Chapter 10 online, chaps! J'espère qu'il vous plaira! REVIEWS!!

Chapitre 10 :

Un bruit de pas nous tira de notre tranquillité. Un grondement sourd naquit dans la poitrine de mon compagnon, et je me redressai pour voir Carlisle et Jasper debout sous les frondaisons. Jasper se tenait un peu en retrait par rapport à Carlisle, et ses yeux examinaient Tamahow avec circonspection. Carlisle s'avança d'un pas, les mains levées en signe de paix.

-Mon offre tient toujours, dit-il. Si tu veux rester avec nous…

Je jetai un coup d'œil à Tamahow, qui se tut.

-Je vous ferais bien la même offre, continua Carlisle en se tournant vers lui, mais vous devrez jurer de ne plus jamais vous attaquer à mon fils.

Ses yeux étaient devenus durs alors qu'il disait ces mots, et sa mâchoire était tendue lorsque Tamahow m'interrogea du regard.

-Isabella… J'ai vraiment, vraiment envie de le tuer…

Je souris. Il comprit instantanément, et se retourna vers Carlisle.

-D'accord, soupira-t-il. Mais c'est pour Isabella. Ce sale gamin ne mérite vraiment pas ma pitié. Je serais très poli.

Il m'aida à me relever. Carlisle et Jasper firent demi-tour et s'en furent.

-Je pourrais plus aisément te protéger, là-bas, murmura Tamahow à mon oreille.

-Je ne suis pas mourante, marmonnai-je en haussant les épaules.

Son regard exprima une telle souffrance à ces mots que je m'en voulus instantanément. Je le serrai contre moi.

-Tu es tellement insouciante, grogna-t-il. Je pensais que toutes ces années t'auraient mis un peu de plomb dans la cervelle, mais apparemment, je me suis trompé.

-Excuse-moi, chuchotai-je.

Il me caressa les cheveux.

-Ce qui me tue, me dit-il en me forçant à le regarder, c'est que tu te fiches totalement de mourir ou pas. Vivre longtemps n'est pas une excuse. Tu devrais chérir la vie et le temps qui t'es donné.

-Justement, murmurai-je. Je compte bien en profiter avec toi et les Cullen, de ce temps. Alors n'y pensons plus.

J'attrapai sa main, et partis en courant en riant. Il me suivit, d'abord hésitant et maussade, puis son front s'éclaircit et il rivalisa de vitesse avec moi, un rire rauque s'échappant de sa gorge. En un clin d'œil, nous étions tous de retour à la villa blanche. Dans le salon, Jasper avait déjà rejoint Alice sur le divan, et Emmett et Rosalie étaient devant la télévision. La blonde sculpturale laissa échapper un sifflement furieux à notre approche, et je serrai fort les doigts de mon compagnon pour l'empêcher de réagir. Il se maîtrisa, et posa sur moi un regard empli de douceur. Je lui souris. Un instant plus tard, nous étions dans la chambre que m'avaient préparé Esmé, Rose et Alice. Elle était au troisième étage et donnait sur le Nord. Toute tendue de crème, elle était lumineuse, spacieuse. Esmé nous dit d'attendre là jusqu'à ce qu'elle ait préparé une chambre pour Tamahow, mais nos protestations l'en dissuadèrent et elle se contenta donc de nous l'indiquer. Nous la remerciâmes, puis je fonçai dans la salle de bains de ma chambre afin de me laver, et de me changer si possible. Tamahow m'attendit dans ma chambre. Je me glissai sous la douche, la température poussée au maximum, et savourai la sensation de propreté et la bonne odeur de shampooing qui me submergèrent. Une fois sortie, j'enroulai une serviette autour de mon corps et sortis la tête :

-Tourne-toi !

Tamahow me tourna le dos. Silencieuse, je me glissai derrière lui jusqu'au placard et choisis parmi les robes qui s'y trouvaient une longue robe de soie bleu sombre dont le tissu chatoyait à la lumière. C'était plus une robe du soir qu'autre chose, mais j'avais envie de mettre quelque chose de beau, et j'aimais la sensation du tissu sur ma peau. Je l'enfilai, mis les escarpins qui allaient avec, et ressortis pour m'occuper de mes cheveux. Mais alors que je repartais vers la salle de bains, un bras s'enroula autour de ma taille.

-Les temps ont-ils tant changé que tu rejettes ton coiffeur favori, Isabella ?... Laisse-moi m'occuper de tes cheveux, murmura Tamahow à mon oreille. Il désigna la coiffeuse, et j'allai m'asseoir, tandis qu'il rassemblait ses « outils », comme il aimait à les appeler. Il avait toujours aimé me coiffer et me maquiller, depuis que le maquillage et les brosses à cheveux existaient, nous avions toujours eu ce rituel. En un clin d'œil, il était derrière moi, me séchait les cheveux, les brossait avec douceur et souplesse. Je fermai les yeux, me laissai aller à ses soins. Cela faisait si longtemps que nous n'avions pas pu vivre de tels moments ! Je me souvenais vaguement de la joie qu'ils nous procuraient à tous deux, mais c'était tant d'années auparavant… Des centaines et des centaines d'années auparavant… Lorsque les premiers vampires, les Volturi, n'étaient même pas nés. Je sentis Tamahow cesser de s'occuper de mes cheveux et passer au maquillage. Il effleura mes cils, mes paupières, mes joues… Puis, j'entendis le cliquetis des boîtes qu'il refermait, et rouvris les yeux. Il avait fait mon maquillage favori, discret mais visible à la fois, une touche de mascara et un peu de fond de teint. Très, très peu, à la réflexion. Mes cheveux étaient tenus en arrière par deux petites tresses m'encadrant la tête et les empêchant de retomber devant mes yeux. Je me tournai vers Tamahow, et vis qu'il avait les yeux brillants. Sa mâchoire était crispée. Je m'approchai de lui, et murmurai :

-Ne sois pas triste, je t'en prie.

-C'est trop bête, lâcha-t-il. Nous nous retrouvons enfin après des milliers d'années de séparation, et c'est pour que tu repartes. Sans espoir de retour…

Je caressai sa mâchoire.

-Je ne le regrette pas.

-Et moi ? Te soucies-tu seulement de moi ? Sais-tu à quel point je me suis senti seul, toutes ces années ? Je t'ai cherchée pendant longtemps, Isabella. J'ai presque failli croire que tu étais morte. Mais ça revient au même, en fin de compte.

-Non… Tu m'auras revue avant… Et… nous aurons eu de nouveau ces instants… Nous aurons été heureux. (Je laissai un sourire éclairer mon visage, et ajoutai) Te souviens-tu de ce que je t'ai dit, tout à l'heure, lorsque nous venions ici ?

Il hocha la tête.

-Alors n'y pense plus, chuchotai-je. Et allons plutôt voir à quoi ressemblent tes quartiers.

Il eut un sourire triste qui me déchira le cœur. Mais je m'obligeai à garder l'air joyeux. Je ne voulais pour rien au monde causer la tristesse de ce vampire si bon qui avait été comme mon frère pendant toutes ces années. Nous traversâmes le couloir, et il ouvrit la porte de bois devant moi. C'était la pièce en face de mes quartiers, donnant sur le Sud, toute la façade étant donc faite de verre. La couleur générale était du bleu clair, et tous les meubles étaient recouverts de draps blancs. On se serait crus au beau milieu du ciel, entre les nuages. Tamahow me jeta un regard malicieux.

-Madame, je vous proposerais bien de vous asseoir, mais… (Il eut un geste d'impuissance en direction des meubles)

-Qu'attendez-vous pour retirer ces draps, monsieur ? Ripostai-je avec un sérieux feint

-A vos ordres, madame, se soumit-il avec une courbette.

Les draps s'envolèrent soudain, tourbillonnèrent dans la pièce, s'abattirent sur moi. Rieuse, je glissai sur le sol et mobilisai mes dons, faisant changer de trajectoire aux tissus immaculés mais poussiéreux. Dans la tourmente de blanc, nous continuâmes de bouger ainsi, comme deux enfants insouciants. Puis, son bras s'enroula autour de moi une deuxième fois, et, les draps pliés tombant sagement sur un fauteuil, nous fûmes dehors.

Sous la neige. Nous avions dû jouer longtemps, car le sol était couvert d'un épais tapis blanc, et tout, autour de nous, était silencieux. Les flocons continuaient de tomber en silence, gros et lourds, et je tournai sur moi-même en écartant les bras, accueillant les parcelles de blanc avec bonheur. Les flocons tombaient avec tant d'intensité que l'on n'y voyait qu'à peine, et lorsque je m'arrêtai, je distinguai la silhouette de Tamahow dans la neige. Des images me revinrent alors, de danses immémoriales à l'aube de tous les temps, des valses dans la neige à l'heure où la musique classique n'existait pas encore. A l'heure de l'éveil des êtres vivants, nous dansions déjà, tournoyant dans des cercles sans fins sous les flocons. Je m'approchai de lui, souriante, et il tendit la main :

-M'accorderez-vous cette danse ?

Pour toute réponse, je me contentai de poser ma main dans sa paume offerte. Il m'attira contre lui, posa sa main droite sur ma taille tandis que je faisais de même sur son épaule, et m'entraîna dans une valse. Lentement, nous tournoyâmes, sans prendre garde aux flocons et à la neige qui mouillait son pantalon et trempait ma robe.

-Heureusement que je t'ai mis du mascara waterproof, plaisanta-t-il au bout d'un moment, rompant le silence.

-Merci.

-Tu as bien retenu mes leçons… pour te cacher.

Je hochai la tête.

-J'ignorais si tu étais en vie, lequel de vous deux l'avait emporté. Si tu savais à quel point j'ai pu me détester pour avoir accepté de te promettre de partir… Je ne recommencerai plus jamais.

-Tu ne devrais plus avoir à le faire, dit-il.

-Tu l'as tué ?

-Je n'en ai pas la force, tu sais bien. Alors je l'ai emprisonné. Au cœur de la Terre. Loin sous la surface de la croûte terrestre. Depuis, je suis allé vérifier de temps en temps que les isolations tenaient bien et je les ai renforcées de temps en temps.

Je hochai la tête.

-J'ai encore une dette envers toi.

-Tu sais bien que non. J'avais vraiment envie de lui tordre le cou. Ce cochon…

-Attention, il y a des dames, dis-je sur le ton de la plaisanterie.

Il posa un regard grave sur moi.

-Parle-moi de lui.

Je compris instantanément que nous ne parlions plus de la même personne. Je braquai mon regard sur les flocons derrière lui, et commençai doucement à lui parler d'Edward. Je lui racontai comment je l'avais trouvé, comment j'avais combattu Aro Volturi pour le sauver, comment je l'avais amené à Carlisle… Comment j'avais failli le tuer, comment j'avais quitté le vampire médecin presque certaine de ne jamais le revoir, comment j'avais rassemblé des renseignements sur cette étonnante famille de végétariens… Tamahow écouta sans faillir, attentif, ne perdant rien de ce que je disais. Il posa quelques questions lorsque je me fus tue, mais ne fit pas de commentaires. Et je ne cherchai pas à savoir pourquoi il m'avait demandé cela. Ses motivations ne regardaient que lui, et je les respectais. Nous continuâmes à tournoyer, ma robe flottant derrière moi, nos cheveux agités par le vent, le silence régnant autour de nous.

* * *

Le couple tournoyait sous la neige. Derrière une grande baie vitrée, sept vampires contemplaient les deux silhouettes virevoltant parmi les flocons.

Oooooo!! Mais quelle poésie!! Quel romantisme!! Lool! Je m'amuse! J'adooore Tama!

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