Hyoga : Eh ! Salut ^^ Merci d'être fidèle au rendez-vous, ça me fait plaisir^^ Va falloir faire preuve de patience, je crois que j'avais publié 15-16 chapitres sur KL, donc dans quelques semaines, tu auras la suite taaaaaaaaaaaannnnnnnt attendue^^ (j'avoue j'ai mis un temps fou à écrire tout ça). En tout cas, on est encore loin de la fin à ce stade^^ Et je pense que ce n'est pas pour déplaire (ou du moins, je l'espère).
Niaceya : Pas besoin d'excuse, je suis parfois obligée de me relire aussi parce que y déjà quelques années entre le chapitre un et le chapitre que je tape actuellement. Mais sinon, tu as raison, la plage, les beaux mecs, les gouttes et… les mains baladeuses ! Rien de tel pour une bonne journée…*va zieuter Milo à la plage*
Euryel : Délurée ? Whaaaaaaaaaaa ! Bon, je prends ça pour un compliment, merchiiiiiiiii ! Le mariage, par contre, je sais pas… Me demande qui portera la jupette… Kaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnnnooooooooon XD
Bon, encore des révélations, un peu de sérieux et un Zeus comme vous devez l'avoir rarement vu^^ Bonne lecture et à la semaine prochaine. Poutouuuuuuuuuuuuuuuuuuux
Chapter 11 : Chantage.
Hadès :
Peu de temps après l'enlèvement, Adonis est arrivé avec un homme au masque rouge et aux cheveux sombres. Tout son être empeste le sang même s'il est propre jusqu'au bout de ses ongles d'un rouge très sombre. Je les reçois seul, le visage fermé, froid comme autrefois, avant Kanon…
-Que me voulez-vous ?
-Comme vous le savez certainement, Adonis vous a pris quelqu'un de cher dernièrement…
-Que veut Ganymède de moi ?
C'est Adonis cette fois qui répond avec un sourire mauvais.
-Servez-le !
-Pardon ?!
-Soumettez-vous à Ganymède, battez-vous contre Zeus dans nos rangs !
-Pourquoi attaquerais-je mon propre frère ? Parce que vous détenez mon gardien ?
-Inutile de jouer de faux-semblants : nous savons qu'il est ton amant et si tu veux le revoir, tu dois obéir.
-Si je veux le revoir ? Vraiment ? Sache que je n'ai nulle intention de trahir mon frère.
-Pourtant, lui n'hésite pas à t'humilier !
-Je ne crois pas à une quelconque vertu de la vengeance…entre frères…
J'ai prononcé ce complément d'information plus bas.
-Mais tu as juré de tuer Adonis…
C'est l'autre, toujours calme et posé. Il n'a pas entendu…
Je sais qu'il ne me donnera pas son nom.
Une sphère de magie d'eau se trouve dans l'un de ses poings, j'ignore pourquoi : je n'ai pas le droit de m'attaquer à un émissaire.
-Adonis me menace. Le Dragon des Mers est au service de Poséidon, vous n'obtiendrez que son hostilité.
-Nous savons que Poséidon vous demande souvent conseil.
-Poséidon est un impulsif. Il en a détruit pour bien moins, prenez garde…
-Le Seigneur des Mers est puissants mais il agit comme un enfant tandis que vous êtes le plus réfléchi des trois. Preuve en est que Zeus a fait appel à vous…
-Je ne ferais rien pour vous, renoncez à mon aide !
-Nous pourrions lui faire les pires choses… C'est pourtant votre amant…
-ça ne rentre pas en lige de compte.
Quel supplice de prononcer toutes ces horreurs !!!
-Je ne vous crois pas, Seigneur Hadès… Je vois que vous avez besoin d'encore un peu de temps. Nous nous reverrons très bientôt…
-Attends, on ne peut pas partir comme ça !
-Adonis, tu te tais et tu m'obéis !
Est-ce son chef habituel ou juste pour l'ambassade ? Vu l'obéissance de ce rat obséquieux, il est parmi les leaders du mouvement.
Le sang me fait tourner la tête…
Ils disparaissent comme ils sont venus.
-Que vas-tu faire, Grand Frère ?
Poséidon vient s'asseoir à mon côté, sur le bras du siège.
-Ils ne s'en sortiront pas à si bon compte…
Je leur en veux ! Ils ont pris un de mes hommes et osent te faire chanter ! C'est plus qu'assez pour qu'ils en deviennent mes ennemis !
-Tu vas soutenir Zeus ? Tu n'as pas peur pour Kanon ?
-Je soutiendrais Zeus uniquement parce que ce sont nos ennemis communs, Grand Frère ! Quant à Kanon, Camus le protégera.
-Ganymède est censé être notre ennemi…
-Je lui ai parlé plusieurs fois, ce n'est pas son genre. Kanon était son ami, il ne pourra tolérer qu'on lui fasse du mal.
-Tu crois, comme moi, qu'il n'est qu'une façade derrière laquelle le véritable ennemi se cache ?
-J'en suis convaincu.
Kanon :
Aphrosyne ne quitte pas son livre des yeux tandis que j'explore la pièce. A part le lit, le fauteuil, une table avec un panier de fruits et accompagnée de ses deux chaises, il n'y a RIEN !!!
Je me laisse tomber sur le lit.
-Tu vas être mon gardien ?
-Pas du tout, je suis codétenu.
-Tu es prisonnier aussi ?! Ils espèrent quoi de toi ?!
-Je me suis redressé pour mieux le voir.
-Que je rende Zeus dingue ! Je pourrais le faire d'un seul regard, grâce à mes prunelles…
-Pourquoi as-tu refusé ?
-Parce que, malheureusement pour eux, je suis incapable de faire le moindre mal à cet être exceptionnel !
Hou là, je n'ai pas intérêt à dire du mal de lui, moi !!!
-Tu sembles très attaché à lui.
-C'est toute une épreuve de ne pouvoir l'approcher…
-A t'entendre, on te croirait amoureux !
-Il est magnifique, puissant et pur…
Je manque de m'étrangler.
-Euh, tu sais qu'il est du genre à avoir 36 amants ???
-Oui ! Et, d'après les expressions corporelles de ceux-ci, il est très bon dans ce domaine aussi…
-Me dis pas que tu le matais !?
-Si ! D'ailleurs, je dois avouer que je suis un peu jaloux de Ganymède !
-Ils ne sont plus amants.
-Zeus est tellement différent avec lui… Son seul tort est d'être nul à démontrer son amour !
-Archi nul, en effet !
Bah, ça va, j'ai réussi à en dire du mal sans me faire latter !!! Au contraire, il approuve mais avec une nuance.
-ça n'est pas encore la fin des haricots mais ce n'est pas le Nirvana non plus…
-Surtout maintenant que Ganymède s'est prononcé contre lui… Ils vont s'entre-déchirer !
-Pas dit !
Pour la première fois depuis mon réveil, il me regarde franchement, avec un petit sourire mystérieux.
-Que veux-tu dire ?
-Ganymède l'aime toujours, il craquera tôt ou tard !
-Et alors ?
-Les manipulateurs comptent trop sur lui… Il suffira d'un mot de Zeus pour qu'il dépose ses armes.
-Il a déjà affronté Zeus !
-Non, pas encore vraiment… Ils n'ont pas parlé sérieusement : il avait trop peur et Zeus est tombé de trop haut… Mais Ganymède n'est pas un guerrier.
-Zeus ne l'aime plus…
-Je suis certain du contraire !
-Tu ne les as pas vus !
-Je sonde les cœurs. Il est venu me voir, obsédé par la scène… J'ai vu le regard de Zeus dans sa mémoire, il ne trompait pas ! Mais lui n'a pas remarqué…
-Tu dis n'importe quoi !
-On peut parier.
-Et quoi donc, on a rien !?
-Nos corps !
-Pas question que je couche avec toi !
-On fait tout avec un corps, bêta ! Si je gagne, tu seras mon serviteur pour 24 heures… Sinon, je serais le tien !
-D'accord !
On se serre la main et je remarque qu'il semble ravi… Louche…
-C'est chouette ! Si je gagne, je pourrais passer un bon moment avec toi…
Sa main glisse sur ma cuisse et je le repousse, pas du tout surpris : je m'en doutais !
-ça va pas, espèce de pervers !?
-Allez, c'est juste un acompte ! De toute façon, je vais gagner !
-Rien du tout ! Tu m'approches, je t'assomme !
-Ce genre de promesse ne semble pas l'affecter et il me poursuit dans la pièce.
-Non ! Fiche-moi la paix !
-Je veux juste un câlin !!!
-Dégage, je te dis !!!
Hadès :
J'ai rejoint Zeus dans sa demeure. Nous sommes à nouveau réunis tous les trois. Poséidon ne sait vers lequel de nous deux porter son affection : Zeus, malgré son sourire, s'en veut terriblement.
Le Maître de l'Olympe se tourne vers moi.
-Je suppose que tu vas accepter leur offre…
-Pourquoi le ferais-je ?
-Parce que tu tiens à lui et que, si tu refuses…
-Ils ne le toucheront pas et je ne me joindrais pas à cette bande d'apprentis maîtres-chanteurs !
-Tu vas rester neutre ?
Je l'entoure de mes bras.
-Je ne t'abandonnerai pas ! Je reste à tes côtés mais, surtout, n'en garde pas rancune à Ganymède.
Il se raidit et enfonce son visage dans mon cou, retombant dans sa torture mentale.
-Pourquoi ?! D'accord, je lui ai souvent forcé la main mais je ne me suis jamais montré violent une seule fois avec lui !!!
Je sens ses larmes glisser sur ma peau.
-Allons, calme-toi ! C'est vrai que tu aurais du être plus attentif mais c'est trop tard, on ne change pas le passé… Par contre, il faut croire en une seconde chance.
-Jamais il ne me l'a donnera !
-On ne peut pas en être convaincu…
-Quoi que je dise ou fasse, il ne m'écoutera pas ! Il n'y aura pas de seconde chance…
-C'est pas le genre de Camus du tout ! Même pour la pire des bourdes, il laisse une seconde chance !
Nous nous tournons vers Milo, jusque là à l'abri de nos regards alors qu'il somnolait dans une alcôve.
Il est toujours fourré ici, ma parole !
-Depuis quand nous écoutes-tu ?
-Tiens, Zeus aurait-il peur pour sa réputation ? ça ne m'étonnerait qu'à demi !
-Le début ! J'étais ici bien avant vous !
-Tu n'es donc jamais chez toi ?
-Parfois, si, ça m'arrive… Comme quand tu gravissais les marches dans cette jolie petite tenue qui t'allait si bien…
-Espèce de petit…
-Assez, Poséidon ! Il ne m'offense pas…
Mon frère se calme aussitôt.
-Très généreux, paraît qu'elle fait mal la fourchette !
-Milo, là, tu es offensant !
-Mille excuses, je ne poursuivais nullement ce but !
Dur de savoir s'il se moque encore ou non, l'esprit du Scorpion est insaisissable !
Zeus n'a cure du degré de moquerie.
-Tu es Milo du Scorpion ?
-Yep ! Aussi vrai que tu es le divin Zeus !
-Tu étais bon ami avec Camus ?
-Excellent ! J'étais même son meilleur ami…
-Je lui ai fait bien pire que la pire de tes farces !
-Il l'a dit lui-même : « il faut toujours accorder à celui qui le demande une seconde chance »…
-Mais il l'a dit en tant que Camus, non pour Ganymède ! Je suis impardonnable !
Milo s'approche, conquérant, et… lui file une gifle retentissante sous nos regards ahuris.
Mon frère, toujours dans mes bras, se tient la joue, furieux.
-Nan mais ça va pas ?
-Arrête de dire des conneries, ça ira mieux !
-Je vais te buter !
-Ah non ! Non, non, non, mon tout beau !
Il se réfugie derrière Posy qu'il met face à notre frère. L'Assembleur de Nuées tourne autour de lui mais le Scorpion est insaisissable !
Finalement, le dieu marin s'énerve et abat son trident, au hasard, sur la tête du premier à passer devant lui. En l'occurrence, il s'agit de notre Zeus olympien en personne !
-Eh ! Pourquoi c'est moi que tu frappes, c'est lui qui a commencé à me railler !
-C'est toi le plus solide !
Et Posy de renchérir.
-Et il est derrière moi, je ne pouvais pas l'atteindre !
Assis au sol, notre benjamin se redresse en se frottant le crâne sous le sourire enchanté du Chevalier.
-Et aussi, et aussi : ça te rend trop mignon !
Aussi exubérant l'un que l'autre !
Le Mortel empoigne sa fesse et l'attire sur son bassin pour lui rouler une pelle en lui tenant les cheveux afin de maintenir son visage en place.
Au bout d'un long moment de baiser volé, il lâche la déité qui s'écarte pour se cacher derrière moi.
-Sale pervers !
-ça te va bien de dire ça !
-Zeus, mes oreilles, s'il te plaît !
-Oups, pardon Grand Frère !
Le Grec lui fait un grand sourire.
-C'est bizarre, j'aurais jamais cru que tu fuirais un simple pelotage de fesses ! Mais elles sont vraiment… hummm…
-Ce sont mes fesses !
-Ont-elles déjà été à Ganymède ?
-Oui, deux ou trois fois…
-Seulement ?! C'est pas bien !
Mais où veut-il en venir ? Je sais qu'il a quelque chose derrière la tête !!! Laissons-le agir encore un peu…
-Et lui, Zeus, combien de fois t'es-tu approprié ses fesses ?
-Je l'ignore…
-Vous avez couché souvent ?
-Très… Mais qu'est-ce que…
-Et tu l'as cocufié un nombre important de fois, sans t'en cacher, je suppose…
-Tu me fais un procès ou quoi ?! Grrr !
Il est à bout…
-Non, juste pour que tu prennes conscience de la douleur que tu lui as infligée au point qu'il a tenté une seconde vie humaine… Qu'est-ce que tu lui as fait d'autre ? A quelles débauches l'as-tu contraint pour ton seul plaisir ?!
Il s'est pris la tête dans les mains, effondré.
-Je ne l'ai pas forcé ! Je lui ai toujours laissé le choix de refuser !
-Ah oui ? Mais, par amour, on endure sans un mot ! Combien de fois a-t-il accepté alors que son esprit te hurlait d'arrêter et que tu n'entendais pas son appel ?? Combien ???
-Je ne sais pas, je ne sais pas !
-Tu as déjà essayé de le comprendre au moins une fois ?
-Oui ! Comment savoir s'il ne parle pas ? ! Je ne sais pas si on ne me dit pas, moi, je ne suis qu'un imbécile !
Attendez ! C'est mon frère, ça ? ! Le grand, le puissant, le magnifique, l'inégalable Zeus qui pleure, recroquevillé sur le sol, la douleur mentale l'ayant jeté à terre ???
-Est-ce que tu te rends compte maintenant, Zeus, de ce que tu lui as fait ? Est-ce que tu souffres ?
-C'est insupportable !
-N'oublie jamais cette douleur, elle est infime devant la sienne… N'oublie pas les larmes qu'il a versées sur vous, celles que, toi aussi, tu verses maintenant… Réfléchis bien et réponds-moi : l'aimes-tu ?
-Oui !
-Quoi, « oui » ?
-Je l'aime !!! Je l'ai toujours aimé, je l'aimerai à jamais !
-Si tu le retrouves, dis-le-lui… Et, désormais, fais plus gaffe à lui ! En tant que Camus, c'est mon meilleur ami…
Il me fit un clin d'œil.
-Il faut ce qu'il faut… Laissez-le un peu seul, il en a grand besoin…
-Poséidon, viens…
Nous sortons et je referme les portes.
-C'était risqué ce que tu as fait, Milo ! Il aurait très bien pu te foudroyer sur place…
-Je sais mais nécessités obligent… De toute façon, tu étais là et je suis sûr que tu aurais réagi ! Allez, j'ai d'autres choses à faire ! Bye !
-Merci Milo…
-De rien, petit chef ! C'est en remerciement d'avoir pu mater ton joli petit cul !!
Riant, il se sauve, me laissant rouge pivoine.
Kanon :
Aphrosyne a réussit à m'attraper et frotte sa joue contre mon cul, me maintenant à terre par mes cuisses qu'il a entourées de ses bras. J'ai beau me tortiller et le frapper, il ne se décroche pas.
-J'adore tes fesses ! Pas étonnant qu'Hadès t'ait sauté dessus ! Quoique les siennes soient plus rebondies !
-Quoi !? T'es allé peloter ses fesses ???
La jalousie… Pas moyen de m'en débarrasser non plus.
-J'ai peloté les fesses de quasi tout le panthéon grec et pas que les fesses d'ailleurs !
-Espèce de… !! Qu'est-ce que tu as osé toucher de mon Hadès ???
-C'est pas le tien !
-On s'en fiche, je sors avec ! Grrr !
-Qui te dit qu'il ne te cocufiera pas en ton absence ???
-Hadès a de l'honneur. Lâche-le, Aphrosyne…
Ce qu'il se hâte de faire, s'asseyant en tailleur, souriant.
-Bonjour Ganymède ! Tu n'as pas encore dormi, c'est pas bien !
Me redressant, je le regarde à mon tour. Il a les traits tirés et les yeux rouges. Il semble tellement malheureux !!! Le pauvre…
-Je suis désolé de t'avoir mêlé à tout ça, Kanon…
-Camus ! Bon sang ! Dans quel état tu es !?
Je me précipite vers lui. J'ai grand mal à y voir le soigneux Verseau.
-Tu es couvert de terre, tes vêtements sont touts déchirés, tu as de l'herbe jusque dans les cheveux…
-Je sais Kanon !
-Et tes si beaux yeux… Tu as pleuré !
-Oui et alors ?! Je suis désolé de t'avoir entraîné là-dedans, je ne voulais pas qu'ils se servent de toi…
-Aucun risque : Hadès ne se ralliera pas à eux…
-Ils te tueront s'il refuse…
-S'ils me tuent, Camus, ils auront Hadès et Poséidon contre eux !
-Hadès ne t'aime-t-il donc pas assez pour te sauver ?! Tous les dieux ne savent-ils donc pas tenir aux humains ?!
Il s'est laissé tomber sur le lit, pleurant. Je le prends contre moi.
-Si… Hadès m'aime assez pour ne pas venir ici en bafouant ma volonté et la sienne… Je sais qu'il est malheureux de ce choix… Tout comme Zeus…
-Zeus !? Tu ne sais rien de lui ! Nous ne sommes jamais que ses jouets obéissants ! Il n'a pas de cœur !
-J'admets que je ne le connais pas bien mais il est très effondré et peiné ! Tu ne le reconnaîtrais pas toi-même ! Il est plus fragile qu'un petit enfant ! Il s'en veut horriblement…
-Il est trop tard…
-Tu l'aimes toujours ?
-Il m'a fait faire des choses que je regrette tellement… Je ne pouvais rien lui refuser longtemps, il revenait toujours à la charge… Il avait le plus beau sourire du monde mais ce n'est qu'un gamin inconscient et pourri jusqu'à l'os !
-Mais tu l'aimes toujours…
-Non, c'est fini… Je ne me laisserai plus duper !
-Tu sais, pour Hadès, je suis aussi comme un enfant immature et complètement obsédé qui n'arrête pas de le tripoter.
-Mais Hadès ne va pas voir ailleurs !
-Oui mais c'est une torture de ne pas lui sauter dessus parce qu'il a un de ces CULS !!!
-Est-ce donc tout ce qui t'attire chez lui ?
-Mais non, j'ai appris à le connaître… Et je te le dois parce que c'est grâce à toi.
Il est éberlué et j'en profite pour poser un petit baiser sur sa joue si douce.
-Mais je n'ai rien fait !
-C'est indirect ! Causes à effets powaaa !
Je lui pince la joue sous le regard attendri d'Aphrosyne.
-Tu sais ce que je te souhaite ?
-Euh non…
-Que tu ouvres les yeux pour une seconde chance, au moins à l'essai. Vous le méritez…
-Pourquoi lui donnerais-je une seconde chance, il a lamentablement échoué à la première !
-Moi aussi ! J'ai trahi le Sanctuaire… Et vous m'avez pardonné ! Regrettes-tu que j'ai eu cette seconde chance ?
-Ce n'est pas la même chose !
-Le principe est le même ! Change les règles s'il le faut !
-Changer les règles ?
-J'sais pas moi ! Tu lui interdis deux ou trois petits trucs, quitte à prendre des sanctions.
-Quel genre de sanctions ? C'est le Roi des Cieux !
-Ah là là là là ! C'est moi le cerveau maintenant ?
-Je suis un peu embrouillé…
-Tiens-le par ses attributs mâles et menace-le de castration, tu verras s'il ne se tient pas tranquille !
-Je n'oserais jamais !
-Empêche-le de jouir durant une étreinte !
-Il ira voir ailleurs !
-Non ! Tu lui diras que c'est sa dernière chance et il cèdera à tous tes caprices comme tu cédais aux siens autrefois !
Il se lève, la tête entre ses mains.
-Arrête de me dire n'importe quoi et de me donner de faux espoirs ! Je le connais ! Si je lui donnais cette chance, il me briserait à nouveau !
-Tu as peur. C'est pour ça que tu refuses d'admettre qu'il t'aime et qu'il est sincèrement désolé !
-J'en ai assez entendu ! Ne me parle plus de lui !
-Zeus, Zeus, Zeus, Zeus !
BLAF !!! Je me reçois THE torgnole !
-Eh ! Mais t'es malade ?! Tu m'as giflé !
-Ne refais plus ça ! J'en peux plus, je suis sur les nerfs et toi… Toi !!!
-Quoi ?!
-Regarde-toi : amoureux d'un dieu qui ne bougera même pas son si joli petit cul pour te sauver la peau !
-Entre nous, la peau, c'est pas grave, ça repousse !
-Kanon, je suis sérieux !
-Moi pas !
-Tu vas mourir ! T'en rends-tu seulement compte ???
-Parfaitement… Je vais errer sur la berge jusqu'à ce qu'il vienne m'y chercher !
-Tu rêves ! Réveille-toi !
-Non, j'ai confiance en lui !
-Il ne te fera pas accéder à Elision !
-J'y suis déjà allé ! Comme il m'a autorisé à voir Cronos ! Entre parenthèse, il a de supers techniques son père…
-Cronos aussi fait partie de leur plan. Ils comptent s'en servir pour détrôner Zeus…
-Ils ??? C'est pas toi le chef ?
-Symboliquement seulement, je l'ai compris à présent ! Je ne voulais pas de chantage ou t'en mêler…
-Ils calculent mal ! Cronos ne les aidera pas !
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
-Que le dieu aux si belles fesses que j'aime et que j'adore sera la clé de tout !
-Hadès ? En quoi empêcherait-il Cronos d'avancer ?
-C'est son fils préféré.
-Il les déteste tous après ce qu'ils lui ont fait !
-Zeus seulement… Et encore, pas tout à fait !
-Tu es encore plus tordu que Shaka !
Bizarre qu'il prenne Shaka, je le trouve pas si tordu que ça, moi ! Enfin, c'est surtout que je l'écoute jamais !
-Tu devrais dormir Ganymède…
Aphrosyne l'a entouré de ses bras. Camus s'est raidi mais reste immobile et, sous les bercements du dieu, s'endort. On ne dirait pas qu'il en est jaloux…
-Dis-donc, t'es un vrai somnifère !
-Mais nan, il est juste épuisé… Ce sont des brutes, il est ici comme l'agneau au milieu des loups, regarde !
Il lui découvre une épaule marquée d'un énorme bleu.
-Bon sang ! Qui lui a fit ça ???
-Ce sont des barbare, il est magnifique au point que Zeus l'a tenu à ses côtés pendant des millénaire et il veut te protéger…
-Ils l'ont violé ?
Je suis horrifié et il s'est rembruni.
-Non mais, frustrés, ils l'ont malmené. Par contre, si Hadès refuse, tu le seras sûrement !
-Je ne céderais pas et lui non plus…
Mais je frissonne devant ce qui m'attend.
Hadès :
Ils sont revenus me questionner à la vue et au su de tous cette fois, alors que j'observais les Chevaliers d'or dans l'arène, Cerbère à mon côté.
-Alors, vous avez fait votre choix, Seigneur Hadès ?
C'est encore lui qui parle, Adonis grommelant à son côté.
Mon fidèle compagnon émet un grondement sourd à l'encontre de cet imposteur.
-Il n'y en avait qu'une à prendre, ce choix n'en était pas un.
-Je vous rappelle que le Dragon des Mers est entre nos mains et que nous le tuerons sans hésiter si vous n'accéder pas à notre requête !
-Ma mémoire fonctionne encore très bien. Mais ce qu'il advient des Marinas est du ressort de Poséidon, non du mien !
Il faut que je reste calme, que je me concentre sur le poil de l'animal sous mes doigts.
A mes paroles, Saga révèle un cosmos furieux, ses cheveux se teignent d'argent et ses yeux deviennent sanguins. Il fait un effort pour ne pas attaquer.
-Le sort de Kanon vous indiffère donc tant ?
-N'essayez pas de me piéger, ma décision a été scellée au moment du rapt. Je ne vous pardonne pas.
Adonis frémit sous mon regard mauvais.
-Vous avez le choix de nous suivre et de sauver Kanon ou de vous rallier à Zeus en le condamnant…
-Trahir un frère ou un amant… Ne me sous-estimez pas ! Je n'abhorre rien de plus que le chantage.
-Vous tuez donc le mortel !
-Non. Je vous ferais payer le même prix que ce que vous lui prendrez…
-Je vous pensais non rancunier.
-Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, n'est-ce pas, cher copie ?!
-Grrr !!!
-N'hésite pas à parler, voyons ! Cerbère gronde mieux que toi !
Le chien tricéphale pousse un grognement terrifiant et Adonis se recule.
-Je suis un émissaire !
-Tu es mon ennemi.
Cerbère clape des dents. Il est mort de trouille ! Mais pas son compagnon…
-Tout ce que vous avez obtenu ici, ce sont des ennemis !
-Très bien, nous avons donc notre réponse…
-Je le pense aussi.
-Nous nous reverrons certainement, Seigneur…
Il termine sa phrase dans ma tête.
-Ce sera un plaisir de retrousser tout ce tissu inutile pour m'emparer complètement de vous…
-Ne rêve pas !
Il me salue moqueusement, se léchant les lèvres discrètement, et disparaît avec son complice.
Jamais je ne laisserais quelqu'un s'approprier mon corps si ce n'est Kanon ! Qu'est-ce qu'ils ont donc tous à courir après ???
-Assassin ! GALACTIC EXPLOSION !!!
Dans un éclair d'électrum, Saga est sur moi et me couvre d'une volée de coups.
-Assassin ! Rends-moi mon frère !! Espèce de pourri !
Je me protège de mon mieux, me couvrant le visage de mes bras. Je n'attaquerai pas, je préfère encaisser.
-Saga ! Arrête !
-CONSTRICTION !!!
Le Gémeau s'immobilise : le Taureau a crié, Milo a agit.
-Milo !! Lâche-moi tout de suite !!!
-CRISTAL WALL !!!
-Avec plaisir, Saga… Merci mon cœur.
-Shion !!! Abaisse ce mur ! Que je lui règle son compte !!!
Ce n'est pas un ennemi, Saga !
-Il a vendu mon frère ! Il l'a condamné à mort !
L'esprit bouillant de rage, je me relève pour lui faire face alors qu'il martèle sa cage invisible de ses poings.
-Relâche-le, s'il te plaît, Shion…
-Mais, Seigneur…
-J'en prends la responsabilité !
Saga fonce et je le laisse s'épuiser dans le vide, évitant chaque coup. Je me plante ensuite devant lui, essuyant l'ichor qui coule sur ma lèvre, résultat de la morsure que je me suis infligé par ma colère contre moi-même.
-J'aime Kanon et je le sortirai de là ! Je sais ce que je fais !
Du moins, j'espère…
Dignement, je tourne les talons pour rejoindre mes appartements.
Kanon :
Aphrosyne se redresse soudain et secoue Camus.
-Vite, Ganymède, ils arrivent !
-Oh non !
Il se redresse d'un bond, aussi froid que dans ses grands jours tandis que le dieu joue les autistes.
Dix hommes entrent, saluant Camus.
-Alors ?
-Il a refusé de nous rejoindre.
Il pâlit, moi pas : je m'y attendais.
-Quel sans cœur !
Un homme puant le sang et au loup rouge se détache du groupe, venant me prendre à la gorge.
-Que penses-tu de cette trahison, joli pomme ?
-Qu'il vous rejoigne aurait été la véritable trahison !
-Que c'est mignon, tu es à croquer !
Il promène sa langue sur mon cou. Je le repousse et il me colle brutalement au mur, sans efforts.
-Du calme, l'étalon !
-Lâchez-moi !
-Puisque Hadès n'a que faire de toi, on peut le remplacer à l'intérieur de tes cuisses…
-Certainement pas !
Il essaie d'y glisser sa main, je le repousse maladroitement. Camus intervient.
-ça suffit, je ne vous permets pas !
Mon agresseur me lâche alors pour tourner dangereusement autour de lui.
-Ton ami n'est plus d'aucune utilité, il n'a plus besoin d'être gardé en vie, Ganymède…
-Alors, tuez-le, comme convenu !
Serait-ce lui qu'ils veulent faire réagir ?
-Le tuer ? ça doit te coûter beaucoup de dire ça…
-Nous n'avons plus rien en commun.
-Vous êtes pareils mais lui doit encore être un peu plus brisé. Encore trop fier à mon goût !
-Mais pourquoi faire s'il doit mourir ?!
-Pour qu'il comprenne !
-Comprendre quoi ?
-Je vais le garder en vie pour qu'il souffre et le raconte à Hadès afin que celui-ci sache ce que c'est que de me défier et le châtiment qui l'attend pour ça…
-Je croyais que ta cible était Zeus !
-Son frère est plus appétissant…
-Laisse ce mortel tranquille !
-Tu ne seras pas toujours là pour le protéger.
-Ne le touche pas !
-Oh si ! A plus tard, jolie pomme…
Il me regarde d'un œil lubrique et empoigne la fesse droite du Verseau avant de sortir avec les autres.
-Camus, ne me dis pas que…
-Non, il ne me touche que pour te faire réagir mais il me protège des autres… C'est lui le véritable chef…Celui qui se cache derrière mon dos… Pas assez charismatique… Pff…
-Ouf ! J'ai eu peur pour toi !
-Aie plus peur pour toi ! Il reviendra et il te violera… Tôt ou tard… Tu n'es pas de taille…
-Pourquoi toute cette comédie, Camus ?
-Parce que je ne sais pas faire de croix sur Zeus et il faut que je le fasse sortir de ma vie.
-Hadès n'a rien à voir !
-Il l'a provoqué, je ne peux plus rien pour lui non plus !
A suivre…
