Auteur : Crazyitachi-la-malade-de-Shaka-et-de-Rufus-Shinra (comment ça pseudo trop long? XD)
Disclaimer : Rien ne m'appartient concernant l'univers et les personnages
Revieweuse : Je les maîtrise mes perso, don't worry u_u *tient fermement leur laisse XD* Un Cloud frustré pourrait-il aller jusqu'à se faire une Tifolle? O_O ARgh! L'horreur oui! T_T Il ne peut pas se passer de Rufus XD il a tellement envie de le faire avec lui *_* c'est trop mignon XD Quand Rufus ne sera plus malade, qui penses-tu voir au-dessus hein? ;)
Je pense la même chose de l'état dans lequel s'est retrouvée la Buster Sword ! XD "haha! le voilà le gâchis! XD elle est toute rouillée mouhaha! Comme tes principes à la 'beep', Gegeal! XD" Mais dans la version complete on peut pas se ficher de la tête à Gegeal qui doit se retourner dans sa tombe parce que son épée a rouillé... XD
Arrêter de faire pleurer Zackku? Hm... ça devrait pouvoir se négocier XD Pourquoi il n'apparait pas à Rufus? Hé bien c'est simplement parce que Zack ne maîtrise pas ses apparitions, il ne choisit pas ce qu'il veut faire et quand et où. C'est déjà bien de revenir de temps en temps de la rivière de la vie non? XD et c'est sûr qu'il voudrait son Cloudy mais il sait qu'il ne peut pas le rendre heureux alors il le laisse ^^
As-tu toutes tes réponses? J'espère que oui sinon n'hésite pas! ;) Merci pour la review ! Bises! ^^
Lovedei : *sort le fouet* où est ta review? XD
Chers lecteurs ! La fin ne devrait plus tarder, c'est le moment de reviewer ! ;)
CHAPITRE 11
Brûlé vif
Après une heure à errer plus ou moins dans le village, Cloud était content mais paradoxalement amer. La joie de retrouver ses souvenirs était trop vite écrasée par la douleur que ces derniers réveillaient.
Il y avait beaucoup de ça en lui. Il se souvenait être venu ici avec Zack, plusieurs fois. Mais pourquoi ? ça, il n'en savait rien. Il était nostalgique, triste d'avoir tout perdu, de devoir assumer seul. Rufus avait promis de rester avec lui, de l'aider à retrouver la vérité, mais il s'était défilé. Peut-être par lâcheté, qui sait ? Quand Cloud était entré dans le village, il avait bien compris pourquoi Rufus était resté en arrière, il avait bien compris pourquoi ce dernier avait si peur de son passé. Ce qu'il n'avait pas bien compris, c'était pourquoi ce dernier refusait de se reposer sur lui.
En cela, il était encore amer et déçu.
Certes, ils hurlaient tous de désespoir à cause de la misère dans laquelle la Shinra les avait plongé. Certes, ils mourraient tous d'envie de tuer le Président si seulement il avait été encore vivant pour cela. Certes, Rufus avait été un criminel, mais aucun ne cherchait à comprendre. A croire qu'il n'y avait que Cloud et les Turks pour bien vouloir accorder une seconde chance au malade…
Il allait quitter la ville avec son flot de souvenirs nostalgiques lorsqu'une femme l'interpella. Elle devait approcher de la cinquantaine et était très certainement une paysanne de la région. Elle avait des cheveux d'un noir d'ébène, lumineux. Ses yeux étaient bleus, mais sans le moindre reflet typique du mako. Normal, pensa Cloud, qui irait s'intoxiquer au mako dans ce village perdu...
« Attendez !
- Hm ?
- Vous n'êtes pas d'ici, hein ?
- Non.
- Vous êtes en voyage ?
- Oui, pourquoi ? »
La femme l'ignora et continua :
« Venez-vous de Midgar ?
- Oui, et encore une fois, pourquoi ?
- Oh ! Vous devez connaître la Shinra alors !
- Avant que je ne réponde ou que vous poursuiviez votre interrogatoire, répondez-moi.
- Oh ! excusez-moi ! »
La femme fouilla rapidement ses poches et sortit un petit papier en très bon état. Pourtant, il n'avait pas l'air tout récent.
« Vous étiez à la Shinra ? C'est pour ça que vous ne voulez pas me répondre sans savoir ?
- …
- Je ne vous en veux pas ! Je peux comprendre ! Je comprends même !
- Comment ça ?
- Etiez-vous au SOLDAT ? Connaissiez-vous des SOLDATS ?
- J'étais dans la milice. Pourquoi ? »
Cloud adoucit son regard devant la femme. Elle n'avait pas l'air méchante et elle l'intriguait même.
« Je connaissais quelques première classe.
- Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu !
- Qu'y a-t-il ?
- Vous le connaissez ? L'avez-vous vu ? »
Elle agita le petit papier qui était une photo et Cloud tomba des nues. Il ouvrit de grands yeux, abasourdi et à deux doigts de s'effondrer.
« Zack ? »
La femme se mit à faire de grands gestes, comme si on venait de lui apporter de l'espoir. Elle allait se mettre à pleurer de joie quand elle remarqua le visage terriblement triste de son vis-à-vis.
« Il est…
- Vous êtes de sa famille, Madame ?
- Oh non ! Oh non ! Ne me dites pas ça ! Oh non !
- Je suis désolé je… il était mon meilleur ami, mon… mon seul ami.
- Zack ! Oh non ! Mon Zack ! Il est mort ! Mon tout petit ! »
Cloud observa la douleur de la femme avec tout autant de mal qu'elle en pleurait.
« Je suis désolé de dire ça, mais… Qui êtes-vous ? Je suis amnésique depuis peu et… Je ne sais même pas quelle est la signification de ce village pour Zack ou moi. Est-il né ici ? »
La mère de feu Zack sembla se calmer un peu et déclara :
« Je m'appelle, Maria Fair. Je suis la mère de Zack…
- Moi c'est Cloud Strife, je suis désolé de faire votre connaissance en ces termes…
- Non, non. Je suis heureuse de savoir enfin.
- Pardon ?
- Zack, il… Il a décidé un jour qu'il partait. Il est parti. Il nous a envoyé une seule lettre et depuis toutes ces années, je m'inquiétais… Enormément. »
Cloud fronça les sourcils. Il n'aurait pas pensé que Zack soit si égoïste. Qu'il veuille partir, soit, mais qu'il tienne au courant au moins…
« Et…
- Voudriez-vous venir passer un peu de temps chez nous ? ça me ferait énormément plaisir !
- Je…
- Dans une lettre, Zack m'avait parlé d'un jeune homme qu'il aimait particulièrement. Dans sa seule lettre en fait… Si vous le connaissez, pourriez-vous m'en parler ? Je ne sais toujours pas s'il a dit ça pour me rassurer ou parce que c'était vrai. »
Cloud hocha la tête. C'était une occasion en or pour retrouver un peu des bons souvenirs de sa vie. Réellement. Il en apprendrait beaucoup sur Zack et sa famille, il était curieux et impatient de savoir.
L'oiseau voulait retrouver ses ailes.
Dans la voiture, Rufus avait mis un fond de musique. Non pas qu'il s'ennuyait, il était trop malade pour trouver le temps long. Un moment, il s'était endormi. Il crut que c'était une heure, mais ça n'était que dix minutes.
« Je perds la notion du temps… Une bouffée de fièvre ? »
Le jeune homme savait quoi faire. Il avala un de ses nombreux médicaments et se remit à contempler la jungle qui l'entourait. Cela allait bientôt faire deux heures que Cloud était parti. Il espérait sincèrement qu'il n'était rien arrivé de fâcheux… Il secoua la tête. Le voilà qui s'inquiétait sans raison valable.
« Tss… Je m'assagis… »
Le malade observa sa main où les taches noires du géostigma dépassaient les bandages. Il lui restait moins de cinq mois selon les spécialistes. Il lui restait peu de temps pour ouvrir son cœur à Cloud. Et pourtant, à chaque fois que l'opportunité se présentait, il n'y arrivait pas. Cela avait failli coûter la vie à Cloud.
Rufus leva les yeux au ciel et se remémora un des contes qu'il avait lu un soir. Il aurait bien aimé le relire maintenant. Il parlait d'un vieillard désabusé et d'esprits qui cherchaient à lui redonner le goût de vivre.
Rufus avait beau afficher de grands airs, il le savait. Il mourrait. Bientôt.
« Vous dites que Zack était un enfant calme ? s'exclama Cloud, j'ai du mal à y croire !
- Jusqu'à ses quatre ans il était très calme ! »
La mère avait servi deux chocolats bien chaud et, autour d'une table, Cloud et elle discutaient tranquillement.
« Cela me rassure un peu. Je n'ai que peu de souvenirs de lui, mais je ne l'imagine pas calme, silencieux et plein de sang-froid.
- Oh ça non ! Il était tout sauf silencieux ! »
Cloud se souvint soudainement que la première fois qu'il avait vu le fantôme de Zack, ce dernier n'avait pas dit un mot à part 'Cloudy'.
« Il est parti tôt à ce que j'ai compris ?
- Il venait d'avoir 18 ans. Il est parti en clamant haut et fort qu'il deviendrait un héros. Aujourd'hui, il est mort et personne ne parle de lui…
- Même au village ?
- Seulement au village. Tout le monde l'aimait beaucoup, c'était le héros local en quelque sorte… Tout le monde était triste quand on a appris qu'il avait fugué.
- Je vois, vous devez être fière alors. »
Cloud observa le regard plein de douleur de Maria.
« Il avait des rêves, je suis triste qu'il n'ait pas pu les réaliser…
- Pensez-vous que sauver la vie de celui qu'on aime en sacrifiant la sienne est un acte héroïque ?
- … Un acte héroïque, sans conteste, mais je plains celui qui est resté vivant. Il doit souffrir et sans vouloir énormément. »
Cloud sourit.
« Madame, Zack est mort ainsi.
- Pardon ?
- Il était avec celui qu'il aimait à essayer de fuir la Shinra. Il s'était rendu compte de beaucoup de choses et cette dernière cherchait à le faire taire. Quand les deux se retrouvèrent capturés et enfermés dans un laboratoire, Zack décida qu'il devait agir. Il comprit qu'il ne pouvait plus faire marche arrière. »
Cloud parlait sans hésitation, tout revenait. Et les passages blancs, il les comblait d'un mensonge si réaliste qu'il savait qu'il devinait la vérité.
« Il savait que les deux allaient mourir. Il en était certain. Cependant, il aimait tellement son amant et il était tellement attaché à son credo qu'il choisit de faire quelque chose de fou.
- …
- Il se dressa seul face à l'armée de la Shinra. Il se battit avec force, courage, toutes les qualités imaginables. Avec maestria et conviction, héroïsme et folie. Mais il fut vaincu.
- Et… et son amant ?
- Il avait été drogué à un tel point qu'il ne pouvait rien faire, pourtant, il aurait aimé se battre pour aider celui qu'il aimait, il aurait voulu au moins lui parler. Mais il ne pouvait rien faire. Il n'était qu'un fardeau pour Zack.
- …
- Lorsque la Shinra s'en alla enfin, laissant le corps agonisant de Zack sans sépulture et sans le moindre soin, son amant s'approcha. Il avait réuni ses dernières forces pour se réveiller et il se rendit compte que s'il l'avait fait plus tôt, ils seraient morts à deux. Mais ce jour-là, seul un expira sous les caresses, les cris et les pleurs de l'autre.
- … C'était vous ? Vous êtes cet amant.
- Ce visage confiant et souriant… Au moment de mourir, il avait l'air si triste et si lointain, couvert de sang et de blessures… Et moi, je ne pouvais que me maudire. Me haïr de l'avoir laissé mourir seul. Oh Zack…
- … Ne dites pas ça. Ne gâchez pas cette vie qu'il vous a offerte.
- Non, jamais. J'ai compris maintenant. Je le sais. Cet homme est un héros véritable, de ceux qui sont prêts à offrir leur vie pour leur idéal. Il m'a demandé de vivre pour lui, il m'a dit que dorénavant, je serais sa vie. Je lui promets.
- Vous vous souvenez de beaucoup…
- Je viens de m'en rappeler. Grâce à vous, Madame. De tout cœur, merci.
- Non, c'est moi. »
Rufus s'était assoupi. La nuit tombant, il s'était dit qu'il valait mieux fermer la voiture et ne plus faire de bruit, Cloud ne tarderait plus. Il avait donc pris une couverture et s'en était couvert avant de clore ses yeux, le sommeil l'emportant avec facilité.
Cependant, il n'avait pas pensé que les animaux sauvages locaux n'aimeraient pas sa présence. Tant qu'il ne s'agissait que de bestiaux qui tournaient autour et s'écartaient sagement, il ne fronçait pas les sourcils. Quand un fit mine de grogner, le blond jugea prudent d'armer son shotgun. Après tout, il était tireur d'élite.
Pourtant, les animaux de ce type attaquaient rarement les hommes sans raisons. Pendant un instant, Rufus pensa que c'était de sa faute, mais, usant de logique, il comprit que l'odeur de mako de la voiture ne plaisait pas. C'était très plausible.
Lorsque les bêtes s'enfuirent en courant, Rufus comprit que quelque chose clochait. Il était peu probable qu'un humain les effraie. Il tourna la tête vers la droite, tentant de discerner une lumière ou une silhouette dans la nuit noire. Quand il crut apercevoir deux ronds lumineux et presque fluorescents, il fronça un sourcil, sur la défensive. Cette chose était trop grosse pour être un animal.
Le jeune homme tiqua. Un monstre ! Il avait été attiré par l'odeur du Mako ! Rufus mit le monstre en joue, il ne devait pas se laisser approcher et la puissance de feu de son arme –combinée à des matérias- pouvait amplement rivaliser contre un monstre.
Un coup fit vaciller la voiture.
Mais contre deux…
Rufus tourna la tête et garda son calme en remarquant qu'il était loin d'être seul. Il était presque encerclé. S'il avait pu bouger, il n'aurait pas eu d'inquiétude. Il sort, tue le premier d'un coup de feu et les autres suivaient sans problème. Mais dans sa position, il ne pouvait même pas se retourner rapidement pour viser. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était attendre. Ne pas bouger et attendre très silencieusement que les monstres s'en aillent.
Il avisa sa montre. Décidément, quand il avait besoin d'aide, personne ne venait. Quand il avouait enfin être en danger, il n'y avait plus personne. Il chassa ces pensées ridicules pour se re-concentrer sur les bestiaux qui s'approchaient de plus en plus.
Il ne pouvait pas attendre plus longtemps…
D'un bond, usant de la majeure partie de ses forces, il se plaça à la place du conducteur et démarra en trombe. Il aurait du mal à tenir plus de deux minutes au volant, ses jambes avaient à peine la force d'appuyer sur les pédales, mais peut-être arriverait-il à alerter Cloud. Le blond se surprit à jurer quand un des monstres lui cracha une boule de feu sur la carrosserie. En plus de ça ils manipulaient les matérias ! Quelle veine ! Il observait les flammes qui léchaient les vitres avec une pointe d'inquiétude, se demandant combien de temps il restait avant que…
Il crispa les poings sur le volant, appuyant un grand coup sur le frein en avisant le mur de pierre en face de lui. La jungle l'avait admirablement bien caché, tiens. Mais… pourquoi la voiture ne ralentissait-elle pas ? Rufus ferma les yeux un instant en comprenant. Ça y est, ses jambes n'avaient déjà plus de force.
Il attacha sa ceinture avec célérité, quitte à foncer dedans, autant mettre toutes les chances de survie de son côté. Il soupira de soulagement après le crash. Les airbag l'avaient bien protégé. Il était bien sonné mais avait encore sa tête. Il soupira de soulagement, il n'entendait plus les monstres.
Il rouvrit ses yeux et prit peur.
Il était cerné par les flammes. De toutes parts, elles surgissaient, léchant la carrosserie comme une ultime provocation face à l'ancien tyran qui avait failli les détruire définitivement. Il comprit une nouvelle chose : il allait mourir brûlé.
Il n'y avait pas assez d'eau à Gongaga contre un incendie.
Après un long silence, les deux personnes soupirèrent. Cloud venait de se remémorer grand nombre de choses et il devait une fière chandelle à la mère de Zack.
« Madame, est-ce que… je peux vous demander une photo de Zack ? Les seules à ma disposition sont celles de la Shinra…
- Evidemment ! Mais… celles de la Shinra ? N'est-elle pas dissoute ?
- Si, bien entendu. Mais les dossiers subsistent encore un peu.
- Oh… Je vais vous chercher ça.
- Merci, et après je m'en irai. Parce que ça fait déjà… »
Cloud jeta un œil à sa montre et sursauta :
« Quatre heures ! Mon Dieu, il doit mourir d'inquiétude !
- De qui ?
- Mon compagnon de voyage m'attend dans la voiture !
- Mais à cette heure-là c'est de la folie ! »
La femme prit une veste et sortit en courant.
« Il va se faire dévorer par les monstres, nous devons appeler les hommes du village avant que ça ne soit trop tard ! »
Lorsqu'elle ouvrit la porte, elle ne comprit pas pourquoi il y avait tant d'agitation. Cloud, qui approchait derrière, ne comprit pas plus. Il lança un regard intrigué à la direction qu'empruntait tous les villageois, tous avec soit une arme soit des seaux d'eau à la main. Il se figea en avisant les flammes qui montaient de la jungle. Rufus était là-bas !
Il se précipita avec une vitesse étonnante vers le foyer et se figea un instant. Il avait reconnu leur voiture. Elle était entourée de flammes. Comme si elle n'était plus qu'une simple bûche que les flammes lèchent sans pour autant la réduire en cendres de suite. A la place du conducteur, il remarqua Rufus. Il ne put faire un pas.
Pourquoi ce dernier ne s'affolait-il pas ?
Il était réveillé ! Il le regardait même ! Voulait-il écourter sa vie ? Se disait-il qu'après tout quatre mois à souffrir du géostigma ne valaient pas la peine ?
Cloud fronça les sourcils, soudain en colère. Il n'allait pas laisser Rufus commettre une erreur aussi énorme sans réagir ! ça non ! Il compta sur ses réflexes de guerrier et son instinct de survie et bondit à l'arrière de la voiture. Il aurait quelques brûlures, mais le mako dans ses veines aurait tôt fait de le guérir. D'un coup sec, il fit sauter la serrure et attrapa une caisse qu'il ouvrit avec la même célérité. Il y saisit une matéria, une 'glace' en l'occurrence.
Deux secondes à peine plus tard, la voiture ne brûlait plus, les flammes étaient gelées. Cloud se précipita vers la place conducteur où Rufus semblait toujours aussi calme, toujours aussi… absent ?
« Pourquoi ne pas t'être un peu débattu ? »
La colère de Cloud était de l'inquiétude. Il avait cru un moment que celui qu'il aimait allait mourir, à nouveau. Le laissant encore une fois seul à porter un deuil qui était presque plus lourd que lui.
« Dis-moi ! Rufus ! Pourquoi ne t'es-tu pas enfui ? »
Le blond tourna la tête vers Cloud et entrouvrit les lèvres. Un long filet de sang perlait de son front à son menton et son visage et ses habits avaient été noircis par les flammes.
« Tu aurais pu mourir ! »
Rufus se retint de dire que cela lui arriverait dans quatre mois. Il se contenta de lâcher :
« La ceinture est bloquée. Je n'ai plus de force dans les jambes. Les flammes m'entouraient. »
Cloud ravala sa colère et décrocha la ceinture sans le moindre problème.
« Bloquée ? C'est ça ? »
Rufus baissa les yeux vers la ceinture en question et lâcha à nouveau :
« Je n'ai pas dû appuyer assez fort. »
Cloud ne put se retenir et gifla Rufus. Ce dernier ne réagit même pas. Il ne regarda pas non plus celui qu'il considérait comme son amant.
« Tu t'es inquiété ?
- Evidemment ! Que crois-tu enfin !
- Oh… »
Rufus se crispa et s'essuya le visage de la manche, étalant le sang sur sa joue.
« Tu n'es pas trop blessé au moins ? Je vais tout de suite te soigner. »
Cloud retourna à l'arrière de la voiture chercher une matéria soin. Il l'équipa et revint auprès de Rufus. Ce dernier avait l'air d'être de plus en plus absent. L'ancien milicien fronça les sourcils. Même malade et très fiévreux, il n'avait jamais vu Rufus aussi docile et surtout, aussi peu réactif…
« Accroche-toi à mon cou, je vais te soulever. »
Le malade écouta vaguement mais ne s'exécuta pas pour autant.
« Rufus ? Que se passe-t-il ? Tu n'es pas dans ton état normal…
- Excuse-moi…
- Pardon ? »
Cloud sursauta, Rufus se mettait à pleurer ! Mais pourquoi ? Ce dernier pleurait si rarement ! D'ailleurs, cela n'était jamais arrivé en face de lui du peu qu'il s'en rappelait.
« Que t'arrive-t-il ? Dis-moi… »
C'est à ce moment que Cloud remarqua la trousse de médicaments éventrée sur le siège. Les trois quarts avaient été brûlés, mais il pouvait reconnaître les noms. Avait-il avalé tous les sédatifs possibles en voyant qu'il allait mourir brûlé si personne ne venait l'aider ? Il enlaça le blond tendrement et le serra de plus en plus fort, se moquant de se couvrir de sang. Il se rendit compte que la blessure au front de son amant continuait de saigner. Il la soigna et s'occupa ensuite à le réconforter. Que s'était-il passé durant son absence ?
« Rufus ?
- Excuse-moi… excuse-moi… S'il te plaît…
- Mais pourquoi ? Explique-moi. »
Cloud tentait de cacher son inquiétude grandissante et quelque part, il se sentit soulagé quand Rufus ferma les yeux, évanoui. Un doute planait cependant. Les médicaments pouvaient-ils être nocifs pour lui ? Cloud préféra ignorer ce détail pour le moment, s'occupant de sortir Rufus de la voiture.
Il le dégagea des cendres et le souleva lentement pour ne pas le blesser plus. Il l'assit sur le sol et entreprit de soigner ses blessures. Alors qu'il allait se retourner pour demander de l'aide, il s'aperçut que tous les habitants s'étaient reculés d'un bonne distance. Il ne comprit pas de suite pourquoi, mais après un regard vers Rufus, il tiqua.
« Ne me dites pas qu'il vous fait peur ! ça serait risible ! »
Cloud crispa les poings.
« Ne me dites pas que vous voyez encore le Président de la Shinra dans cet homme malade et qui était prêt à se laisser brûler vif ! »
Aucun des villageois ne répondit. Cloud déglutit. Il pouvait comprendre maintenant la raison des craintes de Rufus. Très bien.
« Vous allez laisser un homme gravement malade dehors ? Personne ne viendrait m'aider ? »
Cloud bouillonnait de colère.
« Je comprends pourquoi Zack s'est cassé de ce village paumé ! Vous êtes tous des imbéciles et des égoïstes ! Pas de pitié, même pour les mourants ! Et ne me dites pas que c'est parce qu'il s'appelle Shinra ! »
Cloud inspira longuement. Il n'allait pas se laisser submerger ainsi par ses émotions. Pour une fois, il prendrait exemple sur le self-control de son amant. Après quelques minutes de silence, la mère de Zack s'avança.
« Vous avez raison, peut-être que mon fils nous a quitté pour ça…
- … Que voulez-vous ?
- Venez chez moi, je vais vous héberger.
- Vraiment ?
- Après tout, vous avez failli être mon gendre. Je vous dois bien ça. Pour Zack. »
L'ancien milicien adoucit son regard et prit Rufus dans ses bras avant de suivre madame Fair qui tranchait la foule avec fierté.
Cloud avançait avec peine. Celle de savoir celui qu'il aimait ainsi haï. Personne n'essayait de comprendre et même lui, pourtant réputé si borné avait fini par se l'avouer. Il enfouit son visage dans les cheveux blonds collés par du sang.
Pourquoi le changement était-il si effrayant ?…
Vala vala! J'attends vos avis avec appétit! Le bouton review ne mord pas :D au contraire, il me fait très plaisir ^.^
