A Desperate Arrangement
Auteur : mikkimouse
Traduction : phoenix8351
Correction : IantoIsAlive
Correction : NathDW
Désolé pour le retard de publication…
Rars :
Paty27 : Merci ^^ voici la suite ^^
Fanny Merci ^^ Oui la dernière phrase est une preuve que Derek s'autorise enfin à espérer ^^
Akane : Merci ^^ Il va falloir attendre un peu pour en avoir plus entre ces deux-là ^^
**XX**
Chapitre 11 – Les fées.
Le matin suivant, Stiles eut l'impression de descendre les escaliers en flottant sur un petit nuage. Il s'était réveillé seul, mais il lui était difficile de se sentir spolié alors que la nuit dernière avait été si merveilleuse. De plus, Derek était probablement parti s'entraîner, ou voir Boyd, ou quelque chose de la sorte. Peut-être préférait-il se lever de bon matin ?
Cela ne présageait rien de bon pour leur mariage, vu que ce n'était pas le cas de Stiles.
La salle commune de l'auberge était très animée quand Stiles y entra, la moitié de leur convoi mangeait, pendant que l'autre entrait et sortait en un flux constant chargé de coffres et de bagages. Il trouva Scott à une table près du foyer crépitant, qui chassait la fraîcheur de cette matinée printanière.
Stiles se laissa tomber sur la chaise située à côté de son frère, et Scott fit glisser une assiette de pain, de fromage et de bacon devant lui.
Cette odeur était paradisiaque. Stiles gémit. « Je vous aime. Voulez-vous m'épouser ? »
Scott ne leva même pas les yeux de son assiette. « Vous êtes déjà marié, je suis fiancé, et de toute façon, nous sommes frères. »
Stiles enfourna un morceau de bacon dans sa bouche. « Vous êtes mon frère préféré. »
« Je suis votre seul frère, » dit Scott. « Et ma seule requête en échange du fait de vous avoir gardé de la nourriture, est que vous ne me disiez absolument rien au sujet de cette marque qui orne votre cou. »
Stiles sourit. « Je ne suis plus vierge. »*
Scott prit un morceau de bacon dans l'assiette de Stiles. « J'avais compris. Un mot de plus et je reprends l'assiette entière. »
« Un mot de plus, à quel sujet ? »
Stiles leva le regard pour voir son père debout à côté d'eux, et il faillit s'étouffer. Embêter son frère en partageant ses exploits au lit était une chose, en parler à son père était d'une toute autre catégorie. « Rien. Rien du tout. »
« Hm-hm. » Le regard sceptique de son père passa de lui à Scott. « Bien, je vous suggérerais de dire à 'rien' de se raser, car on dirait que votre nuque a été frottée au papier de verre. »
Une chaleur remonta le long de ses joues, et Stiles enfouit son visage dans ses mains. A côté de lui, Scott, le traître, rigola.
« De toute façon, » Père s'assit sur le banc, « Je voulais voir certaines choses avec vous deux avant notre départ. »
Stiles reconnut le ton de sa voix. Il leva les yeux, oubliant momentanément son embarras. « Quel genre de choses ? »
Père sortit une carte et l'étala sur la table. « Etant donné la route, et la vitesse à laquelle nous voyageons, nous devrions pouvoir atteindre le palais des Argent demain dans l'après-midi. Cependant, cela signifie que nous allons passer la pleine lune à l'extérieur. »
Stiles examina la carte et l'étendue sauvage qui les séparait du palais Argent. Non seulement ils seraient à l'extérieur, mais en plus, ils seraient aussi loin que possible de toute aide disponible.
« Le Prince Derek vous a-t-il parlé de ce à quoi nous devions nous attendre ? » demanda Père.
Stiles hocha la tête. « J'ai encore sa liste dans mon sac, si vous voulez la lire. Mais du moment que nous restons dans ces environs, » il pointa une clairière sur la carte, « cela devrait nous éloigner des créatures les plus territoriales. On dirait que nous serons assez au nord pour éviter de rencontrer des fées. »
Scott frémit. « C'est bon à savoir. »
« Nous devrions tout de même rester sur nos gardes à ce sujet, » dit Père. « Vous savez qu'elles ont tendance à voyager. »
« Même si les fées sont embêtantes, et je me réjouis d'avance à l'idée de les faire brûler, un bon hurlement de Lydia devrait les maintenir à distance, » dit Stiles.
Père fronça les sourcils en regardant la carte. « Exact, mais s'il y a des loups-garous dans le coin, ils risquent d'être attirés plutôt que repoussés. »
« Est-il si probable que nous croisions des loups-garous sauvages ? » demanda Scott.
« C'est peu probable, mais c'est possible, surtout vu l'endroit où nous serons. » Stiles réalisa qu'il venait de répéter presque mot pour mot ce qu'avait écrit Derek dans sa liste, et son cœur tambourina un peu en y pensant. « Donc je mettrai la poudre en place dès que nous serons installés pour la nuit. »
Père hocha la tête. « Bien. Le Prince Derek m'a dit que Boyd et lui surveilleraient le périmètre extérieur pendant la nuit, pour nous aider sur ce terrain. »
Stiles cligna des yeux en entendant cette nouvelle. « Attendez, quoi ? Il a fait ça ? Quand ? »
« Le premier jour de notre voyage. » Père haussa un sourcil. « Cela représentera-t-il un problème ? »
Cela représentera-t-il un problème ? L'avertissement de Lydia lui revint avec une précision saisissante, et Stiles en tomba presque de son siège. « Quand j'aurai mis en place la barrière, il ne pourra plus revenir dans le camp. » Il bougea sa main en direction de la porte. « Ils seront coincés en dehors pendant toute la nuit ! »
« Je le sais. Tout comme son Altesse. » Le regard de Père était devenu celui qu'il prenait quand il devait expliquer patiemment quelque chose. « C'est un soldat, Stiles, sans parler du fait qu'il est tout aussi dangereux que tout ce qui pourrait traîner dehors. Ça ira pour lui. »
Logiquement, il le savait. Père avait raison. Mais à l'idée que Derek soit piégé hors du camp toute la nuit, un froid envahit Stiles malgré le feu qui brûlait à moins de trois mètres de lui. « Mais, et si ça n'allait pas ? Et s'ils ont besoin d'aide ? Et si… »
« Ils resteront assez près du camp pour que les gardes puissent les aider si nécessaire, » dit Père.
« Et ne pourriez-vous pas briser le cercle et le sceller à nouveau ? » dit Scott.
Stiles ouvrit la bouche puis la referma. Il pourrait, oui, mais la différence entre la magie nécessaire pour former un cercle à partir de rien, et celle pour re-sceller un cercle brisé, était assez conséquente. Mais l'expliquer à Scott et à son Père serait d'une inutilité prouvée.
L'intérêt était qu'il pourrait le faire. Si c'était nécessaire.
Il espérait vraiment qu'il n'aurait pas à le faire.
« Stiles ? » le rappela Scott.
« Oui, » répondit Stiles. « Oui, je pourrais. Même si je préférerais vraiment ne pas avoir à le faire. »
Il aurait préféré ne pas dormir seul cette nuit. Il aurait vraiment préféré ne pas passer les heures séparant le crépuscule de l'aube inquiet à l'idée de se retrouver veuf au matin. Mais apparemment, aujourd'hui, il allait devoir faire beaucoup de choses qu'il aurait préféré éviter.
« Bien, si Dieu le veut, nous n'aurons pas besoin de ces plans de secours. » Père se leva et s'inclina poliment devant Scott. « Votre Majesté. Stiles. Nous partons dans trois heures. »
**XX**
Pour la première fois du voyage, Derek amena son cheval vers l'avant de la caravane pour pouvoir chevaucher aux côtés de Stiles.
Il n'avait pas eu envie de sortir du lit ce matin, pas avec Stiles endormi et blotti contre lui, et dont le parfum de paix, de satisfaction et de sexe avait recouvert sa propre odeur de forêt froide. Cela lui avait demandé un effort surhumain pour se lever afin de s'entraîner et de vérifier si Boyd allait bien. Derek avait le sentiment que Boyd cherchait n'importe quelle information concernant la disparition d'Erica, mais il savait bien qu'il ne devait pas poser trop de questions sur le sujet.
Maintenant, Derek espérait juste que la fragile alliance qu'il avait formée avec Stiles perdurerait à la lumière brute du soleil.
Il offrit à Stiles une tentative de sourire dès qu'il fut assez proche, et Stiles fit une boucle pour se rapprocher de lui. « Avez-vous vraiment dit à Père que vous passeriez la nuit prochaine en dehors du camp ? »
Derek cligna des yeux en entendant la véhémence de la question. « Oui ? »
Stiles grogna et observa ses mains, qui faisaient des nœuds avec les rênes. « Cette nuit. Pendant une pleine lune. Dans la nature sauvage. Etes-vous complètement fou ? »
Derek essaya de comprendre d'où venait l'opposition de Stiles à son idée, mais il n'y arrivait pas. « J'ai passé de nombreuses pleines lunes dans la nature sauvage. Et ne pensez-vous pas que tout le monde dans le campement sera plus rassuré en sachant qu'il n'y a pas de loups-garous coincés à l'intérieur du cercle avec eux ? »
Stiles fit de grands gestes avec ses bras en direction de Derek. « Ce n'est pas le point essentiel ! Le point essentiel, c'est que vous serez coincés en dehors du camp pendant près de douze heures, partageant les bois avec Dieu seul sait quelles créatures. »
« Je vous en ai donné la liste, » lui rappela Derek.
Stiles lui jeta un regard blasé. « Oui. J'en suis conscient. Je l'ai mémorisée et c'est une des raisons qui me poussent à m'inquiéter. » Une embêtante rougeur recouvrit ses joues, et il tourna son regard maussade vers l'avant.
Inquiet. Derek l'observa. « Vous êtes inquiet. »
« Oui. »
« A mon sujet. »
« Oui, espèce de balourd. J'ai beaucoup d'affection pour vous, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué. »
Il n'y avait aucun mensonge. La confession énervée fit chaud au cœur de Derek, presque autant que les petits mots.
« Il n'y a rien dehors, que je ne puisse gérer, » dit Derek, d'une voix tendre. « Je suis un soldat. C'est ce que je fais. »
« Je sais. Je sais. » Dit Stiles en ayant l'air frustré. « Mais… J'aurais juste souhaité que vous restiez au camp afin que je puisse m'assurer de votre sécurité. »
« Et vous, resterez-vous au camp, en sécurité ? » demanda Derek. « Ou allez-vous patrouiller le long du cercle pour défendre le camp à l'aide de la magie ? »
Stiles ouvrit la bouche pour argumenter, puis la referma avant de jeter un regard rebelle dans une autre direction. « C'est mon devoir. »
« Tout comme c'est le mien de protéger le camp de l'autre côté, » dit Derek.
Stiles enroula ses rênes avec une main, tandis que l'autre attrapa le poignet de Derek.
« Promettez-moi que vous serez en sécurité, d'accord ? Promettez-moi que vous ne ferez rien d'inconsidéré. »
Derek regarda son poignet, puis la supplique présente dans les yeux de Stiles. « Je le promets, » dit-il, puis il amena son poignet à ses lèvres pour pouvoir déposer un baiser sur les phalanges de Stiles. « Rien d'inconsidéré. »
Derek savoura la légère accélération du rythme cardiaque de Stiles, et la façon dont ses yeux d'ambre s'adoucirent. Il voulait rester comme ça jusqu'à la fin de la journée, peut-être en profiter pour flirter un peu plus, et avoir la chance de vraiment pouvoir parler avec Stiles.
Bien sûr, c'est à ce moment qu'il entendit le bourdonnement.
Il lâcha Stiles et tourna son regard vers l'est, observant l'orée de la forêt pour en déterminer la cause.
« Derek ? » demanda Stiles. « Que se passe-t-il ? Avez-vous entendu quelque chose ? »
« Un grand nombre de choses. » Derek continua sa recherche, mais il ne voyait rien. « Et elles se dirigent vers nous, très rapidement. »
Le bruit devint plus fort, et Derek vit le moment où Stiles se mit à l'entendre aussi. « Oh, par l'enfer. Des fées. »
Une ligne sombre sortit des arbres, comme une nuée de corbeaux. Mais ce n'était pas des oiseaux. C'était plus petit, plus rapide, et beaucoup plus vicieux.
Derek jura et dégaina son épée, alors que Stiles amena ses doigts à sa bouche pour émettre un sifflement à percer les tympans, un long suivi de deux courts.
Une demi-seconde plus tard, Derek entendit un sifflement en réponse venant de l'avant et de l'arrière du cortège, accompagnés des bruits des soldats qui s'armaient. Et c'était juste à temps, car aussitôt les fées arrivèrent sur eux.
Derek mit aussitôt pied à terre, et balança son épée, coupant en deux, deux fées qui se dirigeaient droit sur Stiles et lui. Un jet de flammes forma un arc près de sa tête, si près que Derek aurait pu jurer qu'il en avait senti le souffle chaud passer près de ses oreilles. Trois fées furent ainsi brûlées.
Il se retourna et vit Stiles avec un bras tendu et nimbé de feu.
« Je croyais que vous ne faisiez que de la petite magie ! » Cria Derek par-dessus le bourdonnement.
Stiles enflamma une autre paire de fée se dirigeant vers le cheval. « J'ai dit principalement de la petite magie. »
Bien, c'était un avantage inattendu. Derek recommença à tailler les fées qui les attaquaient.
Ce n'était pas que les fées étaient difficiles à tuer. Elles ne l'étaient pas. Leurs corps et leurs membres étaient chétifs et très fragiles, elles ne guérissaient pas, et étaient assez petites (de la taille de la main d'un homme) pour qu'un bon coup suffise à les supprimer.
Le problème était qu'elles étaient sacrément nombreuses. Elles étaient farouchement territoriales, attaquant tout et tous ceux qui s'approchaient trop près de leurs terres. Leurs dents et griffes pouvaient déchiqueter un cheval en moins d'une heure. Et quand une attaquait, elles le faisaient toutes, et il n'y avait aucun moyen de savoir si leur nuée se comptait en centaines ou en milliers.
Parce qu'elles continuaient d'arriver encore et encore.
Derek songea amèrement qu'il aurait voulu avoir une lance ou un bâton, mais les deux étaient dans son sac avec les autres armes. Il savait y faire avec une épée, mais les armes plus longues représentaient sa plus grande force.
Une des fées réussit à l'atteindre et plongea ses dents dans son cou. Derek gronda, l'attrapa et la projeta aussi loin et fort qu'il le pouvait. Mais il avait perdu son rythme, ce qui signifiait que les fées avaient remarqué la baisse de sa garde et qu'elles en profitaient. Les morsures et les écorchures guérissaient aussi vite qu'elles étaient faites, mais c'était quand même douloureux.
Avec plus de force que de finesse, il balança son épée d'une main tandis que l'autre balayait les fées qui se jetaient sur lui. Le bourdonnement de leurs ailes le rendait fou, et en plus des bruits de combat et des animaux terrifiés, Derek sentit ses crocs s'allonger. Il fit de son mieux pour lutter contre la transformation. Il n'avait pas besoin d'être un loup pour l'instant.
Un autre jet de flamme perça un trou dans le nuage noir que formait les fées, mais d'autres prirent la place de celles qui étaient tombées. « Derek, retenez votre souffle ! » cria Stiles.
Derek couvrit sa bouche, son nez, et baissa la tête, juste au moment où Stiles lança une petite bourse en l'air. Elle explosa et une fine poudre blanche les recouvrit. Les fées hurlèrent, bourdonnèrent puis tombèrent mortes sur le sol. La poudre brûla Derek là où elle touchait sa peau, alors il se secoua.
Gui. D'une certaine façon, il n'était pas vraiment surpris que Stiles garde du gui sur lui. Derek recula d'un bond et frotta ses cheveux pour enlever la poudre de son crâne. Stiles lança une autre bourse, laissant un autre cercle d'environ trois mètres de fées mortes. Autour d'eux, Derek vit d'autres bourses de gui lancées dans l'essaim, mais même si c'était efficace, ça ne l'était pas assez.
« Stiles, si nous ne les arrêtons pas bientôt, nous allons perdre les animaux ! » hurla Derek par-dessus le bruit de l'essaim. Et je vais finir par devenir sourd.
« Je sais ! » Stiles jura et lança une autre bourse. « Pouvez-vous les retenir un peu plus longtemps ? »
« Oui ! »
« Bien ! Je reviens tout de suite ! »
Stiles talonna son cheval et partit au galop, laissant Derek avec quelques centaines de fées furieuses qui se dirigeaient droit sur lui.
Il inspira profondément et poussa un long hurlement, assez fort pour surprendre les fées les plus proches et lui donner une chance d'en mettre quelques-unes à terre. En petit nombre, les fées avaient tendance à éviter les loups-garous. Avec un essaim aussi large, il doutait de pouvoir obtenir plus d'effet qu'à l'instant.
Boyd apparut à côté de lui et avec un bâton, il se fraya un chemin à travers les fées. « Comment vous en sortez-vous, Monsieur ? »
Derek traça un autre arc dans les airs, et une part de lui grimaça en pensant à toutes les taches de sang et de chairs de fées qui ornaient désormais ses habits. « Oh, merveilleusement. Et vous ? »
« C'est un peu délicat à l'arrière, mais rien que nous ne puissions gérer. » Il fit une brève pause. « Leur nombre n'a pas du tout l'air de diminuer, Monsieur. »
Derek grimaça. « Croyez-moi, nous le savons. »
Puis le cri le plus perçant qu'il n'ait jamais entendu déchira l'air.
Derek lâcha son épée et couvrit ses oreilles, mais le son semblait passer au travers, surpassant le bourdonnement des fées jusqu'à ce qu'il ne perçoive plus rien à part ce cri. Il le fit s'effondrer par terre. Boyd s'affala à côté de lui, les mains collées contre les oreilles, les yeux d'un jaune brillant, et les crocs sortis pour grogner.
Un autre hurlement voulait sortir de sa gorge, mais Derek ferma les lèvres pour le retenir.
Juste quand il pensait ne pas pouvoir tenir une seconde supplémentaire sans s'arracher les oreilles, le hurlement cessa et disparut pour laisser la place à rien du tout.
Et il n'y avait plus rien, réalisa-t-il. Tous les bruits avaient disparu, sauf le sifflement dans ses oreilles.
Les fées avaient disparu.
Derek roula sur le dos, et fixa le ciel vide. Le visage de Stiles apparut au-dessus de lui, les sourcils froncés dans une expression inquiète. Ses lèvres bougeaient mais Derek n'entendait rien.
Il secoua la tête. « Je n'entends rien. »
Derek savait qu'il l'avait dit, parce qu'il avait ressenti les vibrations de sa gorge, mais ce fut le seul signe qu'il eut d'avoir parlé.
Stiles le tira pour qu'il soit en position assise, et mit ses mains sur les oreilles de Derek pour les masser. Derek dut rire, ce n'était pas comme si ça allait arranger quoi que ce soit.
Il appuya ses mains sur celles de Stiles, aplatissant les paumes contre ses oreilles, et ferma les yeux. Bientôt, il put entendre un autre bruit que le sifflement, c'était le doux flot de sang parcourant les veines de Stiles, se déplaçant au rythme régulier de son pouls. Ses oreilles meurtries guérirent, et bientôt il n'entendit plus que le son du sang.
C'était étonnamment rassurant.
Après un moment, plus long que ce dont il avait vraiment besoin, Derek relâcha les mains de Stiles, et les bruits du monde redevinrent normaux.
« Allez-vous bien ? » demanda Stiles.
Derek hocha la tête. « Mieux. Qu'est-ce que c'était que ça ? »
Stiles prit un air sombre. « Lydia. »
Oh. Donc c'était à ça que ressemblait un cri de banshee. Derek essaya d'imaginer ce hurlement surnaturel provenant de Lady Lydia, mais il n'y arriva pas. « Bien, cela nous a débarrassé des fées. »
« Oui, mais un cri de banshee n'est efficace que pour disperser certaines créatures. » Stiles s'assit et essuya le sang et la crasse présente sur son visage. « Cela va être une nuit difficile. »
Comme pour ponctuer cette déclaration, un faible hurlement résonna au loin, suivit d'autres en chœur. Derek se figea, et Boyd grogna doucement. Derek leva une main pour le faire taire.
En tout, Derek compta sept hurlements distincts. Pas terriblement proches, mais ils le seraient d'ici la tombée de la nuit, ou même plus tôt si la caravane ne reprenait pas sa route rapidement.
Stiles expira lentement. « Pitié, dites-moi que c'était de simples loups. »
Derek aurait voulu pouvoir lui dire cela. A la place, il dit, « j'espère que vous avez apporté plus de gui. »
Fin du chapitre 11
**XX**
NDT *- Evidemment, en lisant ça, vous vous dites, QUOI ! Mais j'ai loupé un épisode ! Et vous retournez à la fin du chapitre précédent en vous disant qu'il manque un bout de chapitre….
Eh bien non, vous n'avez rien loupé, quand Stiles dit qu'il n'est plus vierge, il ne parle pas de pénétration, mais plus du fait d'avoir joui à l'aide de quelqu'un d'autre que sa main ^^
Il faudra encore attendre pour le lemon ^^
Publié le 16 11 2015
