Auteur : Jes Cullen-Malfoy
Titre : Tout peut changer en quelques secondes
Genre : Romance / Family / Drama
Couple principal : Jasper/Bella
Couples secondaires : Vous les connaitrez au fur et à mesure
Rated : M pour scènes de sexe explicites et violence.
Warning : Au fur et à mesure de la lecture, certaines scènes pourront choquer les âmes sensibles. Il y aura aussi la présence d'une relation homosexuelle entre hommes.
Disclaimer : Il est évident que les personnages issus de Twilight ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Stephenie Meyer, je les lui emprunte juste pour m'amuser un peu. Seuls quelques personnages seront de moi et je préviendrai en temps voulu.
Mise en situation : Tout ce qui se passe dans le tome 1 et 2 s'est déroulé ici … Les changements vont commencer un peu après le début du tome trois pour complètement changer le cours de l'histoire d'Edward / Bella en Jasper / Bella.
Résumé : Depuis leur retour d'Italie, les choses se passent bien pour Bella et Edward. Mais cette dernière souhaite mettre les choses en ordre avec Jasper et Jacob. Edward accepte pour le premier et il ne sait pas que cela changera leur vie en quelques secondes.
Béta correctrice : Vivi64
Note d'auteur : Hello ! Me voici avec la suite et j'espère qu'elle vous plaira. Pour votre bonheur, c'est le plus long chapitre publié pour l'instant, connaissant la longueur des autres qui n'attendent que vous (a) Et pitié, ne me frappez pas à la fin de votre lecture… ^^ Pour finir, je tiens à vous remercier, tous, voir que cette fic plait toujours, que vous êtes là pour lire cette version corrigée et améliorée pour certains passages, est un vrai bonheur. Cette fic reste mon bébé, mon premier écrit publié.
Note Vivi : Bella s'en est-elle sortie avec ses jumeaux ? Jasper continue-t-il de résister au sang humain ? Travaille-t-il en hématologie ? A-t-il remis au goût du jour les saignées ? *détale avant de servir de cobaye* Bonne lecture ^^
Chapitre 10
Heatcliff Pov (Se situe un an et demi après la naissance des jumeaux)
- Man', je vais chasser, j'en ai pas pour longtemps, ok ?
- Elle dort Cliff. Je peux venir avec toi ?
- Beth, je t'ai déjà dit que c'est trop dangereux, jamais tu ne viendras avec moi à la chasse, lui répétai-je pour la centième fois.
Je me rapprochai d'elle, et lui caressai la joue. Je l'aimais et ça me tuais car c'était ma sœur. Je me sentais lié à elle d'une manière forte, d'ailleurs je ne voyais aucune autre femme autour. Mais c'était peut-être normal vu que j'avais un an et demi, ou plus ou moins dix ans physiquement. J'étais perdu dans toutes ces données.
- Oki, je vais attendre que maman se réveille puis on ira commencer à faire les valises, me dit-elle résignée.
Bien sûr les miennes étaient déjà faites. Je ne dormais pas donc je m'occupais la nuit, ou plutôt chaque nuit, peu importe. J'aidais maman du mieux que je pouvais. Je faisais le ménage, la lessive, et en l'occurrence ma valise. Mais là, maman n'était pas dans son assiette et cela m'inquiétait. Mais j'essayais de le cacher par respect pour Beth.
- Beth, maman va mieux ? Lui demandai-je.
- Non, elle a toujours de la fièvre et j'ai l'impression qu'elle augmente, je ne sais pas si c'est prudent d'aller sur l'île, répondit-elle triste et pour maman et pour notre séjour sur l'île, compromis.
- Tu sais bien que man' y tient Beth, alors on ira. Je vais monter près d'elle pour faire descendre sa fièvre. J'irai chasser cette nuit.
Elle me prit dans ses bras et moi je ne pus que répondre à son étreinte. Je respirais même son odeur. Cela allait faire un an et demi qu'on était nés mais je ne pouvais toujours pas me séparer d'elle trop longtemps.
- Qu'est-ce qui ne va pas Cliff ? M'interrogea-t-elle tout à coup.
- Rien Beth, je vais bien, la rassurai-je.
- Non, tu ne vas pas bien Cliff et tu dois me dire pourquoi tu es si mal ! Me sermonna-t-elle.
- Je te le dirais un jour Beth mais là, je ne sais pas moi-même ce que j'ai alors. Si tu souffres à être près de moi en ce moment, je ne t'en voudrai pas si…
- Je ne te laisserai pas Heatcliff. Je vais juste trouver des petits trucs à faire pas trop loin de toi quelques temps, me répondit-elle avec une voix sûre.
Elle me fit un bisou sur la joue et je ne pus m'empêcher de ressentir tout ce que je ressentais pour elle.
- Moi aussi je t'aime Cliff, mais tu sais que tu peux tout me dire hein ?
Autant j'aimais ma sœur, autant là, j'aimerais lui envoyer une vague de calme afin qu'elle dorme, mais je n'avais pas cette chance. Mon pouvoir n'avait aucun effet sur elle. Par contre, elle ressentait toutes mes humeurs quand elle était à proximité. Certainement un truc de jumeaux. Papy se penchait sur cette question depuis un petit moment mais il ne trouvait rien.
- Allez, je vais près de maman. Toi, mange p'tite sœur, tu es toute maigrichonne.
Je lui ébouriffai les cheveux et montai dans ma chambre, enfin celle de maman. Pas que je dormais, enfin… je restais prés d'elle, quand j'avais fini de m'occuper chaque nuit.
Bella Pov
J'étais en colère car je voulais absolument aller sur l'île. Cela avait fait deux ans, il y avait de ça deux à trois mois plus ou moins, que j'avais couché avec lui et je voulais fêter ça où mes enfants, nos enfants, étaient nés. Je fermai les yeux car je n'avais absolument pas de chance. J'avais une saloperie de fièvre et on devait prendre l'avion le lendemain.
Je sentis mon matelas s'enfoncer et j'ouvris les yeux.
- Hey p'tit bonhomme, tu ne devais pas aller chasser ? Lui demandai-je.
- Ouais, mais tu as de la fièvre man', alors je vais rester un peu avec toi.
Je soupirai, Cliff était un pot de colle. Certes je l'aimais mais il se détachait rarement de moi. J'en avais parlé à Carlisle l'autre jour et il m'avait dit que c'était certainement l'absence de son père, qui, je signalais, était introuvable depuis que j'avais demandé à Carlisle de le trouver pour lui annoncer qu'il avait des enfants, et que par conséquent Cliff faisait un complexe. Bref, Carlisle m'avait parlé de Freud et j'avais rien capté.
Je vis mon fils se déshabiller et se mettre en boxer puis venir sous la couette avec moi. Je le pris dans mes bras et lui fis un bisou sur sa tempe.
- Je t'aime Cliff, mais quand tu seras plus grand, faudra éviter de faire ça.
- Ouais, j'sais bien man', mais là tu es malade alors chut, dit-il.
Heatcliff Pov
Je lui envoyai une onde de calme et je la sentis s'endormir. C'était vrai qu'elle avait de la fièvre. Cela m'inquiéta.
Je ne savais pas ce que je ferais sans elle. Elle était toute ma vie avec Beth. C'était ma maman.
J'étais le seul vampire qui avait une vraie maman et je prenais ça comme le plus beau cadeau du monde. Même si j'en avais marre qu'elle me considère comme un enfant. J'en avais peut-être l'aspect mais dans la pensée, j'étais un homme d'au moins quarante ans avec tout ce que je savais sur la vie.
- Je t'aime ma p'tite maman, dis-je dans un murmure plus pour moi-même qu'autre chose.
Je lui fis un bisou tout doux sur sa tempe et lui caressai son ventre qui avait gardé la cicatrice. Je savais que c'était triste mais même si elle disait nous aimer de la même manière, elle m'aimait plus moi.
Comment je le savais ?
Facile : j'étais empathe. D'ailleurs, en parlant d'empathie, mon père introuvable était un con, je le détestais. Maman l'aimait encore aujourd'hui et lui, il ne lui rendait même pas.
Je voulais qu'elle soit heureuse, moi. Si elle était heureuse, elle accepterait peut-être que papy la transforme et elle resterait avec moi et Beth toute l'éternité.
Je fermai les yeux et essayai de faire semblant de dormir. Je pris le même rythme de respiration que maman. J'aimais faire ça.
Un peu plus tard, j'entendis Beth répondre au téléphone et ensuite elle monta les escaliers.
- Cliff, c'est papy, tiens. Je te le passe car je dois aller chez la voisine, elle m'attend pour jouer à la poupée.
Comme je l'enviais en cet instant, ma sœur. Certes elle grandissait aussi vite que moi mais elle arrivait à faire des activités de son âge, pas moi.
Et ma mère m'empêchait de faire ce que je voulais, elle disait que je devais jouer la comédie pour maintenir la façade par rapport aux humains. J'étais déjà content que ma peau ne brille pas au soleil comme papy, mais j'aurais aimé faire des trucs plus cools.
Je me souvins encore quand papy m'avait offert une mini motocross. Maman l'avait tué et l'avait menacé de ne plus me laisser avec.
Depuis, plus moyen de faire ces trucs-là.
Pour pas réveiller maman, je décidai de parler le vamp', comme je disais, cela faisait toujours rire papy qui avait parfois du mal à me suivre. Mais que voulez-vous, je passais énormément de temps sur le net alors…
- Allo papy, ça va ?!
- Cliff, alors, prêt pour le voyage ?
- Ben comme d'hab. J'ai déjà ma valise de faite. Là, man' a de la fièvre alors je lui fais baisser. Et toi et mamy ?
- Mamy va bien, là elle est à Forks. Moi je suis en séminaire.
- Ah chouette, mais tu m'avais pas promis de me prendre avec toi la prochaine fois que tu en avais un ? Demandai-je déçu.
- J'ai dû partir à la dernière minute mais le prochain je t'emmène. D'ailleurs tu n'aurais pas pu venir vu que vous partez demain.
Il n'avait pas tort là le vieux !
Je soupirai, il avait toujours raison.
- Papy, tu n'as pas dit à mamy ce que je t'ai dit l'autre jour, hein ? Lui demandai-je soudain apeuré.
- Non, non, et je te promets de garder le secret. Mais si tu veux en parler encore, je suis là, je ne te juge pas Cliff. Et je suis même sûr que si ta mère le savait, cela ne changerait rien pour elle.
- J'sais pas papy, elle ne me comprendrait pas, je suis encore un gamin avec une apparence de dix ans pour elle. Déjà que des fois elle fait comme si je n'avais qu'un an et demi, alors là...
Je fis une pause et repris :
- Mais Beth sait que quelque chose ne va pas. Elle capte toutes mes humeurs quand elle est près de moi, et cela me bouffe car elle va creuser pour savoir et… Je ne veux pas les perdre papy.
- Écoute mon garçon, je vais devoir raccrocher mais je dois te dire quelque chose, vous devez absolument allez sur l'île, j'ai une surprise pour ta maman là-bas. Ainsi que pour toi et Beth aussi.
- Humm… une surprise… un quad, une cage remplie de pumas, un jet-ski. Quoi, c'est quoi ? Demandai-je soudan excité.
Je l'entendis rire et ensuite il reprit contenance :
- Encore mieux ! Bon, bisou et appelez-moi dès que vous avez vu ma surprise. Bisou Cliff.
Il avait déjà raccroché avant que j'ai pu lui dire quelque chose.
Papy n'changera jamais.
Il savait pourtant que maman n'aimait pas les surprises.
Mais moi si, j'adorais à fond.
Je sentis la température de maman baisser alors je partis chasser. Je voulais tuer un maximum de pumas avant d'arriver sur l'île, car là-bas, il n'y en avait pas des masses. Et je devais éviter de les tuer.
Avec un peu de chance, je trouverai un grizzli à me mettre sous la dent.
Carlisle Pov
Mon petit-fils ne changerait jamais.
Comme si Bella allait le laisser faire du quad ou même du jet-ski. Bon c'était vrai qu'il ne craignait rien mais elle souhaitait qu'il fasse comme s'il avait l'âge qu'il paraissait alors...
Et malheureusement pour moi, je n'étais pas d'accord avec Bella, mais j'évitais de le lui dire sinon elle allait encore piquer une crise. Comme la fois où elle était arrivée à l'improviste et avait découvert Cliff sur une mini moto.
Cela faisait deux mois que je ne les avais pas vus et ils me manquaient comme pas permis. Je remerciais le ciel chaque jour depuis le moment où Bella et les petits avait fondu en larmes en me retenant quand j'avais dû quitter l'île. J'avais été le plus heureux des vampires. J'avais même pu le dire à Esmée, mais je devais garder le secret envers les autres membres du clan. Et je comprenais. De toute façon, Emmett et Rosalie refaisaient une fois de plus le tour du monde, car je savais pertinemment que la maison sans Edward, Alice et Jasper, leur paraissait vide.
D'ailleurs, on n'avait toujours pas de nouvelle de nos enfants et cela nous inquiétait de plus en plus. J'avais pensé avec peur qu'Esmée n'allait pas tenir le coup suite au manque de nouvelles, mais avec ses deux petits-enfants, comment ne pas être heureuse ? Elle était même au courant de l'identité du père mais n'avait jamais abordé le sujet avec Bella. D'ailleurs avec moi non plus.
- Docteur Cullen, c'est à vous…
- Très bien, je vous suis Monsieur le Doyen.
Edward Pov (Période non communiquée)
Mais qu'est-ce que je faisais là !?
Je me le demandais chaque jour mais je ne trouvais toujours pas de réponse.
Le jour où j'étais arrivé ici, j'avais voulu mourir mais Aro avait refusé. Il m'avait même reproposé une place au sein de ses rangs et comme un abruti, j'avais accepté.
Pour éviter à ma famille de me retrouver, j'avais changé mon patronyme, maintenant c'était Antony Smith. Mais je restais malgré moi un Cullen dans la tête. Et là, Aro n'avait rien trouvé de mieux que de me confier le bon soin de faire visiter Voltera au nouveau gars qui venait lui rendre visite. Il m'avait même intimement donné l'ordre que rien n'arrive à son visiteur.
Là j'étais à l'aéroport, comme un con, à attendre ce gars que je détestais déjà car je ne fréquentais plus personne depuis que j'étais ici et franchement j'en étais heureux. Enfin comme quelqu'un qui avait été abandonné par la femme qu'il aimait pouvait l'être. J'espérais qu'il n'était pas bavard car ses pensées allaient déjà me faire chier royalement pendant le chemin vers Voltera.
J'avais inscrit son nom sur une affiche, comme ça, il allait me voir directement, car des vampires, ici, c'était très fréquents.
- Euh salut, c'est moi que vous cherchez, entendis-je.
- Salut, dis-je sèchement.
Je me mis en route vers la voiture et il me suivit en silence. Tiens, en silence ? Je n'entendais pas ses pensées.
Étrange.
- Tu penses à quoi ? Lui demandai-je.
- Oh… hum… à plein de choses. Pourquoi ?
Je me retournai et le fixai. Il me regarda bizarrement.
Mais je n'entendis toujours rien et cela commençait à me frustrer. Il n'y avait qu'elle que je n'avais pas entendu et j'avais stupidement pensé que c'était la seule pour laquelle j'aurais eu cette spécialité. Qu'elle était faite pour moi. Mais bon, vu qu'il était silencieux aussi et qu'Elle m'avait quitté…
Je ne dis rien de plus et me remis en route pour la voiture. Une fois arrivé, je me plaçai derrière le volant quand j'entendis :
- Cela te dérange si je conduis ? Ma mère ne me laisse pas le faire à la maison et j'aimerais en profiter un peu.
J'aurais aimé lui dire non, mais Aro avait été formel. Je ne devais pas être malpoli avec son invité et faire tout ce qui était en mon pouvoir pour exaucer ses pensées. C'était d'ailleurs pour ça qu'il m'avait choisi mais vu que ce vampire n'en avait pas, j'étais là pour rien.
- Ok, dis-je résigné en passant sur le siège passager sans sortir de la voiture.
- Merci heu…
Je lui tendis la main et dis :
- Antony.
- Enchanté, répondit-il.
Il me serra la main et je sentis une vague de plaisir traverser mon corps et je me rendis compte avec horreur que je durcissais un peu plus bas.
Je lui lâchai la main et lui intimai d'un geste de démarrer. Je lui expliquai le chemin et arrivés à Voltera, je le conduisis dans le bureau d'Aro. Ensuite je pris congé dans mes appartements, qui étaient en dehors du complexe comme j'appelais ce dernier.
J'étais désormais sous ma douche et je n'en revenais pas.
Pourquoi cette réaction ?
Jamais je n'avais durci depuis l'épisode d'avec Alice et là…
Et en plus ce mec me frustrait, pourquoi ce silence ?
Las de mes réflexions, je sortis et me séchai. J'enfilai ensuite un boxer et fis comme chaque nuit depuis que j'étais ici, je me mis à jouer du piano. Je jouais tout ce qui me passait par la tête.
En plein milieu de la neuvième symphonie de Beethoven, mon portable se mit à sonner. Je vis que c'était Aro alors je fus obligé de décrocher.
- Oui Aro. Qu'y a-t-il ?
- Eh bien notre invité va arriver chez toi d'ici quelques minutes. Je pense qu'il sera plus à l'aise en ta compagnie. Il séjournera chez toi cette nuit car il repart demain chez lui. Il a eu l'info qu'il voulait donc voilà. Accueille-le bien.
- Oui, ok. Merci du cadeau Aro… tu me le payeras, murmurai-je.
Je l'entendis rire puis raccrocher. A peine avais-je posé le portable sur le dessus du piano que la sonnette retentit. Je courus ouvrir la porte.
- Entre, je vais te montrer ta chambre, dis-je pas motivé du tout. Aro vient de me prévenir, ajoutai-je en montant les escaliers, alors je n'ai pas eu le temps de la préparer.
- Pas de souci, je n'en aurai pas l'usage.
Merde, je n'allais quand même pas me le coltiner toute la nuit !
- Je m'excuse de te déranger. C'est Aro qui m'a envoyé ici. Je vais repartir directement à l'aéroport, pardon encore une fois du dérangement, se pressa-t-il de dire.
Je me retournai et vis qu'il était déjà sur le pas de la porte.
Re-merde.
Aro ne me pardonnerait jamais ça. Je le rattrapai donc et lui pris son bras mais il m'esquiva et dit :
- Ne me touche pas, s'il te plait.
- Excuse-moi, reviens, demandai-je. Je n'ai juste pas l'habitude de recevoir du monde, d'ailleurs tu es la seule personne depuis deux ans.
Il ne dit rien et fit demi-tour. Je le dépassai et l'amenai à sa chambre.
- As-tu un jardin où je pourrais lire cette nuit ? Demanda-t-il.
- Oui, en bas dans la cuisine il y a un accès au jardin. Bonne lecture.
Je le laissai là en plan et redescendis jouer au piano.
? Pov
Je savais que c'était un vampire, mais plus froid que ça tu meurs.
Mais il était à tomber ce mec. Il ne fallait plus qu'il me touche sinon je lui sautais dessus. Je déposai ma valise sur le lit que je ne froisserai pas et sortis mon bouquin de cette dernière. Je descendis et sortis dans le jardin.
Bordel !
- C'est magnifique, murmurai-je.
Je secouai la tête et marchai jusqu'au bord de la piscine. J'enlevai mes sandales et remontai mon jeans puis m'assis au bord, les pieds dans l'eau. Je commençai ensuite ma lecture. Et cette lecture fut reposante car j'entendais en fond de fantastiques mélodies jouées au piano.
J'étais à la moitié du livre quand je le reposai et réfléchis à comment j'allais leur annoncer ça.
Sans m'en rendre compte, je me mis à sangloter.
La vie me souriait depuis pas mal de temps mais j'avais peur de tout foutre en l'air. Je sentis mon portable vibrer. J'arrêtai de pleurer, d'ailleurs si seulement je pouvais réellement le faire. J'étais sûr que cela me paraitrait moins problématique, mais ces foutues larmes ne voulaient jamais couler.
Je pus voir que j'avais reçu un message.
« Comment vas-tu mon chou ? Tout se passe bien en Italie ? Tu ne m'as pas rappelée. Bisou, Tanya »
Merde, elle ne comprendrait donc jamais cette garce !
Je décidai de lui envoyer un sms que je voulais froid afin qu'elle me lâche. Une nuit, une seule soirée et cette sauvage essayait de me mettre le grappin dessus. Et le pire, c'était que je n'avais même pas couché avec elle.
« J'allais bien avant ton sms, l'Italie est super. Je suis avec trois superbes vampires au lit. Je ne te rappellerai pas. Oublie mon numéro stp »
Je reposai mon portable et allai reprendre mon bouquin mais j'entendis soudain Anthony me dire :
- Je ne vois pas de femmes ici…
Je me retournai et il était là, devant mes yeux… en boxer et franchement je me retins vraiment de ne pas lui sauter dessus.
Mais sans m'en rendre compte, je me levai d'un bond et je me retrouvai devant lui.
- Il y a un problème ? Je ne voulais pas paraître impoli, mais j'avais une vue sur ton écran alors…
Sans réfléchir, je fis demi-tour et plongeai dans l'eau qui me parut tiède face à ma peau froide.
- Essaie de ne pas vider la piscine…
Je lui fis un signe de tête et je le vis retourner à l'intérieur. Je m'assis sur le bord et plaçai la tête dans mes mains. J'étais un monstre, un déchet…
Je repris mon portable et lui envoyai un sms :
« Tu me manques, j'aimerais que tu sois avec moi, là. Je t'aime comme un fou, gros bisous. Je serai de retour demain en soirée. »
Je savais qu'elle allait me répondre rapidement donc je gardai mon portable en main. D'ailleurs, je venais de recevoir sa réponse.
« Moi aussi j'aurais aimé être là mais tu dois faire ce voyage seul car… tu sais pourquoi. Je t'aime aussi. Je serai aussi à l'aéroport avec Jake, il te remet le bonjour d'ailleurs. B »
Jake… un bon gars qui prenait soin d'elle. Et j'en étais heureux.
Aurais-je un jour quelqu'un aussi ? Me demandai-je.
J'en doutais fortement. Comme une vraie gonzesse, je me remis à sangloter. Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais resté comme ça, mais je sentis une main sur mon épaule.
Edward Pov
J'étais en train de jouer du piano et j'entendis pour la deuxième fois des sanglots provenant du jardin.
Putain, moi je ne sanglotais plus, alors ce n'était pas pour avoir quelqu'un d'autre qui le faisait. J'étais moins frustré de ne pas entendre ses pensées à ce mec, tout à coup.
Cela faisait une heure qu'il sanglotait et mon côté gentil garçon refit surface. Je fus à ses côtés en quelques secondes. Je plaçai la main sur son épaule en signe de réconfort. Je le vis stopper ses sanglots et il me regarda ensuite droit dans les yeux. C'était idiot, mais je me rendis seulement compte à cet instant qu'il était végétarien tout comme moi.
- Merci…
Ce fut un murmure mais je l'entendis parfaitement. Je ne savais pas quoi répondre à cela, donc je ne dis rien.
Je continuai malgré tout de le fixer dans les yeux, essayant de lire en lui. Là, ma frustration revenait au grand galop.
? Pov
Arrête de me fixer, arrête de me fixer, s'il te plait, priai-je.
Mais il ne m'entendait pas car, c'était juste mes pensées.
J'avais une envie folle, là, de lui sauter dessus. Cela faisait trop longtemps que je me retenais. Je ne connaissais pas de vampires autres que ceux de ma famille ou ceux du clan de Tanya. Et pour rajouter à cela, ce mec était méga top.
A cette constatation, je me laissai envahir par le désir immense que je cachais au fond de moi depuis si longtemps. Je savais aussi que j'allais le regretter, mais je ne pus m'empêcher de lui envoyer une vague de désir en lui touchant la main qui était toujours sur mon épaule. Je remarquai immédiatement que ses yeux devinrent noirs et je décidai de rapprocher mon visage du sien afin de toucher ses lèvres. Mais il se recula.
Merde !
Je me relevai et m'empressai de dire :
- Je suis désolé. Je vais aller dans ma chambre et demain à la première heure je pars. Encore désolé.
Je n'attendis pas de réponse et l'instant d'après, je refermai la porte de ma chambre.
Merde !
Je me rendis compte que j'avais oublié mon bouquin, tant pis. Je retirai ma valise de sur le lit, me mis en sous-vêtements et m'allongeai par dessus les draps.
J'avais honte de mon érection mais je ne pouvais aller contre mes envies, et j'avais envie de ce gars, en bas… que j'avais failli embrasser.
Failli, car il s'était reculé.
Normal, il y avait combien de vampires homosexuels ?
Je pariais que j'étais le seul.
Je resterai seul toute ma vie, car je n'osais pas fréquenter les humains, trop dur, même si j'étais habitué avec ma famille.
Je me roulai en boule et sanglotai de nouveau. J'étais seul, seul dans mon lit, seul dans mon cœur… seul dans une maison remplie de couples amoureux comme des fous.
Et le pire, c'était que je n'arrivais pas à quitter la maison, car ils me manqueraient tous, même Jake, c'était pour dire : il puait à dix kilomètres à la ronde.
On frappa soudain à la porte.
- Y a personne, dis-je me trouvant bête.
- Je peux entrer ? Tu as oublié ton bouquin et ton portable près de la piscine.
Je ne voulais pas le voir, je ne voulais pas voir son regard posé sur moi.
- Pose-les devant la porte. Je les prendrai demain. Laisse-moi stp, demandai-je.
Je n'entendis rien mais je supposai qu'il l'avait fait. Je me roulai en position fœtale et fermai les yeux. Là ma mère me manquait.
Et puis, comme si j'allais pouvoir dormir !
Des fois, j'enviais les humains, ils pouvaient oublier leur honte, leurs problèmes, leur…
Je m'étais sûrement endormi et rêvais, car je sentis des lèvres toucher les miennes et je ne pus m'empêcher d'y répondre. J'ouvris les yeux et vis que c'était Antony. Il avait lui-même fermé ses yeux et m'en rendant compte, je refermai les miens aussi.
Je passai la langue sur ses lèvres et après quelques secondes, sa langue vint à la rencontre de la mienne. Je tendis le bras vers lui et le rapprochai de moi. Je sentis sa main se poser sur ma hanche.
Je rompis le baiser et posai mon front contre le sien, en gardant les yeux clos.
- Tu devrais descendre, murmurai-je.
Je sentis sa main quitter mon corps et une seconde plus tard, j'entendis le piano.
Purée de punaise de bois, c'était quoi ça !
Je te le dis mec, le plus beau baiser de ta vie, pensai-je. Et pour en rajouter, avec le plus beau mec de la terre, après toi bien sûr.
Évidemment, après avoir vécu ça, il fallait que je perde la boule. Pourquoi lui avais-je demandé de descendre. Peut-être parce que c'était tout nouveau pour toi débile, pensai-je.
Je devais téléphoner à la seule personne qui me comprenait un tant soit peu. Mais je me souvins que je n'avais pas mon portable avec moi.
Merde.
J'ouvris la porte de la chambre mais je ne vis rien. Je pris donc mon courage à deux mains et descendis. Je vis que mon portable était sur la table basse du salon. Je le pris et sortis dans le jardin. Je courus ensuite à bonne distance et composai le numéro.
Vite décroche, priai-je.
- Oui ?
- Ah ! Salut, j'ai embrassé un garçon et comme un idiot je l'ai repoussé après, je fais quoi maintenant ?
- Du calme, c'est toi qui a embrassé ce garçon en premier ou pas ? Me demanda-t-il serein.
- Non, répondis-je.
- Alors, retourne près de lui et fais ce que tu désires faire mon garçon. J'ai confiance en toi. Je t'avais dit qu'en allant là-bas tu trouverais des réponses.
- Ouais, merci du conseil, je te laisse. Bye et bise.
Je raccrochai et soufflai. Je me retournai pour rentrer quand je le vis à deux mètres de moi, à me fixer. J'avalai une bouffée d'air tellement j'étais stressé.
J'avais envie de l'embrasser, mais je n'osais pas. Et s'il me repoussait comme plus tôt près de la piscine, et s'il me frappait, me traitait de tous les noms qui lui passaient par la tête ?
Et s'il me rendait mon baiser…
Je me posais vraiment trop de questions. Mais je restai là, devant lui puis baissai la tête et passai juste à côté de lui.
Je n'étais qu'un trouillard. Mais j'assumais.
Je refermais à présent la porte de ma chambre et me rallongeai sur le lit.
- Pourquoi ça n'arrive qu'à moi des trucs pareils, soufflai-je.
Edward Pov
Je devais vraiment être fou, car j'avais entendu la voix de Carlisle.
C'était lui au téléphone, j'en étais sûr.
Connaissait-il mon père ? Et si oui, comment le connaissait-il ?
Je ne l'avais jamais vu en un siècle de vie avec Carlisle. Mais ce n'était pas ce qui me perturbait le plus. Ce qui me perturbait en ce moment, c'était de savoir ce que je devais faire.
Devais-je aller le retrouver de nouveau, ou rester ici comme un con dans la brousse en boxer ?
Je décidai que rentrer était déjà une bonne chose. Je m'installai à mon piano quelques secondes plus tard et réfléchis. Ce n'était pas tous les jours que j'embrassais quelqu'un et encore moins un homme, qui plus est vampire.
Et le pire dans tout ça, c'était que je voulais l'embrasser à nouveau. J'allais aller le voir et lui demander ce qu'il m'avait fait.
Certainement un pouvoir comme envoûter les autres vampires.
Je me levai et montai aussi silencieusement puis hésitai devant sa porte. Je n'osai pas rentrer.
Je restai donc figer devant cette porte.
Après un long moment, je décidai de m'asseoir contre le mur face à la porte et fermai les yeux.
Pourquoi j'avais ressenti le besoin de l'embrasser plus tôt.
Quand j'avais ouvert sa porte pour lui rendre son livre ainsi que son portable, le voir triste et roulé en boule sur le lit m'avait fait perdre l'esprit. Et sans même m'en rendre compte, je l'avais embrassé et il avait même répondu à mon baiser.
Pourtant j'étais un homme, c'était un homme. Mais en même temps, des milliers d'hommes embrassaient d'autres milliers d'hommes dans le monde.
Je poussai un soupir parce que j'étais complètement perdu et cela ne me ressemblait pas. Deux secondes plus tard, je vis sa porte s'ouvrir. Il me vit et je me relevai.
- J'ai envie de t'embrasser…
Il l'avait juste murmuré, mais cela ne faisait aucune différence à mes yeux.
- Étrangement moi aussi, avouai-je.
Je soutins son regard et le vis ouvrir et refermer sa bouche plusieurs fois. Je ne pus m'empêcher de rire.
- Putain, ne ris pas ! C'est nouveau pour moi.
Nouveau pour lui ?
Ce n'était pas un don alors ?
Il me mentait peut-être ?
Tellement que j'étais pris dans mes réflexions, je ne me rendis pas compte immédiatement qu'il l'avait mal pris et qu'il était en train de refermer sa porte. Mais j'eus assez le temps d'y passer le bras et la poussai légèrement. Dans le mouvement, il tomba en arrière, je le rattrapai et l'attirai ensuite à moi sans même m'en rendre compte.
? Pov
Il se foutait de moi et ensuite il m'attrapait tel un sauveur ?!
Il était fou ce mec.
Moi en tout cas, je devenais fou de son corps, car là j'étais plus ou moins dans ses bras… à quelques centimètres de son visage qui me surplombait.
Je faisais quoi maintenant, je l'embrassais ou pas ?
Ma tête était à une distance que je pouvais aisément franchir en quelques secondes mais j'étais paralysé.
Putain, t'es un homme et un vampire, tu ne dois pas avoir peur et encore moins être paralysé, me sermonnai-je.
- Je… je… tentai-je de dire.
Et maintenant je ne savais même plus aligner un mot...
Maman, sors de mon corps !
Au moment où j'allais enfin l'embrasser, mon portable sonna pour me dire que j'avais reçu un message.
- Tu as reçu un message, me dit-il dans un souffle qui d'ailleurs balaya mon visage et qui me fit un effet encore inconnu.
Et en plus, vu qu'il m'avait dit ça, c'était qu'il ne voulait plus continuer. Je m'enlevai donc de ses bras et ouvris mon putain de portable pour voir que c'était un message de mon père.
« Appelle-moi tout de suite, j'ai une bonne nouvelle à t'annoncer »
- Tu sais quelle heure il est en Alaska, lui demandai-je, tendu.
- Euh, pas loin de…
Il regarda sa montre et répondit :
-… deux ou trois heures de l'après-midi. Pourquoi ?
- Je dois téléphoner à mon père, si je ne le fais pas maintenant, il va me trucider à mon retour. Il ne sait pas que je suis en Italie alors si tu pouvais ne pas faire de bruit. Il croit que je suis chez grand-père.
- Je te laisse alors, me dit-il.
- Euh, tu veux bien rester… si tu… Enfin si cela…
Je fis une pause et dis au final :
- Non rien, laisse tom…
- Je reste, c'est bon, me coupa-t-il.
Et là, il embrassa ma tempe et alla s'allonger sur le lit et mit ensuite ses bras derrière la tête.
Dieu qu'il était sexy.
Je ne savais même plus ce que je devais faire.
Je secouai la tête et me rappelai soudain que je devais appeler mon pater. Je composai le num' et il décrocha immédiatement :
- Ah, c'est pas trop tôt, comment vas-tu fils ?
- Bien, bien pa', et toi et maman ça va ?
- Oui et justement, je voudrais t'annoncer à toi et à tes grands-parents une super méga bonne nouvelle, fils !
- Whoo whoo whoo… que me vaut cette énergie papa ? As-tu acheté une Camaro à ton fils ?
- Non, ne rêve pas ! Non, tu vas avoir un petit frère ou une petite sœur.
- …
- Ta mère voulait attendre ton retour mais je n'ai pas pu attendre, je suis tout excité. Reviens à la maison, on va fêter ça avec une partie de chasse. Dis à papa et maman de venir aussi.
- …
- Cliff, tu es toujours là…
- Euh… c'est-à-dire que je ne suis pas à Forks, murmurai-je.
- Papy t'a emmené où cette fois ? Demanda-t-il déjà moins content.
- Je ne suis pas non plus avec papy, finis-je par dire.
- Avec qui es-tu ?
- Papa, je serai de retour demain soir, tentai-je.
- Tu es où exactement ? Demanda-t-il froidement.
- …
- HEATCLIFF, SI TU NE ME DIS PAS OU TU ES, JE TE PREVIENS QUE CA VA MAL ALLER POUR TON MATRICULE !
- En Italie, lâchai-je en un murmure.
- …
- Papa, m'en veux pas, je devais venir…
- Tu sais très bien que tu ne dois pas aller en Italie ! Et si tu tombais sur des vampires, tu y as pensé ? Rentre par le premier vol et je t'assure que tu seras puni à ton retour. Ne me force pas à venir te chercher.
Il fait une pause et continua avec une voix plus douce :
- As-tu as pensé à nous, s'il t'arrivait quelque chose ? A ta sœur… Elle est déjà dévastée rien que de te savoir à Forks, alors… Je ne vais rien dire à ta mère pour ne pas l'angoisser, mais on aura une bonne discussion à ton retour. Es-tu avec une fille ?
- Papa, c'est bon, je prends le vol de demain. Là, je vais juste oublier le fait que je vais être puni les vingt prochaines années, et non je ne suis pas avec une fille.
- Au moins le double Cliff. Et si ce n'est pas pour une fille, pourquoi es-tu là-bas ? Me questionna-t-il.
- Ben, j'avais envie de visiter Rome, répondis-je en prenant le premier truc qui me passait par la tête. Et félicitations, ajoutai-je. Je serai demain à l'aéroport de Seattle. C'est papy qui vient me chercher normalement.
- Je vais le tuer. A demain fils et fais attention a toi.
Il me raccrocha carrément au nez.
J'allais me faire tuer.
J'étais un vampire mort. Mon père était cool la plupart du temps avec moi mais là, j'étais sûr qu'il ne laissera pas passer ça. Et puis soudain, je me rappelais le but de son coup de fil.
- Je vais avoir une petite sœur, dis-je en me laissant tomber au sol.
- …
- Putain, la vie ne me laissera jamais en paix. Comment je vais leur annoncer ça avec le bébé en route, murmurai-je démoralisé.
- …
Je me relevai et allai m'allonger dans le lit, car j'avais besoin de faire le point.
J'en oubliai presque qu'Antony y était aussi. Je remarquai qu'il avait les yeux fermés. Je me mis sur le dos et lui demandai dans un souffle :
- Ca va ?
- …
Je ne reçus pas de réponse. Je me décidai donc à dégager d'ici avant de devenir complètement hors de contrôle, car j'avais un tas d'émotions qui me traversaient le corps et je ne voulais pas perdre le contrôle comme cette fois où j'avais entendu l'histoire de papa.
- Ok, je vais te laisser. Je dirais à Aro que j'ai dû prendre l'avion plus tôt, expliquai-je.
Il me retint par le bras, je me rallongeai donc près de lui sans toutefois le toucher. Je le sentis bouger et remarquai qu'il était sur son flanc et me fixai avec quelque chose dans le regard. Je me mis dans la même position et ancrai mes yeux dans aux siens. J'arrêtais même de respirer tellement j'étais tendu.
- Tu as quel âge Cliff ? Demanda-t-il.
- Euh, plus ou moins cinq ans et toi ? Répondis-je.
- Plus d'un siècle.
- Oh… fut tout ce qui put sortir de ma bouche.
Il voulut dire quelque chose mais je l'en empêchai avec un doigt contre ses lèvres. Je ne voulais plus parler, je voulais passer à l'action. Demain j'allais devoir repartir et je serais certainement puni pas mal de temps. Je fis donc ce que mon corps me réclamait.
Je me rapprochai de lui et posai mes lèvres contre les siennes. Je ne reçus aucune réponse, je me reculai donc et me mis à le regarder. Il avait toujours ce regard que je ne comprenais pas.
Je décidai d'ouvrir mon don afin de mieux le comprendre. Je perçus de la confusion, de la surprise, une interrogation, de la souffrance, la douleur, une fatalité, du dégoût…
Du dégoût ?!
Je refermai mon don. J'en avais assez pour un siècle, avec ce que je venais de me prendre en pleine gueule. Il fallait que je parte d'ici immédiatement. Je devais me défouler, sinon je ne savais pas comment j'allais pouvoir gérer ça.
- Putain, lâchai-je en colère sans pouvoir le retenir.
Je me levai en vitesse et sortis de cette chambre. J'avais besoin de me changer les idées, je piquai donc un plongeon dans la piscine. Tout en nageant, je disais entre deux longueurs :
- Fais chier !
Je nageais de long en large, sous l'eau. Mais nager ne me calmait pas comme je l'aurais espéré. Je sortis donc de l'eau et fonçai vers le premier arbre que je vis puis défonçai ce dernier à coup de poing. Je dis, entre chaque coup, sans pouvoir rien y faire :
- Pourquoi ? Dégoût ! Souffrance ! Confusion ! Et moi, bête comme je suis, l'envie ! Le désir ! La frustration ! Déchet…
Je ne pus frapper une fois de plus l'arbre, car mon poing fut retenu.
- Arrête ça, tu ne vois pas qu'il est déjà mort cet arbre !?
Il faisait quoi là, à essayer de faire de l'humour ? Pensai-je.
- Lâche-moi ! D'ailleurs, je vais partir pour l'aéroport maintenant, décidai-je.
- Non, reste. Tu partiras demain, dit-il comme un ordre.
- Lâche-moi putain de merde ! Je suis empathe sale con et j'ai ressenti tout ce que tu as pu ressentir dans cette putain de chambre ! M'exclamai-je hors de moi et en colère contre lui.
- …
Il me lâcha et je me barrai chercher ma valise.
Putain ! Du dégoût, je n'en revenais pas…
Il me fallut moins de quelques secondes pour prendre ma valise et sortir de la bâtisse. Je pus entendre une fois sur le pas de la porte d'entrée :
- Attends Cliff, je vais t'expliquer…
Je secouai la tête et me mis à courir le plus vite possible.
Je savais maintenant que j'allais être seul toute ma longue vie. Je prendrais donc soin de ma famille et cela me suffirait amplement. Je ne voulais plus recevoir un sentiment de dégoût envers ma personne quand j'embrassais quelqu'un.
Je n'embrasserai d'ailleurs plus personne. Jamais !
Edward Pov
Je n'arrivais pas à y croire, je venais d'entendre quelques secondes plus tôt la voix de mon frère Jasper dans ce foutu téléphone.
Tout se mit soudain en place.
La voix au téléphone, Forks, Tanya, et Carlisle…
Jasper était le père de Cliff ?
Jasper avait un enfant ?!
Il avait donc adopté, mais avec qui ? D'ailleurs, sa femme était enceinte ?
Je perdais la boule. Mais je me sentais mal, Cliff avait eu l'air furieux et triste quand il était parti.
Je pris la décision d'aller m'habiller et une fois fait, je pris les clés de moto. Je filai ensuite direction l'aéroport. A peine avais-je roulé dix bonnes minutes que je le vis, au loin, assis sur sa valise, en pleine campagne… en train de sangloter.
Je stoppai ma moto et le pris directement dans mes bras. Je me mis à le bercer, instinctivement. Je n'aimais pas entendre quelqu'un sangloter, cela me rappelait trop Alice, moi et même… Bella.
J'étais là, en plein milieu de la route, et c'était étrange mais le tenir dans mes bras me faisait me sentir plus serein. Je lui embrassai le sommet de son crâne vu que j'étais plus grand que lui. Sans m'en rendre compte, ma bouche glissa sous son oreille, son cou puis sa mâchoire et enfin sa bouche.
Je sentis sa langue contre mes lèvres et les lui ouvris. Nos langues se caressèrent avec passion, comme si c'était le dernier baiser que nous pouvions donner. Pour ma part, cela faisait un bail que je n'avais pas embrassé et encore moins un homme.
Étais-je vraiment en train d'embrasser un homme, en plein milieu de la campagne et en plus de mon propre chef ?!
Heatcliff Pov
Je jouais avec sa langue et cela était exaltant, jouissif. Je n'osais pas ouvrir mon don, je ne voulais pas ressentir ce qui émanait de lui, mais je pouvais dire à son bas-ventre tendu qu'il ressentait en partie la même chose que moi.
- Tu reviens, dit-il contre ma bouche.
Je stoppai le baiser et je posai la tête contre son torse.
- Si tu le souhaites, sinon on se dit au revoir ici, murmurai-je.
- Je viens de t'embrasser, je te demande si tu reviens… alors cela veut dire que je souhaite que tu reviennes avec moi Cliff. Et je ne sais pas pourquoi, mais je ne veux pas que tu partes maintenant. Reste !
- Hum…
Je n'arrivais plus à penser correctement, car j'étais présentement dans les bras d'un homme et c'était idiot, mais je me sentais comme chez moi.
Je pris la décision de vivre à fond ce moment, et pris donc ma valise puis repris le chemin pour retourner chez lui, en courant. Je pus entendre sa moto redémarrer peu après mon départ.
Qu'allait-il se passer maintenant ?
Car c'était bien de s'embrasser, mais question sexe, j'étais complètement largué moi.
D'ailleurs, est-ce que cette nuit allait être sexuelle ?
Jasper Pov (Bond de trois ans en arrière – se passe deux ans après son départ d'Écosse et accessoirement celui de Bella de Forks)
Je marchais dans les couloirs afin de rejoindre la salle de conférence. Un docteur en médecine urgentiste venait nous expliquer le pourquoi du comment…
Bref, un truc ennuyeux quand on avait vécu soixante ans et quelques avec un médecin urgentiste de plus trois cent ans de pratique.
Je rentrai et m'assis au premier rang, étant en première année, c'était nos places. Vingt minutes plus tard, on nous apprit que le médecin qui devait venir allait être absent et qu'un autre médecin arrivait pour le remplacer.
- Monsieur Hawkins, pouvez-vous venir s'il vous plait ?!
Je hochai la tête et me levai pour le suivre le Monsieur le Doyen. D'après mes professeurs et ce dernier, j'étais un futur médecin né. Moi je savais juste que cela était dû au fait que je puisse étudier toutes les nuits.
Arrivé à peine dehors, je pus entendre :
- Le médecin va arriver. Attendez-le ici et montrer lui le chemin, mon garçon.
- Oui, Monsieur le Doyen, lui dis-je avec le sourire.
Je soupirai.
Doyen, Doyen… j'étais plus vieux que lui d'au moins une centaine d'années.
Je dus poiroter dix minutes avant qu'une odeur familière atteigne mes narines.
- Jasper, entendis-je.
Je levai la tête mais je savais déjà qui c'était : Carlisle !
Je croisai son regard étonné et je lui sautai dessus sans plus attendre, trop heureux de voir un des miens.
- Tu m'as manqué, soufflai-je.
- Toi aussi fils, toi aussi.
Je le serrai dans mes bras de toutes mes forces. Cela faisait du bien de pouvoir serrer quelqu'un dans mes bras. Avoir un contact quel qu'il soit.
- Jasper, je suis très content de te revoir et je prends cela pour un signe du destin. Je veux que tu ailles sur notre île à Esmée et moi, pour demain soir. Est-ce possible ? Demanda-t-il.
- Pourquoi ? Le questionnai-je.
- Fils, comment te dire… Je suis au courant pour Bella, finit-il.
Oh !
Mon sourire disparut.
Bella, ma Bella d'un jour.
- Elle vous l'a dit ? Murmurai-je incrédule.
- Elle n'a pas eu le choix, en fait.
- Comment ça, il lui a fait du mal ? M'énervai-je.
- Non, calme-toi. Écoute, je suis dans l'obligation de te le dire, d'ailleurs cela fait un an et demi qu'elle m'a demandé de le faire. Mais tu étais introuvable, s'expliqua-t-il d'une voix posée, afin de m'aider à me calmer.
- Me dire quoi Carlisle ? Lui demandai-je doucement, montrant ainsi qu'il avait toute mon attention.
Qu'il me dise qu'elle m'aimait encore, priai-je intérieurement.
- Tu es papa Jasper. De deux adorables enfants, Heatcliff qui est vampire, et Élisabeth qui est humaine. Tu dois prendre ton rôle en main et Bella est seule pour les élever et elle n'est pas assez forte.
J'étais papa !? Non, mais il débloquait ou quoi ?
- Carlisle, je suis un vampire, lui dis-je afin qu'il comprenne l'impossibilité de ses dires.
- Bon, tiens, regarde leurs photos, ça sera plus simple.
Il sortit son portefeuille et me tendit une photo où se trouvaient deux bébés dans les bras de Bella.
- C'est une photo que j'ai prise le lendemain de leur naissance. A gauche, c'est ton fils et à droite…
- Ma fille, le coupai-je en touchant la photo. Je suis papa ! JE SUIS PAPA !
- Oui fils, et cela depuis plus d'un an et demi.
- Où sont-ils ? Carlisle, je dois les voir, lui dire que…
- Ils seront sur l'île, demain soir si tout va bien. Vas-y fils. Elle t'attend depuis si longtemps, alors ne les fais plus attendre. Et félicitations « papa » !
Je le serrai mes bras à ses mots et fonçai ensuite vers ma voiture. Une fois à bord, je démarrai au quart de tour.
J'avais un fils et une fille !
J'avais créé la vie, moi qui en avais pris tellement.
Tout en roulant, je commençai à joindre les compagnies aériennes et décrochai un vol en partance directe qui décollait dans une petite heure.
Je n'aurai plus qu'à prendre le bateau ensuite jusqu'à l'île.
J'étais papa, je n'en revenais pas.
Je pouvais revoir sans cesse cette photo magnifique dans ma tête. Nul doute, j'étais père.
Mon fils avait mes cheveux et ma fille mes yeux.
Ce baiser volé dans une voiture avait engendré la vie, c'était étrange.
J'étais fier de moi en cet instant de ne plus boire du sang humain, car ma fille était humaine...
Comme Bella… ou plutôt, l'était-elle encore ?
Comment s'était d'ailleurs passé l'accouchement ?
Je ne fis que me repasser toutes ces questions mais aussi images et souvenirs d'elle, et ce durant tout le trajet jusqu'à l'île d'Esmée.
J'étais désormais arrivé sur ce petit bout de terre digne d'un endroit paradisiaque, mais il n'y avait personne pour en faire mon paradis.
Je me mis donc à les attendre assis sur le canapé du salon.
Tout à coup, je pus sentir des odeurs… dont celle de Bella mais légèrement modifiée. Je pus aussi discerner deux autres odeurs, celles sûrement de mes enfants.
En parlant d'enfants, même humains je n'en avais pas voulu, j'avais été trop jeune à l'époque. J'avais pensé avant tout à ma carrière militaire. Et puis, je devais avouer que pendant ma vie vampirique, cela ne m'avait pas manqué. Mais là, depuis que j'avais appris cette improbable nouvelle, je ressentais comme un manque qui ne serait comblé une fois mes enfants dans mes bras.
Et Bella, je voulais et j'allais enfin la revoir.
Serait-il avec elle, allait-il me tuer ?
Je ne sentais pas son odeur, mais cela ne voulait pas dire qu'ils n'étaient pas ensemble. Il pouvait très bien être resté à terre pour une quelconque raison.
D'ailleurs, considérait-il mes enfants comme les siens ?
J'étais tellement dans mes réflexions que je ne remarquai pas tout de suite qu'il y avait un petit garçon devant moi.
- Bonjour, je suis Cliff. Vous êtes un ami de papy ? C'est vous la surprise ? Comment vous appelez-vous ? Vous êtes un vampire depuis combien de temps ?
Il avait demandé tout ça sans prendre son souffle. Comment toutes ces questions lui étaient-elles venues aussi vite ? Je pus ressentir de l'excitation venant de lui et répondis à l'une de ses questions :
- Bonjour Cliff. Eh oui, je suis bien un ami de Carlisle.
« Cliiffffff viens nous aider ! Sinon pas de plongée sous-marine »
- Désolé, je dois vous laisser, maman m'appelle !
Et il repartit comme il était venu.
Était-ce mon fils ? Ce Cliff paraissait avoir une dizaine d'années.
Et puis, que devais-je faire ? Le suivre ou rester là ?
Je pris une décision et me levai pour les rejoindre dehors mais me figeai quelques secondes plus tard, devant le soleil de ma vie.
Bella Pov (Même période - petit retour en arrière)
- Beth ne te penche pas s'il te plait. Je ne veux pas plonger, lui dis-je pour la millionième fois depuis que nous avions quitté le port.
- Mais maman, c'est beau !
- Beth, je ne le répèterai plus, et s'il te plait, écoute-moi sinon pas de glace et pas de plage ! La menaçai-je.
- Man', on va sur une île, crut bon de dire mon fils.
- Cliff, mêle-toi de ce qui te regarde ! Sois déjà content que je te laisse conduire ce maudit bateau alors reste concentré, le sermonnai-je.
Il fallait toujours qu'il me contredise ce petit bougre !
- Oui maman, moi aussi je t'aime.
Il gloussa et cela fit monter un soupçon de colère en moi.
Je pris une grande respiration et me calmait ensuite rapidement. Je grognai quand même pour la forme et lui envoyai une claque derrière la tête, qui forcément me fit plus mal à moi qu'à lui.
Foutu vampire !
Mais je l'aimais, c'était mon vampire.
A peine arrivés, je vis Cliff filer en direction de la villa, sautant carrément en dehors du bateau.
Mais il croyait quoi ? Que sa sœur et moi on allait porter sa valise ?!
Il pouvait se mettre le doigt dans l'œil.
Je descendis du bateau chaque bagage et pris ensuite Beth dans mes bras, afin de la faire descendre.
- Rappelle-moi de remercier le ciel que tu ne sois pas comme lui ma chérie, lui dis-je avec un sourire moqueur.
- Je te le rappellerai maman, murmura-t-elle amusée.
Je la déposai et vis qu'elle s'emparait de son sac. Je pris le mien et criai :
- Cliiffffff vient nous aider ! Sinon pas de plongée sous-marine.
Deux secondes plus tard, il vint prendre sa valise et fila ensuite de nouveau en direction de la villa. Je courus à leur suite, Beth l'ayant suivi, pour leur faire peur, même si je savais que j'allais rater comme à mon habitude. Mais je fus dans l'impossibilité de mettre un pied devant l'autre, choquée comme j'étais à peine avais-je mis un pied sur le devant de la porte de la villa.
Je le voyais, là, devant mes yeux… Lui !
- Maman, regarde, c'est la surprise de papy, entendis-je.
Une fois que je repris mes esprits, je m'empressai de dire :
- Heatcliff, emmène ta sœur loin d'ici immédiatement !
Il me regarda interloqué et j'ajoutai :
- C'est un ordre jeune homme !
- Oui, maman.
Il prit sa sœur sur son dos et courus vers la plage. Je savais, c'était bête de réagir ainsi mais ma fille, enfin « notre » fille était humaine et cela allait quand même faire quasiment deux ans que je ne l'avais plus vu.
- Jasper, murmurai-je ensuite.
- Bel-la, susurra-t-il de cette si belle voix.
Mon Dieu, entendre mon nom de sa bouche me renvoya dans le passé.
- Tu es courant, je suppose, si tu es ici ? Demandai-je enfin.
- Oui. Et sache que je me contrôle parfaitement, j'ai même entamé des études de médecine, précisa-t-il.
- Écoute, tu ne crois quand même pas que je vais te croire comme ça, c'est ma fille dont il s'agit ! M'exclamai-je.
- Désolé de te contredire Bella, mais c'est « notre » fille !
Merde, il marquait un point, mais il avait été où pendant ces deux dernières années ?!
- Je suis d'accord, mais ou étais-tu quand j'ai accouché, quand Beth a fait ses premiers pas, quand ton fils a tué son premier puma ? Hein, où étais-tu ? Demandai-je soudain furieuse.
- Comment voulais-tu que je sois là, si tu ne m'en avais rien dit Bella ! Rétorqua-t-il avec un accent de colère dans sa voix.
- Tu es parti avec ta femme, et je n'ai su être enceinte que le supposé jour de ma transformation. Moment où tu étais toujours en Écosse avec elle, ta femme, précisai-je amère. D'ailleurs, où est elle ? Demandai-je.
- Je l'ai quittée. Écoute Bella, je dois te dire quelque chose de très important…
- Papa ?
Je me retournai et vis mon fils à quelques mètres de nous, et je pouvais voir à sa tête qu'il avait entendu notre conversation. J'avais oublié que c'était un vampire. Quelle conne !
- Cliff, je t'avais dit de rester éloigner, le réprimandai-je, la colère présente dans la voix.
- Papa ? C'est toi mon papa ? Demanda-t-il sans même m'écouter.
Je regardai Jasper, face à cette question. Je ne savais absolument pas ce qu'il allait lui répondre et sentis monter en moi un sentiment de stress.
- Oui, je suis ton père.
Je vis mon fils se mettre à courir et puis sauter littéralement dans les bras de Jasper. Ce dernier lui ouvrit les bras, le souleva et lui fit comme je les appelais : un gros câlin.
- Oh papa, je t'aime aussi si tu savais… ne pars plus, s'il te plait, je serai un bon garçon, supplia mon fils.
Il me fendit le cœur et je me mis à pleurer puis vis Beth courir au loin. Je courus vers elle et la pris dans mes bras. Puis je pris la direction de la villa et une fois arrivés devant Jasper et mon fils, je dis :
- Allez, rentrons !
- Maman, pourquoi Cliff fait un câlin au monsieur ? Demanda Beth.
- Parce que le monsieur est ton papa ma chérie, répondis-je. Jasper, Beth, ta fille… Beth, voici ton papa, les présentai-je.
Il était temps que mes enfants connaissent leur père.
Jasper Pov
J'étais en train de faire connaissance avec mes enfants. Mon fils n'avait d'ailleurs pas voulu sortir de mes bras et j'avais dû porter mes deux enfants pendant toute la journée.
Là, sur le coup, j'étais content d'être un vampire.
Je venais de mettre ma fille au lit. Ma fille ! Je n'en revenais toujours pas, je venais de border ma fille. Certes avec difficulté, car Cliff était toujours dans mes bras et je devais avouer paniquer un peu car un vampire ne dormait pas.
Je fis un dernier bisou sur le front de ma fille qui dormait déjà comme une masse. Elle était magnifique, elle avait les cheveux de Bella et mes yeux. Elle avait également ma bouche… magnifique elle aussi.
J'étais triste d'avoir manqué leurs débuts, mais cette villa regorgeait de vidéos et albums en tous genres que je m'étais empressés de regarder.
J'avais vu mes enfants faire leurs premiers pas, rouler en vélo… mais il y avait certaines choses que je ne pourrais jamais voir. Leurs premiers mots, la première chasse de Cliff, les biberons, les couches…
- Mon chéri, et si tu laissais ton papa libre de tout mouvement maintenant et que tu restais ici avec ta sœur, dit soudain Bella.
- D'accord maman. Mais ne le laisse pas partir, le pria-t-il.
- Je te le promets. Reste avec ta sœur et rejoins-moi plus tard, je t'appellerai, d'accord ?
Je sentis mon fils lâcher sa prise de sur moi, il me fit un énorme bisou et se plaça ensuite sous la couette avec sa sœur. Je me retournai et vis Bella qui pleurait en silence.
A peine remarqua-t-elle que je le regardais qu'elle se dirigea vers le salon.
Je la suivis et m'assis à côté d'elle, sur le canapé. Je ne pus m'empêcher d'effacer ses larmes avec mon pouce.
- Bella, soufflai-je, ne pleure pas, s'il te plait. C'est déjà assez dur comme ça, murmurai-je.
- Je suis désolée Jasper. Je… je…
- Chut Bella, je sais, lui dis-je d'une voix douce.
Flash back
« J'étais avec Bella dans la maison, et elle m'invita à m'assoir sur le divan. Mon fils ne m'avait pas encore lâché et il rapprocha soudain sa bouche de mon oreille et dit :
- C'est la plus belle surprise que papy pouvait me faire. Tu va rester, hein papa, je peux t'appeler papa ?
Je jetai un coup d'œil vers Bella et remarquai qu'elle attendait que je prenne la parole. Avait-telle entendu ce que son fils venait de me dire ?
- Elle n'entend pas ! Alors, je peux ? Tu va rester… Pourquoi réfléchis-tu ? Je sais que tu nous aimes, je suis comme toi.
Je décidai de lui répondre :
- Si Bella accepte que je reste, je resterai. Et oui, tu peux m'appeler papa. Et que veux-tu dire par « je suis comme toi » ? Lui demandai-je.
- Je suis un empathe…
- Pouvez-vous arrêter de parler entre vous, dit soudain Bella.
- Comment sais-tu que nous parlons ? La questionnai-je taquin.
- Je connais mon fils et j'ai pris l'habitude d'être observatrice. Alors qu'est-ce que vous vous dites ? Finit-elle.
- Maman, moi aussi je veux être avec le monsieur papa, comme Cliff. Il est heureux alors moi aussi je veux l'être ! S'exclama soudain Beth.
- Je ne sais pas Beth, ton papa est comme ton frère, expliqua Bella.
- Je t'ai dit plus tôt que je me contrôlais Bella et je n'aime pas me répéter. Aie confiance, lui dis-je mi-en colère mi-doux.
- Si tu fais du mal à ma sœur, je te jure que « papa ou pas », je te traquerai et te tuerai, me menaça mon fils.
Je le regardai interloqué, lui qui avait ancré ses yeux dans les miens. Venait-il de menacer un vampire plus vieux que lui dans le but de défendre sa sœur ?
Je ne sus pas pourquoi, mais un sentiment de fierté m'envahit et je pus voir Cliff sourire. Il passa ses bras derrière mon cou et vint se blottir ensuite contre mon torse.
- Man', laisse Beth venir, il n'y a pas de danger, papa n'a pas soif !
Je vis ma fille descendre des genoux de sa mère et venir se placer sur celui que Cliff venait libérer pour elle. Je regardai ensuite Bella qui ne bougeait toujours pas.
- Bella, pourquoi je ne ressens plus rien émanant de toi ? Lui demandai-je curieux.
Depuis que j'étais ici, je n'avais ressenti aucune émotion émanant d'elle, pourquoi ?
- Comment ça, tu ne ressens rien !? Tu as un souci avec ton don ? Répondit-elle.
- Non, mon don va très bien. Je ressens Cliff et Beth, mais toi non, précisai-je.
- Moi je capte maman, là elle déborde d'un amour profond. J'ai même du mal tellement c'est fort, dit mon fils.
Etait-ce pour moi cet amour ?
- Cliff, maman aimerait que tu gardes ça pour toi à l'avenir, répliqua Bella.
- Ben quoi maman, tout le monde sait que tu l'aimes encore papa, alors autant lui dire. Il restera peut-être et tu voudras enfin devenir éternelle avec nous, se défendit Cliff.
Alors elle m'aimait, moi.
Mais m'aimerait-elle encore une fois que je lui aurais raconté tout ce que j'avais fait ces deux dernières années ? Car je devais lui dire, même si je n'étais pas fier de mes actes.
- Papa, pourquoi tant de …
- Chut, fils, ne dis rien s'il te plait, je vais discuter après avec ta maman, lui expliquai-je pour que lui seul entende.
- Ok, mais je ne te lâcherai plus, me dit-il.
- Moi non plus, monsieur papa, rajouta Beth.
C'est là que je me rendis que la dernière phrase de mon fils avait été entendue de tous.
- Ma chérie, dit Bella, c'est papa tout court et pas « monsieur papa ».
- Ah, ok maman, merci.
Elle resserra son étreinte et je lui fis un baiser sur son front.
Je devais aussi croire en ce moment.
Moi, un vampire, j'étais sur une île paradisiaque avec mes deux enfants dans les bras et la femme de ma vie devant les yeux.
J'étais le plus heureux des vampires !
Fin du flash back
- Je t'aime Bella, si tu savais comme je t'aime, dis-je sans plus savoir me retenir.
- Je t'aime aussi Jasper. Embrasse-moi s'il te plait, avant que je ne me réveille, murmura-t-elle.
- Tu ne rêves pas Bella, sinon je suis en train de rêver aussi…
Et là, je me penchai vers elle dans l'intention de l'embrasser.
Et voilà ! Le dixième chapitre est republié. Il fait 34 pages et 10.209 mots.
J'espère qu'il vous a plu. ^^
A très bientôt, dans un mois environ. Je tenterai de ne pas prendre de retard avec ma formation.
(^-^)
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 10 publié le 03 octobre 2012
