Day 5
Sensitive
- Le soldat le plus puissant de l'humanité baisse trop facilement sa garde… Je dois dire que je suis un peu déçue, caporal. J'aurais pensé que vous m'offririez plus de résistance que ça !
- Qu'est-ce que tu fous là, Ral ? Descends immédiatement !
- Désolée caporal, mais ce soir… je n'obéirai pas à vos ordres. Si vous voulez que je m'en aille, alors il faudra me mettre à la porte par vous-même.
À cette réponse déplaisante, l'expression déjà sévère de Livaï s'accentua davantage. Jamais dans toute son existence on avait ainsi osé le défier. C'était ce que Petra lisait clairement sur son visage, et elle ne doutait pas un instant de son interprétation. Cette idée folle, soufflée par Hanji quelques jours plus tôt, elle était la seule à avoir décidé de la mettre en œuvre. Elle en assumerait les conséquences, heureuse cependant d'avoir finalement agi.
Petra avait patiemment attendu que toutes les lumières des dortoirs s'éteignent pour se faufiler dans le quartier des officiers. Là, debout devant sa porte, elle avait encore laissé s'écouler de longues minutes afin d'être certaine que le caporal se soit endormi. Alors seulement, elle avait ouvert la porte sans un bruit. Un bras jeté en travers des yeux, son souffle lent et régulier, il n'y avait pas de doute quant à son séjour au pays des songes. Elle s'était lentement approchée du lit.
C'était quitte ou double, elle le savait bien, mais la jeune femme ne se serait jamais pardonné d'avoir renoncé aussi facilement. Alors, Petra avait saisi délicatement son poignet, et l'avait écarté de son visage pour pouvoir le maintenir fermement contre le matelas. Bien entendu, dès que ses doigts avaient effleuré sa peau, le caporal était sorti de sa torpeur. De sa main libre, il avait tenté de frapper son assaillant, mais son geste s'était figé au moment où leurs regards s'étaient croisés. Sans lui laisser le temps de comprendre, Petra avait capturé son autre main, et tout en s'asseyant sur lui, avait ramené ses bras au-dessus de sa tête. Étrangement, il n'avait pas résisté. Il était désormais à sa merci.
- Dégage ! cracha Livaï sans pour autant esquisser le moindre mouvement.
- Non, répondit Petra avec fermeté.
Il aurait pu la balayer comme un fétu de paille, mais le fait qu'il n'en fasse rien la conforta dans ses soupçons. Au fond de lui, Livaï ne voulait pas qu'elle parte. Il ne le dirait pourtant jamais.
- Vous connaissez le mimosa pudique, caporal ?
- Tu m'en poses des questions. Barre-toi !
- C'est une plante rampante, assez jolie, qui a une particularité étonnante. Elle se referme sur elle-même dès qu'on la touche. Comme un animal qui ferait semblant d'être mort pour échapper à son prédateur.
- Ne me fait pas avaler de couleuvres. Ça n'existe pas ce genre de plante.
- Bien sûr que si, caporal. Elle a d'ailleurs autre nom : la sensitive.
- Qu'est-ce que ça peut me faire ?
- Vous me rappelez cette plante.
- Moi ? J'ai rien en commun avec une foutue mauvaise herbe !
- Comme elle, vous vous refermez dès qu'on s'approche trop près de vous…
Petra s'était penchée à son oreille pour lui susurrer ces quelques mots. Puis, quand elle se redressa, elle commença à onduler sensuellement du bassin, faisant remonter davantage sa courte chemise de nuit sur ses cuisses.
- Arrête ça, gronda Livaï.
- Pourquoi ? Vous vous laissez faire pourtant. Si vous n'en avez pas envie, vous n'avez qu'à m'éjecter.
- Je ne veux pas te faire mal, alors arrête avant que je m'énerve !
- Mais non, caporal… Vous ne vous énerverez pas. Vous ne voulez pas le dire, mais votre corps parle pour vous.
- N'importe qui chopperait une trique d'enfer avec une nana à moitié à poil qui se frotte contre sa bite.
- Oh ! Donc vous avez remarqué que je ne porte pas de culotte, le nargua-t-elle.
- Tu devrais pourtant savoir que rien ne m'échappe.
- Alors, pourquoi m'avoir ignorée ? Si rien ne vous échappe, comme vous le dites, vous savez ce que je ressens pour vous.
- Je le sais. Et j'ai choisi de ne pas en tenir compte.
- C'est exactement ce que je disais… commença Petra avec un mouvement plus ample.
Elle était ainsi parvenue à descendre légèrement le caleçon du caporal qui retint difficilement un gémissement quand son gland effleura sa vulve.
- … vous êtes une vraie sensitive…
Elle réitéra la manœuvre jusqu'à ce que le tissu qui les séparait encore soit totalement évincé.
- Arrête… s'il te plaît…
Il détourna le regard.
- Vous ne pouvez plus vous cacher maintenant.
D'un nouveau mouvement de bassin, Petra positionna son membre turgescent à l'entrée de son vagin avant de le faire glisser en elle avec lenteur infinie. Tout en se redressant pour pouvoir mieux contrôler la pénétration, elle relâcha sa prise sur les poignets de Livaï, laissant ses doigts effleurer ses avant-bras, puis son torse, pour finir par s'appuyer contre son ventre. Elle était à mi-chemin de sa descente quand le caporal se redressa soudain pour agripper fermement ses fesses, l'obligeant de ses puissantes mains à terminer de s'empaler sur sa verge.
- C'est toi qui l'auras voulu…
