Réponses aux reviews :
Sidle 13 : " Ah enfin Sara va avoir son bébé , enfin celui de Grissom aussi
Hâte de lire la suite "
Réponse : Ben oui. Bonne lecture !
Lunenoire : " toujours aussi flegmatique Griss... perso le couple Sara/Grissom me convient moins bien que Sara/Sanders...mais bon cela n'engage que moi. "
Réponse : Dans ce chapitre, il va prendre une apparence presque humaine. Je peux te dire pour avoir longuement parcouru la partie anglophone du site que les Sara/Grissom sont largement majoritaires.
Nanou62 : " honte à moi, je me suis aperçue que j'avais oublié de mettre une petite review.
très joli chapitre, quelle gaffeuse cette serveuse, mais je crois que Sara n'aurait jamais réussi à se dépatouiller dans son méli-mélo... elle est vraiment cool cette fic, j'ai hâte de savoir comment va être la vie de Sara avec ses deux serviteur (lol) même si je pense que Grissom restera Grissom...
merci et vivement la suite! "
Réponse : Le mal est réparé ! Pas mal, le coup de la serveuse, hein ? Je me marrais tellement que j'ai dû m'arrêter plusieurs fois.
Pour Grissom, je ne pense pas qu'un tremblement de terre puisse changer son comportement.
Chapitre 11 : Finalement, Ils Vécurent Heureux.
" Qu'est-ce que c'est que ça ? "
La tête de Greg apparut derrière l'immense boîte qu'il portait dans la chambre de Sara. " Des cadeaux. " grogna-t-il. " De la part de Liz. Je commence à penser qu'elle t'aime plus que moi. Ouvre ; je veux voir ce qu'il y a. " Il mit une autre poignée de glaçons dans sa bouche en la regardant avec impatience. C'était sa cinquième coupe de glaçons.
Sara ne lui accorda même pas un regard en coupant le ruban adhésif UPS avec une clé de voiture. A l'intérieur, il y avait un certain nombre de paquets plus petits, joliment enveloppés, et une grande corbeille de fruits exotiques. Elle émit un 'ooh' d'admiration.
" Ouvre-les, ouvre-les ! Je veux voir ce que tu as eu ! "
Avec un soupir, elle commença à défaire les papiers et les rubans. Un beau peignoir, des serviettes et des gants de toilette lavande de chez Crabtree Evelyn. Une vraie cuiller en argent, avec un petit mot à propos du programme télé du même nom. Une couverture de cachemire rose. Un oreiller extra-large. Un livre de bébé relié en cuir. Une grande boîte de chocolats. Et une boîte en fer avec le nom de Greg dessus. Elle la lui tendit.
" Ooh ! Des gâteaux maison ! Je suis sûr que ça va bien avec les glaçons. "
Au bord des larmes, Sara regarda Greg. " Tu as la plus gentille sœur que j'aie jamais rencontré. Je veux dire, ça a dû coûter une fortune et Trois n'est même pas de toi. " Elle s'arrêta aussitôt, embarrassée par ce qu'elle avait dit. Greg baissa les yeux. Heureusement, le Dr Miller entra à temps pour rompre l'atmosphère pesante.
" Mlle Sidle, M. Sanders. Fin prêts pour aujourd'hui ? "
Ils se regardèrent. Prêts ? Non. Excités, nerveux, heureux, terrifiés, choqués et pleins d'appréhension ? Bien sûr.
Le médecin lui donna une petite tape sur le ventre et sourit. " Est-ce que M. Sanders va vous accompagner ? Je pense qu'il ferait un merveilleux coach. "
Greg regarda ailleurs, n'importe où mais pas les deux autres, mais Sara regarda froidement le médecin. " Nous en avons déjà discuté. "
" J'ai pensé que vous aviez peut-être changé d'avis. "
" Est-ce que j'ai l'air d'une personne qui change d'avis ? Je ne veux pas de coach – ni le père, ni mon ami, ni ma mère, ni Bobby Knight. Si ça ne vous dérange pas, je préférerais limiter le nombre de personnes qui vont reluquer mon vagin alors qu'un bébé en sort. C'est déjà assez humiliant d'être allonger les jambes écartelées dans des étriers devant vous et Dieu sait combien d'autres personnes – je n'ai aucune intention de rallonger la liste. Et si vous essayez de me dire une fois de plus comment avoir mon bébé, je vous vire et j'engage le premier venu. On se comprend bien ? "
Il ne put que hocher la tête et s'éloigner docilement, la queue entre les jambes. " Ne vous inquiétez pas " lui avaient-ils dit en fac de médecine " Ces femmes vous regarderont avec respect et apprécieront le travail que vous faites. Vous êtes celui qui mettra leur enfant au monde en sécurité ; vous serez un héros à leurs yeux. " Bande de crétins menteurs, bons à rien et datés. Les femmes avaient cessé de considérer ainsi leurs gynécos à peu près à la même époque où elles avaient brûlé leurs soutiens-gorge. Ce qui, entre parenthèses, n'avait absolument aucun sens ; allaient-elles brûler leurs dessous ensuite ?
Greg regarda Sara. " Bon sang " murmura-t-il " rends sa virilité à ce pauvre type. " Il alla jusqu'au lit et s'assit, puis parla à voix basse. " Je devrais probablement te dire que, euh, pousser va produire plus que le bébé. " elle le regarda d'un air vide. " Et plus que le placenta. " Même regard. " Tu sais, quand tu vas aux toilettes et que tu pousses... et ce n'est pas de l'urine... "
Elle comprit, et le gratifia de son regard meurtrier. " Je hais les hommes. "
Il hocha gravement la tête. " Ne t'en fais pas, c'est évident. Un glaçon ? "
Oh, Seigneur ! Eve n'a pas pu pécher à ce point contre Vous ! S'il vous plaît, ayez pitié de moi... s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît...
La contraction s'arrêta et Sara poussa un soupir de soulagement alors qu'une infirmière lui essuyait le front et lui offrait des glaçons. Elle s'écroula contre l'oreiller, physiquement et émotionnellement vidée, ainsi que prête à abandonner. Si le bébé ne voulait pas sortir, très bien – qu'elle reste. Visiblement, toute cette histoire de pousser n'avait aucun sens ; si le bébé devait être poussé, c'est qu'elle ne devait pas être prête, n'est-ce pas ? Etait-elle la seule personne dans cette pièce à penser rationnellement ?
" Sara, nous avons une nouvelle contraction qui arrive. "
Comme si elle avait besoin qu'on lui dise. Seigneur, faites que ce soit la dernière. Je vous jure, si c'est la dernière, je ne tuerai pas ma mère pour m'avoir encouragé à accoucher " naturellement ". Pitié, la dernière ! Ou tuez-moi ! L'un ou l'autre, je m'en fiche. Au moins, les soldats blessés ont une balle à mordre ! L'expérience de Greg, pensa-t-elle, n'était rien comparé à donner la vie. Je préférerais me faire tirer dessus.
" C'est une bonne fille, on y va encore une fois. "
" Qui, 'nous' ? Il n'y a pas de nous ! C'est moi ! Et si vous m'appelez 'fille' encore une fois, je vous tue. "
" Juste encore un peu. " murmura le Dr Miller, pour son seul bénéfice. Un moment plus tard, il cria " Je vois la tête ! Nous – euh, vous – y êtes presque ! Maintenant, vous devez vraiment vous concentrer ; j'ai besoin que vous poussiez plus fort. "
" Je vous hais ! "
" Très bien, haïssez-moi et poussez plus fort. "
Elle fit appel à ses dernières réserves de patience et poussa, déterminée à faire sortir cette chose. A ce moment, elle se fichait complètement de savoir combien il y avait de personnes dans la pièce, regardant son vagin, de la quantité de sang, mucus et matières fécales impliquées, ou même des vaisseaux sanguins éclatant sur son visage. Tout ce qui lui importait était de faire cesser cette douleur. Elle grogna, se tendit, et cria alors que la tête de Trois émergeait.
" Très bien, Sara ! Très bon travail ! Maintenant, respirez ; le bébé va faire le reste. "
Elle retomba sur le lit alors que le Dr Miller sortait une épaule puis une autre. Elle eut la sensation unique d'une personne tout entière sortant d'elle. Puis, deux secondes plus tard, le bruit le plus incroyable : son bébé pleurait.
Le docteur Miller, l'air fier et satisfait, lui tendit le bébé. " Mlle Sidle, vous avez une magnifique petite fille. Félicitations. " dit-il doucement en plaçant Trois sur son ventre pour qu'elle la voie.
Sara ravala ses pleurs, même alors que les larmes coulaient. C'était sa fille. Elle les regarda nettoyer rapidement Trois et le teint vaguement bleuâtre se dissiper alors que le visage se désaplatissait. Pendant ce temps, le médecin posa la main sur son ventre et examina un moment les contractions qui continuaient, moins violentes, pour expulser le placenta.
" On a presque fini, Sara. " dit-il en se rasseyant entre ses jambes.
Elle sentit de la douleur, puis un fluide commencer à sortir d'elle. Elle se préparait à pousser quand le Dr Miller leva la main. " Trop de sang " dit-il à l'infirmière. " Sara, ne poussez pas. Je vais appuyer sur votre ventre pour aider le placenta à se détacher ; vous perdez trop de sang en essayant de le faire seule. "
" Où est le bébé ? "
" Les infirmière s'occupent d'elle. Elle va juste passer son Apgar et recevoir du nitrate d'argent pour ses yeux. Vous serez ensemble dans deux minutes. " Il la regarda avec un large sourire. " Elle va bien, vous allez bien, et nous avons réussi à faire tout ça sans que vous me tuiez. Bon boulot, Mlle Sidle. "
" Donc, euh... grosse semaine pour vous. "
Gil jeta un coup d'œil à l'homme qu'il avait pensé être le père. " C'est une litote impressionnante. "
Greg haussa les épaules, mais ne détacha pas ses yeux de la porte par laquelle, un jour ou l'autre, quelqu'un allait sortir et leur dire que le bébé était né. " Je me suis dit que ça serait mieux que 'Alors, ça fait quoi d'être père moins d'une semaine après avoir découvert que Sara était enceinte ?' Je ne suis pas spécialement connu pour ma facilité avec les mots – surtout avec vous. "
" Cela semble être une tendance. Je ne me suis jamais considéré comme quelqu'un à qui il est difficile de parler, compte tenu du nombre de confessions que j'ai reçues. "
" Vous êtes quelqu'un d'impressionnant. "
Greg avait passé les trois dernières heures à se lever, faire les cent pas, s'asseoir, et répéter le processus toutes les cinq minutes environ. A l'opposé, Grissom était resté assis dans le même siège, lisant le même magazine, et regardant la porte avec avidité, tout en espérant que personne ne remarquait ses mains légèrement tremblantes. Enfin, Greg décida de se rasseoir.
Il se tourna pour regarder Grissom. " Vous êtes en colère ? "
" Oui. " Il n'avait eu besoin d'aucune pause pour indiquer sa réflexion. Tout le monde savait, en dépit des apparences, qu'il était en colère. Cependant, il décida d'élaborer. " Je n'aurais pas été en colère si elle m'avait dit au tout début. Surpris, oui. Mais elle n'était pas plus responsable que moi de la création de ce bébé – seulement d'avoir menti. "
" Elle a fait une erreur. Mais elle s'est rattrapée. Elle est désolée, patron. J'étais là pour les huit mois de culpabilité et d'inquiétude. Vous n'avez pas idée d'à quel point cette grossesse l'a effrayée – je veux dire, Sara peut être stoïque, mais je voyais ce truc la bouffer. " Les épaules de Greg tombèrent. Quand avait-il dormi pour la dernière fois ? Pourquoi est-ce que rien ces derniers huit mois n'avait-il été simple ? " Au moins, elle vous a dit. Vous avez échappé aux nausées du matin, aux crises de larmes, et aux envies de minuit. Maintenant, vous avez une magnifique petite fille à aimer le reste de votre vie. "
" J'ai aussi raté les rendez-vous chez le médecin, voir le bébé donner des coups de pied, et toute la préparation qui va avec le fait d'attendre un bébé. " Gil n'ajouta pas à quel point la conversation avec Heather avait été surréaliste, ni qu'elle avait proposé de mettre leur relation en attente le temps que les choses se tassent. " Ce n'est pas aussi simple que vous voulez que ça le soit. "
Doucement, Greg répondit " Ce n'est pas non plus aussi compliqué que vous voulez que ça le soit. Vous vous rendez compte de la chance que vous avez ? Elle est à vous. Vous êtes papa. "
Grissom cligna des yeux – sa façon la plus exubérante de manifester sa surprise. Pourquoi est-ce qu'il ne l'avait pas réalisé plus tôt ? " Vous êtes jaloux. "
" Je ne le suis pas ! "
" Greg, je ne suis pas d'humeur à ce qu'on me mente d'avantage. "
Il regarda le plafond, comme espérant une aide divine, ou simplement remarquant la fuite d'eau. Puis, fermant les yeux et prétendant parler à l'air, il répondit " J'ai beaucoup de sentiments pour Sara et, je pense, pour le bébé aussi. "
Voilà. Pourquoi Sara n'avait-elle pas été honnête dès le début ? Tout ce qu'elle aurait eu à faire, c'est aller dans le bureau de Grissom, fermer les yeux, lui dire que le bébé était de lui, et ressortir avec les yeux fermés. En prévoyant ça correctement, Greg aurait attendu dehors avec une voiture et un bon itinéraire de fuite pour échapper en vitesse à la présence de Grissom.
" Il semble que nous ayons beaucoup de choses à régler. "
" Ouais. Espérons qu'on pourra le faire pour que Trois s'en sorte bien. "
Gil plissa le front. " Qui est Trois ? "
" C'est comme ça qu'on appelait le bébé avant qu'on sache que c'était une fille. Vous savez, 'Et bébé fait trois'. Je n'avais pas envie de l'appeler 'ça' tout le— "
Le Dr Miller passa la porte. Grissom et Greg se levèrent aussitôt.
" J'ai la joie de vous apprendre que Mlle Sidle a donné naissance à une magnifique petite fille de trois kilos six. Elles vont très bien toutes les deux. Elles se reposent. Mlle Sidle m'a dit que vous étiez les bienvenus. Rappelez-vous, cependant, qu'elle est très fatiguée. Vous pouvez venir avec moi. "
Les deux hommes se regardèrent avant de regarder le médecin. Greg tendit une main vers la porte. " Après vous. Papa. "
Greg étreignit Sara, le bébé, puis s'éloigna discrètement pour laisser Grissom et elle parler en privé. Gil s'assit et la regarda essayer en vain d'allaiter. Elle lui lança un regard. " Pas aussi facile que ça en a l'air. "
Il hocha la tête. Seigneur, elle était radieuse. Et le bébé ? Absolument magnifique. Il ne pouvait pas ôter ses yeux d'elles ; dès qu'il sentait qu'il en avait bien regardé une, son regard allait vers l'autre. N'était-il pas supposé être en colère ? Etait-ce vraiment sa fille ?
" Elle est magnifique. " murmura-t-il.
Sara rougit et cessa d'essayer de comprendre comment fonctionnait cette histoire d'allaitement. " Vous voulez la tenir ? Je veux dire, elle est à moitié vous. Et puis, si on ne se rapportait qu'à son physique, on ne penserait pas que j'ai quelque chose à voir avec elle. "
Timidement, Grissom prit le bébé qu'elle lui tendait et la tint comme il pouvait contre lui. Au moins, elle ne pleurait pas. Ça devait être bon signe. Il n'arrivait pas à croire combien son corps était petit dans ses bras ; sa petite main faisait à peine le tour de son doigt. Et si incroyablement douce ! Tout doucement, il caressa la petite tête chauve et la cala dans sa main. " La ressemblance " dit-il enfin " est incroyable. Elle aurait été un secret très difficile à cacher. "
" Je sais. C'est vous, sans cheveux. "
" Vous avez un nom en tête ? "
" Non. " Elle tripota le peignoir que Liz lui avait envoyé et tenta de calmer les battements de son cœur. Pas à cause de Grissom. Non, elle avait trouvé une paix avec ça après avoir manqué de s'être fait déchirer de l'intérieur. Le problème était de ne pas avoir son bébé dans les bras. Trois avait été en sécurité dans son ventre, où Sara pouvait la protéger. Maintenant, Dieu seul savait ce qui pouvait lui arriver. " Des idées ? " demanda-t-elle après un petit moment.
" J'ai toujours aimé le nom Jeannine. "
POUAH Bon, comment pouvait-elle exprimer ça poliment ? " Dommage qu'elle ne ressemble pas à une Jeannine. "
Il sourit légèrement, voyant où elle voulait en venir. " Eh bien, je suppose que c'est plus votre prérogative que celle de quelqu'un d'autre ; après tout, c'est vous qui l'avez mise au monde. A propos, j'espère que vous vous sentez bien. Greg a dit que vous aviez décidé de vous passer de péridurale. "
" Oui, ça va – je pourrais la reprendre ? Merci. Ce n'était certainement pas une expérience que je voudrais revivre. Je veux dire, essayez de faire passer une voiture à travers un pneu et regardez ce qui arrive. "
Ils restèrent silencieux, regardant le bébé. La même pensée courrait dans leurs esprits : Je ne peux pas croire que je suis parent ! Je me demande ce que Sara/Grissom pense. Ils rompirent le silence simultanément avec " Je suis désolé—quoi ? Allez-y. Non, je vous en prie. "
Sara décida de prendre l'initiative et de dire ce qu'elle pensait sans préoccupations de politesse. " Qu'est-ce que vous voulez dire vous êtes désolé ? C'est moi qui ne vous ai dit la vérité sur la grossesse qu'une semaine avant la naissance. J'ai menti. Qu'est-ce que vous avez fait ? "
" Je n'ai pas pris le temps de considérer ce que vous aviez traversé et combien cela, ainsi que vos hormones, a influencé votre jugement. Et puis, je suis en partie à blâmer moi-même. " admit-il, la faisant lever les sourcils. " Après tout, je suis à la tête d'une des meilleures équipes de police scientifique du pays et je n'avais pas la moindre idée ; ça n'est pas un très bon point pour moi. " De nouveau, il passa sous silence l'implication de Lady Heather. Dans un mouvement d'énervement qui ne lui était pas coutumier, elle lui avait dit de cesser son auto-apitoiement et de se mettre à la place de Sara. Elle pouvait être très éloquente, ainsi que particulièrement obstinée.
" J'apprécie. Mais savoir qui est à blâmer n'a pas d'importance ; il y a une nouvelle vie dans ce monde et nous en sommes responsables. Tout ce que je veux savoir est si vous voulez être non seulement père, mais son père. "
" Je prends mes responsabilités à cœur, Sara. "
" Je ne parle pas de passer trois jours et trois nuits à résoudre une affaire. Maintenant, c'est jusqu'à notre mort ; les pleurs, lui apprendre le pot, l'école, la puberté, les garçons, la fac – tout. " Un instant, elle une bouffée d'angoisse en pensant à ce que les 25 prochaines années allaient lui apporter. Elle la repoussa aussi vite que possible. " Je sais que vous avez dit une fois à Warrick que vous vous sentiez comme un fantôme ; vous avez dit que vous disparaîtriez un jour sans fête de départ au labo ni même un mot. Elle n'est pas ça. C'est votre fille et elle aura besoin de vous pour toujours. "
Cela ne lui fit rien sur le moment. Probablement parce que la réalisation n'allait pas se faire avant longtemps – peut-être des années – après leur conversation. " Vous savez quel point je me donne dans notre travail. Imaginez à quel point cela peut augmenter pour mon propre enfant. "
Elle pouvait voir qu'il entendait pleinement ce qu'il disait. Et elle aussi. Ils étaient deux personnes intelligentes, efficaces, travaillant dur, qui allaient prendre soin de, nourrir et élever leur enfant au mieux. Tous deux le sentaient, assis là à regarder Trois. Gil tendit même la main pour toucher à nouveau son crâne nu. Il pouvait bien faire avec cet enfant. Ils se sourirent courageusement.
Trois, sachant très bien que les parents tout neufs ont une manière de se monter le bourricot car ils n'ont pas la plus petite idée de ce qui va se passer, choisit cette opportunité pour se mettre à pleurer avec ardeur. Cela sembla parfaitement approprié.
Il parcourait le livre de prénoms, lançant des suggestions alors qu'elles lui tombaient sous les yeux. " Cordélia ? "
" Non. "
" Millicent ? "
" Qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? "
" Haley – c'est un bon nom scandinave. "
" Non. "
" Jacqueline ? "
" Non. "
" Stéphanie ? "
" Je déteste ce prénom.
" Ann, Marie, Debbie, Sue, Jane, Billie Jo, Grégoria ? "
" Non, non, non, non, non, absolument non et pour la dernière fois, je ne nommerai pas ma fille d'après toi, Greg ! "
Il lui tira la langue et tourna quelques pages. " Hmmm... oh, je l'ai ! Dora. "
" Dora ? Je ne pense pas— "
" Ça veut dire Cadeau de Dieu. Certainement pas ta première pensée à son sujet, hein ? "
Sara se tut, puis installa Trois sur son ventre pour mieux la regarder. Elle ne ressemblait pas à une Dora. Bon, elle ne ressemblait à rien à part un petit Grissom chauve. " Dora. Dora Sidle. Dora Grissom. Dora Sidle-Grissom. Ça ne sonne pas trop mal. " dit-elle d'un ton qui n'engageait à rien. " Ça me rappelle quand même un peu ce truc pour enfants. "
" On pourrait l'appeler Moira ; ça signifie Souhaitée. "
Sara fronça les sourcils. " Non. " dit-elle en se mordant la lèvre. Elle réfléchit au prénom et réalisa que malgré la peur, l'inquiétude, l'angoisse et la terreur qui avaient souvent accompagné ces huit derniers mois, elle ne pouvait pas nier son amour absolu de Trois. Elle était vraiment une bénédiction. " Dora est un bon nom, je crois. " Elle ramena la petite à sa tétée, ce qui se faisait de plus en plus aisé. " Dora, alors. "
Greg commençait à proposer des choix de second prénom quand Catherine, Warrick et Nick entrèrent, portant des cartes, des cadeaux et un panier de fruits. Warrick et Nick ressortirent aussitôt. Des murmures nerveux pouvaient être entendus dans la chambre, dont les occupants se regardaient les uns les autres, perplexes.
" Est-ce que – est-ce que tu pourrais couvrir ça ou quelque chose ? " demanda enfin Warrick.
Catherine roula des yeux et s'assit. " Oh, grandissez un peu, vous deux. C'est un sein. Vous en avez vu des milliers de fois rien que sur des scènes de crime. "
" Ouais, mais aucun d'eux n'était de Sara. "
Sara enleva Dora de son sein. Elle n'était pas le moins du monde gênée de montrer ses seins devant eux, surtout parce qu'ils étaient à l'hôpital. Cependant, elle n'avait pas le courage d'argumenter. " C'est bon, vous pouvez venir. L'affreux nibard est parti. Bon sang, vous étiez aussi coincés quand vos mères vous ont allaités ? "
Warrick fronça les sourcils. " Ma mère était une sainte. Pour autant que je sois concerné, je suis le fruit de l'Immaculée Conception et j'ai eu une nourrice. Comment va la gamine ? Vous avez choisi un nom déjà ? "
" Dora. Elle va bien. Nick, enlève tes pattes de mes chocolats ; si tu en veux, fais un bébé. "
Ils discutèrent tous un moment, tenant Dora à tour de rôle. Nick gardait les yeux sur les bonbons, donc Greg finit par les emmener lui et Warrick à la cafétéria pour prendre une glace qui, bien qu'ils aient techniquement à la sortir d'une machine, contenait néanmoins de bonnes quantités de sucre. Pour sa part, Greg ressemblait à la fois à un fier papa, un fier copain, et un type pas trop sûr de sa place.
" Alors. " commença Catherine, se rasseyant et tenant Dora avec l'aisance d'une mère. " Comment tu tiens le coup ? "
" Ça va, je crois. Je n'arrête pas d'osciller entre contente et triste, nerveuse et tranquille, pleine d'espoir et terrifiée, excitée et angoissée. A un moment, je pense que je ferai une bonne mère et le suivant, je suis persuadé que je vais lui faire du mal. C'est normal ? "
" Parfaitement normal. Une partie de ton travail de mère est d'être une masse de nerfs tendue et paranoïaque pendant les... oh, trente prochaines années, je dirais. Pour toi, cependant, c'est encore plus compliqué à cause de ta relation avec Grissom. " Elle leva la main pour empêcher Sara de poser des questions. " Nick a entendu des bribes de conversation et tout le labo est au courant. Ne te sens pas mal ; les hommes sont perdus mais les femmes comprennent totalement. Personne ne t'en veut. "
Sara soupira. " Eh bien, je suppose que ça devait sortir un jour. "
Catherine leva le bébé, comme pour souligner le propre secret mal gardé de sa condition de mère. Elle sourit ce faisant, puis redevint sérieuse. " Comme les garçons ne sont pas là, je vais te donner trois conseils puis je me tais. Premièrement, n'écoute aucun des conseils qu'on te dira ; les gens vont te dire de faire de telle ou telle façon, mais tu auras intérêt à faire à ta manière. Deuxièmement, n'épouse pas quelqu'un parce que tu as un bébé ; c'est pour ça que je me suis mariée et on sait ce que ça a donné. Enfin, n'aie pas peur de demander de l'aide ; tu ne seras pas une bonne mère si tu ne vas pas vers l'extérieur. " Elle sourit à nouveau. " Voilà, c'est tout ce que j'ai à te dire. Souviens-toi bien de la partie sur les conseils des gens. "
" Je vais garder ça en tête. "
" Tu sais " dit Catherine en lui rendant le bébé à regret, " C'est beaucoup plus agréable de venir voir un collègue à l'hôpital quand ce n'est pas quelqu'un qui s'est fait tirer dessus. J'aimerais juste qu'on ait trouvé le gars qui a fait ça. Je te jure, c'est comme s'il avait disparu de la surface du globe. Est-ce que Greg – il n'est pas en colère qu'on n'ait fait aucun progrès ? "
" Greg ? Non, bien sûr que non. Il meurt d'envie de reprendre le boulot et d'aider, mais il comprend qu'on ne peut pas résoudre toutes les affaires. "
Catherine hocha la tête. " Où sont tes parents ? "
" Oh, mon père s'est collé une intoxication alimentaire à cause de viande datant de deux semaines et il vomit encore. Il l'a mangé devant ma mère pour la provoquer et je pouvais pratiquement la voir jubiler au téléphone. "
Quelques minutes plus tard, les garçons revinrent avec leurs glaces. Ils portaient plusieurs barres chacun, par appétit dévorant de mâle. Greg s'assit au bout du lit de Sara et joua avec le bébé tout en mangeant. Entre deux bouchées, Warrick et Nick réussirent à mettre Sara au courant de toutes les affaires auxquelles ils pouvaient penser. Greg n'était pas le seul impatient de revenir au travail.
Quand elle bâilla, ses visiteurs s'excusèrent et repartirent avec beaucoup de félicitations et de promesses de revenir, même si deux d'entre eux ajoutèrent qu'ils ne voulaient pas de tétée avant ou pendant leur visite. Cela laissa Sara et Greg seuls de nouveau, avec la nouvellement nommée Dora.
" Ils savent. "
" Je sais. "
" Nick n'a pas la langue dans sa poche. "
" Je sais. "
" Sara... Qu'est-ce qui va se passer ? "
Elle leva la tête pour rencontrer ses yeux. Comment pouvait-elle répondre à ça ? Grissom ne semblait pas lui en vouloir et cela signifiait qu'ils pouvaient partager un intérêt commun en Dora. Avaient-ils besoin de plus ? Et à propos de ses sentiments pour Greg qu'elle avait cessé de nier il y avait bien longtemps ? Pourquoi tout devait-il être si compliqué ? Dora était une bénédiction ; les choix et les actions de Sara n'en étaient pas. " Je ne sais pas. " dit-elle enfin. Elle ne pouvait pas lui donner une réponse plus honnête. " Quand je sortirai, j'aimerais revenir dans mon appartement ; je pense que ce sera mieux. A part ça, je n'ai pas la moindre idée. Je pense qu'on devra voir ça au fur et à mesure. "
Il hocha tristement la tête et laissa Dora serrer un de ses doigts. " Je vais ramener tes affaires aujourd'hui. Je pourrai monter le berceau avant de partir. "
" Greg, tu n'as pas à— "
" Ce n'est rien. En fait, je crois que je vais le faire maintenant. " Il prit rapidement son souffle, comme s'il essayait de lutter contre quelque chose, posa un léger baiser sur le front de Dora et serra la main de Sara. " Repose-toi. Je te verrai plus tard. "
Il les laissa seules.
Sara resta dans sa chambre avec Dora cette nuit-là, après avoir pleuré pendant le plus gros de la journée. Grissom était venu, bien sûr. Elle avait essayé de ne pas trop pleurer devant lui mais ça n'avait pas marché, donc elle avait fait passer ça pour des émotions de post-partum. Tous ces problèmes lui donnaient envie de s'enfuir en courant. Pouvait-elle rester à l'hôpital pour de bon ? Tout simplement refuser de partir ? Non. Sara Sidle était beaucoup de choses, mais elle n'était pas du genre à fuir un problème. Enfin, à part quand le problème était d'expliquer à Grissom qu'elle était enceinte de – oh, laissez tomber !
Elle serra la petite fille contre elle et regarda le visage paisible de Dora, bienheureusement ignorante de tous les tracas entourant ses conception, gestation et naissance. C'est alors qu'une pensée s'imposa à Sara : Catherine avait raison. Elle devait arrêter de se lamenter sur ses relations avec les hommes et se concentrer sur le bébé. Oui, Greg était gentil et incroyablement et ridiculement serviable, sans compter de plus en plus attirant à mesure que le temps passait. Et Grissom était prêt à pardonner et le père du bébé. Mais la personne la plus importante était celle allongée à côté d'elle. Ça devrait être assez pour tout le monde – Greg, Gil et elle-même.
Et puis, qui savait ce que le futur réservait ? Peut-être allait-elle finir avec l'un ou avec l'autre. Peut-être aucun. Elle ne pouvait essayer de deviner. Bon sang, si quelqu'un lui avait dit neuf mois plus tôt qu'en ce moment, elle allait être allongée dans un lit d'hôpital avec le bébé de Grissom, elle l'aurait grillé sur place. Parfois la vie va dans une drôle de direction, malgré toutes les précautions qu'on peut prendre.
Fermant les yeux, elle écouta sa petite fille respirer.
Gil était assis dans sa maison, sirotant un thé glacé et regardant la photo de Dora qu'il avait prise. Il jouait avec l'idée de retourner voir sa fille.
Sa fille.
Waouh.
Si quelqu'un lui avait dit deux semaines plus tôt qu'il tiendrait en ce moment une photo de sa propre fille – par Sara – il aurait levé les sourcils si haut qu'ils seraient presque tombés. Mais elle était là, en parfaite image digitale. Au moins il ne se sentait plus en colère. Le charme de Dora l'avait immédiatement vaincu, ainsi qu'une mini remontée de bretelles par Catherine :
" Ecoutez, elle vous a donné une des, sans contestations, plus belles choses au monde. Vous avez un enfant avec une femme magnifique et très intelligente ; avec la combinaison de vos QIs, ce bébé pourrait devenir maître du monde, ou au moins résoudre le cas de Jack l'Eventreur. Soyez compréhensif, Gil. "
Cela réglait le futur de Dora comme la première Commandante en Chef et Présidente des États Unis entraînée de façon scientifique, mais que devenaient-ils lui et Sara ? Amis ? Etait-il supposé lui faire une proposition ? Est-ce qu'elle voulait qu'il le fasse ? Est-ce que lui voulait ? Et Greg ? La situation rivalisait avec ses affaires les plus compliquées en degré de frustration et d'incertitude.
Soupirant, il décida de laisser simplement les choses se faire, comme n'importe quel bon scientifique ferait. Et puis, il n'avait toujours pas appelé sa mère pour lui annoncer qu'elle avait une petite-fille. Quel était le signe pour bébé, déjà ?
Greg était assis et regardait le berceau qu'il venait de monter. Ne te sens pas mal, se dit-il. Tu savais dans quoi tu t'embarquais. Tu savais parfaitement bien que ça avait une fin. Alors pourquoi ça fait aussi mal ? Soupirant, il ramassa ses outils, aplatit et jeta la boîte qui avait enveloppé le berceau et commença à installer le petit matelas.
Ce n'était pas comme s'il avait envie d'un enfant, en tout cas. C'est sûr, Dora était adorable et il était fou d'elle, mais avait-il vraiment envie de se lever à toute heure de la nuit ? Ou de courir après un petit gamin possédé du démon ? Et oui, il aimait bien Sara. L'aimait ? Ben... peut-être. Et elle avait menti, aussi, non ? Et puis, est-ce que le père et la mère ne devaient pas être ensemble ?
Si qui que ce soit lui avait dit sept mois plus tôt qu'il se languirait de la présence de Sara et de sa fille, il lui aurait ri au nez et l'aurait foutu hors de son labo. Absurde ! Fou ! Ridicule ! Exact.
Secouant le berceau deux-trois fois pour s'assurer qu'il était solide, il décida d'aller louer un Eddie Izzard – Dress To Kill semblait bien (T/N : c'est un comique, et Dress est un spectacle, donc non traduit) – et noyer son chagrin dans un demi-litre de Ben et Jerry's. Il ne pouvait peut-être pas avoir Sara, mais il pouvait bien avoir des bretzels au beurre de cacahuète et enduits de caramel dans de la glace au malt et " cake or death " (T/N : toujours Eddie Izzard)
Autant laisser le futur se débrouiller tout seul.
Elle venait de faire le pire cauchemar de toute sa vie. Quelle horrible chose que son cerveau avait créée. Prenant plusieurs grandes respirations, elle tâta l'espace à côté d'elle à la recherche d'un corps chaud. Aucun.
Sara se dirigeait vers la cuisine quand elle remarqua la lumière dans le salon et entendit le léger ronronnement de la télé. L'avait-elle laissée allumée ? C'était possible. Le labo était agité, comme d'habitude, et avec tout ce à quoi elle devait penser, elle était un peu distraite. Pas étonnant que son subconscient ait concocté quelque chose de si affreux.
Avançant silencieusement, elle alla jusqu'à la pièce et s'arrêta. Elle sourit. Son mari et sa fille se tenaient là. Celle-ci endormie dans les bras de celui-là, qui la berçait en regardant Puma Man se faire massacrer. Génial – était-il sérieusement en train d'essayer de corrompre son jeune esprit avec ces nullités de Mystery Science Theater 3000 ?
" Je t'ai réveillée ? " demanda-t-il. " J'ai mis le son aussi bas que je pouvais entendre. "
" Non, ce n'est pas toi. J'ai fait un cauchemar. "
" Quelle coïncidence ; elle aussi. " Il se leva, remit Dora dans son lit et rejoignit sa femme sur le canapé. " Elle a rêvé qu'il était arrivé quelque chose à son chien en peluche. Et toi ? "
Elle s'appuya contre lui. " J'ai rêvé qu'elle était morte. Je rentrais et je trouvais un mot de la baby-sitter disant qu'elles étaient à l'hôpital. J'étais affolée et je ne pouvais pas te contacter au labo ; et il se révélait que c'était ma faute parce que j'avais, je ne sais pas comment, laissé mon arme par terre là où elle pouvait la trouver. " Elle secoua la tête. " Le pire cauchemar d'un parent. "
" Eh bien, elle n'est pas morte et tu ne laisserais jamais ton arme là où elle pourrait la trouver. Aucun de nous ne le ferait. Tu veux une tasse de café ? J'ai acheté de déca – va comprendre. "
" Non. Je veux que tu me promettes que rien de mal ne lui arrivera jamais. "
" Rien ne me ferait plus plaisir. Mais nous savons tous les deux que je ne peux pas. J'ai peur que nous devions nous contenter de lui fournir une maison aimante, heureuse et sûre, et de toujours vérifier les références des baby-sitter. "
Elle gloussa doucement contre sa poitrine, là où sa tête reposait. Comment avait-elle pu être ainsi bénie, avec une fille fabuleuse (si parfois possédée du démon) et un époux merveilleux ? Elle tendit la main et la passa dans ses cheveux – doux et dépourvus de piquants sans le gel. Si quelqu'un lui avait dit trois ans plus tôt que tout allait vraiment se résoudre, elle n'en aurait pas cru un mot.
" Tu viens au lit ? " finit-il par demander.
" Oui. Vas-y, je te rejoins dans une minute. "
Il s'extirpa de dessous elle, embrassa son front et partir vers leur chambre, s'arrêtant brièvement pour regarder tendrement sa femme. Elle le suivit lentement, faisant un léger détour pour regarder sa petite bénédiction, un acte qu'elle faisait souvent deux ou trois fois par nuit. Elle était allongée là, profondément endormie et serrant son chien en peluche. Sara entra sur la pointe des pieds, caressa les cheveux de Dora et remit en place la couverture de cachemire rose.
C'était une erreur à laquelle elle ne remédierait pour rien au monde.
T/N : (je me joins à l'auteur) : Je m'excuse platement pour tout le temps que ça m'a pris de finir cette histoire. (cite l'auteur) Je suis extrêmement reconnaissante envers tous ceux qui ont reviewé, en particulier ceux qui n'ont pas abandonné une chose qui (semblait-il) prendrait des siècles. (reprend la narration) Fini avec Jenben, je vais reprendre une traduction dont je n'ai pas eu le temps de m'occuper depuis bien longtemps, Ruminer des rêves perdus, de Dare-Soñar. (pas tout de suite non plus).
Au revoir !
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