Bonjour, bonsoir !
J'ai mis beaucoup de temps à écrire ce chap', la confrontation Nagi/Karma m'a causé beaucoup de problèmes de réflexion mentales xD
J'espère que ce chapitre ne contient pas trop de fautes d'orthographes et je m'en excuse d'avance et j'espère aussi que ce n'est pas confus.
Assassination classroom et les personnages contenu appartiennent à Yusei Matsui, je ne fais que les lui emprunter :3
Bonne lecture !
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Chapitre 11
- … de ce fait, le théorème de Pythagore ne s'applique qu'à cet angle et…
Dans la salle de classe, en dehors de la voix du professeur de mathématiques, le silence était roi. Aucun élève ne parlait. Soit ils écoutaient assidûment le cours, soit paressaient ou finissaient leur nuit. Près de la fenêtre, Karma faisait parti des rares cas qui se contrefichaient du cours qui se déroulait. La tête posé sur la paume de sa main gauche, il regardait la place vide face à lui d'un air qui semblait ennuyé mais c'était tout autre.
Cela faisait maintenant trois jours que Nagisa était absent et cela l'inquiétait. Il s'était renseigné auprès de leur professeur principal et celui-ci, fier qu'il se soucie d'un de ses camarades de classe, lui avait simplement dit que sa mère avait téléphoné pour annoncer qu'il était gravement malade et que cela durerait probablement plus d'une semaine. Savoir ça, l'avait encore plus rendu inquiet.
Lui et Nagisa ne s'étaient pas quittés en bon terme la dernière fois et ce qu'il lui avait dit l'avait beaucoup perturbé. Il n'avait cessé de se poser encore et encore des questions sur la raison de ce "déchaînement" mais cela n'aboutissait pratiquement à rien. Il avait seulement compris que Nagisa était en quelque sorte jaloux de lui et n'appréciait pas le fait d'être travelo mais il n'était pas certain de ce qu'il avançait. Il ne comprenait pas d'où venait cette "colère ". De la jalousie, oui, mais il semblait y avoir plus.
Alors c'est pourquoi, après avoir appuyé sur la sonnerie, qu'il attendait face à la porte de chez son ami, que celle-ci s'ouvre. Il détaillait la grande et simplette maison qui se trouve face à lui, notant dans sa tête quelques changements futiles apporté au jardin quand, la porte s'ouvrit soudainement le faisant discrètement sursauter.
- Ah ? Akabane-kun ! Fit Hiromi en voyant qui se tenait devant elle. Bonjour ! Que nous vaut cette visite ?
- Bonjour, dit-il après s'être incliné en souriant. Je suis venu voir Nagisa !
- Oh… je vois… pour le moment, elle dort encore…
"Elle" ? Remarqua Karma. Elle le désignait encore par un titre féminin ? Pour quel raison ?
La jeune femme eu un moment d'hésitation puis déclara :
- …mais tu peux rester attendre jusqu'à son réveil ! Entre je t'en prie !
- Merci !
En entrant, il ne fut pas surpris de l'apparence intérieur de la maison. Les murs du vaste couloir étaient blanc, décorés par de fines bandes marrons et le sol était fait d'un parquet de bois marron. Quelques meubles, plantes ainsi que, quelques cadre photo représentant sûrement la famille, décoraient le chemin. Les portes en bois, menant sûrement à d'autres pièces, étaient fermées. C'était sobre, simplet, avec une pointe de luxe et assez chaleureux.
La femme l'emmena dans un petit salon où y était disposé : deux canapés blanc trois places, une table basse transparente par dessus un tapis rose et blanc à motif floral. Des meubles, décorations et quelques portraits de famille, se trouvaient dans la pièce. Les murs étaient un mélange de blanc, de rose et de bleu, à motifs victoriens. Quelques fenêtres éclairaient la pièce et le parquet en bois… blanc. Cette pièce était très élégante et semblait tout droit sortir d'un magazine de mobilier.
Karma prit place sur l'un des fauteuils alors que la mère de son ami partait dans une autre pièce et revenait quelques instants plus tard, avec un service à thé et quelques viennoiseries.
- Si ce n'est pas impoli, que se passe-t-il avec Nagisa ? Va-t-il bien ?
Au mot "il", Karma avait vu les lèvres de la jeune femme se crispées.
- Elle, ne va pas très bien en ce moment et semble beaucoup souffrir. Akabane-kun, sauriez-vous quelle en est la raison ? Demanda-t-elle froidement en vrillant ses yeux sur lui.
L'adolescent, même si il ne l'avouerais jamais, fut assez effrayé par ce regard terne qu'elle jetais sur elle. Il semblait le sonder de part en part.
- N-non. Moi-même je me questionne sur la raison de son absence. Elle n'avait pas l'air de se sentir bien la dernière fois que je l'ai vu et cela m'inquiète beaucoup, dit-il en décidant de rentrer dans son jeu.
Si il voulait une réponse à toutes ses questions concernant Nagisa, il allait devoir se la mettre dans la poche.
- Je vois… je vois…, marmonna-t-elle en prenant un air songeur.
Soudain, l'expression faciale de la jeune femme changea du tout au tout et elle affichait maintenant, le parfait opposé de son expression d'avant : un sourire chaleureux et un air presque agréable. Les sourcils de l'adolescent se froncèrent à ce constat. Était-il possible de changer aussi facilement d'attitude et de comportement en une fraction de seconde ? Soit elle était une experte en comédie, soit elle était schizophrène.
Il prit un verre de thé afin de baisser sa confusion, puis allait reprendre la parole mais la mère de son ami l'avait déjà repris.
- Aah lala~! Je viens de me rappeler ! Voudrais-tu voir des photos de Nagisa lorsqu'elle était encore une jeune petite fille ? Demanda-t-elle enjouée.
- Pourquoi pas !
Madame Shiota poussa un petit cri de joie, se leva et lui demanda de patienter un instant, sortit de la pièce puis revint quelques instants plus tard avec un album dans les bras. Elle s'assit à côté de Karma puis déposa l'album sur la table basse et l'ouvrit.
- Ici, elle avait tout juste 3 ans ! Dit-elle en désignant une photo. Elle était si mignonne dans ce tutu bleu ! Vous ne trouvez pas Akabane-kun ?
- Effectivement ! Je suis tout à fait d'accord avec vous !
Souriante, elle tournait les pages puis lui montrait différentes photographies qui étaient le plus souvent, toutes liées à une anecdote particulière. Si il avait emmené un carnet, Karma aurait été heureux d'écrire tous ces moments amusants et humiliants de la vie de Nagisa, histoire de l'embêter un peu.
- Ici ! C'était pour fêter ses 8 ans ! Dit-elle en pointant une photo où Nagisa portait une robe assez… rose et… pailleté.
Il avait un grand sourire et prenait la pose. Karma était étonné de voir ce visage joyeux, presque taquin, apparaître sur le visage de son ami. Cela ne ressemblait pas au Nagisa qu'il connaissait, qui était beaucoup plus timide et réservé.
- Elle avait adoré la robe de princesse que je lui avait offerte, poursuivit Hiromi. Et elle ne cessait de trouver une excuse afin de pouvoir la porter à n'importe que occasion !
La jeune femme partit dans un rire, rapidement suivit par le rire factice de Karma. Elle continua de lui montrer encore et encore différentes photographies mettant en scène Nagisa tout en commentant et, au fur et à mesure, Karma constatait plusieurs choses. Premièrement, Si dans les premières photos, Nagisa était pratiquement vêtu que de tenues féminines, apparaissait comme vif et joyeux, ces traits disparaissaient en grandissant et il apparaissait plus discret, timide et… mal à l'aise. De plus, il avait remarqué que le père de celui-ci, à part au début, n'apparaissait sur pratiquement aucune de ces photos.
- Si ce n'est pas indiscret, où se trouve votre mari ? Demanda-t-il.
La jeune femme se crispa, fit un petit rire de convenance puis répondit :
- Il travail beaucoup et ne reste pas souvent à la maison. Il reste un instant puis repart...
Ce qu'elle racontait avait l'air plausible, songeait Karma mais, il avait l'impression que quelque chose clochait.
Lorsque son regard croisa l'horloge fixé au mur du salon, Hiromi s'exclama. Il était déjà 14 heure. Elle avait encore beaucoup de temps avant d'aller au travail.
- Désolé Akabane-kun ! S'exclama-t-elle d'un ton pressé. Je vais devoir m'en aller au travail mais tu peux rester ici si tu veux ! De toute façon Nagisa s'est sûrement déjà levé.
Elle fit une moue de déception. Elle aurait aimé montrer plus de photo et discuter plus longtemps avec son gendre potentiel mais, elle s'était douté qu'il allait sûrement poser une avalanche de question.
Elle rangea l'album et mit une veste légère puis une fois sur le pas de la porte elle enfila ses talons noir et sortit en criant un au revoir à Karma, le laissant seul dans la pièce. Celui-ci, fut surpris par sa fuite. Enfin… vu la vitesse à laquelle elle était partit après avoir répondu à sa question… cela ressemblait beaucoup à une fuite. Il poussa un soupir de déception. Il était bien dommage qu'elle soit partie ainsi car il avait beaucoup d'autres questions à poser. Peut-être n'aurait-il pas dû commencer par poser une question concernant le père…? Mais ce n'était pas grave ! Car, son fils ou plutôt sa fille était présente, elle.
Il sortit lui aussi de la pièce mais, pour se diriger vers les escaliers menant à l'étage supérieur, là où devait sûrement se trouver Nagisa. Sans gêne, il ouvrit et referma chacunes des portes mais pas de Nagisa en vue. Il lui restait encore une porte. Elle était au fond du couloir et, comme par hasard, elle était fermé. Il toqua légèrement à celle-ci et elle s'ouvrit sur un Nagisa qui avait les cheveux détachés -coiffure qui lui allait à merveille- et encore en pyjama composé d'un short et d'un t-shirt jaune à motif rilakkuma. Il fallait avouer que cette tenue était très mignonne sur lui.
- Ma- Karma ?! Cria-t-il surpris.
Il referma sa porte à toute vitesse mais celle-ci fut bloqué par le pied de son camarade de classe.
- Ce n'est malheureusement pas maman ! Dit-il d'un ton joueur.
Il s'invita dans la chambre le sourire aux lèvres, s'exclamant sur la mignonitude de la pièce remplit de peluches, motifs et tout objets féminins.
Appuyé contre la porte de sa chambre Nagise paniquait et ne doutait pas du pourquoi et de la raison de sa présence chez lui.
- Bien Nagisa, commença-t-il tout sourire. Il y a des choses que tu dois m'expliquer n'est-ce pas ?
Il prit place sur le lit et regarda sa "victime" droit dans les yeux. Nagisa était nerveux et pour la première fois, il ne pouvait savoir si son camarade de classe était en colère ou… Il était tout simplement incapable de voir son ombre.
- D-de quoi tu parles ?
- Tu le sais très bien.
Mince qu'il n'avait pas attendu cette confrontation si tôt. Ce n'était pas pour rien qu'il n'était pas venu au collège.
- Tu ne peux pas comprendre...
- C'est pour ça que je veux que tu m'expliques.
- Je…
Devrait-il lui dire ? Après tout il n'y était pas obligé. Il détournait le regard, hésita un instant, puis dit :
- Ce ne sont pas tes aff-
Entre temps, il avait regardé droit dans les yeux son camarade mais, son regard l'avait pétrifié, le stoppant dans ses paroles. Ce n'était pas que son regard qui l'avait pétrifié mais aussi, le sourire et l'aura terrifiante qui se dégageait de lui. Karma avait l'air d'un prédateur qui allait attaquer sa proie. Et il semblerait, que la dite proie, ce soit lui.
Nagisa ouvrit et referma la bouche à plusieurs reprises, ne sachant que dire.
- Tu vas parler Nagisa ? Je veux des réponses à mes questions, dit-il plus durement qu'il l'aurait voulu.
- Je…
- Quelles sont les raisons qui t'on poussé à dire ça ?
Nagisa ne voulait pas répondre. Il n'avait pas du tout envie de lui dire tous ce qu'il avait au plus profond de son cœur et lui exposer tout ses secrets d'un coup. Ce serait stupide et naïf de faire ça. Mais, il pouvait seulement lui dire deux, trois trucs comme…
"Je me suis dit que si je disais ça tu partirais et que comme eux, tu me laisserait… j'ai cru que tu…"
- Je… te voir si impressionnant et populaire auprès des autres m'a rendu jaloux…
- Pourquoi…?
"Tu es beaucoup trop viril et plus garçon que moi !"
- Tu es plus masculin que moi et les autres peuvent le voir au premier regard !
"Et… plus que tout… je n'arrive pas à te faire confiance… je…"
- Je n'arrive pas à te considérer comme un ami…
À la fin de ses paroles, il y eut un lourd silence. Karma se leva du lit, s'avança vers le plus petit qui se crispa, en voyant sa main s'approcher mais qui, se détendit bien vite en la sentant posé sur sa tête. La main lui ébouriffa doucement les cheveux, se retira de sa tête puis, Karma lui fit une pichenette au front. Nagisa posa ses mains sur son front en poussant un petit cri, surpris par cette soudaine attaque.
- Idiot.
Nagisa releva la tête, étonné par ce mot.
- Tu es idiot à être jaloux de moi pour si peu. En plus, tu es plutôt chanceux.
Le bleu, lui, ne voyait pas en quoi il était dans une condition chanceuse.
- Tu peux facilement tromper les gens, les manipuler, les tromper, les manipuler, les frapper, les rendre dépendant de toi et vu que nous sommes ami, tu peux me les prêter comme une garde partagé ! Aussi les piéger, les manipuler, les torturer, les frapper plus fort, les-
- J-je crois que j'ai compris, dit Nagisa pour sortir son camarade de ses désagréable propositions.
- Breeef, reprit-il. De toute façon on est ami que tu le veuilles ou non !
Nagisa eu des papillons au ventre à ses paroles.
- Question n°2 ! Pourquoi tu te travesti ? Demanda-t-il. Pas que ça me dérange, je trouve même ça assez amusant.
Ce gars avait vraiment le talent pour casser une bonne ambiance, de plus cette question prit le bleu au dépourvu. Qu'est-ce qu'il pouvait répondre à ça ?
- Euh… Je m'oblige à m'habiller comme ça…, mentit-il timidement.
- C'est tout ?
Comment ça "c'est tout ?" ? Se demanda Nagisa. Il avait l'impression que l'autre voulait savoir plus. Mais si il lui disait, il avait peur qu'il juge trop rapidement sa mère et que sa famille ait plus de problèmes qu'elle en avait déjà. De son côté, Karma se doutait bien qu'au vue des réactions de sa mère cela avait un lien avec elle.
- Tu te fait maltraiter ?
- Quoi-?! Non non ! Bien sûr que non ! Ma mère ne ferait jamais une telle chose ! … Elle… a toujours voulu avoir une fille et c'est pour ça que… qu'elle… hum… même si j'n'aime pas ça… elle… m'oblige à faire… comme si… j'était une…, avoua-t-il finalement embarrassé.
- Je vois. C'est tout ?
- Oui... j'crois.
- Bon ! Je vais y aller !
Il allait sortir de la pièce mais s'arrêta au pas de la porte puis ajouta :
- Tu devrais garder tes cheveux lâchés. Ça te va mieux.
Nagisa rougit étrangement de contentement en entendant ce compliment de la part de son ami.
Ami… c'était un mot si étranger pour lui. C'était la première fois qu'il nommait quelqu'un comme ça. Il avait envié tant de personnes auparavant à cause de ce mot puis avait finalement abandonné en pensant que ce mot ne serait jamais lié à lui. Et maintenant voilà qu'un hurluberlu rouge arrivait et mettait à la poubelle ce qu'il avait cru que cela lui donnait une soudaine envie de pleurer. Mais pouvait-il réellement le nommer Ami.
Il l'avait déjà vu provoquer des élèves d'autres écoles, les battants à plat de couture juste pour s'amuser, chose qu'il trouvait très stupide mais il se sentait mieux en compagnie d'un "malfrat" qu'en compagnie des autres élèves beaucoup trop studieux et cynique de sa classe. Contrairement aux autres élèves qui suivaient un peu tous comme des moutons, il agissait de sont bon vouloir et ne se laissait jamais faire. Il était l'un des seuls qui réussissait à bien se démarquer autant par façon d'être que par son intelligence. Il se demandait même pourquoi il n'était toujours pas en classe A. Mais pour autant, pouvait réellement lui faire confiance ?
Il n'avait jamais eu d'ami ou même considéré quelqu'un de la sorte. Il avait envié et il enviait encore ces gens qui se disaient amis entre eux et pourtant, il les avait vu se mettre des coups dans le dos et mentir de façon si évidente qu'il n'avait pas eu à avoir recours à sa perception des ombres pour le voir, et il ne voulait pas que ce qui leur arrivait, lui arrive aussi. En partie ce pourquoi il avait dit ces horreurs.
Mais, il avait envie de lui faire confiance. D'essayée de lui faire confiance.
Les vacances d'Hiver avaient enfin commencé. Depuis sa fenêtre, Nagisa regardait le beau paysage enneigé. Cela lui donnait envie de sortir et par la même occasion acheté les cadeaux de noël pour ses parents mais les vêtements disponibles dans sa garde robe et sa commode le rebutait un peu. Pourquoi ? Parce que sa mère avait, il y a peu, prit pour fâcheuse habitude de retirer chaque vêtements ou chaussures un peu trop masculine à son gout, de son placard, le temps des vacances. De ce fait il se retrouvait avec pratiquement que des tenues quasiment féminines.
Mais si il voulait pouvoir acheter leur cadeaux il devait sortir. Si seulement il n'avait pas attendu que les vacances arrive, il n'aurait pas eu ce problème. Malgré lui, il se vêtit des premiers vêtements qui lui tombèrent sous la main. Un gros pull en laine brun, un leggings imprimé de feuilles et une jupe blanche à motifs floraux dont la longueur s'arrêtait à ses genoux. En se regardant dans le miroir, il se rendit compte qu'il arborait le même style de tenue que les Mori*. Il se regarda sous presque toutes les coutures possible mais s'arrêta bien vite. Bon sang ! Il était un garçon pourquoi prenait-il la pose comme ces mannequins dans les magazines ?! Nagisa voulut se frapper tant il se sentait ridicule d'avoir agit de la sorte et de se sentir à l'aise dans ces vêtements.
Il enfila par la suite, une écharpe, un bonnet, un manteau qui le tiendrais au chaud et une paire de gants.
- Maman ! Je sors !
- Ok- Attend Nagisa ! Pourras-tu me rapporter ma commande de la boulangerie habituel ?
- D'acc' !
Il mit ses bottes puis sortit. Il inspirait et expirait un grand coup, laissant s'échapper quelques buées d'air. Il eu un petit sourire puis il prit la direction du centre ville admirant, entre-temps, les décorations de noël présentent un peu partout. Les vitrines de pratiquement toutes les boutiques regorgeaient de merveilles en tout genre. Et malheureusement pour sa personne, de vêtements ou produits féminins. Il était -non- il est un garçon. Il n'avait pas le droit de s'intéresser à ce genre de chose ce n'était pas normal et pourtant, ses yeux glissaient par moment, envieux, en direction des vitrines. Il regarda à droite et à gauche espérant que personne qui le connaissait ne le voit puis s'agglutina à la vitrine d'une boutique où était disposé plusieurs mannequins portant des tenues aussi jolies les unes que les autres mais celle qui l'attira le plus, fut celle que portait un mannequin au milieu des autres.
Le mannequin portait une robe bleu sombre. Le haut de la robe était fait de soie et avait un col rond décoré par quelques motifs floraux en perle. Le bas de la robe était fait de dentelle et était légèrement bouffant grâce à un jolie jupon en tulle et en dentelle blanche sur les limites, qu'il était possible d'apercevoir en se penchant vers l'avant. Une petite bande de tissu blanc, sur laquelle était cousu une fleur de roseau au milieu, entourait la taille, séparant les deux parties de la robe et faisant aussi office de ceinture. Une petite veste blanche faite de fourrure, une paire de gants blancs s'arrêtant aux coudes, un sac à main tout aussi blanc agrémentait la tenue et c'était... c'était... C'était splendide ! Qu'est-ce qu'il aimerait pouv-
- Je suis un garçon hein ?
Nagisa manqua de s'étouffer avec sa propre salive après avoir sursauté lorsqu'il vit qui lui adressait la parole.
- Akabane-san ?!
- Hello~! Et je te l'ai déjà cent fois Nagisa-kun. Tu peux m'appeler Karma !
- Désolé…, murmura l'adolescent en se frottant l'arrière de la tête.
Le rouge, malgré ses vêtements légers et son écharpe ne semblait pas souffrir du froid alors que lui tremblotait avec ses couches chaudes de vêtements.
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je me promène un peu et toi ?
- Je vais faire quelques emplettes.
- Je peux te l'acheter si tu veux.
- De quoi… ?
- Cette jolie robe bien sûr !
- Non merci ! Et puis je n'aime pas les trucs de filles !
- Tu es sûr ? Pourtant ton apparence laisse penser le contraire. Et je suis sûr qu'elle t'irait à merveille.
Il n'en était pas certain et puis, pourquoi avait-il porté cette jupe ?! Les pantalons, malgré l'air feminin, n'étaient pas ce qui manquait dans son placard. Il aurait pu facilement passé inaperçu et lui comme un idiot avait mis une jupe !
- Non ce n'est vraiment pas la peine.
- Si tu veux, dit-il dans un ton de déception.
En plus en détaillant un peu plus Nagisa, Karma avait l'impression que c'était son ami qui était perdu à propos de ces vêtements et de son identité plutôt que sa mère. Il avait bien vu son regard lorsqu'il avait regardé la robe. D'ailleurs, il avait complètement oublié de lui demandé pour son père.
- Bon ! Vu que je n'ai rien à faire je vais t'accompagner !
- Tu es sûr ?
- Oui oui ! Assura-t-il en l'emportant
À suivre...
*Mori : Style vestimentaire rappelant assez la foret et tout ce qui s'en rapporte
+ d'info : http(:) / -blog (.fr) /-mode-le-japon-et-ses-styles-les-mori-girls
Au prochain chap' ! On parle de papa ! :3
