand-chose de nouveau… Il y a un seul journal qui a interrogé la police mais ils n'ont pas eu beaucoup de réponses… Nous en saurons plus dans l'après-midi je pense... » Lui appris son père.
« Monsieur Stobbart nous a fait parvenir un message. Il nous attendra au futur hôpital cette après-midi à quatre heure et demie. Nous partirons ensemble dès que Terry te déposera pour aller répéter. » Ajouta Mr Brown.
« William, Candy ne doit-elle pas aller au poste de police pour porter plainte contre Susanna ? » Demanda Elroy
« Non, ce ne sera pas nécessaire… Elle est encore mineure et Anthony et moi le ferons pour elle en sortant de l'hôpital tout à l'heure. »
A ce moment là, Betty entra avec une enveloppe :
« Il y avait une lettre au courrier pour Mademoiselle Candy. » Puis elle sortie.
Candy ouvrit la lettre et la lu pour elle-même avant de prendre un air triste et de dire :
« C'est une lettre du Docteur Cullen. Il a été muté dans le service de nuit des épidémies et a rencontré les Masen. Edward senior est très malade de la grippe. Il est très affaibli et ils ne pensent pas qu'il puisse survivre. Elizabeth s'est portée volontaire dans le service, et Carlisle est inquiet car elle commence à avoir l'aire fiévreuse. Edward junior est lui aussi volontaire dans le service auprès de ses parents… Il les a vu me rendre visite alors il a pensé bon de nous en informer. Il me conseille aussi de rester à New York pour l'instant parce que mes défenses immunitaires ne sont pas au top… » Ils étaient tous choqués et décidèrent d'envoyer une lettre aux Masen pour leur souhaiter un bon rétablissement.
Très vite, il fut l'heure d'aller chercher Terry pour aller rendre visite à Eleanor. Ils s'arrêtèrent chez un fleuriste et dans une chocolaterie en chemin avant de s'arrêter chez Terry qui les attendait déjà dehors avec deux gros bouquets de fleurs.
« Bonjour Albert ! Madame Elroy, Monsieur Brown. Ma Candy, tiens, ses fleures sont pour toi. » Dit-il en tendant le plus beau des deux bouquets à la jeune femme rougissante.
« Terry, je suis heureuse de te voir, mais je l'aurais été tout autant sans les fleures tu sais… »
« Bien sur que je le sais ma Candy, mais je sais que si je t'avais apporté un collier tu l'aurais refusé en disant que c'est de trop, alors des fleurs venant du jardin d'une voisine à ma mère… » Tout rigolèrent en discutèrent joyeusement sur le chemin.
« Tu as l'air en meilleur forme qu'hier ce matin ma Candy ! » Lui dit Terry.
« Merci. Je me sens à nouveau comme si je pouvais sauter d'un arbre à l'autre, comme au collège de Saint Paul ! » Elle rougit légèrement à ces souvenirs.
« Candy, n'y pense même pas, tu n'es pas encore assez en forme pour ça ! Nous verrons si tu arrive à passer la journée sans avoir besoin de te reposer plus que d'habitude, mais je doute que tu sois prête ! » La réprimanda son père.
« Je sais, je sais, ne t'en fais pas… Rien ne m'empêche d'espérer cependant ! » Lui répondit-elle en souriant. Elle regarda Terry et elle savait qu'à ce moment là, il se souvenait lui aussi de toutes les fois où il l'avait vu dans un arbre au collège de Saint Paul.
Après quelques minutes de route supplémentaire, la voiture s'arrêta devant l'hôpital. Ils allèrent à l'accueil demander la chambre d'Eleanor Baker et après avoir vérifié qu'ils étaient bien avec une personne de la famille ou du cercle privée de l'actrice et qu'ils n'étaient pas des fans, ils eurent leur renseignement et purent se rendre à l'étage.
C'est en montant les escaliers que Candy se rendit compte à quel point elle était encore faible. Terry et son père la retenait chacun d'un bras et elle était à bout de force lorsqu'ils arrivèrent en haut des escaliers.
« Tu vas bien Candy ? » Lui demanda son amoureux inquiet de la voir a nouveau aussi pâle.
« J'ai juste besoin de m'asseoir un instant. Les marches étaient nombreuses… » Candy était embarrassée, elle n'aimait pas admettre ses faiblesses, et le faire devant Terry qui l'avait connu et aimer si forte était encore plus difficile car elle avait peur que l'amour du jeune homme pour elle ne puisse s'éteindre si elle ne se montrait pas plus forte que ça.
« Tiens, il y a un fauteuil ici. » Il lui présenta un fauteuil juste à côté.
« Non, la chambre de ta mère est à peine deux mètres plus loin… Je peux marcher jusque là-bas, je me reposerai ensuite. »
« En es-tu certaines Candy ? » Lui demanda son père pendant que Terry pensait « Candy, tu es toujours courageuse, même à tes dépends… Qu'est-ce que je t'aime ! »
Lorsqu'ils entrèrent dans la chambre, et avant même que quiconque ait pu dire quoi que se soit, Terry poussa Candy jusqu'à la chaise qui se trouvait près du lit d'Eleanor.
« Terry, tu aurais pu dire bonjour à ta mère avant, ce n'est pas polie ! Bonjour Eleanor, je suis désolée du comportement de Terry… » Dit Candy alors qu'elle se faisait pousser par Terry dans la chaise et que les autres riaient.
« Bonjour maman. Je m'excuse, mais la montée des escaliers à beaucoup fatigué Candy… » Le jeune homme avait sincèrement l'air inquiet.
« Ne t'en fait pas Terry. Je vois bien que Candy n'a pas l'air bien… Je suis heureuse que vous soyez tous venu. » Toujours belle malgré son pansement et son bras en écharpe, elle souriait. Elle était sincèrement heureuse que son fils et Candy puissent à nouveau être ensemble.
« Tiens maman. » Terry donna les fleurs à sa mère, se fut ensuite le tour de Mr Brown :
« Tenez Mademoiselle Baker. Je vous remercie encore d'avoir sauvé la vie de ma fille. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si elle avait été touchée… » L'émotion l'envahi à cette pensé et il ne fut pas capable de continuer.
« Ne vous en faite pas. Je dois moi aussi beaucoup à Candy et je sais qu'elle aurait fait la même chose pour moi. Candy est très importante pour moi puisqu'elle l'est pour mon fils. Et puis, ce n'est pas si grave, elle a fait ce qu'il fallait pour que je ne perde pas trop de sang et le docteur à dit que si elle n'avait pas été là mon cas aurait pu être bien plus grave… »
Pendant que son père discutait avec la mère de son amour, Candy en profita pour reprendre son souffle et regarder autour d'elle. La pièce était déjà pleine de fleures, de cartes, de chocolats, de bonbons et de divers petits cadeaux. De toute évidence la nouvelle de l'hospitalisation de la célèbre actrice avait fait rapidement le tour de la ville. Elle était vraiment reconnaissante en l'actrice qui lui avait sauvé la vie car elle savait très bien que même si la blessure ne lui avait pas été fatale, elle n'aurait pas eu la force de se battre pour survivre, même avec la meilleure volonté du monde.
Ils restèrent jusqu'à ce qu'une infirmière apporte son repas à Eleanor.
« Au revoir maman, Candy et moi reviendrons demain après-midi. » Lui dit Terry en l'embrassant sur le front pendant que Candy se levait pour embrasser à son tour celle qui était en bonne voie pour devenir sa future belle-mère.
« Au revoir les enfants. Amusez-vous bien. »
Ce fut ensuite au tour d'Elroy, William et Anthony de dire au revoir à l'actrice avant de sortir de la chambre. Terry et Candy les attendaient dans le couloir et ils firent ensemble le trajet jusque dehors avant de prendre congé. Terry avait demandé un taxi pour que sa bien-aimée n'ait pas une trop longue marche à faire. La jeune femme en fut reconnaissante car elle avait retenue la leçon des escaliers. Elle savait que quoi qu'elle en pense, elle n'était pas encore prête à courir. Candy avait laissé les fleures que Terry lui avait offerte dans la voiture et demanda à sa tante de les faire mettre dans un vase dans sa chambre en rentrant.
« Je suis tellement heureux de pouvoir passer ce temps avec toi ma Candy, si tu savais à quel point tu m'as manqué… » Lui dit il en la serrant dans ses bras une fois dans le taxi.
« Si je t'ai manqué au moins à moitié moins que tu m'as manqué alors tu as due vivre un enfer… » Murmura t'elle, la tête enfouie dans le cou du jeune homme. Ils gardèrent cette position jusqu'à ce que la voiture ralentisse, Terry releva la tête :
« Nous sommes arrivé. Je crois voir Archibald là-bas, mais je ne vois pas Annie, je pensais qu'ils venaient ensemble… »
« Si regarde, elle est un peu plus loin, elle regarde les fleures. » Lui répondit Candy en lui montrant son amie depuis la fenêtre de la voiture juste avant que le jeune homme ne lui ouvre la portière et lui tende le bras pour l'aider à sortir de la voiture.
Ils firent lentement leur chemin vers le cousin de Candy et, en sachant qu'Archibald était maintenant le cousin naturel de sa bien-aimée, il ne se sentait plus menacé par lui. En effet, maintenant que leur lien familial n'était plus que d'adoption, Terry savait que le jeune homme ne pourrait rien faire pour lui prendre Candy. De plus, il avait appris la veille qu'Annie et Archibald s'étaient récemment fiancés et il en était heureux pour eux. Cependant, malgré le fait que tout semblait se placer favorablement à un futur heureux pour Candy et lui, Terry avait un mauvais pressentiment… Etant donné qu'à chaque fois qu'ils avaient été heureux, quelque chose était venu se mettre entre eux pour les séparer, le jeune homme ne pouvait pas s'empêcher de sentir qu'il devait être prudent et mettre toutes les cartes de son côté le plus rapidement possible.
« Quelque chose ne va pas Terry ? Tu a l'air préoccupé ? » Il décida de lui dire la vérité.
« Je me demandais simplement quel serai le prochain tour du destin contre lequel nous devrions nous battre… » La jeune femme lui fit un petit sourire triste.
« Oui, j'y ai pensé aussi hier avant de m'endormir… Puis je me suis dit que maintenant, ce n'est plus comme à Saint Paul ou quand il y a eu l'accident de Susanna, nous sommes entourés de gens qui nous aime et veulent nous aider. »
« Oui, je crois que tu as raison… mais je te promets une chose ma Candy, cette fois, on ne m'y reprendra pas, je vais mettre toutes les chances de notre côté ! » Il avait maintenant un air déterminé sur le visage.
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » Elle ne comprenait vraiment pas ce qu'il voulait dire.
« Tu verras mon amour. Tu verras… » Ils étaient maintenant arrivé devant Archibald et Annie qui avait déjà étendue une couverture sur le sol.
« Tiens Candy, ton père te rappelle que tu dois prendre tes médicaments, même si tu te sens mieux. » Lui dit Annie en lui tendant ses cachets.
« Oh oui, j'ai oublié de les emmener… Merci Annie. » Puis elle pris ses médicaments, non sans noter que du coin de l'œil et tout en discutant avec Archibald, Terry veillait à ce qu'elle les prenne bien.
Les deux couples passèrent un bon moment ensemble, à manger, discuté, rigoler… Lorsque leur repas fut terminé, ils rangèrent tout dans le panier qu'ils posèrent dans la voiture avant qu'aller se promener et faire les boutiques qui entouraient le parc. Terry fit particulièrement attention quand ils regardèrent les vitrines de la bijouterie. Il vit Candy porter son attention sur certaines pièces plutôt que d'autres. Il prit note mentalement pour plus tard de ce qu'elle semblait préférer.
« Il va falloir que je vous laisse les amis. Je dois aller à la répétition de ma troupe. » Dit Terry en serrant Candy dans ses bras.
« Mais tu n'as pas de représentations se soir n'est-ce pas ? » Lui demanda Candy.
« C'est vrai, mais la prochaine représentation, qui est dans trois jours, est celle pour ton projet. Je tiens à ce que tout soit parfais pour toi ma Candy. » Lui dit-il en l'embrassant tendrement sur le front avant de faire signe a un taxi qui passait.
« Je te verrais demain n'est-ce pas ? » Candy ne voulait pas le laisser partir de toute évidence, elle avait peur de ne plus le revoir.
« Oui, demain je passerai te voir vers 11h, nous irons manger avec ton père, Albert et ta tante dans un bon restaurant italien que j'aime beaucoup. Je te le promets ma Candy, je te reverrai demain. » Lui aussi sentait la douleur de cette séparation au fond de lui. Il prit alors Candy dans ses bras et il lui donna un baiser. Un vrai baiser, comme celui qu'il lui avait donné en Ecosse juste avant qu'elle ne le gifle. Il savait que maintenant ils avaient tout les deux mûrit et qu'elle n'avait plus peur de ce qu'elle ressentait. Il savait qu'elle ne le giflerait pas cette fois, elle lui rendit même son baiser. Annie et Archibald détournèrent les yeux pendant ce moment d'intimité et discutèrent discrètement.
Alors que Terry s'éloignait dans son taxi, Archibald dirigea les deux jeunes femmes vers la voiture des André. Candy sentait la séparation au fond de son cœur et se consola en sachant qu'elle le reverrait le lendemain midi. Elle vit le regard inquiet que lui lançait Annie et lui fit un sourire pour la rassurer. Au fond d'elle-même, Candy savait qu'elle le reverrait le lendemain sans problèmes. Ils arrivèrent rapidement dans leur résidence New Yorkaise et Candy sortie de la voiture et se tourna vers son cousin et sa sœur de cœur :
« Vous ne venez pas ? »
« Non, j'ai promis à Annie de l'emmener au musé cette après-midi. »
« Bonne chance Candy. J'espère que la visite de cette après midi ce passera bien. »
Merci Annie. Je vous verrais au diner de ce soir ? »
« Bien entendu. Tu nous raconteras comment cela c'est passé avec ce monsieur Stobbart et je te raconterai tout ce que j'ai vu au musée. » Lui dit Annie en embrassant la jeune héritière.
Candy entra dans la maison et fut saluée par le majordome :
« Bonjour Mademoiselle Brown. Votre tante vous attend dans le salon mademoiselle. »
« Merci James. » Lui répondit-elle en lui tendant sa veste et son sac avant de se rendre dans le salon.
Elroy était maintenant en compagnie de William et Anthony.
« Ah, Candy, comment c'est passé ce déjeuné avec Terry ? Tu t'es bien amusé ? » Lui demanda son oncle.
« Oui, mais il a dû partir trop tôt à mon goût… »
« Ne t'en fait pas, on déjeune avec lui demain midi, et tu seras libre de passer toute l'après-midi avec lui à ce moment là. » La rassura son père.
« Je crois même qu'il prévoie de t'emmener diner en tête à tête le soir… » Dit Albert en souriant.
« Oui, il m'a demandé l'autorisation ce matin ! » Confirma Mr Brown.
« Bien, je crois qu'il va être l'heure pour nous d'y aller sinon Mr Stobbart risque de nous attendre et de changer d'avis. » Dit Elroy en se levant de son fauteuil.
« Je suis vraiment touchée par sa gentillesse. Je n'imagine même pas la valeur qu'une telle propriété pourrait avoir… » Dit Candy pensivement en montant dans la voiture.
« Il est très généreux. Sa philosophie est de ne garder que se dont il a besoin pour lui et ses enfants. Je sais qu'il a donné de nombreuses œuvres d'art pour une vente aux enchères de la Croix Rouge. » Lui appris son père.
La route fut un peu plus longue que celle qu'ils avaient prise plus tôt dans la matinée pour aller voir Eleanor Baker. Au fur et à mesure qu'ils avançaient, Candy voyait la ville se changer en banlieue. La voiture tourna à un moment et passa un beau portail en fer forgé. Le chemin était bien entretenu et le parc était plutôt joli. Il y avait de nombreux arbres et buissons de fleures.
« Je pense qu'il va falloir faire venir une équipe de jardiniers, les arbres ont besoin d'être élagué et ses buissons ont besoin d'être taillé. » Dit Candy tout en le notant sur le bloc-notes qu'elle avait pris avec elle. Elroy sourit face au professionnalisme de la jeune femme.
« Regarde à droite Candy, ce doit être la grange dont il parlait. C'est vrai qu'elle a besoin d'être réparée… » Dit Albert pendant que Candy en prenait note.
La voiture s'arrêta devant l'immense maison. De l'extérieur, elle semblait plutôt bien entretenue. Les grands escaliers étaient en bon état et n'auraient besoin que d'un bon coup de balai. George Stobbart les attendaient sur les marches alors qu'ils étaient presque une heure en avance.
« Bonjour ! Je vous propose de visiter le parc en premier. Je pense que vous en avez déjà vu une partie en arrivant. » Dit il en les saluant.
« Oui, il a l'air plus grand que se que vous aviez laissé entendre… » Dit Elroy.
« Venez, nous allons faire la visite en carriole, ça sera moins fatiguant. » Leur dit le propriétaire des lieux en les dirigeants vers une voiture dirigée par un cheval. Ils prirent place et firent ainsi le tour du parc. Il y avait quelques cabanes qui tombaient en ruine qui avaient été faite par des enfants, un petit hangar plein de matériel de jardinage, une écurie. Ce qu'Albert avait prit pour une grange allait devenir un garage pour les ambulances et autres voitures de l'hôpital. Il y avait aussi un petit lac avec, à côté, un hangar qui contenait 2 vieilles barques. Il y avait aussi un ponton qui avait l'air en mauvais état et sur lequel il valait mieux ne pas se tenir avant qu'il ne soit réparé.
« Vous devrez sûrement faire contrôler les barques avant de les mettre à l'eau, elles n'ont pas servie depuis d'aussi loin que je me souvienne… »Leur dit George en souriant.
Ils continuèrent leur tour et, à l'extrémité de la propriété, ils y virent une vieille ferme avec maison, poulailler, grand potager, puits et grange.
« Le couple qui vivait ici est malheureusement décédé il y a quelques années… » Leur dit le généreux donateur.
« Je pense que nous pourront trouver quelqu'un pour tenir cette ferme… Si nous avons assez de dons pour embaucher une femme de ménage, peut-être elle et son époux viendront s'installer ici et travailler pour nous. Si ils s'occupent du potager et des animaux pour nous tout en gardant assez pour eux, ils seront sûrement d'accord, surtout si nous embauchons quelqu'un qui est pauvre et a besoin d'un endroit ou vivre… » Dit Candy pensivement tout en prenant des notes.
Ils firent un tour rapide de la ferme avant de finir le tour en repartant en direction de la grande maison qui allait servir d'hôpital. Ils en firent le tour en 1 heure, prenant note dans chaque pièce ce qu'il y avait et ce qui devait être modifié.
« J'ai déjà fait faire un inventaire du mobilier qui se trouve dans la maison, tenez. » Leur appris Mr Stobbart en leur donnant une pochette pleine de feuilles de papier.
« Vous y trouverez aussi la totalité des papiers qui font de vous la propriétaire de ces lieux mademoiselle Brown. »
« Je vous remercie vraiment pour ce geste Monsieur Stobbart. » Dit-elle en donnant les papiers à sa tante qui s'empressa de vérifier que tout était bien en règle.
« Ce n'est rien voyons mademoiselle. Je vous remets maintenant les clefs. Ce trousseau est celui des clefs de la maison, celui-ci tient la clef du portail et de tout ce qui se ferme dans le parc. » Il lui dit en lui tendant deux gros trousseaux de clef avant de prendre congé de la famille André et de rentrer chez lui.
« C'est vraiment très grand… » Dit Candy avec étonnement.
« Oui, mais je ne pense pas que nous ayons beaucoup de travaux à faire dans la maison comparé à l'extérieur… » Dit son père.
« Je ne suis pas sûr d'être d'accord avec toi papa… » Le contredit Candy avec hésitation.
« Vraiment ? Pourquoi ? »
« Et bien, c'est vrai que les pièces sont très bien comme elles sont. Il y en a des grandes et des plus petites, je vois bien ou se trouveront le bureau du docteur et celui de l'infirmière en chef, les salles de repos du personnel, certains dortoirs… Il y a des pièces parfaites pour être des salles d'opérations… Mais la décoration intérieure est bien trop sombre. Il faudrait ajouter quelques fenêtres et tout repeindre d'une couleur plus claire… »
« Je suis d'accord avec Candy. » Dit Elroy.
« Le jardin d'hier sera parfait pour que les patient se divertissent. Dit Albert.
« Oui. Je pensais aussi ajouter une baie vitrée dans la grande salle à manger qui pourrait servir de réfectoire à l'heure des repas. La bibliothèque a besoin d'une fenêtre au moins en plus, mais elle à l'aire bien autrement. Il faudra regarder s'il y a des livres pour tout le monde… » Candy semblait très professionnelle à ce moment là et sa famille était très fière d'elle.
« Les cuisines semblent assez grande, mais il faudra la rééquiper. » Lui dit Elroy.
« Vous avez raison ma tante. »
« Candy, je connais quelqu'un qui a une entreprise de construction et réfection. Je pense qu'il nous fera un bon prix si on lui confie la maison et le parc. Il travaille en partenariat avec une entreprise qui s'occupe des entretiens d'extérieurs. Ils pourront s'occuper du ponton, des hangars et du reste. » Lui proposa son père.
« C'est une bonne idée. Merci papa. Comme ça nous n'aurons pas à nous embêter avec plusieurs contactes… »
« Très bien, si tu veux nous pouvons nous arrêter et passez chez lui en rentrant, il n'habite pas loin du chemin que nous devons prendre pour rentrer. »
« C'est parfait ! Je pense que je vais refaire un tour de la maison avec Tante Elroy pour vérifier que j'ai bien tout noté. Papa, tu devrais aller avec Albert noter ce qui doit être fait dans le jardin… » Il lui sourit.
« Tu as entendu William, le chef a parlé, au travail ! » Dit Anthony en plaisantant.
Ils restèrent sur place encore une heure et demie avant de repartir.
Comme proposé par Mr Brown, ils s'arrêtèrent chez son amis entrepreneur qui, après explications du chantier et de ce qui devrait être fait, accepta de leur faire les travaux a moitié prix. Candy lui expliqua ce qu'elle voulait qu'il soit fait dans la maison et Anthony dit qu'il l'y accompagnerai le lendemain après-midi pour qu'il puisse voir de lui-même qu'il a bien compris les travaux a faire. Ils restèrent pas mal de temps chez l'entrepreneur avant de rentrer chez eux.
Ils se mirent à table assez tard et Candy était épuisée. Elle se força à rester éveillée jusqu'au dessert mais dès qu'elle eut avalé sa dernière bouché, elle prit congé de sa famille et monta se coucher. Elle avait passé le diner à expliquer à Annie et Archibald ce qu'ils avaient vu là-bas et elle leur promis de les y accompagné plus tard. Elle avait été tellement occupée qu'elle n'avait pas eu le temps de se languir de l'absence de son bien-aimé. Elle fut contente, en entrant dans sa chambre, de retrouver sur sa table de chevet les fleures qu'il lui avait offerte. Elle se mit en chemise de nuit et revint vers son lit et, alors qu'elle s'apprêtait à défaire les couvertures pour se glisser sous les draps, elle y vit une enveloppe qui lui était adressée. Son nom y était écrit avec l'écriture de Terry. Elle ouvrit l'enveloppe en souriant et y vit un petit mot qu'il lui avait laissé.
« Mon amour,
Je suis content que nous puissions à nouveau être ensemble.
Je t'aime plus que tout et ferai tout ce qu'il faut pour te garder à mes côté pour toujours.
Je te souhaite une bonne nuit en attendant de te voir demain matin.
Fait de beaux rêves ma Candy.
Je t'aime,
Terry. »
La jeune femme fut touchée par cette tendre attention de son amoureux et se coucha le sourire aux lèvres, le mot sur la table de nuit, sachant que le lendemain, il ne lui ferait pas faux bon et viendrait la chercher.
Le lendemain matin, c'est une Candy chantonnant qui accueillit Betty quand elle se réveilla. La vieille bonne fut heureuse de voir sa jeune maîtresse ainsi heureuse. Comme ça, elle lui rappelait Rosemary jeune. Candy choisit de mettre une robe rose et blanche avec un ruban rose qui attachait ses cheveux.
« Vous êtes encore un peu pâle mademoiselle, mais je suis heureuse de vous voir de si bonne humeur. Vous ressemblez tant à votre mère… » Lui dit Betty en lui brossant les cheveux.
« Oui, j'ai vu des portraits… Tante Elroy et papa me le disent aussi souvent... »
« Vous avez l'air de bien vous entendre avec Monsieur Brown votre père. »
« Oui, je sais qu'on ne se connait pas depuis longtemps, mais je me sens si proche de lui. Je suis vraiment heureuse d'avoir un père. »
« Et lui aussi est content. J'ai eu l'occasion de le voir quelques fois après la mort de Madame Rosemary, il était dévasté. Je pense qu'il ne s'en est jamais vraiment remis… Enfin, jusqu'à ce qu'il vous rencontre… Vous lui avez rendu la joie de vivre mademoiselle. »
« Il a aussi fait beaucoup pour que je me sente mieux. Il a été le meilleur des pères que j'aurai pu rêver d'avoir… Mais vous m'aviez dit que vous avez été au service de ma mère… Est-ce que vous étiez avec elle quand elle est venue ici ? »
« Non, malheureusement, j'avais dû rester à Chicago car à cette époque ma mère était encore en vie et très malade… Votre mère m'avait permis de rester à Chicago tout en étant payé. C'est ce que je voulais dire quand j'ai dit que vous ressembliez à votre mère. Pas seulement physiquement. Je pense que vous avez le même cœur, la même âme. » Candy était touchée par ce que lui avait dit la vieille bonne. Alors qu'elle descendait les escaliers, elle se mit à réfléchir, ce matin, comme tout les autres, Betty était entrée dans la chambre au moment pile où elle avait ouvert les yeux… Comment faisait-elle pour le savoir quand sa chambre de bonne était placée à l'autre bout de la maison ?
Elle oublia vite ses pensée quand elle entra dans le salon et vit que tout le monde était déjà présent et qu'ils avaient presque tous finit de manger.
« Bonjours Candy, j'espère que tu as bien dormis… » Lui dit Albert en souriant
« Et après ça tu nous dit que tu es assez en forme pour monter aux arbres… » La taquina son père.
« Je ne savais pas qu'il était si tard. Je suis désolée. » Dit elle toute honteuse en prenant place entre son père et Elroy, en face d'Annie.
« Ne t'en fait pas voyons Candy, tu avais grand besoin de repos. Le plus important est que tu te remettes. » Lui dit Elroy en souriant.
Après le petit déjeuné, Candy alla dans le bureau de son oncle pour faire le point sur ce qu'il lui manquait toujours pour son hôpital de New York. Elle envoya un courrier à tous ceux qui s'étaient déjà proposé d'être volontaire ainsi que les donateurs afin de les inviter à une visite des lieux dans une semaine. Elle utilisa ensuite le téléphone pour contacter une entreprise afin qu'elle s'occupe de vérifier les deux barques et qu'ils aménagent les abords du lac pour qu'ils soient plus praticable et moins dangereux. Elle en profita pour commander deux nouvelles barques qui lui furent offerte par le marchant une fois qu'elle se fut présenté et qu'elle lui eut dit ce qu'elle comptait en faire. Elle ne due payer que les frais de transports.
Le temps passa rapidement, Annie lui tenait compagnie et l'écoutait prendre les choses en mains comme si elle avait fait ça toute sa vie et de temps en temps, William ou Anthony entraient pour voir si elle n'avait pas besoin d'un coup de main. Alors qu'elle vérifiait sa liste de gros matériel médical à commander, elle entendit la porte s'ouvrir. Sans lever la tête elle dit :
« Je t'ai déjà dit que je n'avais pas besoin d'aide, je m'en sort très bien Albert. »
« Je ne venais pas vraiment pour te proposer de l'aide… » Dit Terry alors que sa bien-aimée levait la tête si vite qu'elle avait du se faire mal.
« Terry ! Il est déjà l'heure ? Je n'ai pas vu le temps passé ! » Dit elle en lui sautant au cou.
« Je suis venu en avance ma Candy. Tu me manquais trop. Mais je peux allez attendre avec Albert si tu veux… »
« Non ! J'ai presque finis de toute façon. Tu peux rester là, je vérifie juste que je n'ai rien oublié et j'ai terminé ! »
Afin de ne pas la lâcher, Terry la suivit jusqu'au fauteuil de bureau ou il prit place avant de la poser sur ses genoux. Candy eut vite terminé et ils allèrent rejoindre Albert et Anthony dans le hall d'entré.
« Tante Elroy ne se joindra pas à nous, elle a été invitée par une vieille amie à elle. » Leur appris Albert.
Ils allèrent dans le restaurant italien dont Terry leur avait parlé et Candy mis du temps à choisir parmi tout les bon plats qu'ils avaient avant de se décider sur les lasagnes. Ils passèrent ensuite l'après-midi tout les deux.
Le jour suivant se passa aussi bien, Terry arriva le matin et resta jusque tard le soir en compagnie de sa Candy. Avant de partir il lui dit :
« Je ne pourrai malheureusement pas te voir demain. Je dois passer la journée au théâtre, mais je te promets une belle surprise après la représentation ! »
« C'est déjà très généreux de la part de Monsieur Hathaway de nous offrir cette représentation. Tu n'as pas besoin de m'offrir quoi que se soit Terry. Le simple fait de savoir que tu joueras pour moi sera bien assez. Je t'assure. »
« Mais je veux te gâter mon amour. Je t'aime et je veux être sûr que rien ne pourra te le faire oublier. »
« Jamais je ne pourrais l'oublier, parce que je t'aime tout autant et je peux sentir cet amour me réchauffer de l'intérieur. »Lui répondit-elle en lui souriant de ses sourires qui donnent aux hommes la volonté de gravir des montagnes.
Le lendemain, la journée passa très lentement pour la jeune femme amoureuse. Trois heures avant de partir pour la représentation, elle appela Betty afin qu'elle l'aide à se préparer pour la soirée. Elle tenait à être la plus jolie possible pour faire honneur à Terry.
Elle avait choisit une magnifique robe vert émeraude qui mettait ses yeux en valeur. Le pendentif de sa mère était mis en valeur également par la délicate dentelle qui ornait le décolleté de la robe. Elle choisit de coiffer ses cheveux dans un filet de fil d'or orné de perles d'émeraudes. Ses boucles d'oreilles étaient ronde et en or avec, une fois encore, une émeraude au milieu. Elle y ajouta un bracelet en or sur lequel son père avait fait inscrire son prénom en petits diamants. Elle avait pris les bijoux dans la vieille boîte à bijoux de Rosemary, qu'elle avait trouvée dans le secrétaire plus tôt.
Betty lui tendit un châle plus foncé en soie qui devait coûter une fortune à lui tout seul.
Elle descendit les escaliers pour rejoindre son père qui l'attendait dans le Hall. Elle savait que les autres étaient partis en avance pour qu'ils passent un peu de temps ensemble.
« Tu es magnifique ma fille ! Je suis fière de toi tu sais ! » Lui dit son père.
« Merci papa. Le bracelet que tu m'as offert est très joli. »
« Oui, c'est vrai. Je vois que tu as trouvé le vieux coffret à bijoux de ta mère. »
« J'ai supposé que je pouvais les emprunter mais je peux les reposer si… » Commença-t-elle avant qu'il ne la coupe.
« Non, Candy, garde-les. Ils étaient à ta mère, ils sont maintenant tous à toi, comme tout ce qui est dans cette chambre. Et ils te vont à merveille. Tu seras la plus jolie et si Terrence te vois avant de monter sur scène, je doute qu'il puisse aligner deux mots. » La taquina son père avant de la diriger vers la voiture.
Lorsqu'ils arrivèrent au théâtre Strafford, les journalistes attendaient de pieds fermes avec des photographes. Dès que la jeune femme mit les pieds hors de la voiture, elle fut mitraillée par les flashes des appareils photos et hélé par certains journalistes avec des questions.
« Mademoiselle Brown, comment avance votre projet ? » Demanda un journaliste.
« Très bien, merci. Il y aura la semaine prochaine une visite privé des lieux pour tous les donateurs et les volontaires, les invitations ont été envoyées aujourd'hui. » Répondit-elle en se retournant afin d'entrer dans le théâtre avant d'être à nouveau interrompu :
« Mademoiselle Brown, s'il vous plait, un mot sur l'affaire Susanna Marlowe. »
« Cette histoire est maintenant dans la passé pour moi et j'aimerai y penser le moins possible, excusez-moi, mais je suis attendue à l'intérieur. » Dit-elle tout en laissant son père la guider vers le hall du théâtre et les balcons. Elle prit place avec le reste de sa famille qui fut éblouit par sa beauté. William cru un instant voir sa sœur apparaître devant lui. La jeune femme reçu de nombreux compliments avant que les coups marquant le début de la représentation ne soient donnés.
Le directeur de la troupe, Monsieur Hathaway, monta sur scène, déjà en costume et dit :
« Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Je vous souhaite la bienvenue pour cette représentation en faveur du projet de Mademoiselle Candice André-Brown. La totalité des bénéfices de cette représentation lui seront remis pour la construction de ses hôpitaux gratuits. Je l'inviterai à venir nous présenter son projet après la représentation. Exceptionnellement et à la demande de Terrence Grandchester, la pièce de ce soir ne sera pas celle que nous jouons en ce moment. Terry à voulu faire une surprise à Mademoiselle André-Brown et nous avons tous répété énormément pour vous jouer Roméo et Juliette. Je crois savoir que cette pièce à une grande signification pour eux deux. Et maintenant, voici la pièce que vous êtes venu voir. Bonne soirée à vous ! »
Il reçu de polis applaudissements lorsqu'il sorti de scène et les lumières furent baissées. Les premiers acteurs montèrent sur scène et la pièce tant attendue pu enfin commencer. Candy n'avait d'yeux que pour Terry, à dire vrai, elle ne voyait aucun autre acteur. Pour elle, il était le seul sur scène. Elle allait pouvoir, en toute légalité, le voir jouer dans toute la pièce, sans interruption. Elle n'était pas au courant de ce geste de Terry et elle en était vraiment touchée. Lorsque l'entracte arriva, elle avait déjà les larmes aux yeux.
« Et bien Candy, remet toi, il y a une deuxième partie après… » Lui dit Albert.
« Oui, c'est juste que la dernière fois que je l'ai vu jouer cette pièce, je ne suis pas revenue pour la deuxième partie de la pièce… Il joue tellement bien, il joue même mieux que dans mon souvenir… » Dit Candy en séchant ses larmes.
« Sûrement parce qu'il n'a pas le poids de Susanna sur l'esprit. Il se sent plus libre, donc forcément il joue mieux. » Dit Archibald.
« Oui, et puis toi aussi tu peux mieux l'apprécier, Elisa n'est pas là pour tout te gâcher comme quand il est venu à Chicago. » Ajouta Annie.
« Oui, tu as bien raison. Nous sommes tout les deux plus heureux. » Dit Candy en souriant alors que son père revenait dans la loge avec un verre de soda pour sa fille.
« Tiens Candy, j'ai été te chercher quelque chose à boire. Toute le monde ne parle que de Terry là-dehors. Apparemment, il n'a jamais aussi bien joué. » Dit-il en tendant le verre à Candy.
« C'est parce que Candy est présente et qu'il le sait. » Dit Albert.
Annie et son fiancé allèrent faire un tour dans le hall du théâtre et rapportèrent à boire à Elroy pendant qu'Albert allait discuter avec des hommes de la haute société et leurs familles. Candy, elle ne bougea pas de son siège afin de se reposer un peu, sachant qu'après la représentation, elle devrait aller jusqu'à la scène pour présenter son projet devant toutes ses personnes. Elle passa le temps en discutant du projet et des avancés avec la tante Elroy et son père qui ne cessait d'être fière de sa fille et se surprenait de plus en plus souvent à penser « Oh, Rosemary, comme tu dois être fière de notre fille. Nous aurions été si heureux tout les quatre… Anthony doit être fière de sa petite sœur lui aussi, Elroy m'a dit qu'ils s'entendaient déjà très bien… »
Candy vit son père pensif et sourit. Elle savait que dans ses moments-là il pensait à sa mère, Rosemary. Elle prit quelques minutes pour repenser aux derniers mois qu'elle avait vécus et se demanda si tout ce bonheur allait s'envoler ou si s'était définitif… Puis elle se dit qu'il valait mieux avoir connu le bonheur quelques temps et l'avoir perdu que de ne jamais l'avoir connu. C'est alors qu'elle souriait à ces pensées que la seconde partie de la pièce commença.
Elle fut encore mieux que la précédente, peut-être parce qu'elle n'avait jamais vu la deuxième partie de Roméo et Juliette. Terry était prodigieux et elle était complètement conquise.
Lorsque la pièce prit fin, les applaudissements furent nombreux et les acteurs restèrent longuement sur scène. Mr Brown accompagna sa fille jusque sur scène ou elle fut soutenue par Mr Hathaway et Terry qui la dirigèrent au milieu de la scène pour qu'elle parle de son projet.
« Je vous remercie à tous d'être venu se soir, tout comme je remercie Mr Hathaway et sa troupe pour leur gentillesse. L'hôpital que je suis en train de construire ici avance bien plus rapidement que celui de Chicago qui a pourtant été commencé plus tôt. Cet hôpital sera ouvert à tous, sans aucuns préjugés. On nous a fait don d'un endroit parfais avec une grande maison, un par cet un petit lac… Nous avons toujours besoin de quelques volontaires et c'est avec plaisir que ma famille et moi vous donnerons les renseignements que vous voudrez. Merci encore d'être venu. » Alors que la jeune femme pensait en avoir fini et pouvoir sortir de scène, Terry la reteint et, assez fort pour que tout le monde l'entende, il dit tout en se mettant sur un genou :
« Candy, Mon amour, la vie nous a joué beaucoup de tour depuis notre rencontre sur ce bateau pour l'Angleterre. Tu sais à quel point je t'aime. Quand je t'ai fait venir à New York la dernière fois avec un allez simple, tu savais que j'allais te faire ma demande, malheureusement un nouveau coup du sort nous a alors séparé. Aujourd'hui rien ne m'empêchera de te dire ce que j'ai à te dire. Candice Neige André Brown, veux-tu m'épouser ? » Il avait dans ses mains une bague magnifique que Candy reconnu immédiatement comme celle qu'elle avait regardé dans la vitrine d'une boutique quelques jours auparavant.
Voila, c'est fini pour aujourd'hui.
Vous aurez la suite plus tard…
LOL
Vous en faites pas je plaisante, la voilà la suite !
Candy avait les larmes aux yeux et elle avait le regard planté dans celui de Terry. Sachant qu'elle ne pourrait pas parler, elle se contenta d'hocher la tête tout en sautant au coup de Terry qui venait de se relever. La salle toute entière applaudis pendant que les autres membres de la famille André sortaient discrètement de leur balcon pour rejoindre comme prévu Candy en coulisse. Les membres de la troupe qui se trouvaient derrière eux sur la scène se précipitèrent afin de féliciter les deux nouveaux fiancés. Sans qu'ils ne s'en rendent compte, la salle se vidait peu à peu, ne laissant que quelques journalistes qui espéraient repartir avec un scoop que leurs collègues n'auraient pas.
Ils passèrent la soirée avec les acteurs de la troupe et les André dans une salle privée de restaurant qu'Albert avait loué pour l'occasion lorsque Terry les avaient avertis, lui et Anthony, de son intention (et leur demander la permission bien entendu).
Au moment de se quitter, elle dit à son fiancé :
« Terry, comme tu vas me manquer… »
« Je viendrai te chercher demain matin. Le temps passera vite, tu verras. Et puis nous pouvons nous marier dès que tu le souhaites. La semaine prochaine si c'est ce que tu veux ! »
« Je veux que notre mariage ai lieu rapidement, mais je ne veux pas que nous nous marions avant qu'Alistair ne soit de retour parmi nous… »
« Alors nous déciderons d'une date à son retour mon amour, ça me va très bien. »
« Comme ça tu auras le temps de prévenir ton père, de l'inviter… » Elle semblait savoir que cette idée ne plairai pas beaucoup à son fiancé.
« Je ne suis pas sûr qu'il ai envi de venir Candy… » Son visage laissait entendre que c'est lui qui n'était pas certain de vouloir voir son père.
« Donnes lui au moins une chance de faire son propre choix, S'il te plait, pour moi ? » Candy savait qu'il ne pourrait pas lui refuser quoi que se soit si elle le demander pour elle.
« Très bien. Je le préviendrai, et demain matin nous irons tout les deux voir maman à l'hôpital pour lui annoncé la nouvelle. » Il prit la jeune femme dans ses bras et l'embrassa tendrement alors que son père l'attendait plus loin.
« Je t'aime Terry. »
« Je t'aime encore plus Candy. »
« Impossible ! » Dit-elle en rigolant alors qu'elle montait dans la voiture avec son père. Ils étaient devant chez Terry car ils l'avaient raccompagné chez lui avant de rentrer afin que le jeune couple puisse passer un peu plus de temps ensemble.
« Félicitation ma chérie. Ta mère et ton frère seraient eux aussi très heureux pour toi, j'en suis certain. » Dit Anthony à sa fille qui lui répondit par un sourire avant de se remettre a admirer sa bague de fiançailles.
Voilà, voilà...
Alors, qu'est-ce que vous en pensez?
Une petite reviews que je saches ce que vous en pensez vraiment?
Je ne sais pas quand sera publiez le praochain chapitre qui s'appelle "L'attente".
A bientôt
Lorelei Candice Black
