In your heaaaaaad, in your heaaaaaad... Zombie, zombie, zombie-ie-ie ~

Heyyyy ! Non je ne suis pas morte ! Et non, je ne compte pas abandonner mon petit bébé de fanfiction, je l'aime beacoup trop héhé !

Je ne vais pas faire un énorme paragraphe sur le fait que j'ai une vie de dingue. Entre boulot, projets cosplays et l'organisation de mon mariage (Oui,quelqu'un a été assez dérangé d'esprit pour me vouloir à vie...), plus essayer de garder une vie sociale. (Aussi active qu'un ours polaire qui hiberne...) C'est de la folie, j'ai toujours envie d'écrire, mais le temps me manque et pourtant des milliers d'idées fusent dans ma petite tête.

Bref, je suis désolée pour ce retard, ça risque encore d'arriver, mais je le dis tout de suite, il n'y aura pas d'abandon !

Alors bonne lecture mes petits champignons !


Deux semaines d'hôpital, deux semaines d'enfer... Les paparazzis avaient été infernaux au point ou la police avait dû mettre un agent de sécurité pour être certain que Castiel ne soit pas ennuyé. Pour un jeune chanteur qui débutait à peine, il n'aurait jamais pensé avoir déjà autant de succès. Les membres de son groupe étaient passés assez souvent, déguisés ou dans les heures creuses pour parler de leur nouvel album et d'une éventuelle date de concert si le rouquin se sentait mieux.

Information importante, quand on le voyait planer à cause des médicaments administrés et les doses d'antidouleur. De plus, la balle s'était très mal logée ce qui avait causé une légère paralysie de sa jambe et la rééducation avait été plus que pénible. Le seul point positif, c'était la présence de sa mère qui avait refusé de retourner travailler tant que son fils n'était pas sorti de l'hôpital contrairement à son père qui n'avait fait qu'une brève apparition pour ensuite repartir aussitôt rassurer que son enfant soit entre de bonnes mains, un aller-retour qui avait laissé un goût amer dans la bouche du rouquin.

Lorsque sa libération arriva enfin, Valérie l'avait raccompagné chez eux avant de l'aider à ranger ses affaires sous quelques grognements mécontents de son fils alors qu'il s'affalait dans le canapé complètement épuisé, les cachets contre sa douleur agissant comme une drogue. Réceptionnant un Demon plutôt heureux de retrouver son maître, il constata que la journée était déjà bien entamée, au final sa mère l'avait passée quasiment au téléphone faisant soupirer le guitariste qui la voyait tourner en rond dans l'appartement avant qu'elle ne vienne enfin s'installer près de lui après avoir raccroché.

-"Je suis désolée, Castiel, mais je vais devoir bientôt y retourner."

-"Pas grave..."

Le chanteur avait dit ça d'un air tellement détaché que sa mère sentit une pointe de tristesse lui transpercer le coeur. Tendrement, elle replaça une mèche colorée de son fils derrière son oreille avant de se mordre la lèvre inférieure, l'air coupable.

-"Ne te referme pas comme ça.. J'aurais vraiment voulu rester."

-"J'ai l'habitude, puis je suis majeur maintenant, être dans les jupes de maman ça fait longtemps que c'est passé."

Valérie baissa le regard, serrant ses mains contre sa jupe droite, ses jambes collées l'une contre l'autre mal à l'aise.

-"J'aurais voulu que tu sois moins détaché de nous..."

-"J'aurais voulu avoir des parents présents et pas seulement pour les choses importantes. Une maman qui me gronde parce que je n'ai pas rangé ma chambre, un papa qui me conseil sur mon orientation scolaire. Des parents un peu plus sévères capables de m'expliquer que sécher les cours, c'est mal et que fumer en cachette ne fera pas monter ma côte chez les filles. J'ai été forcé à quitter le nid pour voler de mes propres ailes sans même savoir voler. "

-"Je suis désolée pour notre absence, Castiel... Mais sache que nous sommes tellement fiers de toi, moi et ton père, tu es devenu un homme formidable. Tu as réellement un don pour la musique, à chaque fois que je t'entends sur le poste radio ou quand je te vois à la télévision, je crie haut et fort que tu es mon fils et je suis tellement heureuse d'être ta mère. Pas seulement parce que tu es un chanteur et une star en herbe, mais parce que je t'ai mit au monde et que tu es devenu au delà de la perfection que je te disais être."

Toute la sincérité du monde pouvait se lire dans les iris grenat, Valérie était réellement fière de son petit protégé, malheureusement même si ses paroles faisaient plaisir, Castiel goûtait à l'amertume d'un discours prononcé bien trop tard. Doucement, il tapota l'épaule de sa mère avant de se diriger vers sa chambre à coucher. Demain, elle ne sera déjà plus là et les au revoir n'étaient pas fait pour le rouquin.

Lorsque les premiers rayons du soleil vinrent le taquiner, le chanteur des Crowstorm eut la douloureuse constatation qu'il avait eu raison, un petit mot d'encouragement était posé sur la table alors que le café était déjà fait. L'humeur maussade, il déjeuna avant de voir où en était ses cours, il avait déjà rattrapé une bonne partie à l'hôpital quand son temps libre et son esprit s'étaient coordonnés, mais le retard s'était quand même fait sentir. La journée passa à une vitesse folle entre les dizaines de mails auquel il avait du répondre et les différents cours à remettre à jour.

Le reste de la semaine avait donné l'impression que le temps avait été accéléré soudainement, Nathaniel avait renouvelé son abonnement aux absents. Depuis la dernière visite à l'hôpital avec Lysandre, l'ancien délégué était introuvable et Castiel avait fini par arrêter de chercher, il avait été idiot de croire que ce fichu blond pouvait changer. Et pourtant sa déclaration résonnait encore dans sa tête comme une mélodie qui se répète. Et après on s'étonnait qu'il avait du mal à s'attacher aux gens.

-"Castiel ? Ça t'irais comme programme ?"

La voix de son producteur le ramena à la réalité, son regard croisant aussi celui de son manager. Reprenant doucement conscience avec la réalité alors que tout le monde semblait attendre une réponse de sa part, Castiel se senti complètement largué. Merde... À trop se perdre dans ses pensées il avait complètement oublié qu'ils étaient en réunion pour un enregistrement et une nouvelle date de concert.

-"... Ouais, ça me va. Notez moi les dates, je risque d'oublier avec mon emploi du temps chargé."

Apparemment, cela avait été une bonne réponse à la vue des regards pétillants en face de lui. En espérant qu'il ne se soit pas mit dans une situation délicate.

Ses retrouvailles avec son groupe lui avait fait un bien fou. Trois nouvelles chansons avaient été composées et après un mois d'absence totale dû aux événements, ils étaient certains que ce retour en force allait plaire au public.

Il était temps qu'ils reprennent du service et la fin de la réunion s'était terminée par des bonnes nouvelles, saluant le reste du groupe en prétextant qu'il avait besoin de souffler après autant de temps à être enfermé et assommé de questions, Castiel fini par se diriger vers le parc à son endroit habituel son éternelle guitare sur l'épaule, il voulu s'installer en dessous de son arbre mais une silhouette familière y était déjà placée.

-"Ambre ?"

À l'entente de son prénom, la jeune fille tourna son regard vers le chanteur. Des traces de larmes fraîches sur les joues, elle tenta tout de même un sourire qui sonna terriblement faux, d'une voix tremblante, elle prit la parole.

-"Comment vas-tu, Castiel ?"

Le guitariste haussa les épaules, ne trouvant pas vraiment de réponse correcte à cette simple question.Même si sa carrière décollait pour de bon, son couple était encore une fois un beau bordel. Soupirant longuement, il fini par s'installer aux côtés de la jeune mannequin, déposant son étui pour pouvoir s'allumer une cigarette.

-"Apparemment mieux que toi... Je ne suis pas en train de pleurer."

-"Sans doute que tu n'as pas les mêmes problèmes.."

-"Possible. Tu vas aussi jouer a la mystérieuse personne comme ton frère ou tu vas m'en parl...?"

-"Je suis enceinte."

La nouvelle venait de tomber comme une masse et sans attendre, Castiel éteignit sa cigarette aussi vite qu'il l'avait allumée s'excusant de sa maladresse.

-"Oh ne t'excuse pas. Tu ne pouvais pas savoir..."

-"C'est une nouvelle assez... surprenante."

Sans attendre, la jeune mannequin se laissa aller contre l'épaule du guitariste les larmes se remettant à couler sans qu'elle ne puisse s'arrêter, ne sachant pas vraiment comment réagir, Castiel se contenta de la laisser sangloter contre lui, une main caressant tout doucement sa tête dans une tentative de réconfort.

-"J'ai une carrière qui vient à peine de débuter et je doute que le mannequinat aime les grosse vache. En plus, Armin est parti furieux parce qu'il n'est pas arrivé à me convaincre d'arrêter. Et... Et puis ça..."

-"Un bébé..."

-"Oui un bébé ! C'est n'importe quoi ! Je n'ai même pas les moyens de m'assumer toute seule ! Alors un bébé..."

-"Si tu commençais par te calmer... Déjà, tu devrais en parler avec Armin, il est aussi concerné que toi, c'est la première chose. Deuxièmement, tu ne seras pas la première mannequin à avoir un bébé. Rien ne t'empêche de faire une pause et de reprendre par après. Il y a des aides sociales. Maintenant, la vraie question c'est : Ce bébé, tu serais vraiment prête à le faire partir ? Tu ne te vois pas du tout être mère ?"

Les mots de Castiel semblaient faire leurs chemins dans la tête de la blonde. Se redressant tout en essuyant ses larmes avec ses manches, elle le regarda assez bouleversée.

-"Je ne sais déjà pas me protéger moi-même. La nuit dernière, Nath' a encore dû venir à ma rescousse parce que je me suis faite agressée dans la rue."

L'évocation de Nathaniel le fit grimacer, arrachant des petits brins d'herbe mal à l'aise, il fini par soupirer encore une fois.

-"Tu as des nouvelles de lui ?"

-"Oui, il est venu à l'échographie avec moi. Il a dit qu'il devait régler certains trucs et qu'il s'occuperait de moi après. J'ai beau lui dire de prendre soin de lui, il est encore plus têtu qu'une mule."

-"Ça tu l'as dit.."

-"Tu n'as pas de nouvelles de lui, n'est-ce pas ?"

-"Je ne suis même pas étonné..."

-"C'est parce qu'il veut s'éloigner... Il veut s'éloigner de toi pour te protéger parce qu'il s'en veut de ce qu'il s'est passé. Il pense que tout est de sa faute et j'ai beau lui parler, tu le connais..."

Oh oui, il le connaissait.

Il passa le reste de l'après-midi avec la jeune fille, la raccompagnant chez son amie s'assurant qu'elle soit en sécurité avant de prendre une toute autre direction. Ça allait faire un sacré bout de chemin, de plus, il n'était même pas certain que cet idiot était chez lui...

Une bonne heure de route plus tard, il se retrouva devant la porte de son appartement se sentant soudainement idiot d'être venu jusqu'ici. Son doigt appuya sur la sonnette sans qu'il ne s'en rende vraiment compte et lorsque la porte fini par s'ouvrir sur l'objet de ses pensées, sa raison s'éclipsa. Poussant Nathaniel à l'intérieur, il referma la porte d'un coup de pied, sa bouche s'écrasant littéralement contre celle de son amant alors que son corps le plaqua contre le mur du couloir d'entrée.

Sans laisser le temps à l'ancien délégué de répliquer, sa langue s'engouffra dans la cavité chaude de celui-ci faisant ainsi céder sa résistance. Le guitariste pu sentir les doigts abîmés du voyou passer sous son tee-shirt avec empressement, de léger gémissements s'échappant de ses lèvres maltraitées par les dents du rouquin. La situation se fit soudainement urgente, les boucles de ceintures claquèrent, les boutons de jeans sautèrent tandis qu'ils se firent baisser tout comme leurs sous-vêtements. Pas le temps pour les caresses tendres ou les mots doux. Castiel comptait bien montrer à Nathaniel qu'il n'était pas quelqu'un qu'on laissait sur le côté sous prétexte de le protéger. Rien que d'y penser et sa colère reflua. Saisissant la cuisse du blond, il ne dû pas lui faire comprendre les choses que déjà celui-ci fit un léger saut pour être un peu plus plaqué contre le mur alors que le guitariste abaissait totalement son pantalon. Ça allait faire mal. Ils le savaient tous les deux. Mais ils en avaient besoin, ce moment était vital.

-"Nnh !"

La pénétration se fit avec quelques difficultés, l'ancien délégué cacha sa tête dans l'épaule du chanteur alors que des larmes de douleur mais aussi de soulagement coulait le long de ses joues. Avec désespoir ses doigts se plantaient dans les épaules de Castiel, ses ongles atteignant la chair malgré le tissu du tee-shirt. Un sanglot lui échappa alors que le rouquin ne cessa pas ses coups de reins, marquant les reins du blonds avec la trace de ses phalanges. C'était une punition et en même temps une délivrance. Castiel lui avait manqué. La douceur de ses cheveux entre ses doigts, son odeur enivrante capable de rendre fou le plus sain des hommes. Et sa voix rauque qui ne cessait de lui dire qu'il lui en voulait. C'était horrifiant de voir à quel point la star des Crowstorm l'avait rendu faible. Son coeur battait beaucoup trop fort dans sa cage thoracique alors que son corps était brutalisé contre ce mur qui lui écorchait la peau du dos et pourtant, il acceptait cette violence avec plaisir, rendant les morsures, les baisers enfiévrés suivant le rythme sauvage des hanches du guitariste jusqu'à finalement finir par terre sur le parquet de l'entrée.

Sans aucune douceur, il fut retourné sur le ventre, les mains larges griffant son dos. Cet acte le figea, d'un coup de coude violent dans les côtes du rouquin, Nathaniel se retira de l'emprise de sa furie rousse avant de se retourner face à lui, une main plaquée sur le torse de Castiel. Les sourcils froncés, il se retint de ne pas lui mettre un coup de poing dans la mâchoire.

-"Pas mon dos, espèce de brute !"

Les cris de Nathaniel eurent vite l'effet espéré. Castiel reprit ses esprits avant d'attraper la main de Nathaniel qui semblait vouloir retenir ses tremblements qui s'échappaient malgré lui.

-"Pardon..."

Quel idiot... C'était complètement fou d'avoir oublié à quel point le blond avait du mal avec certains contacts sur son corps et si il l'avait autorisé à le toucher dans la voiture, ce n'était pas pour tout foutre en l'air sous un accès de folie.

-"Je sais que tu m'en veux ! Je sais que tu me détestes ! Je sais que je suis un pauvre nul ! Mais s'il te plaît, ne communique pas par la violence ! Pas toi, Castiel pas de cette manière. Qu'on se frappe dessus, je m'en fiche, mais que tu utilises mes points faibles, je ne l'accepterais pas !"

-"Ce n'était pas mon intention... J'ai perdu contrôle... J'étais venu ici pour discuter à la base..."

Attirant le blond contre lui, Castiel le sentit d'abord se raidir avant de se détendre petit à petit sous les caresses tendres. Les tremblements finirent par cesser avant qu'il ne se redresse pour amener le rouquin à sa chambre.

-"Si tu veux baiser. Au moins fais le ici. On parlera après. Tu sais qu'on en a tous les deux besoin, là maintenant."

-"Je vais te faire l'amour Nath'... Parce que j'ai besoin de t'aimer en ce moment et tu en as autant besoin que moi."

Le baiser tendre scella l'accord et la douloureuse vérité avant de tomber sur le lit pour subir les pas de danses à l'horizontal de son amant. La nuit promettait d'être longue...