Disclaimer : Les personnages de Bleach ne sont pas à moi, ils sont à Tite Kubo.
Couple : Grimmjow Jaggerjack & Ichigo Kurosaki, Uryuu Ishida & Ichigo Kurosaki, Ulquiorra Shiffer & Ichigo Kurosaki.
Note : Cette histoire est totalement inventée. A ne pas prendre au sérieux.
Chapitre 10 : Les problèmes
On continue à passer la soirée à rigoler de cette manière tout en jouant à Assassin's Creed et en se gavant de crêpes.
Le lendemain quand on gagne le travail, je monte directement à l'étage du PDG. Je salue Matsumoto qui m'arrête de sa voix trop aiguë. Je la vois se lever et s'avancer vers moi en réajustant sa jupe verte sur ses cuisses avant de venir me planter une bise à la salutation européenne sur la joue.
Pour se justifier elle me fait un clin d'œil suivit d'un "on se connaît assez maintenant, tu m'as fait des pancakes". Comme si cette simple action pouvait justifier une soudaine familiarité. Puis elle retourne à son bureau comme si de rien était en chantonnant gaiement. Je la fixe du regard une courte seconde avant de pousser un soupire amusé mais silencieux puis j'entre dans le salon. Les caisses de boissons m'attendent près du bar et je me mets directement au travail et réapprovisionne les petits frigos vitrés.
Aujourd'hui c'est un homme a qui je ne parle pas vraiment qui m'apporte le tas de lettre avant de me demander une bouteille d'eau. Je la lui donne avec un sourire commercial et l'observe partir pour rejoindre son étage et son supérieur. A force je les connais tous plus où moins même si je ne parle pas tous. Je finis de ranger les bouteilles de sodas ou d'alcool avant de me pencher sur la pile de courrier. Elle est particulièrement imposante pour ce mercredi.
J'entreprends alors de trier les enveloppes mais quand je tombe sur la première lettre au nom du PDG je m'immobilise en regardant les caractères imprimés comme si ces derniers allaient se mettre à me parler. Je me perds dans mes pensées.
Les questions de la veille reviennent comme un boomerang et je fronce les sourcils sans savoir par laquelle commencer. Ou même si je souhaite véritablement trouver les réponses. Pourtant l'une d'elle s'impose à mon esprit comme la pluie s'impose à la terre de l'autre coté de la vitre en ce triste milieu de semaine.
Grimmjow Jaggerjack m'attire, incontestablement.
Mais pourquoi, je ne saurai le dire exactement. Il est grossier, arrogant, hautain, imbu de lui même, sans gêne et trop extraverti, franc et direct, calculateur, intelligent, affirmé, charismatique et vraiment bien fait.
Je fronce encore plus durement les sourcils.
Minute. Depuis quand je suis passé de l'énumération de ses défauts à celles de ses qualités ?
Je secoue la tête de dépit. Mes pensées ne font que confirmer mon attirance pour lui. Sans attendre d'avantage - après tout ça ne sert à rien de tergiverser plus là dessus - je me dirige vers son bureau où je toque. J'entre quelques secondes plus tard sans avoir eu de réponse. La pièce est vide. Aucun signe du bleuté.
Je pose les lettres sur son bureau avant de faire demi tour puis de prendre le reste. Je me dirige ensuite vers l'ascenseur en établissant un trajet entre les étages dans ma tête.
Quand je passe devant l'accueil je dépose l'unique lettre à son attention sur le bureau de Matsumoto avec qui je discute quelques petites minutes. Elle me raconte combien elle a bien dormi cette nuit avant de m'expliquer comment elle se sentait ce matin quand elle a croisé ce "canon". Puis elle m'assure que malgré tout c'est moi qu'elle aimerait avoir dans son lit en tout premier. Que je "passe avant tout".
Je me détourne en rigolant et m'engouffre rapidement dans la boite en métal. Puis je m'adosse au fond de la cabine en faisant un signe de la main à la jeune femme alors que les portes se referment.
Quelques minutes plus tard je descends à l'étage de Zaraki avec l'envie de m'enfuir. Fort heureusement je tombe sur la petite Yachiru qui s'amuse à faire du roller dans l'étage en tournant principalement autour du bureau de l'accueil qui est cela dit en passant complètement vide. Elle est encore plus petite que Lilinette, mais ici plus rien ne m'étonne. Je la regarde rigoler quelques secondes avant de me baisser à sa hauteur et lui faire signe d'approcher. Elle vient se placer devant moi et je lui tends le tas d'enveloppes.
"- Je peux te confier une mission ?"
La petite hoche la tête en m'observant avec des yeux curieux avant de regarder ce que je lui tends.
"- Il faut donner tout ça à Zaraki. Mais j'ai beaucoup de travaille. Tu peux faire ça pour moi ?"
Avec un grand sourire, l'enfant s'empare des papiers et hoche la tête dans un "oui" joyeux. Puis elle fronce les sourcils en me fixant d'un air soudain mortellement sérieux.
"- J'aurai des bonbons en échange ?"
Je reste surprit une seconde avant de hocher la tête en rigolant. Puis je la regarde filer avant de retourner dans l'ascenseur. Une bonne galère d'évitée.
Je passe ensuite par neuf autres étages, comprenant celui de Stark dans le lot avant de terminer par celui de Hisagi. Quand j'y parviens je suis accueillit avec un grand sourire par Renji qui discute avec l'homme de l'accueil. Il interrompt immédiatement sa conversation et s'approche de moi pour venir passer son bras autour de mon cou et s'appuyer contre mon épaule.
"- Alors petite fraise, tu as bien dormi ? Tu as pensée à moi j'espère.
- Non, sinon j'aurai sûrement fait un cauchemars, réponds-je en souriant."
Son attitude m'amuse mais son rentre dedans est cruellement immature. Je sais qu'il n'est pas méchant et il est plutôt agréable à l'oeil mais je préfère un peu plus de subtilité alors je m'amuse à le taquiner en le rembarrant.
Je rigole franchement quand je le vois s'offusquer en ouvrant et fermant la bouche sans savoir comment réagir. L'homme derrière le petit bureau d'accueil est en train de rire lui aussi. Renji se vexe un peu plus et se met à bougonner en s'éloignant pour entrer dans le salon de son étage.
Je le suis en jouant doucement avec les dernières enveloppes que je n'ai pas encore données. J'y retrouve Hisagi à qui je fais un sourire. Il est en train de discuter avec une partie de son équipe qui semble être déjà revenue. Il me fait signe de venir m'asseoir près d'eux et me sert un verre de coca. Je ne me fais pas prier et m'installe en lui tendant le paquet de lettres.
Il les prend du bout des doigts en affichant une grimace avant de les poser près de lui. Nous sommes ensuite rejoint par Renji qui semble s'être remit de ma moquerie. Nous restons là à discuter tous ensemble jusqu'au moment où Hisagi reçoit un coup de fil.
Je l'observe du coin de l'œil en continuant de parler avec Renji qui m'explique combien il a économisé grâce aux soldes même en achetant de la marque. Quand le brun termine son appel il a un air soucieux sur le visage. Il ouvre rapidement chacun de ses lettre avant de bloquer sur l'une d'elle en particulier.
Nous le voyons alors disparaître en coup de vent dans son bureau avant de revenir sa veste sur le dos. Il me fait signe de le suivre.
"- Renji je compte sur toi.
- Okey."
Après cet échange trop pauvre en explications, nous quittons l'étage pour nous engouffrer dans l'ascenseur. Les portes à peine fermées, je vois Hisagi appuyer sur le bouton du dernier étage. Il semble tellement plongé dans ses pensées qu'il me fait sursauter quand il prend la parole.
"- Le patron veut me voir. J'ai pas l'impression que ce soit pour quelque chose de bien. Il avait l'air furax."
Je grimace en baissant les yeux sur le sol noir de l'ascenseur.
"- On verra bien, souffle-je du bout des lèvres sans savoir quoi répondre d'autre.
- Ouais."
Les portes finissent par se rouvrir et nous pénétrons dans l'étage. Matsumoto à l'accueil semble soudainement dépassée par les événements. Elle a les sourcils froncés et est tellement occupée qu'elle ne relève même pas la tête vers nous. Nous passons près d'elle et avançons jusqu'au salon sans la déranger. La pièce en question dans laquelle nous pénétrons est remplit des divers chef et bras droit de toutes les équipes ainsi que de Jaggerjack debout au milieu de la pièce.
Ce dernier tourne en rond alors que les chefs d'équipes présents affichent des mines soucieuses ou énervées et que les bras droits font profils bas. Hisagi près de moi tend une feuille au bleuté. Feuille que ce dernier s'empresse de récupérer et de lire. Je m'efface et me glisse derrière le bar où je lave les quelques verres utilisés que j'y découvre.
J'ai tout à coup l'impression d'assister à un conseil de guerre. L'atmosphère a radicalement changée et l'air en est presque suffoquant tant il est chargé d'animosité.
Quelques minutes plus tard, alors que je suis en train d'essuyer un énième verre, j'entends le PDG prendre la parole.
"- Ok. Bon les choses sont simples. On fait comme d'hab. On laisse rien passer. Vous vous divisez en groupe et prenez chacun l'quartier qui vous a été attribué. Aller au boulot. Hisagi tu m'envoies Renji s'teu plait."
Sur ces derniers mots le bleuté retourne dans son bureau, son air colérique toujours sur le visage. Hisagi tourne son regard vers moi avec un air interrogateur. Je hausse les épaules alors qu'il s'approche. Il fait le tour du bar pour venir tout près afin de parler plus bas. Il semble vouloir garder la conversation secrète pour les dernières personnes encore présentes dans la salle.
"- Comme je le pensais : les problèmes."
Je ricane discrètement alors qu'il me fait un pâle sourire en coin qui dévoile un brun d'amusement et de tendresse. Sa main vient se poser sur mon avant bras avec une douceur aérienne et que je me retrouve tout à coup happé par ses pupilles. Le sérieux qui tapisse maintenant son regard me fait immédiatement me concentrer. Je prends un air soucieux en fronçant légèrement les sourcils sans même m'en rendre compte.
"- Je ne pense pas que cette histoire se réglera facilement. Je ne sais absolument pas quand je pourrais rentrer alors que je n'ai qu'une envie : terminer ce jeu et ces crêpes avec toi, me souffle-t-il pour me détendre. Son air joueur est revenue dans ses pupilles à ces derniers mots. Tu m'attendras hein ?
- Pour le jeu oui, pour les crêpes, il t'en restera peut être si tu reviens assez vite, ris-je à mon tour afin de l'amuser lui aussi.
- Ok on va faire ça alors. A plus tard Ichi."
Sans me laisser le temps d'agir ou de parler il se penche vers moi et dépose ses lèvres sur ma joue. Un baiser remplit de douceur et de tendresse qui me laisse figé par la surprise, la bouché légèrement ouverte et les yeux écarquillés.
Quand il s'éloigne, je le regarde faire sans même avoir la possibilité de croisé son regard. Il finit néanmoins par quitter mon champ de vision alors que je suis incapable de bouger la tête, encore trop surprit.
Quand je parviens finalement à revenir quelque peu à moi je commence par cligner des yeux avant de tourner la tête de manière précipité. Juste assez vite pour le voir passer la porte de la sortie.
Mais lorsque je ramène mon regard devant moi je croise le bleuté planté à l'entrebâillement de la porte de son bureau. Il me fixe avec un air neutre terriblement glacial. Mon cœur loupe un battement quand je plonge mon regard dans le sien. Il est froid, colérique, déçu et tout un tas d'autres choses que je n'arrive pas à comprendre. Sa main droite est crispée sur l'encadrement de la porte alors que l'autre froisse la feuille avec force.
Je me retrouve à déglutir sans savoir pourquoi j'ai une nouvelle fois l'impression d'être fautif face à ceux deux orbes océans brillante d'une pointe de colère. Je me pince les lèvres sans savoir comment réagir. Mais il ne m'en laisse même pas le temps. Il s'adosse contre le chambranle en croisant les bras sur son torse.
"- A c'que j'vois vous êtes particulièrement proches tout les deux. J'suis sure qu't'as adoré t'faire prendre par un mec comme Hisagi. Un beau ténébreux ça doit t'plaire non?"
Je fronce durement les sourcils et serre tout à coup les poings le long de mes jambes. De quel droit ose-t-il ?
"- Pardon ? Demande-je dans un vain espoir d'avoir mal entendu ou d'obtenir des excuses.
- Alors combien d'fois il t'a culbuté ?"
Je serre les dents cette fois. La colère monte en moi à une vitesse folle et je me retrouve à exploser tout à coup.
"- Non mais vous vous prenez pour qui ? Vous êtes immonde !
- Dit celui qui écarte les cuisses au bout d'à peine quelques jours.
- Mais vous êtes tarés. Qui vous a permit de dire des choses comme ça. Ou même de l'insinuer. Vous êtes un grand malade. Je savais que j'aurai pas du rester à travailler pour un salop'...
- Qu'est-ce qui ce passe ici?"
C'est la voix de Renji qui m'interrompt. Je prends rapidement mes affaires sans même prendre le temps de les mettre et me dirige vers ce dernier. Je ne l'attends même pas et quitte le salon. Il n'est pas question que je reste une seconde de plus avec cette ordure.
J'arrive à l'ascenseur et appuie avec rage sur le bouton en serrant les dents. J'ai envie de hurler mais ça ne servirait à rien hormis me donner en spectacle.
Je peste quand je découvre que l'ascenseur est au premier niveau des bureaux de l'entreprise. Je n'ai plus qu'à attendre qu'il remonte.
Les secondes me paraissent interminable. J'en profite pour mettre mon imper' avec virulence. Quand les portes métalliques s'ouvrent enfin je suis en train de me débattre avec une manche. Je m'engouffre dans la cabine avec un soupire de soulagement. Je vais pouvoir m'éloigner de lui. Avec satisfaction je vois les deux battants se refermer.
Une grimace m'échappe pourtant quand je vois une main bloquer la fermeture complète. Un instant je me dis que c'est lui. Il m'a suivit pour me prendre la tête ou pour m'engueuler. Voir même me frapper. Ou encore me virer. Dans ma tête tout les idées fusent toute plus désagréable les unes que les autres.
Pourtant ce n'est pas le bleuté qui me rejoint mais Abarai. Il me fait un sourire contrit avant d'appuyer sur le bouton du parking.
"- Je te ramène Ichi, me dit-il en me tournant le dos. J'allais protester mais il ne m'en laisse pas le temps et reprend, épargne ta salive, ça ne changera rien. T'es trop énervé t'as besoin d'un pote."
Je fronce les sourcils en fixant son dos. Quand le rouge se retourne son expression sérieuse devient plus joyeuse.
"- T'auras bien besoin de quelqu'un pour entendre toutes les vilaines choses que tu vas dire sur notre joyeux PDG."
Je me détends tout à coup et rigole doucement avant d'accepter d'un hochement de tête. Finalement ce n'est peut être pas une si mauvaise chose. Quand nous gagnons le parking c'est pour monter dans une petit voiture de ville bleu marine à la limite du noir.
Renji nous engage sur la rouge mais alors que nous sommes arrêté à un feu rouge j'entends des cris au dehors. L'instant d'après un bruit d'éclat de verre suivit d'un gémissement moins d'un dixième de seconde plus tard retenti dans l'habitacle.
Je tourne le regard vers le rouge pour le découvrir une main sur le bras. Du sang filtre entre ses doigts alors qu'il fait pression dessus. Sans attendre il ré-enclenche la première et grille le feu rouge. D'autres bruits de coup de feu résonnent à mes oreilles et je cherche des yeux frénétiquement la cause de tout ça.
"- T'inquiète Ichi, ça va bien s'passer. Le patron m'a d'mandé d'te mettre en sûreté."
Je retourne un regard effaré vers lui. Abarai est concentré mais il ne semble pas paniqué. Juste tout à coup très speed. Nous sommes ballottés d'un coté à l'autre sur nos sièges alors que Renji slalome entre les voitures.
"- Quoi ?! M'écris-je en me retenant au tableau de bord lors d'un virage un peu trop serré au coin d'un immeuble.
- Ouais il se doutait qu'ils s'attaqueraient à tout le monde. Alors voilà."
J'ouvre la bouche à la manière d'un poisson hors de l'eau sans savoir quoi répondre. Il me fait signe vers son bras.
"- Tu veux bien faire pression ? C'est pas simple de conduire comme ça."
Je hoche vivement la tête et m'attelle à la tache en essayant de bouger le moins possible. Une petite dizaine de minutes plus tard nous entrons dans ce qui est un parking. Renji jette sa voiture sur une place plus qu'il ne la gare avant de descendre du véhicule de manière précipité en se remettant à appuyer sur son bras.
"- Viens dépêches."
Je le suis sans faire d'histoire et nous gagnons un ascenseur. Une fois dedans il me demande d'appuyer sur le numéro 26. Je fronce alors durement les sourcils en m'exécutant.
Soudain je percute pourquoi cet ascenseur me dit quelque chose mais je ne m'en convins pas pour autant. A la place je me tourne vers Renji qui grimace.
"- Appuie bien. Je te soignerai ça."
Il me jette un regard surprit et pour réponse je lui désigne mon sac de la tête.
"- Étudiant en médecine.
- Alors ça c'est un coup de bol, sourit-il en secouant la tête vers le sol amusé.
- Ouais on dirait que ça va servir."
Les portes s'ouvrent quelques secondes plus tard et je reconnais immédiatement le couloir dans lequel se trouve l'appartement de Jaggerjack. Alors nous sommes bien chez lui.
"- Poche de pantalon droite, s'élève la voix d'Abarai."
J'y prends la clef et ouvre la porte de l'appartement. J'y fais rentrer Renji et referme derrière moi. Je le guide jusqu'au salon en cherchant du regard ce qui pourrait m'être utile.
"- Wah il a un sacré appart' le boss."
Le commentaire soufflé de Renji me fait sourire. J'ai pensé la même chose quelques jours plus tôt. Il grimace en s'asseyant sur le lit avant d'observer sa blessure une très courte seconde.
J'entends un "heurk" suivit d'un "pff" alors que je disparais dans la salle de bain. Je trouve étrangement tout ce qu'il me faut pour soigner le rouge, y compris le recoudre, dans une mallette rouge rangé dans un meuble dans la salle de bain.
Je reviens vers lui et rapproche un tabouret sur lequel je m'assoie face au rouge. Je découpe le tissu avant de jeter un regard à Renji.
"- Prêt ?
- Ouais vas y mais fais gaffe dac ?"
Je souris en versant de l'eau sur son bras pour me permettre de voir la blessure en évacuant le sang. Le t-shirt troué est légèrement entré dans la peau. Malheureusement je n'ai pas d'anesthésiant, même local.
"- La balle est encore dedans.
- Fais ce que tu as à faire t'en fais pas.
- A t'entendre on croirait que ça arrive souvent."
Je l'entends rire alors que je suis déjà en train de retirer le tissu. Puis je désinfecte les outils avant d'entreprendre le retrait de la balle.
"- A moi pas trop mais à d'autre ouais plutôt.
- Je vois. Vous êtes tous de vrais caïds !"
Renji rigole avant qu'il ne lâche un soupire avec une grimace quand je retire la balle.
"- Désolé.
- T'en fais pas.
- Serres encore un peu les dents et ça sera bon.
- A croire que t'aime ça. En fait t'es un vrai sadique pour une fraise."
C'est à mon tour de rigoler. Pourtant mes gestes ne perdent pas de leur précisions et de leur rapidité alors que je suis en train de lui appliquer des points de suture. Quelques secondes plus tard c'est terminé et je pose une compresse neuve avant d'entourer son bras d'un bandage que je fais exprès avec des jolis croisements.
Quand ma tache est terminé je me relève avec un sourire et lui pousse le front du bout des doigts pour le décrisper.
"- Voilà. Terminé princesse. T'as un joli pansement."
Je l'entends ricaner dans un souffle alors que je range le matériel.
"- Wouwa une vraie couturière, me charrie-t-il.
- Des doigts de fée tu veux dire."
Nous passons le reste de la soirée à rigoler de cette manière sans oser allumer la télévision ou même regarder nos téléphones. Malgré les apparences nous sommes aussi soucieux l'un que l'autre.
Voici le chapitre 10.
Chapitre qui n'existait pas non plus. Il est un peu plus long que les autres. Mais à force que fais tellement de chapitres qui n'existait pas que j'ai peur de changer totalement le corps centrale de mon histoire.
En espérant ne pas avoir laisser pas trop de fautes et qu'il vous ai plu.
Enjoy les amis !
