Forks High School Intrigues
Hey à tous ! Voici le chapitre 11, ouais parce qu'après le 10, il y a le 11.
Plus de 220 reviews ! Wow ! C'est puissant ! (Vous ne vous en rendez peut-être pas compte (à part ceux qui publient aussi) mais recevoir une review, c'est extrêmement gratifiant.
Restons dans le domaine de Twilight. Si vous ne l'avez pas fait, je vous suggère vivement, mais alors très vivement d'aller voir le trailer d'Eclipse. Personnellement, j'aime énormément. C'est très prometteur et ça promet d'être terrible !
Bon, les diverses voix dans ma tête me suggèrent de vous laisser tranquilles. Alors :
Good Reading & Enjoy !
Bichette
Chapitre 11 : You've changed
You've Changed – Sia
Silencieusement, je le suivais pour nous rendre à la salle de spectacle, un peu retirée dans l'énorme parc qui entourait l'établissement. A ma connaissance, le lycée recelait même d'un terrain de golf et d'un autre de squash.
De tant à autre, le bras d'Edward frôlait le mien. Lui ne bronchait pas, continuant de marcher tranquillement dans les couloirs.
– Je suis désolée pour la situation dans laquelle je t'ai mis ce matin, déclarais-je alors, voulant à tout prix rompre le silence qui commençait à être dérangeant.
– Ce n'est rien. C'était ... divertissant. Je mentirais si je disais que je ne m'étais pas amusé, me dit-il avec un petit sourire en coin que je n'expliquais pas.
– Te rends-tu compte que la plupart du temps, lorsque l'on s'adresse la parole, c'est pour nous excuser, remarquais-je soudainement, ayant comme une illumination.
– C'est vrai, avoua Edward après un court moment de réflexion.
– On est pathétiques, marmonnais-je en shootant dans un caillou alors que nous traversions la cour.
– Je ne te le fais pas dire ! s'esclaffa-t-il en sortant les mains de ses poches pour me donner un petit coup jouer sur l'épaule.
– Hé ! protestais-je en le lui rendant, un peu plus fort, pendant que lui me pinçais légèrement la taille.
Nous arrêtâmes notre pseudo-bagarre quand un élève de dernière année passa devant nous en ouvrant des yeux ronds. Edward se mit à tousser fortement.
Nous arrivâmes enfin à la salle de spectacle où se dérouleraient les répétitions. Edward me laissa pour se rendre dans les loges tandis qu'un professeur m'indiquait où je pourrais m'asseoir pour prendre des clichés en prévision du journal qui allait sortir lundi. Mais je préférais être debout, dans les coulisses de la scène pour me trouver au plus près du spectacle.
La salle était d'ailleurs parfaitement bien équipée. Des élèves s'affairaient déjà à installer les pendrillons et des projecteurs sur les rampes. Je crus voir passer Ben dans un des couloirs. Un petit groupe de filles recousaient ce qui semblait être un rideau de velours rouge à l'italienne. Le nombre impressionnant de sièges dans les gradins permettaient sans aucun problème d'accueillir bien plus de la totalité des élèves de Forks High School, ce qui n'était pas peu dire.
Le parquet de la scène tout juste ciré sentait délicieusement bon le miel. Sauf que qui dit cirage dit forcément glissade pour ma part. Et par une force de gravité quelque peu étrange, je me retrouvais les quatre fers en l'air sur le plancher, après avoir voulu aller chercher un trépied pour mon appareil photo. Soufflant lourdement, agacée par mon incapacité à marcher sans trébucher, je grognais et décidais de rester sur le sol, une fois pour toute. M. Banner qui passait par là – cette fois-ci coiffé d'une toque russe en fourrure – me jeta un de ces regards empreints de pitié mêlés de désespoir, et me tendis la main.
Toujours en ronchonnant, je levais mes fesses du parquet et commençais par les numéros en solo, les photographiant en pleine répétition. Un élève qui partageait mon cours de gym enflamma un bout de pendrillon en voulant faire une démonstration de cracheur de feu. La pauvre Mme. Cope était accourue avec un extincteur, à l'affut de la moindre étincelle qui subsistait.
Puis, après avoir photographié chaque personne, je me rendais dans des salles attenantes qu'un couloir sans fin desservait. Dans une pièce à haut plafond, les décors étaient peints, tandis que d'autres attendaient d'être montés. Je discernais Alice parmi un tas de tissus qui collait des paillettes sur ce qui semblait être un chapeau mexicain. Une sorte de folie semblait l'avoir prise et elle courrait dans tous les sens, son tube de colle et son sachet de sequins à la main, bombardant de paillettes quiconque ce trouvait à proximité d'elle.
– Hop une étoile, colle une paillette par-ci, une autre ici, un doré, un rouge, un doré, un rouge, aller hop, encore une paillette, chantonnait-elle.
Elle poursuivit son petit « délire » jusqu'au moment où une autre fille se retrouva avec un sequin coincé dans les yeux et du partir à l'infirmerie. Je pris tout de même quelques photos de l'atelier des costumières pour le journal.
De la musique de chambre s'échappait de derrière une autre porte – Mozart, reconnus-je aussitôt – alors que des pas se faisaient entendre dans la pièce d'à-côté. J'y pénétrais et y surprenais un cours de hip-hop. Intriguée, je m'assis en tailleur devant le grand miroir traversé par une barre et assistais à leur répétition, curieuse. A ma demande, ils firent une figure collective pour réaliser le portrait de leur groupe. La photo était plus que pas mal, la prouesse de leur effort et leur technique clairement visibles dans leur posture qui semblait instable et fragile.
Poussant une à une les portes, je découvrais au fur et à mesure les différents groupes ou solo qui allaient se produire pour le Wintry Show, allant de la simple scénette au numéro de funambulisme en passant par le groupe de rock-métal.
J'arrivais enfin devant la dernière porte du couloir, semblable à celle d'un studio d'enregistrement. Timidement, j'y pénétrais, tirant vivement la poignée derrière moi.
– Bella ? s'étonna une voix velouté.
– Oh, désolé, je vous ai dérangés, je repasserai plus tard pour les photos.
– Non, c'est bon, tu peux rester, on faisait une petite pause, me coupa Austen en avalant une gorgée de sa bouteille d'eau.
Timidement, je m'asseyais sur le siège d'un piano noir. Kurt posa sa basse et vint à ma rencontre.
– Tu préfères des photos en pleine répétition ou plus une photo « arrangée » ? demanda-t-il en mimant les guillemets.
Je fus cependant coupée dans ma réponse par Lauren qui débarqua dans le studio, sans prévenir.
– Salut les gars ! Je suis venue vous tenir compagnie ! Des rafraîchissements ? proposa-t-elle en m'adressant un grand sourire hypocrite.
– Merci, c'est gentil Lauren, mais tu n'es pas obligée de ...
– Allons, allons, Eddy ! Je ne vous dérangerais pas ! minauda-t-elle en s'asseyant sur un des tabourets contre le mur.
Bon sang, mais pour qui elle se prend cette greluche ?
– Est-ce que quelqu'un pourrait me passer ma boîte de médiators ? demanda Peter.
– Pas de problèmes mon chou ! fit Lauren en allant les chercher.
– Personne n'aurait-vu mon micro pour guitare ? s'enquit Kurt.
– Je vais le chercher ! s'exclama Lauren en allant le prendre à l'autre bout du studio.
– Quelqu'un pourrait-il brancher ce câble ? dit Austen en le tendant.
– T'inquiète, je le fait ! s'empressa de répondre la greluche en chef.
– Hum, est-ce que quelqu'un lèverait ma guitare pour que je puisse y brancher ce fil ? nous interrogea Edward en lançant un regard dans la salle.
– Ça va, j'ai compris ! Vous ne pouvez plus vous passer de moi les gars, on dirait ! pépia joyeusement Lauren en remuant les fesses pour aller voir Edward.
– T'es pas le centre du monde Lauren, marmonnais-je en réglant l'objectif de mon appareil, trouvant son attitude plus que pathétique.
– Qu'est-ce que ça peut te faire Swan ? On t'a rien demandé à toi ! cracha-t-elle.
– Avant non, mais maintenant, oui, intervint Edward. Bella, tu peux lever ma guitare s'il-te plaît ? demanda-t-il en me la tendant, un petit sourire sur le visage que je ne pus m'empêcher de lui retourner.
Se rasseyant sur son tabouret, Lauren me jeta un regard haineux.
– Bon, ok, on y va, fit Edward en s'approchant du micro tout en attrapant sa guitare, comme Kurt et Peter, tandis qu'Austen se plaçait devant la batterie.
Les premiers accords de About A Girl de Nirvana résonnèrent alors dans le studio. J'en restais coite. Ces gars avaient vraiment un don. Mais ma plus grosse surprise fut Edward.
Même si je l'avais déjà entendu chanter ce matin dans les vestiaires, je ne pouvais m'empêcher d'être émerveiller par sa voix. Douce, suave, mais en même temps légèrement cassée. J'étais complètement absorbée par la musique mais sortis tout de même de ma léthargie pour photographier le groupe en train de jouer. Le morceau s'acheva bien trop tôt à mon goût et je sortais à regret de la bulle qui s'était formée autour de moi.
– Est-ce que je peux commencer à vous photographier un par un maintenant ? demandais-je, mon appareil à la main.
– Bien sûr, acquiesça Edward tout en posant sa guitare sur sa sorte de trépied.
Je les regardais s'affairer avec leurs instruments, Peter réaccordant sa guitare, Edward le nez plongé dans ses partitions qu'il modifiait ... Me levant du siège, j'errais dans le studio – plutôt grand, il fallait en convenir. Je décidais de prendre chacun des membres du groupe, avec leur instrument respectif.
Après avoir fait Peter, Austen et Kurt, je m'apprêtais à photographier Edward. C'est là que les choses se compliquèrent. Alors que je me rapprochais de lui, Lauren se leva prestement de son siège et accourut auprès d'Edward, manquant de trébucher sur ses Jimmy Choo à plus de 880$*. Mettant une main sur l'épaule d'Edward en signe de possession, elle prit fièrement la pose, affichant une moue boudeuse. En soupirant, j'essayais de prendre Edward tout en évitant d'avoir dans mon champ Lauren. Peine perdue, elle continuait de suivre l'objectif. En plus d'être provocatrice, elle était vulgaire. Je levais les yeux de mon viseur, plus qu'agacée par son attitude qui ne cherchait qu'à m'énerver.
– Lauren, tu peux te décaler s'il-te plaît ? Tu gâches la photo.
Aussitôt, les quatre garçons relevèrent la tête de leurs instruments.
– Pardon ? articula-t-elle en me jetant un regard qui se voulait supérieur.
– Je ne prends en photo que les personnes qui appartiennent à ce groupe, ce qui n'est visiblement pas le cas. En revanche, si tu tiens tellement à apparaître dans le journal lundi, ils ont toujours besoin de monde à l'atelier de liposuccion des fesses.
– Tu te fous de moi Swan ? s'exclama-t-elle d'un ton menaçant.
– Hum, ... Réellement ? Non, lâchais-je naturellement.
– Espèce de ...
Mais Edward la coupa.
– Fiche-lui un peu la paix Lauren. Elle ne t'a rien fait, me défendit-il en se postant à mes côtés.
– Quoi ? Mais Eddy, tu as entendu ce qu'elle m'a dit ? dit-il en le suppliant du regard.
– Ne m'appelle pas Eddy, grogna Edward.
– Mais Eddy ! Elle m'a insultée ! Tu l'as bien vu ! rétorqua-t-elle.
– Bella n'a fait que dire tout haut ce que tout le monde pensait, lança Kurt en rangeant sa basse dans sa house.
– Merci mon pote, lui soufflais-je en me tournant discrètement vers lui, lui montrant mon pouce levé.
– Pas de problème ma belle, chuchota-t-il en me montrant lui aussi son pouce levé après avoir dégagé son visage de quelques mèches rebelles blondes.
– Tu n'as rien à faire ici Lauren, tu le sais très bien. Et arrête de toujours chercher des histoires à Bella, elle ne t'a strictement rien fait, ajouta Edward en la regardant durement.
– Bella, elle au moins, elle sert à quelque chose ! renchérit avec ferveur Austen.
– Elle fait son travail. Toi en revanche, tu ne fais que t'incruster, approuva Peter qui n'avait dit aucun mot jusqu'alors.
– Vas te rendre utile autre part, s'impatienta Edward.
– Mais Eddy ! protesta-t-elle encore une fois, battant des cils.
– Sors, répéta-t-il d'un ton relativement calme.
En faisant du bruit avec ses talons de douze centimètres, Lauren sortit du studio telle une furie, sans avoir oublier bien sûr que claquer la porte pour manifester sa colère et sa désapprobation.
– Et voilà, Madame pique sa crise, marmonna Austen.
– Elle le fait souvent ? m'étonnais-je.
– Ben, disons que là, c'était différent.
– Pourquoi ?
– Normalement, ce sont toujours nous, expliqua Austen se désignant du doigt ainsi que Peter et Kurt, qui lui balançons des piques à la figure. Généralement, elle boude, puis revient. Et c'est reparti pour un tour ...
– Mais là, Edward y a mis du sien, et ça, la greluche ne l'a pas trop bien pris. Qu'est-ce qui t'as pris d'ailleurs Ed ? demanda Kurt en se tournant vers.
– Je ne sais pas. Une sorte de ras-le-bol peut-être. Mais je pense que c'est aussi parce que son comportement vis-à-vis de Bella m'insupporte de plus en plus, cracha-t-il, en passant la sangle de sa guitare sur son épaule.
Je me mis alors à ranger mon matériel de photographie dans mon petit sac noir. J'avais toutes les photos que je désirais. Angela serait contente.
– Bon, moi, j'y vais, fit Edward. Bella, tu as fini avec tes photos ?
– Oui je rentre.
– Tu veux que je te raccompagne jusqu'au lycée ?
J'eu un petit moment de « bug ».
– Ah, euh, oui, avec plaisir, répondis-je maladroitement.
Edward se mit à sourire.
Il est seulement désolé pour ce que Lauren t'a dit. Rien de plus, ne va pas t'imaginer des choses. Il essaye juste d'être gentil, fit la voix pessimiste dans ma tête.
Tiens, ça faisait longtemps que tu ne l'avais pas ouverte toi. Tu ne nous avais pas manqué tu sais, lui répondit l'autre, plus optimiste. Laisse-la donc nager dans son délire edwardien.
Fermez-la, leur répliquais-je mentalement.
En retraversant le couloir en sens inverse, nous passâmes de nouveau devant la loge des costumières où Alice et une horde de filles s'attelaient à coudre ce qui semblait être une robe de l'époque victorienne. J'étais bluffée.
– Je rêverais de porter un costume comme celui-ci, soufflais-je.
– Et bien, pourquoi ne fait tu pas le ballet de danse ? Tu en aurais l'occasion, s'étonna Edward.
– Franchement, j'ai déjà du mal à marcher avec mes deux pieds, alors danser, je te laisse imaginer, expliquais-je en refermant la porte.
– J'ai toujours pensé que tu avais un équilibre très stable, rigola-t-il en me poussant d'un coup d'épaule.
Je vacillais et me raccrochais à la personne qui passait par là à ce moment précis. C'est-à-dire Benjamin.
– Bella, qu'est-ce que tu fais ici ? demanda-t-il.
Je lui montrais mon appareil photo.
– Ah oui, c'est vrai. Et lui, pourquoi est-il avec toi ? s'enquit-il d'un ton presque haineux en fixant Edward d'un regard noir.
Ce dernier se raidit imperceptiblement. Je le vis même serrer les poings.
– Oh, euh ... Edward me raccompagne au lycée, on a fini.
Benjamin se tourna et repartit dans le chemin opposé, lançant un bref « Salut », par-dessus son épaule. Je regardais Edward d'un air interrogateur.
– Qu'est-ce qu'il a ?
– Aucune idée, grogna-t-il en m'ouvrant la porte.
– Est-ce qu'il ne croit pas que toi ... moi, chuchotais-je en nous montrant du doigt.
Edward éclata d'un rire bref.
– Il se fait des idées !
Je grimaçais intérieurement.
Je rentrais chez moi vendredi un peu plus tôt que prévu, même si j'avais assez travaillé pour boucler le reportage du début des répétitions du Wintry Show. Par chance, aucune des photos n'avaient été à refaire. Angela s'était chargée de faire les articles tandis que Cassidy bossait encore sur la mise en page. Les pronostiques sportifs restaient à être insérés, ainsi que les petites annonces et d'autres rubriques telles que celle de Tanya, simplement nommée « Les Potins que Forks High School ». Leur provenance n'était bien sûr pas indiquée, et le contenu plus ou moins fiable, tout le monde savait cela. Cependant, on voyait pendant l'heure du déjeuner le lundi matin une bonne partie des élèves le nez plongé dans le journal, donnant des coups de coudes à leurs voisins tout en pointant du doigt ce que l'on supposait être l'article.
Le week-end passa rapidement, bien que la charge de travail donnée fût spectaculaire pour la période de l'année. En effet, les heures ayant été aménagées, les professeurs se rattrapaient sur le travail personnel à la maison. Après une dissertation, une page entière d'exercices d'espagnol et un dossier à rendre en histoire, auquel s'ajoutait celui de biologie que nous étions supposé de continuer chez nous, Edward et moi n'ayant plus beaucoup le temps de se voir à cause de ses entraînements et de mes heures supplémentaires au journal, je rejoignais Charlie à la Push, où Billy et Jacob nous avaient invités à dîner.
Emmett passa le dimanche après-midi chez nous, voulant regarder le match de base-ball qui passait à la télévision. Il appréciait de se retrouver ici, sa famille était en effet restée en Floride. De plus, et selon ses dires : « Les écrans plats des chambres de l'internat se sont pas assez grands ». Pour ma part, je préférais me réfugier dans ma chambre afin d'écouter. Même si j'aimais énormément Emmett, l'entendre beugler avec mon père était, comment dire ... peu supportable.
J'arrivais le lundi matin, prête à recevoir les commentaires de mes photos. J'étais impatiente et en même temps anxieuse, puisque que ce serait la première fois qu'elles seraient publiées. Enfin, officiellement puisque la réalité était toute autre à cause de ce concours de photos.
Machinalement, j'attrapais un journal dans le présentoir installé dans le hall et le fourrait dans mon sac. Je vis plusieurs personnes dans les couloirs lire le leur et s'interpellant les uns les autres. Quand par hasard ils remarquaient que j'étais au même endroit qu'eux, ils me regardaient avec un air étrange, inqualifiable. J'haussais les épaules et allais faire un tour aux toilettes pour voir si par hasard des restes de dentifrice subsistaient autour de ma bouche. Rien. Je me rassurais en me disant que les gens pouvaient être vraiment cinglés.
Un troupeau de filles arriva dans les toilettes au moment où j'allais en sortir. Elles s'arrêtèrent immédiatement de piailler, me jetant un regard presque dédaigneux.
Même scénario pour tout le reste de la matinée. Angela m'accompagna à notre table à la cafétéria où étaient déjà installées Jenny, Jessica et Alice. Le rituel commença alors. J'ouvris mon journal et parcourais les pages.
– J'espère qu'il n'y a aucune coquille, commenta Angela en ouvrant le sien. J'ai laissé Tanya l'imprimé, je devais sortir avec Ben vendredi soir.
J'étais, je dois le dire, fière que mes photos. Celle du groupe d'Edward avait d'ailleurs été choisie pour figurer sur la une. Suivait ensuite la liste des différents numéros avec le nom des élèves à côté, les sorties cinéma de cette semaine, les petites annonces, le résultat d'un concours de physique, un test portant sur : « Etes-vous Ralph Lauren, Jean-Charles de Castelbaljac ou Roberto Cavalli ? » et plusieurs articles secondaires, puisque l'information principale était bien sûr celle du Wintry Show. J'arrivais enfin à la rubrique de Tanya. Je m'apprêtais déjà à ricaner à la vue de ces absurdités, mais mon rire se figea bientôt dans ma gorge.
« BELLA SWAN : LA MANGEUSE D'HOMMES DE FORKS HIGH SCHOOL ?
Bella Swan, étudiante arrivée d'Arizona au début de cette nouvelle année, profiterait-elle de son entourage ?
Il s'avèrerait qu'Isabella Swan soit très proche d'Alice Cullen, fille du célèbre Dr. Cullen et d'Esmé Cullen, décoratrice d'intérieur, en plein travail sur la villa de Jude Law à Miami, ainsi que de Jenny Peterson, dont le père n'est autre que le sénateur de l'Oregon. On notera aussi la présence dans l'entourage de Bella Swan de Rosalie Hale, fille d'Isaac Hale, géant de la cosmétique de luxe, et d'Ellen Hale, ancien top-modèle. Profiterait-elle de ses amies ? Elles lui auraient offert bon nombre de présent, dont un superbe appareil photo professionnel Panasonic à plus de 760$ pour son anniversaire.
Cependant, il semblerait que Bella Swan soit aussi très friande de compagnie masculine. D'après de nombreux témoignages, notre nouvelle élève serait très proche de Benjamin Hanks, avec qui elle aurait été au cinéma, mais aussi d'Emmett McCarthy, quaterback de l'équipe de football américain, pour qui elle aurait beaucoup d'affection. Ce dernier se rendrait d'ailleurs le week-end chez elle. Jasper Hale, frère de Rosalie Hale, Kurt Spencer et Peter Harrington seraient d'ailleurs les chevaliers servants de cette dame.
Il est impossible de ne pas mentionner le fait majeur qui s'est produit mercredi dernier. Bella Swan portait en effet le sweat d'Austen Marks. Appartiendrait-elle à Marks ? Ce vêtement est-il un signe de possession ? Tout est à savoir et à découvrir.
Cependant, la présence d'Edward Cullen dans cette histoire vient compliquer les choses. Bella Swan n'est-elle pas la version féminine de Cullen ? Selon de récentes constatations, plusieurs personnes les auraient vus ensemble à plusieurs reprises. Notons que Swan et Cullen sont partenaires en biologie. Se serait-elle approprié l'étudiant le plus populaire du lycée ? Il semblerait qu'elle lui fasse des avances. Des photos prises en témoignent. D'après un témoignage d'une élève, Bella imposerait même un certain pouvoir sur Edward, lui dictant ses volontés. Il paraîtrait que Bella Swan se soit d'ailleurs fait invitée grâce à ses relations à une soirée privée organisée à New York en l'honneur de la Fashion Week.
Ne sont-ce que des rumeurs ? Les photos les appuient cependant. La vérité est là. Le jeu manipulateur de Bella Swan est-il découvert ? La réponse se fera savoir d'elle-même.
Tanya Denali »
De nombreuses photos accompagnaient l'article, allant d'Emmett m'enlaçant dans le couloir du troisième étage après que j'eus accepté de lui faire des cookies, de Jasper plaisant avec moi, ou de Benjamin me tenant dans ses bras après qu'il soit venu à la bibliothèque, de Peter et Jack riant en ma compagnie, ou encore d'Austen avec un grand sourire à qui je rendais son sweat – sweat qui était d'ailleurs photographié pendant que je le portais, à d'Edward qui me retenait par le bras ou qui me redonnait mon appareil. Je n'avais pas besoin de chercher beaucoup qui avait pris ces clichés. La réponse sautait immédiatement aux yeux. Je reposais brusquement le journal que je tenais devant mes yeux. Mes voisines – qui s'adonnaient elles aussi à cette lecture – firent de même.
– Lauren, murmurais-je imperceptiblement.
Elle préparait sa vengeance depuis le début. Pas seulement suite à l'altercation de mercredi après-midi. Autrement, comment expliquer qu'il y avait des photos bien plus anciennes. Elle préparait son coup. Elle tentait de récupérer Edward par tous les moyens. Je prenais trop de place à côté d'elle. Alors, autant me mettre hors service, même si c'était en ayant recours à toutes sortes de coups bas. Mais maintenant, je dois dire qu'elle avait réussi à m'atteindre. Les faits étaient là, certes erronés. Je ne profitais pas de Jenny, Rosalie ou encore Alice. Je n'étais pas aussi « friande » de compagnie masculine comme elle le disait si bien.
Et Emmett était mon cousin, pas un potentiel petit copain, merde !
Cependant, les photos changeaient tout.
Je croyais Lauren bête et écervelée. C'était sans doute un peu vrai. Mais elle était tout de même un minimum rusée et intelligente pour avoir livré ces informations à Tanya.
Emmett – qui se tenait avec toute sa bande à l'autre bout de la salle – se leva d'un bond et se mit à hurler.
– OH PUTAIN ! LA SALOPE !
Ou comment dire tout fort le plus profond de mes pensées ...
* Lien de la photo sur mon profil
Désolée pour le langage familier d'Emmett à la fin, fallait qu'il dise ce qu'il avait sur le cœur ...
Lauren : Pouffeland : Le Retour ! Essayez juste de vous imaginer dans votre tête ce que fait Lauren. Vous vous rendrez compte à quel point cette fille est complètement cinglée.
Lauren n'avait pas embêté Bella depuis un petit bout de temps, alors, il fallait bien qu'elle fasse un grand coup. Pas besoin de s'étendre sur le pourquoi de l'article.
Je précise que dans ma fiction, Tanya n'est ni la méchante, ni une fille trop gentille. Elle est « neutre ». Elle cherche seulement à se mettre des informations sous la dent, que ce soit au détriment de quelqu'un ou pas. Ce n'est pas elle que vous devez détester, seulement la personne qui a livré ces photos et ces informations. (En fin de compte, vous pouvez tout de même la détester pour avoir publié cela...)
Avez-vous compris le petit bruit bizarre à présent ?
Bon alors voici le moment que vous attendez tou(te)s !
Attention, *Tatadadam* c'est l'heure de la minute : « Joue avec moi » !
Imaginez, pour une raison quelconque, vous êtes obligée d'aller refaire des photos d'identité. Vous descendez donc dans la rue, à la recherche de la cabine. Après avoir exploré le centre-ville de fonds en combles, vous en trouvez enfin une. Par chance, elle est libre. Ecartant le rideau bleu sombre, vous entrez à l'intérieur. Après avoir réglé le tabouret à votre hauteur et réussi à glissé le montant indiqué, vous réalisez quatre clichés de vous en couleurs. La voix nasillarde de la machine nous indique de patienter. Vous sortez donc de la cabine en commencez à attendre le temps nécessaire. Vous remarquez alors que le précédent utilisateur a laissé ses photos dans la fente. Intriguée, vous vous en emparez. Il s'agit des clichés d'un homme. Magnifique, pensez-vous. Soudain, on tape légèrement à votre épaule et vous vous retournez surprise. A ce moment précis, plusieurs solutions s'offrent à vous. Choisissez celle que vous désirez. Soit vous vous retrouvez en face de :
– Nosferatu, l'unique, le vrai. Vous sursautez. Avec frayeur, vous remarquez qu'il fait nuit, qu'il n'y a en réalité personne sur la photo et que personne ne traîne dans la rue. Seul un chat noir rode autour d'une poubelle. Son crâne luit faiblement à la lueur de la lune. Vos pensées étant trop embrumées, vous ne sentez pas Nosferatu s'emparer de votre cou et y planter ses crocs. Alors : TAPPEZ DU PIED !
– Jack Force. Par bonheur, sa sœur Mimi n'est pas là, trop occupée à vider de son sang un de ses multiples familiers. Vous souriant, ses cheveux blonds lui venant dans le visage à cause du vent, d'une beauté surnaturelle, il se rapproche de vous. Lui remettant ses clichés, il vous dit d'une vois suave, tout en réajustant son blazer noir : « Merci, je les avais oubliés. Comment vous appelez-vous ? ». Intimidée par dans de classe, vous lui répondez d'une petite voix. « Que diriez-vous de venir prendre un verre au Block 122 ou au Dante ? ». Les nuages du ciel gris de New York se font alors de plus en plus menaçants. Vous levez la tête vers le haut. Percevant votre embarra, il vous rassure : « Ne vous inquiétez pas, Sully va nous conduire dans West Village », tout en hélant son chauffeur. Montant à vos côtés dans la limousine, il vous sert un verre de champagne pour vous faire patienter durant le trajet. Alors : FRAPPEZ DANS VOS MAINS !
– Edward Cullen. Passant nerveusement une main dans ses cheveux de bronze, il vous regarde de ses yeux envoutants. Tellement fascinée par sa beauté, vous n'entendez pas la machine couiner : « Vos photos sont imprimées, merci de les retirer. Vos photos sont imprimées, merci de les retirer, Vos ... ». Vous voulez rendre les clichés à ce magnifique jeune homme, mais il refuse d'un mouvement de main. « Gardez-les », dit-il d'une voix douce. « Je pense que vous aimeriez bien. Est-ce que je peux avoir les vôtres ? » demande-t-il alors en désignant vos photos restées dans la fente. Maladroitement, vous allez les chercher. Les nuages gris de Port-Angeles se font de plus en plus menaçants. Vous levez la tête vers le haut. Edward enlève sa veste et vous la dépose sur les épaules, voyant que vous frissonnez. Son odeur vous envoute. « Il va bientôt pleuvoir » déclare-t-il, toujours en vous regardant dans les yeux. « Puis-je vous raccompagner chez vous ? », murmure-t-il d'un ton presque suppliant. Etant bien élevée, vous n'osez pas refuser. Enroulant son bras autour de votre taille, il vous emmène à votre maison. Alors : CLIQUEZ SUR REVIEW !
Libre à vous de laisser rentrer Edward Cullen avec vous dans votre maison. Vous pouvez également cliquez sur review en choisissant Jack Force et ainsi trouver une autre occupation durant le trajet. Celles qui le désirent peuvent éventuellement remplacer Edward Cullen par Robert Pattinson ou même carrément se faire raccompagner chez soi par les deux ...
Je rappelle enfin que la cabine est toujours libre et qu'il n'y a personne dans la rue ...
Si on tombait toujours sur des personnes comme ça au photomaton, la vie serait plus simple ... *soupire*
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Bichette
