nope je n'irai pas jusqu'a 19 chapitre sans doute 15. Merci pour votre soutient.
en vous souhaitant une agréable lecture.
Callie avait réussit à éviter Erica. Elle savait qu'elles devraient avoir une discussion, mais elle n'était pas encore prête. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle lui dirait. A vrai dire elle n'avait aucune idée de ce qu'elle devait faire. Arizona occupait une grande partie dans son esprit. Elle lui en voulait de l'avoir rejetée, elle lui en voulait de n'avoir rien dit, rien fait durant tout ce temps. Mais plus que tout, elle souhaitait lui parler, la voir quelques minutes, même si elles ne se parleraient pas.
C'était dans cet objectif qu'elle avait commencé sa ronde par le service pédiatrique. Elle savait qu'en début de journée, elle avait toutes ses chances de la croiser. Mais Erica était arrivée avant Arizona, l'interrogeant sur les cernes qui ornaient son visage et sur son manque de réponses de la veille. Ce fut presque un soulagement lorsque Madame Robbins les interrompit. Une échappée bienvenue.
Callie avait toujours apprécié cette femme, elle était aimable, drôle et intelligente. Et elle avait toujours mit un point d'honneur à mettre Callie à l'aise. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'être nerveuse à l'idée de passer un moment seul avec la femme. C'était la première personne en dehors de son cercle d'amis et de collègues, qui apprenait qu'elle était avec une femme. Madame Robbins n'avait pas parut surprise, mais déçu. Ce qui perturbait Callie au plus haut point.
Avec tout sa Callie avait grand besoin de se vider la tête. Elle s'enferma donc dans son laboratoire concentrant toute son énergie sur ses recherches.
Arizona était soulagée d'avoir une intervention longue ce jour là. Elle n'avait aucune envie d'aborder le sujet de sa vie sentimentale avec sa mère. Barbara était une femme perspicace, elle dirigeait toujours les conversations la où elle le voulait. Et Arizona n'était pas prête pour ça. Tout était encore trop frais dans son esprit pour en parler ouvertement avec sa mère. Elle savait que si elle le faisait sa finirait par des larmes. Et elle était fatiguée de pleurer. La complexité de son intervention du jour était donc la bienvenue.
Barbara déambula dans les couloirs. Elle aimait les hôpitaux, pas pour les malades, mais pour le nombre d'histoires qui circulaient d'un couloir à un autre. Elle apprit beaucoup de chose, pas qu'elle puisse mettre un visage sur les noms de ce médecin qui couchait avec son interne, ou encore de cette infirmière qui avait fêté ses trente ans la veille. Mais sa ne manquait pas de la divertir. Elle finit par se concentrer sur son objectif, jugeant que son temps de plaisir avait été assez long. Elle s'avança donc vers l'une des stations d'infirmières. Là, une jeune interne travaillait sur son ordinateur.
-Bonjour, je souhaiterais voir le Docteur Torres. Annonça-t-elle usant de son sourire le plus doux.
-C'est pour une consultation, parce que le docteur Torres ne consulte pas aujourd'hui. Annonça la jeune femme.
-Non, se n'est pas pour une consultation.
-Oh, je suis désolée, mais le docteur Torres est très occupée. Et elle ne serait vraiment, vraiment, pas contente si je l'interrompais et….
-Docteur…Kneper, Je vous assure que Callie sera très heureuse que je l'interrompe. Elle sait que je dois le faire et doit s'attendre à tout moment de me voir débarquer.
La jeune femme sembla se détendre. Elle se leva quittant son poste de travail.
-Dans ce cas. Elle est au laboratoire, je vais vous y conduire. Suivez-moi.
-Avec plaisir. Barbara suivit donc le jeune docteur.
-Je suis désolée pour tout à l'heure, mais je ne savais pas qu'elle vous attendait et le Docteur Torres m'a demandé de ne la déranger sous aucun prétexte. Je ne dois même pas dire au docteur Hahn où elle se trouve. Kneper transpirait de nervosité.
-Se n'est pas un problème, ne vous en fait pas. dit Barbara en un sourire. La douceur de sa voix permis à April de se détendre un peu.
-Puis je vous demander se que vous pensez du Docteur Hahn ? April stoppa sa marche choquée. Elle ne savait même pas qui était cette femme.
-C'est un bon médecin. Répondit-elle simplement, ne sachant pas quoi dire d'autre.
-Je vois. Répondit Barbara penchant doucement la tête. Cette réponse, ne faisait que confirmer l'idée que lui avait donnée cette femme lors de leur rencontre. Elle se laissa guider par April, ne lui posant plus aucune question. Elles s'arrêtèrent devant une porte.
-C'est ici. Annonça Kneper, prête à frapper.
-Ne vous donnez pas cette peine, je vous remercie pour le temps que vous m'avez accordez Docteur Kneper. Mais je me charge d'interrompre Callie. Elle vit le soulagement apparaitre sur le visage de la demoiselle.
-Il n'y a pas de quoi. April partit aussitôt, la possibilité que le docteur Torres soit contrarié par l'arrivé de cette femme dans son laboratoire, n'était pas quelques chose qu'elle était prête à assumer.
Barbara frappa doucement à la porte. N'entendant pas de réponses, elle entra. Elle eut alors un aperçu de Callie, penchée sur une table pleine de tubes à essai, ce tenant la tête d'une main, griffonnant quelque chose sur un papier de l'autre. Elle attendit un peu avant d'annoncer sa présence. La jeune femme était tellement concentrée qu'elle ne remarqua même pas son entrée. Elle finit par s'avancer lorsque Callie poussa un long soupir de frustration. Signe évident qu'elle avait besoin d'une pause.
Callie sursauta en voyant Madame Robbins apparaitre dans son champs de vision.
-Vous m'avez fait peur ! S'exclama-t-elle.
-Excuses moi. J'ai comme l'impression que tu as besoin d'une pause. J'ai prit de quoi te redonner de l'énergie. Elle fouilla dans son sac et sortie une cannette de soda et un sachet de m&m's. Callie sourit en voyant l'offrande, Madame Robbins était toujours aussi attentionnée.
-Merci. Dit-elle tranquillement tout en ouvrant la cannette. Barbara s'installa sur le tabouret près de la Latina, elle sourit en voyant la demoiselle ouvrir le sachet de friandise. Callie le lui tendit, elle prit y quelques boules colorées.
-Alors Callie sur quoi travailles-tu ?
-Cartilage, j'essaye d'en créer à partir de rien.
-Impressionnant.
-Oui, si sa fonctionne.
-Je n'en doute pas. Tu es brillante, tu y arriveras, j'en suis sure.
-Merci. Soupira Callie, sa faisait vraiment du bien d'entendre des mots d'encouragement. De savoir que quelqu'un croyait en elle.
-Tu es donc un brillant médecin et une femme nouvellement comblée, le monde te sourit ma chérie.
Callie savait que le sujet aurait été abordé, Barbara n'avait aucun tabou. Elle s'y était préparée.
-Oui, je le suis. Elle avait décidé d'éviter les grands discours et de minimiser la situation. Pour Barbara Robbins, elle voulait être la femme qui venait de découvrir une nouveau tournant de sa sexualité et qui en était heureuse.
-Je suppose que Carlos Torres n'en a pas encore eu vent.
-Vous supposez bien. Sa ne fait qu'un mois, je veux attendre encore un peu avant de m'attirer ses foudres. Callie y avait déjà pensé, elle savait que son nouveau mode de vie déplairait à ses parents.
-C'est une sage décision. Il faut que tu sois sure de toi et de tes sentiments avant de le faire. Callie choisit d'ignorer le sous entendu de la femme.
-Comment avez-vous réagit pour Arizona ?
Barbara lui sourit, resongeant à sa fille enfant, puis adolescente.
-Je pense que je l'ai toujours sut. Vos situations sont différentes Callie. Tu as déjà été avec des hommes, tu as même été mariée à un homme. Le moment venu, tu devras te montrer patiente avec tes parents, sa risque de leur faire un choc.
-Vous n'avez jamais souhaitez qu'elle ne soit pas gaie ? Barbara ne put retenir de rire à la question, elle le regretta en voyant l'embarra de sa cadette.
-Non, je n'ai jamais souhaité qu'elle ne soit pas gaie. Elle a toujours été une charmeuse de demoiselles, déjà enfant elle usait de ses charmes sur les petites filles. Sa ne change pas qui elle est.
Callie aimait la douceur avec laquelle Barbara parlait de sa fille.
-Elle est une merveilleuse fille. Sa sexualité m'a toujours moins inquiétée que son don pour tomber amoureuse des mauvaises personnes. Callie faillit s'étouffer sur sa gorgée de soda à l'audition de ses mots.
-Quoi ? Madame Robbins parlait-elle d'elle.
-Elle a faillit se marier une fois. Tu le savais ?
-Non. Répondit Callie estomaquée par la nouvelle. Les relations passées d'Arizona n'étaient jamais venue dans leurs conversations. La blonde les avait toujours évitées et sa convenait parfaitement à Callie. Elle savait seulement que cinq ans auparavant alors qu'elle l'avait rencontrée elle venait de rompre d'une longue relation.
-Jeanne, une belle femme, elle était psychiatre. Je ne l'ai jamais vraiment appréciée, mais Arizona était follement amoureuse. Alors je n'ai rien dit. La femme la trompée avec une de leur amie commune. Encore des années plus tard, Barbara semblait en colère contre cette femme.
-Avant elle, y en a eu d'autres. Joanne qui à quitté le pays pour ses études en Europe. C'était son premier grand amour. Elle l'a tellement pleurée celle-là. Après Joanne, il y a eu Marta. Une femme qui avait dix ans de plus qu'elle. C'est avec celle là, que j'ai eu le plus de mal. C'est la seule pour laquelle j'ai donné mon avis. Je me souviens encore de sa réponse lorsque je lui ai dit qu'elle était trop vieille pour elle. Elle m'a dit « Tu nous as toujours appris que l'amour n'avait, ni sexe, ni origine, ni politique, ni religion. Alors l'amour à un âge ? » Elles rirent toutes les deux, de la pertinence des mots prononcés par une jeune Arizona.
-J'ai évidement du céder. Bien sure sa n'a pas marché. Puis elle est tombée amoureuse d'une femme mariée. Toutes ses femmes ne la mettaient jamais en haut de leur priorité.
Barbara se tut, examinant Callie. Celle-ci était estomaquée.
-Elle a eut le cœur brisé tellement de fois, que j'ai longtemps cru qu'il était irréparable. Puis il y a eu Seattle. Je l'ai vu revenir mon Arizona en un rien de temps. Il ne m'a pas fallut longtemps pour comprendre pourquoi. Mais encore une fois, elle est tombée pour la mauvaise personne. Une femme qui aimait exclusivement les hommes.
Callie se demanda si Madame Robbins parlait d'elle, mais en voyant le regard doux de la femme poser sur elle et le faible hochement de tête, elle sut que c'était le cas.
-Ce que je veux dire par la Callie, c'est que tout ce qu'un parent veut, c'est le bonheur de son enfant. Qu'importe sa sexualité, ses choix de vie, ce que je veux c'est le bonheur de ma fille, de mes trois enfants.
Callie baissa la tête, jouant nerveusement avec l'emballage des bonbons. Barbara la tira doucement contre elle et l'entoura de ses bras, elle déposa un baiser sur son front et lui chuchota : -Merci d'avoir contribué au bonheur d'Arizona ces dernières années. Puis elle se dégagea et quitta la pièce.
Les larmes montèrent rapidement aux yeux de Callie. Elle n'avait pas contribué à son bonheur mais à son malheur. Comment avait-elle put être aussi aveugle ?
Elle quitta précipitamment la pièce, allant à la recherche d'Arizona. Elle vit qu'elle était en salle d'opération pour les deux prochaines heures. Sa lui laisserait au moins le temps de réfléchir à ce qu'elle allait lui dire.
Arizona avait concentré toute son énergie sur son petit patient. C'est fatiguée qu'elle quitta le bloc après avoir accomplis son travail avec succès. Elle sourit en songeant que si sa mère la soumettait à un interrogatoire elle avouerait tout tant elle était fatiguée. Mais à sa grande surprise ce n'était pas sa mère qui l'attendait dans son bureau mais Callie.
La Latina se leva d'un bon lorsqu'Arizona fit son entrée. Elle s'avança vers elle d'un pas déterminé.
-Callie se n'est vraim…
-Non, tu vas m'écouter Arizona. Parce que j'ai des choses à te dire et que si je ne l'ai dit pas maintenant, je ne suis pas sure de pouvoir le faire plus tard. Arizona soupira mais acquiesça d'un signe de tête.
-Tu es une idiote. Commença-t-elle. Arizona allait répliquer, mais Callie leva la main, lui faisant signe de garder le silence. Ce qu'elle fit.0
-Je ne suis pas comme Joanne, Jeanne et je ne sais plus qui. Je ne suis pas l'une de ses personnes qui ne pensent pas à toi comme étant l'une de leurs priorités. Tu es et ce depuis longtemps l'une de mes priorités. Ma priorité. La personne que j'appelle quand je vais bien ou quand je ne vais pas bien. J'aime prendre soin de toi quand il y a de l'orage et que tu prennes soin de moi lorsque je suis un peu folle. Et je suis peut être stupide d'avoir pensé que ce n'était que de l'amitié, mais tu es encore plus stupide de m'avoir laissé croire ça. J'étais la personne censé être hétéro et toi la lesbienne qui me charme. Comment aurais-je pu croire que j'avais une seule chance avec toi, lorsque tu ne sors qu'avec des lesbiennes chevronnées et des bimbos ? Lorsque tu me pousses dans les bras d'une autre femme ? Qu'est ce qui a bien pu te passer par l'esprit ce jour là ?
Arizona fut plus que surprise par ce discours, elle resta la regarder incrédule. Ne réalisant pas que sa faisait déjà plus d'une minute que Callie c'était tut. Se n'est que lorsqu'elle vit les larmes se former dans les yeux de son amie qu'elle comprit que quelque chose n'était pas bon.
-Je ne sais pas. Finit-elle par murmurer.
-Tu ne sais pas ? Sérieusement ? Tu veux que je te dise comment je me sens là en ce moment ? Je suis effrayée et sacrément en colère. Mais je suis surtout triste. Ta mère m'a dit que je t'avais rendu heureuse, mais j'aurais pu faire mieux.
-Non, tu n'aurais pas pu. Nous étions deux dans cette histoire Callie. J'aurai du avoir le courage de t'avouer mes sentiments. Mais notre amitié me suffisait, du moins tant que je savais que tu voulais être avec un homme. Je ne pouvais pas rivaliser, donc sa me convenait. Je n'aurais jamais cru que tu puisses t'intéresser aux femmes, à une autre femme. Elle chuchota les derniers mots, Callie les entendit à peine.
-Embrasses moi ! Ordonna-t-elle. Arizona la regarda avec de larges yeux, mais la femme avait l'air déterminée. Elle s'avança davantage, ne s'arrêtant qu'à quelques centimètres de la blonde. Elle la regarda avec tendresse, répétant cette fois si avec douceur son souhait. « Embrasses moi ».
Arizona la regarda droit dans les yeux, penchant quelque peu la tête avant de combler le vide entre ses lèvres et celles de Callie. Il n'y avait aucune hésitation dans le geste. Le baiser était doux. Elle agrippa bientôt les hanches de la brune, la tirant contre son corps ayant besoin de plus de contact. Très vite, la douceur laissa place à la passion. L'une comme l'autre luttait pour dominer la bouche de l'autre. Des gémissements d'approbations s'échappèrent de chacune de leurs lèvres. Callie mit ses bras autour du cou d'Arizona, tandis que les mains de la blondes se remplirent des fesses pleines et fermes de sa belle. Arizona rompit le baiser le souffle allaitant, le cœur battant plus vite qu'il ne l'avait jamais fait, l'excitation gouttant en son intimité. Elle rougit en songeant à ce que cette femme pouvait lui faire en un simple baiser. De son côté, Callie était elle aussi dans un état second.
-Comment j'ai pu me passer de sa ? Murmura-t-elle.
Elles restèrent un moment dans les bras l'une de l'autre, à se contempler. Puis la réalité leur revint en tête.
-Tu es dans une relation. Déclara Arizona.
-Non, rien n'égale sa. Notre relation, nous.
-Elle me déteste.
-Je crains que sa ne s'arrange pas une fois que je l'aurais quittée. Plaisanta Callie.
-Donc, tu vas devenir célibataire. Callie hocha doucement la tête.
-Maintenant que tu joues pour les deux équipes, tu vas te faire follement courtiser.
-C'est plus que sure. Je suis une femme sacrément sexy.
-Et modeste !
-Comme dit une bonne amie à moi, le manque de modestie est la signature des plus grands chirurgiens. Elles rirent. Arizona regarda Callie avec des yeux scintillant.
-Voudriez-vous venir à un rendez vous romantique avec moi Docteur Torres ?
Callie se mordit la lèvres, soupirant de contentement elle répondit un oui enthousiaste, avant d'embrasser son amie. Elle allait rapidement devenir dépendante de ses baisers.
