Réponses aux RAR à la fin du chapitre


Chapitre 10 : Des explications s'imposent


Samedi 24 février

La nuit a été difficile pour Ichigo. Il a passé toute la soirée bien entouré par sa famille et a pu évacuer pendant quelques heures ses problèmes. Malheureusement pour lui, ils ont fini par ressurgir dès la porte de son appartement fermée. Peinant à trouver le sommeil, il s'est endormi sur le coup de deux heures du matin, pour être réveillé deux heures plus tard par un cauchemar où des hommes défilaient dans son magasin pour venir l'embrasser. A partir de là, il s'est tourné et retourné dans son lit jusqu'à tomber de fatigue vers cinq heures et demi.

Ce matin, il a la tête groggy comme s'il avait abusé d'alcool. Sa main lui fait mal, si bien qu'il se demande s'il sera apte à travailler correctement. Une fois n'est pas coutume, il va directement dans la cuisine où il se prépare un café corsé. Dès que le liquide noir et chaud coule dans sa gorge, il se sent un peu mieux. Du moins suffisamment pour se secouer et s'encourager à aller travailler. L'envie de rester bien au chaud chez lui ne serait-ce que pour ménager sa main, le tente bien, ce d'autant qu'il ne souhaite plus faire face à Aizen. Sans doute la confrontation avec Grimmjow y est pour beaucoup. Lorsque l'adrénaline qui le tenait est retombée, il a réalisé les risques qu'il avait pris. Et surtout, il a compris à quel point Yumichika avait fait preuve de bon sens en racontant tout à Zaraki. Il faudra d'ailleurs qu'il le remercie.

Sa tasse finie, il se lève et s'active vers dans la salle de bain pour se préparer, sinon il risque d'être en retard. Aujourd'hui c'est samedi et ne pas ouvrir un jour de week-end, ce serait perdre trop de chiffre d'affaires. Et ça, il ne peut pas se le permettre.

Il parvient jusqu'à son magasin avec un bon quart d'heures de retard, étonné d'y trouver en grande conversation, Renji, Yumichika et Ikkaku. Il avait complètement oublié que le rouge devait lui faire une livraison d'orchidées. Quant aux deux autres, il est évident qu'ils se sont levés aux aurores rien que pour lui. Ça lui réchauffe le cœur d'avoir des amis comme ça. Même si le brun lui saute aussitôt dessus.

- « Ichigo, t'avais promis de m'appeler ! Je me suis fait un sang d'encre ! T'exagères bon sang… »

Le rouquin sort les deux mains de ses poches et les lève en signe de paix, montrant aux trois hommes sa main blessée, et rouvrant les vannes chez un Yumichika de plus en plus alarmé.

- « Mon dieu, tu es blessé ! Je le savais que ce n'était pas une bonne idée… »

- « Bonjour les gars. Yumichika, je vais bien. »

- « Salut Ichigo. T'as quoi exactement ? », demande Renji.

- « L'index et le majeur bien enflés. Je suis bon pour quelques jours d'immobilisation. »

- « Et l'autre ? »

- « On s'en fout de l'autre Ikkaku ! Ç'aurait pu être beaucoup plus grave. Ça se voit que tu n'as pas vu comment il est bâti l'autre ! »

- « Je lui ai explosé la lèvre ! », finit par dire Ichigo avec un grand sourire.

Mine de rien, même avec le recul, il est plutôt fier de lui. Bon, il s'en sort avec une blessure qui va entraver la bonne marche de son magasin, mais du point de vue de son orgueil, ça en valait la peine. Ikkaku vient lui taper dans le dos pour le congratuler pendant que Renji lui lance un « Bien joué, Ichigo ! »

- « Mais vous êtes malade de le féliciter ! C'était STUPIDE et dangereux ! Et s'il revient, tu vas faire quoi ? »

- « Ça ne risque pas. Ton boss lui a mis les points sur les i. D'ailleurs, je voulais te remercier pour ça, Yumichika. C'est cool ce que tu as fait. J'apprécie vraiment. »

Le compliment fait rosir les joues du brun. Il a aussi tari le flot de paroles, ce qui en soit est un soulagement pour tout le monde.

- « Une minute ! »

Hélas, la tranquillité sera pour un autre jour : le brun n'a encore épuisé ses réserves.

- « Zaraki est allé au dojo ? Quand il est arrivé en retard, il nous a dit qu'il avait eu une panne avec sa bagnole. Et quand je lui ai demandé pour toi, il m'a répondu qu'il avait eu son lot de problèmes pour aujourd'hui et que tu étais assez grand pour prendre soin de toi ! Non mais quelle enflure ! »

- « Euh… Yumi, à ta place, j'éviterais de l'insulter. »

- « Tu n'es pas à ma place, Ikkaku », répond avec hargne le brun.

- « Il a raison, Yumichika, pense à ta place. Je n'aimerais pas être indirectement responsable de ton renvoi, surtout après ce que tu as fait pour moi. »

La sincérité des paroles de son ami touche le brun. Etrangement, tout ce qui arrive à Ichigo en ce moment, a fini par les rapprocher. Bien que cela ait si mal commencé pour lui, avec la fameuse baffe.

- « D'accord, d'accord, mais tu nous racontes tout autour d'une tasse de thé. »

- « Ouais, parce qu'on se les gèle ici. Et puis, faut que je te donne tes orchidées. »

- « Donne-moi tes clés, je vais ouvrir pour toi », propose Yumichika.

Yumichika et Ichigo ouvrent le magasin et les deux autres se mettent à décharger les plantes. A partir de là, comme une routine bien huilée, les quatre hommes commencent à se répartit les tâches dans le petit magasin. Le brun déballe les orchidées fraichement livrées, et va les poser sur les étagères que lui indique Ichigo. Pendant ce temps, Ikkaku s'est porté volontaire pour effectuer l'arrosage quotidien, ce qui en soit est assez amusant à voir. Renji s'est vu désigné d'office pour la préparation du thé, Ichigo gardant un merveilleux souvenir de celui qu'il lui a fait la dernière fois. Ce dernier s'est rapidement rendu compte de sa quasi incapacité à réaliser des bouquets dignes de ce nom. Mais il laisse cela de côté lorsque Renji les informe que le thé est prêt.

Autour de la boisson chaude, Ichigo commence par expliquer ce que Renji a pu louper de ses derniers jours, puis il se lance dans sa narration, n'omettant aucun détail et faisant rire les trois jeunes gens lorsqu'il fait allusion au pari que Yumichika et lui auraient fait. Celui de casser la gueule de Grimmjow.

Après un bon quart d'heures à déblatérer sur l'impudence de ces mecs, Renji est le premier à s'en aller, pressé par les livraisons qui lui restent. Ikkaku propose son aide au cas où Ichigo aurait des tâches trop dures à faire à cause de sa main. Le fleuriste lui demande alors de sortir devant sa devanture, la structure en fer forgé, composée de trois étagères, sur lesquelles il a l'habitude de disposer les plantes qui sont censées vivre en extérieur. Le magasin s'avère trop chaud pour qu'elles y subsistent correctement.

Pendant que le chauve s'y colle, Yumichika tient à élaborer quelques bouquets pour avancer Ichigo. Et c'est là que les soucis commencent. Non pas que le brun ne soit pas doué, c'est même plutôt le contraire. Non, le problème c'est son sens de l'esthétisme poussé à l'extrême, qui le fait privilégier l'harmonie des couleurs, au détriment de l'association des fleurs. Leur pérennité et leur signification sont bien plus essentielles aux yeux d'Ichigo. Ajouté à cela que le rouquin a des scrupules à le contredire car après tout, son ami prend sur son temps pour l'assister. Il faudra l'intervention sensée d'Ikkaku, pour faire entrer dans la caboche de Yumichika que le professionnel ici, ce n'est pas lui.

- « Bon sang, Yumichika, comment réagirais-tu si Ichigo débarquait au resto en voulant d'apprendre à cuisiner ? Il est bien trop gentil pour te dire que tu te goures complètement. Et c'est pas parce que tu l'aides, que tu deviens le patron ! »

Contrit d'avoir été pris en flagrant délit de prise de grosse tête, le brun s'excuse immédiatement et devient pour l'heure restante un gentil petit apprenti fleuriste.

- « Je vous remercie tous les deux. Je vais pouvoir tenir plus facilement le magasin avec l'avance que vous m'avez fait prendre. »

- « T'es sûr que ça va aller ? »

- « Oui, ma mère doit passer cette après-midi avec l'une de mes sœurs. Mon seul point noir, c'est que… qu'Aizen doit passer ce matin…»

- « QUOI ?! Et tu ne disais rien ! »

- « Il est en train de te le dire, Yumi. Alors arrête de crier. Ichigo, en cas de problème, t'appelles et on rapplique avec le boss, ok ? »

Ichigo hoche de la tête, après quoi Ikkaku se dirige vers la sortie, Yumichika sur les talons. Lorsque ce dernier passe à ses côtés, il lui fait : « Promis, hein ? Tu appelles au moindre problème ? »

- « Oui, Yumichika. Je te le promets. »

Une fois la porte refermée, Ichigo lâche un énorme soupir. Son esprit est mitigé quant à la conduite à tenir. La présence ce matin de ces trois hommes qui ne font pourtant pas partie de son petit cercle d'amis, lui a mis du baume au cœur. Mais il aurait voulu s'éviter le stress d'avoir à affronter Aizen.

Il hausse les épaules et enfile son tablier, songeant qu'on n'a pas toujours ce que l'on veut dans la vie.


A peu près au même moment, dans trois autres quartiers de Karakura, trois hommes se préparent aussi à affronter cette journée.

Tout d'abord, un bel homme brun actuellement en train de siroter sa tasse de thé, en lisant distraitement le journal. Distraitement, parce que son esprit est entièrement focalisé sur un jeune fleuriste pour qui il ressent une attirance de plus en plus forte. Il est un peu inquiet de la visite qu'il doit lui faire, ayant compris qu'elle ne ressemblerait en rien aux deux précédentes rencontres. En toute honnêteté, il s'attend à une sorte d'affrontement. Et le fait même de ne pas savoir ce qui en est la cause, ne le rassure aucunement. Même s'il est convaincu que cela à voir avec Grimmjow.

'Qu'est-ce que cet idiot a bien pu lui raconter ?'

Ensuite, dans une salle de bain embuée par la vapeur d'eau, un corps sculptural couvert de mousse est en train de se rincer sous le jet relaxant de sa douche. Les deux avant-bras collés contre le carrelage, les yeux fermés et les cheveux argent qui lui tombent sur le visage, il se laisse aller à souffler un peu, ouvrant la vanne de ses souvenirs de la veille. Bien que déçu par l'issue de sa visite chez Kisuke, il se sent durcir face au flot d'images du blond dans la jouissance. Il saisit son sexe bandé et y applique des vas et vient de la main, concentré sur les yeux verts, sur les cheveux de blé collés au front moite, sur le corps tremblant et sur la chaleur de l'étroit passage qu'il a conquis. Au bout de plusieurs minutes, il se libère contre la paroi carrelée, pas vraiment avancé pour autant.

'Qu'est-ce que je vais faire maintenant ?'

Enfin, dans le petit appartement chic d'Urahara, le blond a retrouvé un semblant de bonne humeur. Il veut savoir ce qui a bien pu passer dans la tête de Kensei pour se barrer comme un voleur après l'avoir royalement baisé. Oublié le pari, oublié son cher Ichigo Kurosaki, le blond chimiste est déterminé à faire parler son ami kiné. Surtout qu'il aurait bien besoin d'un autre massage. Le sport de chambre est une pratique délicieusement recommandée, mais pas quand vous venez de vous faire un tour de reins. Reins qu'il a en compote ce matin, et pas pour les mêmes raisons.

'Qu'est-ce que je vais dire pour rattraper la connerie que j'ai dû dire hier ?'


Comme lors de leur première rencontre, Aizen a misé sur l'heure autour de midi pour aborder Ichigo. La différence, c'est qu'il a pensé à apporter le déjeuner. Il est passé chez un traiteur en se rendant dans le quartier du fleuriste. Et le voilà, ouvrant la porte du magasin sur le coup de douze heures cinq, un sac rempli de boites odorantes à la main.

Ichigo est occupé à encaisser l'achat d'une cliente. Aizen constate d'emblée plusieurs problèmes : déjà le regard noir que le rouquin lui décoche. Ensuite, la froideur du bonjour qu'il lui envoie et enfin, la main droite pourvue d'une attèle et d'un bandage assez épais.

La cliente salue les deux hommes et sort du magasin, les laissant s'observer quelques secondes comme deux adversaires se préparant à un joute.

- « Bonjour, Kurosaki-kun. Vous êtes blessé ? »

- « Fine observation, Aizen-san ! », lance le plus jeune sur un ton sarcastique. « Un dommage collatéral lorsque mon poing s'est fiché sur la tronche de Grimmjow Jaggerjack. Vous connaissez Grimmjow Jaggerjack, n'est-ce pas ? »

Surpris par le ton accusateur et ensuite par l'allusion au bleuté, Aizen a le bon goût de tenter l'air impassible. Mais la pâleur de son visage le trahit. Et ses mots ne parviennent pas à dissiper la colère du plus jeune, bien au contraire.

- « C'est en effet un collègue… »

- « Oh, je vous prie, vous pouvez faire mieux que ça, Aizen-san ! » Finalement, Ichigo, qui redoutait tant cette rencontre, s'en amuse comme un petit fou. « Il est plus qu'un collègue. Je me suis même laissé dire qu'il était un ami de longue date. »

- « C'est lui qui vous a dit ça ? », demande sur un ton un peu trop sec le brun. Quand on est acculé, mieux vaut passer à l'attaque.

- « Oh non ! C'est le blond qui a craché le morceau. »

Cette fois, tout le sang s'est vidé du visage d'Aizen. Face à la trahison de Kisuke, il peut difficilement faire face. C'est un coup trop foireux, même de la part de son tordu d'ami blond.

- « Urahara vous a tout révélé ? »

- « Le pervers ? Non, il était trop content de lui lorsqu'il s'est barré d'ici après m'avoir volé un baiser en essayant de détruire mon bien. Une technique bien rôdée ça, surprendre par la ruse pour embrasser quelqu'un. C'est un truc que vous apprenez à vos étudiants ? »

Aizen plisse les yeux. Il n'est pas du genre à se faire malmener ainsi. Il aime bien le rouquin, mais ces accusations commencent à sérieusement l'agacer. Même si l'air confiant que ce dernier affiche, lui sied à ravir. Pareil pour la colère qu'il contient avec peine et qui se traduit par des joues colorées, ou par un regard narquois très séduisant. Il est grand temps de reprendre la main, et au jeu du sarcasme, Aizen est un maître.

- « D'après ce que m'en a dit Grimmjow, vous consentez parfois à les donner les baisers. » Le coup est rude pour Ichigo qui devient aussi rouge que les fleurs de cyclamens qui prône sur son comptoir. « Revenons-en à ce fameux blond, s'il ne s'agit pas de Kisuke Urahara, de qui parlez-vous à la fin ? »

- « C'est tout ce qui vous intéresse ? »

- « Répondez-moi s'il vous plait, Kurosaki-kun. »

Ichigo s'en veut de se sentir retourné par la voix douce d'Aizen. C'est un truc qui le fait encore craquer, même maintenant qu'il sait que cet homme s'est moqué de lui.

- « Un mec du nom de Kira. Il semble s'être amouraché de votre ami. Je leur souhaite tout plein de bonheur à ces deux tarés. Ils vont bien ensembles », grommèle le jeune homme.

Dire qu'Aizen est furieux est un euphémisme. Combien de fois a-t-il dit à Kisuke de prendre garde à ce crétin aux cheveux blonds ? Ne l'a-t-il pas prévenu qu'un jour, il lui exploserait à la figure ? Que ce genre de 'fan' était une bombe à retardement ? Et bien sûr, monsieur Kisuke Urahara n'a rien voulu entendre, certain de pouvoir le contenir. Lui sait bien que c'est impossible. L'épisode Momo Hinamori, son ancienne assistante, le lui rappelle tous les jours. Cette groupie qui a été jusqu'à le harceler chez lui. Il n'a pas hésité à porter plainte et depuis, il refuse de prendre un nouvel assistant. Et voilà que l'assistant du blond explose à sa figure à lui ! Oh oui, Aizen est furieux.

- « Eh oh, vous êtes toujours là ? »

Rappelé à l'ordre, le brun sort illico de ses pensées.

- « Oui, je vois de qui vous parlez. Et je ne pense pas que Kisuke partage le moindre sentiment avec cet imbécile de Kira. »

- « Je m'en fiche de la vie de vos amis, et de la vôtre par-dessus le marché. Je vous accorde que ce mec est bizarre, mais je le remercie de m'avoir ouvert les yeux. D'ailleurs, je n'ai pas eu le déplaisir de voir le quatrième larron, alors si vous pouviez lui dire de m'oublier, ce serait le moins que vous puissiez faire. »

- « Je ne manquerai pas de le faire », répond Aizen en fixant le jeune homme, ce qui semble le mettre mal à l'aise.

- « Bien, je pense qu'on n'a plus rien à se dire. J'ai du travail, si vous pouviez me laisser… »

- « Non. »

- « Comment ça non ? », regimbe Ichigo.

Il suit des yeux le brun qui s'avance jusqu'au comptoir où il pose le sac provenant du traiteur. Doit-il s'inquiéter et appeler comme promis les gars au restaurant ? Le téléphone est à portée de mains, ce qui le rassure. Bien qu'en toute franchise, l'homme n'a pas du tout l'air belliqueux.

- « J'ai apporté de quoi déjeuner et je me doute bien que vous ne souhaitez pas partager le moindre repas avec moi… »

- « Vous supposez bien. »

- « Cela dit, il me semble avoir le droit de vous expliquer. »

- « Expliquer quoi bon sang ? Vous et vos copains avez décidé de faire un pari et de… » Il a tellement de mal à le dire ouvertement, qu'il contourne le problème. « … vous vous êtes moqués de moi. Tous autant que vous êtes. Il n'y avait rien de sincère dans vos démarches. Moi ou un autre, ça ne changeait rien. Je ne vous plaisais pas… »

Ichigo lâche les derniers mots en baissant la tête, exprimant par ce seul geste toute la souffrance d'avoir été rejeté. Parce que c'est ainsi qu'il l'a pris, comme un rejet. Ils l'ont dragué à cause du pari, pas parce qu'il leur plaisait. Et Aizen comprend tout de suite le désarroi du jeune homme.

- « Oh, alors vous pensez que vous ne m'avez plu qu'à cause de ce fichu pari ? » Ichigo relève la tête. « Quelle erreur ! Vous m'avez plu dès l'instant où je vous ai vu le jour de la Saint Valentin dans ce restaurant pas loin d'ici, avec votre panier de petits bouquets. Vous m'avez plu lorsque je vous ai rencontré la première fois ici-même dans ce magasin que vous chérissez tant, à vous occuper de moi comme si j'étais la personne la plus importante de votre monde. Vous m'avez plu dans ce restaurant où vous m'avez parlé de votre passion, de votre histoire comme si nous nous connaissions depuis longtemps. Vous m'avez plu ce soir-là dans cette galerie où vous étiez si bien accroché à mon bras que j'ai tout fait pour que vous ne le quittiez jamais, dussé-je tuer du regard une pauvre vieille un peu trop curieuse. »

Le rappel de la petite vieille ramène un petit sourire sur les lèvres d'Ichigo.

- « Je savais bien que vous l'aviez fait fuir… »

- « Elle cherchait à vous accaparer, c'était inacceptable », contre le brun sur un ton qui souligne son côté possessif et qui met encore plus mal à l'aise Ichigo.

Ichigo ne sait désormais plus à quel saint se vouer. Jusque-là, il maitrisait cette conversation et puis vient cette déclaration qui le touche plus qu'il ne devrait. Résultat, il ne sait plus.

- « Ce ne sont que des mots, ça ne change rien à ce que vous avez fait. »

- « Bien sûr que si, et vous le savez pertinemment, Kurosaki-kun. Vous êtes bien trop troublé par mes propos pour ne pas les prendre en compte. Certes, je reconnais avoir mal agi. Que vous considériez ce pari comme une insulte, je le conçois. Mais il n'est plus question de pari maintenant que vous l'avez découvert. Et je suis toujours là, je ne partirai pas. »

- « Qu'est-ce… que vous voulez dire ? », balbutie Ichigo.

- « Que je renoncerai pas à vous, Kurosaki-kun. »

La détermination qu'Ichigo lit dans les orbes bruns, le fait déglutir. Il est flatté de continuer de susciter un tel intérêt chez cet homme si beau. Parce qu'il espère vraiment que l'autre n'est pas en train de se moquer de lui.

- « Savez-vous pour quelle raison nous en sommes arrivés à faire ce pari ? »

- « Parce que vous n'avez rien de mieux à faire de vos vie ? Parce vous n'avez aucune morale ? », ironise le rouquin.

- « Non. Je reconnais que nous ne sommes pas des symboles de vertu et que nous avons tendance à prendre, plutôt que demander. »

La franchise du brun le tétanise, car apparemment, Aizen lui joue carte sur table. S'octroyer de tel trait de caractère sans ciller ne peut être feint.

- « En vérité, je suis indirectement la raison de ce pari. Après des années d'une vie de célibataire, à voguer d'un amant à un autre, j'ai ressenti le besoin de m'attacher, de partager autre chose qu'un lit avec quelqu'un. La discussion a vite dérivé, ce qui arrive souvent avec Kisuke. Au passage, c'est mon meilleur ami et il est vraiment pervers, mais c'est aussi quelqu'un de bien. » La moue que fait Ichigo pousse le brun à insister. « Si, je vous assure. Quant au fameux quatrième larron, c'est Kensei Muguruma et c'est celui qui a émis le plus de doute, même s'il a suivi le mouvement. Son esprit de compétition sans doute, c'est un ancien sportif. »

- « Il ne serait pas kinésithérapeute ? »

- « Si, à deux rues d'ici. Un grand baraqué avec des cheveux argentés. Et ne vous inquiétez pas par rapport à lui. Il n'aurait rien tenté. Il est amoureux de Kisuke même si mon imbécile de meilleur ami ne s'en est pas rendu compte. »

- « Et vous si ? »

- « Je suis très observateur. »

- « J'avais remarqué », murmure Ichigo. « Ecoutez, je ne sais pas pourquoi vous me dites tout ça maintenant… »

- « Je vous l'ai dit, Kurosaki-kun. Je ne renoncerai pas à vous. Et s'il faut pour vous convaincre faire amende honorable, je le ferai. Pour vous séduire, je vais vous courtiser, Kurosaki-kun. Rien ne m'en empêchera. »

- « Mais pourquoi ? », répète Ichigo à voix basse. « Vous voulez tant gagner ? »

- « Oui et si vous faites allusion à ce pari, vous vous trompez. J'ai tellement plus à gagner en vous séduisant, en cherchant à vous connaitre. Je suis très sérieux, Kurosaki-kun, je ne recherche pas à vous baiser. »

L'emphase sur le mot fait chauffer le visage du rouquin, dont les joues jurent affreusement avec ses cheveux. Comment la confrontation a-t-elle pu diverger à ce point ?

- « Mes intentions sont tout à fait louables. J'aimerais vous revoir. Que diriez-vous de demain après-midi ? »

- « Vous ne trouvez pas que vous allez vite en besogne ! »

- « Je veux vous connaitre et si je vous étais indifférent, vous m'auriez jeté dehors depuis longtemps. Je me trompe ? »

Un grognement est tout ce qu'il obtient, Ichigo reconnaissant qu'il a parfaitement raison.

- « Un balade au parc de l'opéra…, se promener dans les allées d'ifs…, donner à manger aux canards… » continue à tenter Aizen avec un gentil sourire.

C'est en effet tentant d'avoir l'occasion de discuter avec cet homme. Ichigo finit par capituler en lâchant un grand soupir.

- « D'accord, mais vous me parlez de vous. »

- « C'est l'idée que je me fais d'une cour, Kurosaki-kun. Une connaissance mutuelle. Je vais vous laisser maintenant. Je n'ai que trop abuser de votre temps. Je vous laisse le déjeuner, je vous dois bien ça. A demain, quinze heures près de l'entrée aux lions ? »

- « Oui, à demain Aizen-san. »

Le brun se dirige vers la porte et se poste devant elle en tenant la poignée. Il se retourne vers Ichigo.

- « A propos, pourquoi avoir fait allusion à ma situation familiale au téléphone ? »

- « Oh ! Grimmjow m'a affirmé que vous aviez divorcé trois fois et que vous aviez cinq enfants. »

L'air catastrophé sur le visage d'Aizen réjouit au plus haut point Ichigo. Ainsi, cet homme peut perdre son stoïcisme à toute épreuve. Amusé, il décide d'enfoncer le clou.

- « Il a expliqué que la quarantaine passé, vous aviez décidé de vous tourner vers les hommes pour être sûr de ne plus avoir euh… d'enfants », finit le rouquin en pouffant de rire.

- « Je vais le tuer ! »

- « Je lui ai déjà éclaté la lèvre, si ça peut vous réconforter. »

- « Une très bonne chose, Kurosaki-kun. Mais croyez-moi, c'est loin d'être suffisant. Je vous vois demain après déjeuner. Prenez soin de vous, Kurosaki-kun. Et à propos, j'ai trente-cinq ans.»

Le brun sort du magasin après un dernier signe de la main. Ichigo se passe la sienne sur le visage, puis il se secoue la tête.

- « Bon, bah… ça s'est pas trop mal passé, finalement. Voyons ce qu'il m'a apporté. Les émotions, ça creuse », fait-il en commençant à déballer les plats préparés.


Urahara n'a rien perdu de la détermination qui l'accompagne depuis son réveil. Il n'a pas aussi perdu de sa verve pour essayer d'amadouer les secrétaires médicales un peu trop tatillonnes sur le fait de faire respecter les consignes de leur patron.

- « Puisque je vous répète que Muguruma Sensei ne peut pas prendre d'autres rendez-vous. Il termine dans un quart d'heure, tout au plus. »

- « Eh bien j'attendrais. Tenez, je m'assois ici », lui répond le blond avec un sourire enjôleur.

La jeune femme renonce. Ce type est un pot de colle et comme il est aussi un ami de son patron, autant laisser couler.

Après un quart d'heure à faire face à un Urahara qui ne se départit pas de son sourire, la porte du cabinet s'ouvre, laissant passer un homme d'une cinquantaine d'années, suivi par l'argenté. L'homme salue chaleureusement la secrétaire, fait un signe de tête en direction d'Urahara et s'en va dans les secondes qui suivent.

De son côté, Kensei a marqué un temps d'arrêt en voyant son amant. La secrétaire s'est empressée de défendre sa cause.

- « Sensei, il a insisté… »

- « Exactement », s'exclame joyeusement le blond en se levant et en pénétrant dans le cabinet sous le regard affolé de la secrétaire.

- « Laissez Wakana, je m'en occupe. Vous pouvez rentrer chez vous. »

Il pénètre à son tour dans son bureau où le blond l'attend installé dans son fauteuil, ce qui a le don de le faire enragé.

- « Tu peux enlever tes fesses de mon fauteuil ? »

- « Et tu les veux où mes fesses ? »

Même Kensei qui est loin d'être un enfant de cœur, a le bon ton de rougir face à la provocation.

- « Hors de mon fauteuil ! »

- « Ouh la la, je ne te savais pas aussi possessif, Kensei ! »

Le blond se lève. Au moment où il contourne l'argenté, il lui glisse à l'oreille : « Cela dit, ce n'est pas pour me déplaire, que tu sois si possessif… »

Il n'en fallait pas plus à Kensei pour se retourner vivement et plaquer contre le mur derrière eux, un Kisuke qui ne s'attendait pas une réaction virulente. Frotter son corps contre le sien rappelle à l'argenté tout ce qui s'est passé hier. Avant que l'autre n'ait l'opportunité de dire quoi que ce soit, il écrase sa bouche contre la sienne. Il enroule ses bras contre la taille du blond qui vient enrouler les siens autour du cou de Kensei. Le baiser en entraine un autre et puis encore un, jusqu'à ce que Kensei raffermisse sa prise et soulève son amant qui encercle sa taille de ses jambes.

Le kinésithérapeute emporte sa charge avec lui vers le divan sur le côté du bureau. Il sert habituellement au praticien pour faire une sieste après le déjeuner. Aujourd'hui son utilité sera toute autre. Il pose un genou sur l'assise en tissu gris et allonge son fardeau avant de s'appuyer sur lui. Les deux hommes ne perdent pas de temps à se dévêtir, s'aidant mutuellement sans cesser de connecter leurs bouches. Lorsqu'ils sont nus comme des vers, les mains s'activent de façon experte. Caresse après caresse, la tension dans leur corps monte inexorablement. Alors que Kensei prépare Kisuke, ce dernier branle le sexe épais, se concurrençant à celui qui arrachera le plus fort gémissement à l'autre.

Après plusieurs minutes à se prodiguer ces attouchements, Kensei se sent au bord de l'apoplexie et Kisuke en vient à le supplier de le prendre. Quand enfin l'argenté le pénètre, il pousse un cri rauque en même temps que Kisuke gémit son bonheur d'être possédé une deuxième fois par cet homme. Malgré l'envie irrépressible de prendre son pied, maintenant qu'il est à l'intérieur, Kensei veut soumettre le blond. Pas pour l'humilier. Non, juste pour le faire sien. Il débute des poussées lentes, tellement lentes que c'est une torture pour Kisuke. Le blond a beau avoir noué à nouveau ses jambes autour des hanches de Kensei pour forcer celui-ci à s'enfoncer plus profondément, la cadence reste la même.

- « Accélè… mpf… »

Les mots meurent dans la bouche de Kensei lorsqu'elle recouvre celle de Kisuke. Il ne veut pas entendre ce que le blond pourrait lui dire. La dernière fois, il a suffi d'une ou deux phrases pour le blesser. Il veut juste profiter de ce corps. Puisque c'est tout ce qu'il peut espérer pour le moment. Il avance puis recule, sentant les chairs frotter son sexe, son bas-ventre envahi par cette sensation bienfaisante. Il aimerait ne jamais quitter ses bras.

En-dessous de lui, Kisuke patiente en gémissant. Il a compris qu'il ne servait à rien de regimber. Même s'il suppliait l'autre, rien n'y ferait. Kensei veut le punir. De quoi, il ne le sait pas encore. Ah si, probablement de ce qu'il a dit hier et qui l'a fait fuir. De toute façon, là n'est pas la question. Il veut jouir, simplement jouir. Le reste peut bien attendre. Il se concentre sur le rythme de Kensei. Apparemment, les coups sont plus rapides et les frottements sur sa queue tendue à l'extrême sont tellement bons qu'il rejette la tête de gauche à droite. Il sent que c'est pour bientôt, et enserre de ses bras les épaules de son partenaire. Un coup de butoir plus profond et les deux se tendent dans une belle synchronisation.

Conscient d'écrasé son amant, Kensei glisse vers le fond du canapé, expulsant le blond qu'il rattrape de justesse pour le ramener contre lui. Après plusieurs minutes, les respirations redeviennent normales. Repus et alanguis, les deux hommes reposent les jambes emmêlées, Kisuke à moitié allongé sur Kensei qui le maintient avec possessivité. Bercé par le souffle de l'argenté, le blond pourrait s'endormir ainsi. Mais, à la base, il est venu pour mettre les choses au clair entre eux. Et ce qui vient de se passer ne fait que compliquer la donne. A moins qu'elle ne soit une réponse à ses interrogations.

- « Ecoute, on ne peut pas continuer en faisant comme si de rien n'était. En même pas vingt-quatre heures, par deux fois, on a… »

- « Ne dis pas baiser », murmure Kensei dans ses cheveux.

- « Ce n'était pas mon intention », répond le blond avant de se redresser et de poser son menton sur le torse de son amant. « Qu'est-ce qui se passe entre nous Kensei ? »

Il sent l'autre se tendre sous lui, même si ce dernier raffermit sa prise autour de sa taille. Comme s'il voulait l'empêcher de partir.

- « Je tiens énormément à notre amitié, et je t'avoue qu'avant-hier, je ne t'avais jamais envisagé comme un amant potentiel. Je reconnais aussi que ça s'est révélé la meilleure baise que je n'ai jamais eue et que depuis, je me pose tout un tas de questions.» Kensei lui lance un regard acéré, lui rappelant qu'il n'aime pas l'utilisation de ce mot. « Aujourd'hui, je voulais qu'on s'en explique, pensant que c'était juste… »

- « Juste quoi ? Un moment d'égarement, c'est ça que tu vas me dire ? »

- « Non. Parce que ce n'est pas ce que je ressens. »

- « Tu… tu ressens quoi alors ? »

- « Je pense qu'hier, toi et moi, on n'a pas baisé. On a fait l'amour, comme aujourd'hui. Et c'est bien ça le problème. »

Kisuke se sent repoussé du cocon où il se sentait si bien. Kensei vient de se relever et l'écarte avec douceur de lui. Il s'assoit sur le divan et s'appuie en soupirant sur le dossier. Il sait qu'il a probablement tout gâché entre eux, mais il ne regrette pas. Pour lui, avoir fait l'amour à cet homme n'est pas un problème.

- « Problème, hein ? »

- « Je me suis mal exprimé, excuse-moi. Je crois que tu me fais me poser des questions auxquelles je n'étais pas prêt à répondre, c'est en ça que je le vois comme un problème. Je ne regrette pas ce qui vient de se passer ou ce qui s'est passé hier. Je ne m'attendais pas à vivre ça, ce genre d'émotions. J'étais dans cette connerie de pari… »

- « C'est bien, tu reconnais enfin que c'était une connerie ! », le raille l'argenté lui arrachant un sourire.

Sourire qui s'efface lorsque Kensei le dévisage avec intensité. Il en est presque gêné d'être nu face à lui, qui est tout aussi nu. Il y a des sentiments dans les yeux de son compagnon, et ça le chavire de pouvoir inspirer ça à son ami. D'ailleurs, ce n'est plus son ami. Non, il est plus que ça désormais.

Doucement, il pose sa main contre sa joue, sans le quitter des yeux. L'autre se penche lentement, tellement lentement que son cœur se met à cogner fort dans sa poitrine, à lui faire mal. Mais, ce n'est pas une douleur négative. Non, c'est autre chose. Peut-être que c'est ça que l'on appelle l'amour. Il se sent aimé lorsque les lèvres de Kensei viennent cajoler les siennes. Ça le transporte comme jamais il ne l'a été. Il enroule ses bras autour du cou et il se sent soulevé. Il atterrit à califourchon, sur les genoux de l'argenté qui rapproche leurs deux corps, réveillant leur membres au repos. Le toucher les électrise et Kisuke se sent prêt à remettre ça, alors même qu'il n'a pas atteint l'objectif qu'il s'était fixé avant de venir ici.

- « Kisuke, attend… », fait Kensei en le repoussant gentiment. « Je ne veux pas que ce ne soit que du sexe entre nous… je veux plus… alors si tu n'es pas prêt à me le donner, il vaut mieux… »

- « J'avais compris », le coupe le blond. « Je suis un peu dur à la longue mais j'ai compris. Je ne sais pas où ça va nous mener, mais j'aime cette nouvelle facette de notre relation. Et j'ai… j'ai envie d'essayer. Vraiment. Veux-tu être mon petit ami, Kensei Muguruma ? »

L'argenté l'enlace avec force et avec un grand sourire lui répond : « Considère officiellement que nous sortons ensemble », avant de l'embrasser passionnément.


Réponses aux reviews anonymes :

shinigami95 : comment ça je me suis acharnée sur le pauvre Kensei ! Franchement, tu trouves qu'il est à plaindre notre grand costaud ? M'est avis qu'il est ravi de la tournure des évènements. Kisuke a beau être un peu frapadingue, il est ce qui peut arriver de mieux dans la vie bien rangée de l'argenté.

Talis : le but était de surprendre avec ce couple atypique et visiblement, la mission est remplie. En plus, j'aime la différence de caractères entre les deux hommes. Le grain de folie de Kisuke et la droiture de Kensei. Et puis, tous les deux sont au diapason dans un lit (ou tout autre surface plane!)

heather30 : mais non, il ne va pas en baver ! Tu verras dans les prochains chapitres que c'est un couple plutôt attachant. Et sur la même longueur d'onde quand il s'agit de cul, tu peux me croire. Yumichika est un personnage clé. Dans la manga, il a un côté narcissique et trop focalisé sur son monde : la beauté et la onzième. Je le voulais plus compréhensif de ce qui l'entoure, tout en gardant son caractère. pareil pour Zaraki, il interviendra encore et même s'il est toujours une grosse brute, il est aussi plus que ça.

Kyoko77 : fan des gros psychopathes ? Bah tu dois apprécier Aizen, parce que lui il ne fait pas semblant côté psychoses. Il est vrai qu'il n'a pas le côté cash de ceux que tu as cités et que tu ne peux pas le pervertir plus qu'il ne l'est ! Ravie que tu valides le gentil petit couple. C'est le premier et d'autres vont suivre...

Trolocat : non, Kisuke n'est pas con, il est juste trop sûr de lui et très perverti, ce qui est pas mal pour un seul homme. J'ai bien noté que tu n'es pas fan d'Aizen, alors je pense que si tu lis cette réponse, tu dois être déçue par le chapitre ci-dessus. Mais Grimmjow a de la ressource alors tu as raison de l'encourager.

anonymedu76 : merci pour le compliment. Une histoire sans un fond (en l'occurrence un scénario) se sent rapidement. personnellement, j'élabore toujours à l'avance un plan, ce qui fait que je connais les grandes lignes et la fin. Pour le reste, l'écriture apporte parfois de surprises.

Yumeplume : ouh la la, faut pas le frapper le Kisuke. Tu as lu, il a fait des efforts quand même ! Et Kensei ne s'en plaint pas !